Fouilleuse

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Fouilleuse
Fouilleuse
Blason de Fouilleuse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Intercommunalité CC du Clermontois
Maire
Mandat
Ghislaine Sorbara
2023-2026
Code postal 60190
Code commune 60247
Démographie
Gentilé Fouloisiens[1]
Population
municipale
143 hab. (2023 en évolution de +2,14 % par rapport à 2017)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 46″ nord, 2° 32′ 15″ est
Altitude Min. 105 m
Max. 156 m
Superficie 2,91 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Clermont
Législatives 7e circonscription de l'Oise
Localisation
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Fouilleuse
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Fouilleuse

Fouilleuse est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Localisation

Le village de Fouilleuse est situé à 65 km au nord de Paris, 33 km au nord-est de Beauvais, 21 km au nord-ouest de Compiègne et à 55 km au sud d'Amiens[2].

Louis Graves indique en 1838 que le territoire de Fouilleuse, « de figure irrégulière, donne naissance à plusieurs vallons descendant vers le midi. Le villagé qui touche à la limite nord ne comprend qu'une rue tortueuse, dont la continuité est interrompue par deux grandes mares. Il n'y a pas d'eau courante dans le pays[3] ».

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Bailleul-le-Soc, Cernoy, Épineuse, Maimbeville et Noroy.

Communes limitrophes de Fouilleuse
Noroy Cernoy
Fouilleuse Bailleul-le-Soc
Maimbeville Épineuse

Géologie et relief

La commune s'étend entre 105 et 156 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le village (mairie) se trouve à 147 mètres d'altitude. Le point le plus bas se situe au fond d'un vallon situé dans le prolongement de la fosse Monet, à 105 mètres au-dessus du niveau de la mer, à la limite communale de Maimbeville, au sud du territoire. Le point le plus élevé se trouve à la limite communale avec Noroy proche du lieu-dit la Petite Montagne[4]. Le territoire, forme irrégulière, il donne naissance à plusieurs vallons descendant vers le midi (fosse Monet, vallée des Chats-Huants)[5].

Les cailloux sont accumulés au fond d'une couche de diluvium argileux, roux ou brunâtre, compacte, dans le voisinage de la roche crayeuse aux approches du village[6]. Des limons de plateaux se sont formés dans le sol[7]. La commune se trouve en zone de sismicité 1, c'est-à-dire très faiblement exposée aux risques de tremblement de terre[8].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[9],[Carte 1].

Deux mares (à l'origine au nombre de trois) se trouvent dans le village le long de la RD 532. La formation du relief vallonné au sud de la commune montre toutefois une ancienne présence d'eau sur le territoire[4]. La commune ne se situe pas au-dessus de nappes phréatiques sous-affleurantes[10].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Fouilleuse[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[14]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 694 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Godenvillers à 18 km à vol d'oiseau[17], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 701,9 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,5 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Fouilleuse est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (90,6 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), forêts (0,9 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Hameaux et lieux-dits

L'habitat se concentre uniquement dans le chef-lieu de Fouilleuse.

Les lieux-dits sont les suivants : Grand Champ, l'Épinette, Chemin Blanc, Derrière Éloge (partagé avec la commune de Bailleul-le-Soc), Chemin du Tiers Pot, Fosse Ury, les Cinq Muids, Champ Haquin, le Tremble et les Vignettes[4].

Habitat et logement

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 53, alors qu'il était de 47 en 2014 et de 40 en 2009[I 2].

Parmi ces logements, 92,4 % étaient des résidences principales, 3,8 % des résidences secondaires et 3,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 100 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Fouilleuse en 2019 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,8 %) supérieure à celle du département (2,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 87,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (82,9 % en 2014), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Fouilleuse en 2019.
Typologie Fouilleuse[I 2] Oise[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 92,4 90,4 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,8 2,4 9,7
Logements vacants (en %) 3,8 7,1 8,2

Voies de communications et transports

Trois routes départementales traversent le territoire communal : la route départementale 101, route départementale reliant Bulles à Estrées-Saint-Denis, traverse le nord du territoire sans traverser le village.

La RD 532, route départementale reliant Saint-Aubin-sous-Erquery à la commune, rejoint la RD 101 au nord du chef-lieu. Celle-ci le traverse par les rues du Vieux-Moulin et des Vignettes.

La RD 37, route départementale de Clermont à Gournay-sur-Aronde passe longe la limite communale puis croise la RD 101[4].

La gare la plus proche est celle d'Estrées-Saint-Denis à km à l'est, sur la ligne Amiens - Compiègne. La gare de Clermont-de-l'Oise, sur la ligne Paris-Nord - Lille, se situe à 10 km au sud-ouest[2].

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 6341 et 6343 du réseau interurbain de l'Oise[22]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal (ligne 6808) relie la commune à l'école primaire d'Avrigny[22].

Toponymie

Voici la liste des différents de noms de la commune[a 1],[b 1] : « Foliosae » ou « Fouillouses » en 1173, « Folloses » en 1186, « Foilleuses » en 1190 et 1198, « Feulleules » en 1197, « Fouilleusæ » ou « Foillouse » en 1201, « Foilloses » en 1206, « Filiosa » vers 1230, « Foulleuses » en 1240, « Feulleuses » en 1255, « Folleuses » en 1275, « Fouleuzes » en 1284, « Foulleuse » en 1303 ainsi que « Fouilleuze » en 1597 puis le toponyme actuel de « Fouilleuse ».

L'une des premières formes du nom de la commune, « Foliosae » (1173) est un adjectif féminin, variante attestée de feuilleuse. Ce terme dérive du latin folia (feuille) qui, par extension, a pris le sens de « bois », avec le suffixe collectif latin -osœ. Fouilleuse a été nommée ainsi à cause de sa naissance au milieu de l'un de ces grands espaces boisés qui couvraient alors le pays[b 1],[23].

Histoire

Préhistoire et Antiquité

L'origine du village est très ancienne.

Dès l'époque du Néolithique, son territoire était déjà occupé par des hommes, comme en témoignent les outils de pierre trouvés lors de travaux agricoles. Par la suite, Celtes et Gaulois ne laissent aucune trace et ce n'est qu'à partir du XIIe siècle que son histoire commence à être connue. Fouilleuse reste dans son cadre forestier jusqu'au milieu du XIe siècle[b 1].

Moyen Âge

Le territoire est boisé pour la plus grande partie au XIIe siècle. De 1150 à 1200, il est défriché par les religieux de l'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp[a 2], auxquels Raoul, dit le Roux, comte de Clermont et seigneur de Breteuil avait concédé en 1173 l'investiture d'un bois situé entre Fouilleuse et Cressonsacq[b 1].

Du au de la même année, l'Oise, et tout particulièrement le Clermontois, est le théâtre d'une révolte de paysans, connue sous le nom de Grande Jacquerie. Privés pour un temps de leur chef Guillaume Carle, menant avec une partie de ses troupes une expédition contre le château d'Ermenonville, ceux des Jacques qui sont restés dans le Beauvaisis cherchent des hommes capables de les commander. C'est ainsi qu'ils sollicitent un habitant de Fouilleuse, Nicolas Dufour dit Melin[Note 4]. Celui-ci ayant refusé, ils le menacent de lui couper la tête et d'incendier sa maison. Ainsi enrôlé, Nicolas Dufour chevauche en leur compagnie pour attaquer Mello. Mais, s'il faut l'en croire, il s'échappe dès qu'il en a l'occasion. La révolte terminée, les nobles, animés d'une haine farouche, se montrent impitoyables dans la répression, se jetant sur tous les lieux habités et les incendiant, poursuivant et traquant les gens épouvantés, qu'ils aient ou non pris une part active à la rébellion. Nicolas Dufour doit, pour sauver sa vie, aller vivre avec sa femme dans des lieux cachés. Pour mettre fin à cet esprit de revanche, l'autorité royale intervint et accorda des lettres de rémission qui faisaient grâce à tous ceux qui peuvent prouver qu'ils avaient été entraînés par force ou par peur. Ce qui est le cas pour Nicolas Dufour[b 2].

Époque moderne

Fouilleuse, carte de Cassini.

La mairie possède une armoire en chêne, à deux battants, avec corniche horizontale de style transition entre Louis XIV et Régence. Elle est offerte en 1732 à la paroisse d'Ivillers (Villeneuve-sur-Verberie) par le prieur des lieux. La raison de sa présence dans la mairie de Fouilleuse est inconnue[b 3].

La cure de Saint-Nicolas de Fouilleuse était à la nomination de l'évêque de Beauvais : le curé avait les grosses dîmes de la paroisse et la jouissance d'un presbytère légué par Antoine Delacourt, curé du lieu. Le total de ces revenus était évalué, en 1789, à 1500 livres[a 3].

À l'origine, la paroisse de Fouilleuse relevait, pour le religieux, de l'archidiaconé de Breteuil. Sur le plan de l'administration civile, Fouilleuse était comprise dans l'élection de Clermont-en-Beauvaisis, instituée en 1483.

Révolution française et Empire

Le , les habitants de Fouilleuse réclament, dans leurs cahiers de doléances, l'égalité devant l'impôt du clergé, de la noblesse et du tiers état, la suppression de la gabelle et des aides, le payement des impôts, moitié par le propriétaire et moitié par le fermier; ils exposaient que le territoire peu étendu de leur paroisse était endommagé par « les grandes bêtes », qui venaient des capitaineries voisines se réfugier dans les petits bois environnants. Les députés de la paroisse, à l'assemblée du bailliage de Clermont, sont : Jean Coutellier et Pierre Lambert, syndicaliste[C'est-à-dire ?][a 2].

Au mois de le compte de Franclieu émigre avec sa famille et rejoint à Worms le Prince de Condé qui en fait un aide de camp. En prairial an II (mai-), ses biens situés à Fouilleuse, comprenant un corps de ferme, 47 mines de bois et un moulin à vent sont confisqués et vendus comme biens nationaux. Le revenu annuel que le comte de Franclieu tirait de ses biens à Fouilleuse s'élevait à 5760 livres. La ferme et 470 mines sont adjugées ensemble. Le reste fut divisé en 120 lots, permettant ainsi à de nombreux d'habitants de se rendre acquéreurs d'une partie des biens de leur ancien seigneur.

En , à la suite du licenciement de l'armée du Prince de Condé, le comte de Franclieu revient avec sa famille en France. À plusieurs reprises, an IX et an X, il sollicite sa radiation de la liste des émigrés, ainsi que celles de ses enfants et des autres personnes de sa famille qui pourraient se trouver prévenues d'émigration. Sa demande est agréée par le citoyen Joseph Bonaparte qui veut bien marquer au citoyen Franclieu beaucoup d'amitié, et voulait bien de porter caution de sa moralité. Le dernier seigneur de Fouilleuse se retire à Airaines où il meurt le 18 pluviôse an XII ()[réf. nécessaire].

En 1790, quand la France est divisée en départements, Fouilleuse forme avec Bailleul-le-Soc et Maimbeville le canton de La Neuville-Roy, compris dans le district de Clermont. Le 23 vendémiaire an X (), un arrêté du gouvernement réduit à 18, le nombre de cantons de l'arrondissement de Clermont. Le canton de La Neuville-Roy supprimé, Fouilleuse se retrouve englobé dans un nouveau canton avec Bailleul-le-Soc pour chef-lieu. Quelques mois plus tard, le 26 ventôse an XI (), les consuls prennent un nouvel arrêté qui supprimait le canton de Bailleul-le-Soc. Fouilleuse est incorporée au canton de Clermont.

Époque contemporaine

Au début du XIXe siècle, il y avait à Fouilleuse, comme dans toutes les communes de l'Oise, une école primaire publique[b 4]. La commune est rattachée à celle de Maimbeville de 1828 à 1834[a 1].

Une station de télégraphe Chappe est établie à quelques centaines de mètres au nord-ouest du village, au lieu-dit « le Moulin de Fouilleuse » en 1794 sur la ligne Paris - Lille et elle est utilisée jusqu'en 1853 : ce point, à 150 mètres d'altitude, situé à l'extrémité d'une croupe, domine toute la région environnante. L'aspect y avait, selon Louis Graves, plus d'étendue qu'au télégraphe de Clermont. En 1853, tout le matériel télégraphique est vendu, et le bâtiment démoli. Ce poste correspondait au sud avec celui d'Agnetz12,5 km) et au nord avec ceux de Belloy14,6 km et de Boulogne-la-Grasse[a 3],[b 5].

En 1838, outre le moulin et le télégraphe, toute la population était occupée à l'activité agricole. On comptait alors 37 maisons[3].

Trois mares fournissaient l'eau en bétail. Dans les années de sécheresse, lorsque ces mares sont à sec, les habitants s'approvisionnaient d'eau à Cernoy. Un seul puits public, situé au centre de la commune, profond d'environ 100 mètres, fournissait une bonne eau potable[a 1].

En 1890, le village se composait de 23 maisons réparties en deux rues, la Grand'rue et la rue de l'église[a 1]. Aujourd'hui, le village compte une trentaine d'habitations réparties en quatre rues.

Depuis le XIXe siècle, la commune subit un exode rural important et une restructuration des finages.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1803 du canton de Clermont[24]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Clermont

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription de l'Oise.

Intercommunalité

Fouilleuse est membre de la communauté de communes du Clermontois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette communauté de communes succède au district urbain de Clermont créé en 1960.

Tendances politiques et résultats

Lors du second tour de l'élection présidentielle française de 2002, Fouilleuse est la quinzième commune de France à avoir voté le plus pour Jean-Marie Le Pen. Son score dans la commune fut de 53,85 %[25]. Cette implantation du Front national se confirme lors du premier tour des élections régionales de 2015, où 71,7 % des votants chosissent sa liste[26],[27].

Cette prédominance de ce parti, devenu le Rassemblement national, se poursuit puisque lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2022, Marine Le Pen (FN) obtient 54,76 % des suffrages exprimés, suivie notamment par Emmanuel Macron (LREM, 17,86 %), Jean-Luc Mélenchon (LFI, 5,95 %) et Éric Zemmour (Renaissance, 4,76 %).
Lors du second tour, Marine Le Pen recueille 63 vote (81,82 % des suffrages exprimés), devançant très largement le président élu Emmanuel Macron, qui a obtenu 14 votes (18,18 %). Lors de ce scrutin, 10,31 % des électeurs se sont abstenus[28].

Liste des maires

Liste des maires[b 6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Pierre Lambert    
1791 1792 Jean Coutellier    
1792 An IV Jean Delattre    
An IV 1800 Lambert, Thierry, Laurent le jeune   Respectivement officier public et agents municipaux
1800 1814 Pierre Lambert (réelu)    
1814 1828 Nicolas Coutellier    
1828 1834 La commune est rattachée à Maimbeville[24]    
1834 1837 Jean François Joseph Rieul Chantareau    
1837 1838 Jean Jacques Pollé    
1838 1863 Louis François Auguste Lejeune    
1863 1865 Joseph Louis Stanislas Eloy - Stanislas Laurent Beauvais    
1865 1878 Stanislas Chantareau   Chargé de l'exploitation du poste télégraphique de Fouilleuse de 1821 à 1833[b 5]
1878 1903 Edmond Toulet    
1903 1908 Charles Geffroy    
1908 1931 Albert Toullet    
1931 1936 Robert Beauvais    
1936 1940 Paul Lamare    
1940 1979 Eugène Rabbé    
1979 juin 2011[29],[30] Jean Rabbé DVD Agriculteur retraité, fils du précédent
Décédé en fonction
juin 2011 mai 2020 Arnaud Petitprez[31]   Fonctionnaire
mai 2020[32] été 2023[33] Nathalie Bonicki   Démissionnaire
octobre 2020[34] en cours
(au 24 octobre 2023)
Ghislaine Sorbara   Responsable qualité dans un groupe automobile

Équipements et services publics

Eau et déchets

Un château d'eau se trouve au nord du chef-lieu et une station d'épuration au nord-ouest.

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Fouloisiens[1].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].

En 2023, la commune comptait 143 habitants[Note 5], en évolution de +2,14 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1081001091071071061069294
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1009291928586706984
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
787468585656726034
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021
2437616877103116139145
2023 - - - - - - - -
143--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune.

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 43,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 7,9 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 71 hommes pour 70 femmes, soit un taux de 50,35 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,89 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
0,0 
1,4 
75-89 ans
0,0 
8,6 
60-74 ans
5,8 
12,9 
45-59 ans
17,4 
37,1 
30-44 ans
29,0 
12,9 
15-29 ans
20,3 
27,1 
0-14 ans
27,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2022 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,8 
75-89 ans
7,8 
15,7 
60-74 ans
16,5 
20,8 
45-59 ans
19,9 
19,3 
30-44 ans
19,4 
17,6 
15-29 ans
16,2 
20,4 
0-14 ans
18,8 

Économie

La principale culture est celle de la betterave et depuis peu du lin et du soja[réf. nécessaire]

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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