Gaillon-sur-Montcient

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Gaillon-sur-Montcient
Gaillon-sur-Montcient
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Intercommunalité CU Grand Paris Seine et Oise
Maire
Mandat
Marie-Christine Dubernard
2022-2026
Code postal 78250
Code commune 78261
Démographie
Gentilé Gaillonnais
Population
municipale
689 hab. (2023 en évolution de +1,77 % par rapport à 2017)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 35″ nord, 1° 53′ 38″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 126 m
Superficie 4,83 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Mureaux
Législatives 9e circonscription des Yvelines
Localisation
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Liens
Site web https://www.gaillon-sur-montcient.fr/

Gaillon-sur-Montcient [ɡajɔ̃ syʁ mɔ̃sjɑ̃] est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France.

Le village se trouve dans la vallée de la Montcient, petite rivière affluent de l'Aubette de Meulan. La commune de Gaillon-sur-Montcient se trouve dans le périmètre du parc naturel régional du Vexin français.

Ses habitants sont appelés les Gaillonnais.

Situation

Localisation de Gaillon-sur-Montcient dans les Yvelines.

La commune de Gaillon-sur-Montcient est située dans le nord du département des Yvelines, à la limite du Val-d'Oise, à 17 km environ au nord-est de Mantes-la-Jolie, sous-préfecture, et à 34 km environ au nord-ouest de Versailles, préfecture du département. Elle se trouve dans la vallée de la Montcient, dans le sud du Vexin français.

Communes limitrophes

Gaillon-sur-Montcient est limitrophe des communes de Seraincourt à l'est, de Longuesse au nord (toutes deux communes du Val-d'Oise), de Tessancourt-sur-Aubette à l'est, de Meulan-en-Yvelines et Hardricourt au sud.

Hydrographie

La commune se trouve dans le bassin versant de l'Aubette de Meulan, affluent de la Seine. Elle est irriguée, dans la partie sud du territoire, par la Montcient[1], ruisseau de 11 km de long qui prend sa source à Sailly et rejoint l'Aubette de Meulan à Hardricourt.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 678 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Boissy-l'Aillerie à 11 km à vol d'oiseau[8], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,8 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Gaillon-sur-Montcient est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris[Note 2], une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[12],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire regroupe 1 929 communes[13],[14].

Occupation des sols simplifiée

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 81,67 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 11,81 % d'espaces ouverts artificialisés et 6,51 % d'espaces construits artificialisés[15].

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 295, alors qu'il était de 290 en 2013 et de 285 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 90,9 % étaient des résidences principales, 4,2 % des résidences secondaires et 4,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 87,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 12,6 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Gaillon-sur-Montcient en 2018 en comparaison avec celle des Yvelines et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4,2 %) supérieure à celle du département (2,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 82,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (76,8 % en 2013), contre 58,6 % pour les Yvelines et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Gaillon-sur-Montcient en 2018.
Typologie Gaillon-sur-Montcient[I 2] Yvelines[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 90,9 91,1 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 4,2 2,6 9,7
Logements vacants (en %) 4,9 6,3 8,2

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Wallonio en 1149, Gaaillon en 1265, Gallon en 1337[16].

Toponyme signifiant « endroit guéable »[17] (gué sur la Montcient).

Voir toponymie de Gaillon (Eure).

La Montcient est une petite rivière, affluent de la rive droite de l'Aubette de Meulan, qui coule dans le nord des Yvelines, sous-affluent de la Seine, qui traverse la commune[18].

Histoire

Village d'origine gallo-romaine[réf. nécessaire].

La seigneurie de Gaillon est attestée pour la première fois en 1116, dans un diplôme octroyé par l'abbaye Saint-Martin de Pontoise[19].

En 1599, une lettre patente du roi Henri IV confirme en faveur des habitants d'Hardricourt et de Gaillon la possession de 19 arpents de pâturage contre une redevance de 6 sous par arpent, soit un total de 4 livres 6 sous 3 deniers[19]. Ces pâturages communaux ont existé jusqu'en 1810.

À l'époque moderne, Gaillon est sous l'autorité des seigneurs de la famille de Vion, dont l'un des châteaux se trouve sur la commune (aujourd'hui un golf). C'est en 1583 que la seigneurie est acquise par cette famille, par un acte daté du , auprès du sieur Pierre d'Esmery qui concède tous ses droits féodaux et seigneuriaux pour la somme de 13 000 écus d'or. La seigneurie de Gaillon est vassale de la collégiale Saint-Mellon de Pontoise[19].

Au début du XIXe siècle, la commune de Gaillon dû faire face à l'absence prolongée d'instituteurs, malgré les lois concernant l'instruction publique. En 1823, la commune loue un local dans la maison de monsieur Fricotté, près de l'Église, pour une durée de six ans avec un loyer annuel de 50 francs. En 1829, le local dévolue à l'enseignement est déplacé chez monsieur Vicque, avec un bail de six ans, moyennant 100 francs de loyer annuel. En 1833, le conseil municipal fait l'acquisition d'une maison, derrière l'église, afin qu'elle serve d'école et de mairie. En 1850, le conseil municipal fait l'acquisition d'une nouvelle maison afin d'accueillir l'école, l'ancienne étant dans un état de délabrement avancé. Cette nouvelle mairie se trouvait sur la place, en face de l'église[19].

À à la fin du XIXe siècle, il y avait à Gaillon deux moulins[19]. Le moulin dit "de Metz" où était produite de la poudre de pyrèthre, un insecticide employé dans la production d'étoffes notamment contre les mites. Il produisait aussi une pâte cartonnée, à partir de maïs, destinée à la production de poupées. L'autre moulin, dit "moulin brûlé", se consacrait exclusivement à moudre des céréales.

C'est sur le territoire de la commune que se trouvait l'usine à gaz qui alimentait la commune de Meulan et celle des Mureaux[19].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du [20], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et à son arrondissement de Mantes-la-Jolie après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Meulan de Seine-et-Oise puis des Yvelines[21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton des Mureaux

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription des Yvelines.

Intercommunalité

Gaillon-sur-Montcient était membre de la communauté d'agglomération Seine et Vexin, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2014 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (loi MAPAM), qui prévoit la création d'intercommunalités importantes en seconde couronne parisienne, capables de dialoguer avec la métropole du Grand Paris créée par la même loi, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise dont est désormais membre la commune.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1970 2008 M. Claude Durand[22],[23]   Chevalier de l'Ordre national du Mérite
mars 2008 mai 2022[24] Jean-Luc Gris   Vice-président de la CU Grand Paris Seine et Oise (2016 → 2022)
Mort en fonction
septembre 2022[25] en cours
(au 8 mars 2023)
Marie-Christine Dubernard   Professions intermédiaires de la santé et du travail social

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2023, la commune comptait 689 habitants[Note 5], en évolution de +1,77 % par rapport à 2017 (Yvelines : +3,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
353313339287320313294282307
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
319332324290307308295298307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
293280299264263238271276389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
332358489516599646657669679
2014 2019 2023 - - - - - -
679665689------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34 %, soit en dessous de la moyenne départementale (38 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,3 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 331 hommes pour 340 femmes, soit un taux de 50,67 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,32 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[29]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
4,7 
14,0 
60-74 ans
14,2 
28,4 
45-59 ans
30,0 
15,5 
30-44 ans
17,5 
15,5 
15-29 ans
13,1 
20,4 
0-14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2022 en pourcentage[30]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,5 
6,1 
75-89 ans
7,9 
13,4 
60-74 ans
14,8 
20,6 
45-59 ans
20 
19,6 
30-44 ans
19,9 
18,7 
15-29 ans
17 
21 
0-14 ans
19 

Économie

  • Agriculture.
  • Commune résidentielle.

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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