Gagner les cœurs et les esprits

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Un soldat de l'armée américaine salue des enfants irakiens lors d'une patrouille pendant l' occupation de l'Irak en 2009.

Gagner les cœurs et les esprits désigne une stratégie employée dans la résolution de conflits armés, d’insurrections ou de luttes politiques, où l’un des belligérants cherche à obtenir l’adhésion de la population ou de l’adversaire non par la coercition ou la supériorité militaire, mais par une persuasion d’ordre affectif ou rationnel. Cette approche, souvent préconisée dans les guerres asymétriques ou les opérations de contre-insurrection, vise à susciter un ralliement volontaire en usant de moyens psychologiques, propagandistes ou socio-économiques, plutôt que de recourir à la seule force brute.

Le terme « cœurs et esprits » a été utilisé pour la première fois par le général français Hubert Lyautey.

L’emploi de l’expression « cœurs et esprits » pour désigner une méthode de pacification visant à rallier une population soumise trouve son origine dans les écrits du général et administrateur colonial français Hubert Lyautey. Celui-ci l’aurait appliquée dans le cadre de sa stratégie de contre-insurrection lors de la campagne du Tonkin (1895), en réponse à la rébellion des Pavillons Noirs. Par la suite, cette notion fut également associée aux méthodes employées par le général britannique Gerald Templer durant l’urgence malaise[1].

L’efficience de la doctrine dite « des cœurs et des esprits » en matière de contre-insurrection a fait l’objet de vives controverses parmi les théoriciens militaires et les historiens des conflits asymétriques[2].

Royaume-Uni

Voir aussi

Références

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