Aubade (Chabrier)

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GenrePièce pour piano
Effectifpiano
Dates de composition1883
Aubade
D 53
Genre Pièce pour piano
Musique Emmanuel Chabrier
Effectif piano
Dates de composition 1883
Dédicataire Marie Jaëll
Publication 1897
Enoch

Aubade est une œuvre pour piano d'Emmanuel Chabrier composée en 1883.

Aubade est composé par Chabrier en mais la partition n'est publiée qu'à titre posthume en 1897 par Enoch, au sein du recueil Cinq Morceaux pour piano[1],[2].

Un manuscrit autographe, incomplet (4 pages), est conservé au Musée de la musique, sur lequel figure, après Intermezzo et Mazurka, qui ont été rayés, le titre Sérénade. En bas de la première page figure la mention : « Nota. Encore un qui ne sera pas de sitôt gravé »[3]. Un autre manuscrit (collection Bretton-Chabrier), non retrouvé, était présent à l'exposition « Emmanuel Chabrier » à l'Opéra-Comique en 1941, sous le numéro 100. Ce dernier, signé et daté «  », était dédié à Marie Jaëll[1].

L'œuvre est dédiée « à Mme Étienne Pallu », une amie des Costallat, sur le manuscrit conservé, et « à Mme Marie Jaëll » sur l'édition posthume[3],[4].

Le morceau est notamment joué  possiblement en première audition[3]  le par le pianiste Robert Schmitz à Paris, salle Gaveau, lors d'un concert de la Société musicale indépendante[5].

Commentaires

Aubade est en la majeur, allegro con moto[6].

Pour Roger Delage, « son tripartisme sans rigueur, son écriture très travaillée, les fluctuations du rythme, tous les frottements qui se pressent sur les notes réelles, la pénétrante tendresse qui émane de la partie centrale, la ponctuation nerveuse de l'introduction guitaresque qui réapparaît après tant de charmes insidieux, font de cette Aubade une pièce digne des Pièces pittoresques[7] ».

Guy Sacre relève que « le thème principal en est tout piqué de pizzicatos et d'accords arpégés de guitare, avec dans le grave le léger martellement de la pédale de tonique, imitant de lointains tambourins[6] ». La partie médiane est en majeur, meno mosso, molto rubato[6]. Pour Sacre, « toute la pièce est très inspirée, et devrait être connue, et défendue[6] ».

Pour Alfred Cortot, la pièce est « fine, spirituelle, animée d'un mouvement qui l'apparente à telle des mélodies zoologiques, [et] joue sur l'alternance d'un thème malicieux — pizzicati et timbales — bientôt sensibilisé par une tendre inflexion de tierces chromatiques, et d'une seconde idée aux harmonies précieuses, remplie d'un abandon lyrique plus marqué que dans les pièces précédentes de Chabrier[8] ».

Dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par Roger Delage, Aubade porte le numéro D 53[3].

Discographie

Références

Bibliographie

Liens externes

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