Français saint-pierrais

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PaysDrapeau de la France France
Nombre de locuteurs5 819 locuteurs (2022)
Français saint-pierrais
Pays Drapeau de la France France
Région Drapeau : Saint-Pierre-et-Miquelon (local) Saint-Pierre-et-Miquelon
Nombre de locuteurs 5 819 locuteurs (2022)
Typologie SVO, flexionnelle, syllabique
Classification par famille
Codes de langue
IETF fr-PM
Linguasphere 51-AAA-iia

Le français saint-pierrais ou français de Saint-Pierre[1],[2], ou plus généralement, français de Saint-Pierre-et-Miquelon[3], est une variété de la langue française. Il est parlé dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Bien que le territoire soit situé en Amérique du Nord, le français saint-pierrais se distingue nettement du français québécois, du français acadien ou de celui des autres régions francophones du Canada (français canadien) et plus largement du continent nord-américain (français d'Amérique). Il est fortement marqué par les origines de sa population, issue principalement du Pays basque, de Normandie et de Bretagne, selon le linguiste québécois Jacques Leclerc. Il se différencie peu du français de Paris, mais conserve des « particularités locales », dont un vocabulaire d'origine maritime[4],[5]. L'auteur français et professeur à l'université de New York Eugène Nicole, né à Saint-Pierre-et-Miquelon, distingue quant à lui un français de Miquelon qui a conservé « des traits acadiens », d'un français de Saint-Pierre dont l'accent a parfois été « rapproché de celui de Granville »[3].

Influences

Le français saint-pierrais a reçu un apport important du français parlé dans les régions de l'ouest de la France, telles que la Normandie, la Bretagne, du Pays basque, mais aussi du Poitou. L'influence du français acadien est en revanche moins importante, « bien que notable (...) notamment à Miquelon » selon la linguiste saint-pierraise Andrée Olano[6] – Miquelon, où les Acadiens s'y étaient principalement regroupés, alors originaires de Beaubassin ou Beauséjour, au Nouveau-Brunswick[4],[7]. Enfin, le français québécois aurait influencé le français de Saint-Pierre-et-Miquelon, notamment concernant les termes du climat et de la flore tels que barachois, bleuet ou encore platebière (plaquebière en français québécois)[5]. Selon le Centre de la francophonie des Amériques du gouvernement du Québec, les Saint-Pierrais et les Miquelonnais constituent une société francophone « culturellement distincte de la France »[8].

Prononciation

Les sons oi se transforment en oué dans la dernière syllabe sonore des mots, tel que vouèr au lieu de voir, « comme cela s'observe en Normandie » relève l'ingénieur-géologue Edgar Aubert de la Rüe qui a séjourné à plusieurs reprises sur l'archipel[5].

En préface de l'ouvrage Mots et expressions de Saint-Pierre-et-Miquelon publié par l'auteur et historien autodidacte saint-pierrais Marc Dérible en 1993, l'ancien Préfet Bernard Leurquin relevait l'absence « de la moindre trace d'accent » à Saint-Pierre, mais « les phrases, le vocabulaire, le ton et le débit que l'on pourrait entendre à Paris, Caen, Brest ou Bayonne ». Il note a contrario des « mots et expressions » qui se cachent dans le langage parlé, « donnant au vocabulaire de l'archipel un parfum qui lui est personnel »[9].

Lexique

Notes et références

Voir aussi

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