Gérard de Contades
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Saint-Maurice-du-Désert (France)
Léon de Contades (1818-1900), marquis de Contades, conseiller général de l'Orne
Suzanne Émilie Desson de Saint-Aignan (1824-1887)| Naissance |
Angers (France) |
|---|---|
| Décès |
(à 52 ans) Saint-Maurice-du-Désert (France) |
| Activité principale | |
| Ascendants |
Léon de Contades (1818-1900), marquis de Contades, conseiller général de l'Orne Suzanne Émilie Desson de Saint-Aignan (1824-1887) |
| Conjoint |
Jeanne de Moustier (1846-1899) (Marié le 17 janvier 1872 à Paris, 7) |
| Famille |
Œuvres principales
- Portraits et fantaisies
- Le comte d'Orsay-physiologie d'un roi de la mode
- Coblenz et Quiberon-Souvenirs du comte de Contades, pair de France
- Emigrés et Chouans: Le Chevalier de Haussey, Armand de Chateaubriand, un Chouan à Londres en 1796
- Journal d'un fourrier de l'armée de Condé, Jacques de Thiboult du Puisact, député de l'Orne
- Bibliographie Sportive: Le Driving En France (1547-1896)
Compléments
Maire de Saint-Maurice-du-Désert
Membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, Correspondant du Ministère de l'Instruction publique (1887-1899)
Président de la Société historique et archéologique de l'Orne (1895-1899)
Directeur de la Société des antiquaires de Normandie (1897)
Marie Gérard Alexandre Gaspard Comte de Contades, né le à Angers et mort le à Saint-Maurice-du-Désert, est un homme de lettres, érudit, historien local et romancier français[1],[2],[3],[4].
Jeunesse
Par son père, il descend de Louis Georges Erasme, marquis de Contades, maréchal de France, dont le nom est attaché aux campagnes d'Outre-Rhin, pendant le règne de Louis XV.
Par sa mère, il appartient à la famille Desson de Saint-Aignan originaire du Maine, d'où lui vient son attachement local à Saint-Maurice-du-Désert puisque l'un des membres avait épousé Anne-Rose-Suzanne de Montpinson-Saint-Maurice en 1779.
Ses premières années se déroulent au château de Fay dans la Sarthe, et ce n'est seulement qu'en , que ses parents viennent habiter le petit manoir de Saint-Maurice-du-Désert.
En 1857, il fait sa première communion dans l'église de Saint-Maurice-du-Désert.
Formation
Ses études classiques, commencées à Saint-Maurice, s'achèvent chez les Jésuites de Vaugirard.
Le Père Olivaint qui dirige alors le collège de Vaugirard, distingue bientôt le nouvel écolier à cause de "son esprit vif, de son caractère ardent, impétueux même, de sa précoce intelligence et de son ardeur au travail", et il lui voua une affection profonde jusqu'au massacre de la rue Haxo en 1871, lors de la « Semaine sanglante » de la Commune de Paris [5].
Après le collège, le comte de Contades suit les cours de la Faculté de Droit.
Débuts
En 1869, il se fixe définitivement au château de Saint-Maurice, bien qu'étant également propriétaire du château de Montgeoffroy, berceau de sa famille[6].
Pendant toute la guerre franco-allemande de 1870, il remplit près du général de Malherbe les fonctions d'officier d'ordonnance. En 1897, on lui demande de faire partie de la 144e section des Vétérans de terre et de mer, formée à La Ferté-Macé[7].
Il publie d'abord sous un pseudonyme des romances maintenant oubliées, puis publie ensuite sous son vrai nom.
Il est très tôt attiré par les études historiques, et il se donne pour tâche de faire revivre le passé de sa région.
Carrière
Il commence par une carrière diplomatique avant de se retirer au château de Saint-Maurice-du-Désert[8].
Mais il est surtout connu pour être un membre actif de la Société historique et archéologique de l'Orne, société savante dont il est vice-président, puis président. À ce titre, il côtoya nombre d'érudits et intellectuels locaux tels que Léon de La Sicotière, Wilfrid Challemel (poète, historien et journaliste), Eugène Lecointre, Jules Appert (historien), Gustave Le Vavasseur, Louis Duval. Il est également nommé directeur de la Société des antiquaires de Normandie en 1897, et correspondant du ministère de l'Instruction publique [9],[10].
Régulièrement, G. Contades, J. Appert et W. Challemel partent en expédition dans leur voiture à chevaux spécialement construite pour leurs excursions, qu'ils nomment « l'Archéologue », à la recherche de sites anciens ou de vieux parchemins.
Décès
Il repose maintenant dans l'humble cimetière de la commune de Saint-Maurice-du-Désert[11].
À sa mort, il lègue sa riche collection bibliographique à la ville de La Ferté Macé, aujourd'hui hébergée à la mairie, et qui sera à l'origine de la bibliothèque municipale.
En son hommage, un square et un boulevard portent son nom à Bagnoles-de-l'Orne et à La Ferté-Macé.