Lamento (Chabrier)
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| Lamento D 27 | |
| Genre | Pièce symphonique |
|---|---|
| Musique | Emmanuel Chabrier |
| Effectif | orchestre |
| Durée approximative | 8 min |
| Dates de composition | 1875 |
| Publication | 1993 Enoch |
| Création | Paris, salle ÉrardSociété nationale de musique |
| Interprètes | Édouard Colonne (dir.) |
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Lamento est une œuvre pour orchestre d'Emmanuel Chabrier composée en 1875.
Le Lamento pour orchestre est composé en [1].
L'œuvre est créée le , salle Érard, à la Société nationale de musique, sous la direction d'Édouard Colonne[1].
Le manuscrit autographe de la partition (20 pages) est conservé aux archives Enoch, éditeur qui publie la partition en 1993[1].
Commentaires
Le Lamento est d'une durée moyenne d'exécution de huit minutes environ[2].
L'indication au début de la partition est : « Lent et très expressif »[3].
Roger Delage relève que « c'est une œuvre toute d'intériorité. Les voix qu'on y entend planent sans que d'autres viennent les alourdir. L'air qu'on y respire est limpide et si le vent se lève, c'est pour enfin s'apaiser[3] ». Le chef et musicologue décrit la pièce : « sur le frémissement des cordes s'élève un chant de caractère modal qui se déploie comme une souple arabesque [...]. Ayant accueilli dans son sillage une autre mélodie au lyrisme plus accentué, [...] la douceur revient avec la réapparition de la cantilène du début. Ici encore, dans la coda, des bribes de thèmes semblent s'étirer et , « comme en se perdant », rejoignent un silence complice[3] ».
À l'issue de la création de l'œuvre à la Société nationale de musique, on peut lire dans la Revue et gazette musicale de Paris : « La fantaisie orchestrale intitulée Lamento [...] a été froidement accueillie ; c'est une composition fantaisiste, un peu vague, il est vrai, mais d'un caractère tendre et rêveur, et, en somme, d'une réelle valeur musicale[4] »[5].
Dans le catalogue des œuvres d'Emmanuel Chabrier établi par Roger Delage, Lamento porte le numéro D 27[1].
Discographie
- Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, Hervé Niquet (dir.), Naxos 8.554248[6], 1999.
- Orchestre de la Suisse romande, Neeme Järvi (dir.), Chandos CHSA 5122[7], 2013.