François XIII de La Rochefoucauld
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François XIII Armand Fréderic[1] de La Rochefoucauld (Paris, - Paris, ), duc de La Rochefoucauld, est un militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.
François de La Rochefoucauld, duc d'Estissac, maréchal des camps et armées du roi.
Le fils aîné de François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld-Liancourt et Félicité de Lannion est connu jusqu'à l'époque de la Restauration française sous le nom de comte François de La Rochefoucauld[2].
Nommé officier au régiment de La Rochefoucauld cavalerie en 1780 comme cadet-gentilhomme, il est promu sous-lieutenant en 1781.
De 1783 à 1787, il interrompt sa carrière militaire pour visiter l'Angleterre, où il fait la connaissance d'Arthur Young, ami de son père.
En 1787, il est nommé officier au régiment de La Rochefoucauld cavalerie et promu en 1788 major en second au régiment de chasseurs à cheval de Champagne.
Il émigre après le 10 août 1792, et se retire d'abord à Hambourg, puis à Altona, où il épouse, le , Marie-Francoise de Tott, sœur de Sophie de Tott . Elle est la fille de François, baron de Tott, issu d'une illustre et ancienne maison de Hongrie, maréchal des camps et armées du roi, célèbre par les efforts qu'il avait faits, en 1770, pour discipliner les troupes ottomanes à l'européenne[3].
Il s'engage dans l'armée ders princes, puis dans l'armée anglaise, sa présence est signalée notamment à l'Affaire de Quiberon. En 1800, il rentre en France, où il retrouve sa famille et obtient sa radiation de la liste des émigrés en 1801.
En 1804, il est élu maire de Liancourt jusqu'en 1810[4].
Nommé, en 1804, candidat au Corps législatif par le collège d'arrondissement de Clermont, il n'est pas élu, mais est nommé, le , par le Sénat conservateur, député de l'Oise à la Chambre basse, où il siège jusqu'en 1813[4].
Il commandait les gardes nationales mobiles dans la Belgique, lorsqu'il fut appelé à siéger, en 1814, à la Chambre des députés. Le de la même année, le roi l'autorisa à reprendre le titre de duc d'Estissac, qu'avait porté son aïeul[3]. Il fut autorisé, en 1817, à substituer le nom de Liancourt à celui d'Estissac, cédé à un parent[5].
Louis XVIII le promeut au grade de maréchal-de-camp le , et le nomme à la 1re division militaire[3].
En 1815 et 1816, Il préside le collège électoral du département de l'Oise et est réélu, le , député de ce département, au grand collège, par 101 voix sur 197 votants et 289 inscrits, contre 89 à M. Tronchon[4].
Le duc d'Estissac est créé officier de l'ordre royal de la Légion d'honneur le [3].
Le , il entra à la Chambre des pairs, par droit héréditaire, en remplacement de son père, décédé.
En , il vend le domaine de Bélesta, avant d'acheter le le château de La Roche-Guyon à son cousin Louis François de Rohan-Chabot, 8e duc de Rohan[6].
Il prête serment à Louis-Philippe Ier, après la révolution de Juillet 1830, et siège obscurément au palais du Luxembourg jusqu'en 1848[4]. Il est Commandeur de la Légion d'honneur.
Récapitulatif
Titres
- Comte de La Rochefoucauld ;
- Duc d'Estissac ([3] - 1817) ;
- Duc de Liancourt (1817-1827) ;
- 8e Duc de La Rochefoucauld (1827-1848) ;
- Prince de Marcillac[7] ;
- Pair de France :
- - ;
Décorations
- Légion d'honneur :
- Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis[2].
Armoiries
Burelé d'argent et d'azur, à trois chevrons de gueules brochant, celui du chef écimé[8],[9].











