Ailly-sur-Noye

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Ailly-sur-Noye
Ailly-sur-Noye
La rue Saint-Martin, avec l'hôtel de ville à droite et l'église Saint-Martin au fond.
Blason de Ailly-sur-Noye
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Intercommunalité CC Avre Luce Noye
Maire
Mandat
Pierre Durand
2026-2032
Code postal 80250
Code commune 80010
Démographie
Gentilé Aillysiens
Population
municipale
2 648 hab. (2023 en évolution de −6,69 % par rapport à 2017)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 25″ nord, 2° 21′ 51″ est
Altitude Min. 43 m
Max. 143 m
Superficie 25,35 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Ailly-sur-Noye
(ville-centre)
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ailly-sur-Noye
(bureau centralisateur)
Législatives 4e circonscription de la Somme
Localisation
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Ailly-sur-Noye
Liens
Site web https://www.aillysurnoye.fr/

Ailly-sur-Noye (en picard : Ailly-dsu-L'Noée[1]) est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Localisation

Ailly-sur-Noye est un bourg picard de l'Amiénois.

À vol d'oiseau[Note 1], la commune est située à km à l'ouest de Moreuil[2], 16 km au sud-est d'Amiens[3], 19 km au nord-ouest de Montdidier[4], 20 km au sud-ouest de Corbie[5] et à 41 km au nord-est de Beauvais[6].

Les communes limitrophes sont Chaussoy-Epagny, Essertaux, Flers-sur-Noye, Guyencourt-sur-Noye, Jumel, Lawarde-Mauger-l'Hortoy, Louvrechy, Mailly-Raineval, Remiencourt et Rouvrel.

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Noye, l'Ailly-sur-Noye[7] et le ruisseau la La rivièrette[8],[Carte 1].

La Noye, d'une longueur de 33 km, prend sa source dans la commune de Vendeuil-Caply et se jette dans l'Avre à Boves, après avoir traversé 13 communes[9]. Les caractéristiques hydrologiques de la Noye sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 1,12 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 3,29 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 3,61 m3/s, atteint le [10].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[11].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[15]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 698 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-les-Merles à 12 km à vol d'oiseau[18], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,9 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,6 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Ailly-sur-Noye est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ailly-sur-Noye[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[22],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,4 %), forêts (20,2 %), zones urbanisées (7 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %), eaux continentales[Note 7] (1,1 %)[25]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Hameaux et écarts

La commune d'Ailly-sur-Noye est formée en 1965 par la fusion de trois anciennes communes : Ailly-sur-Noye, Berny-sur-Noye, au sud, et Merville-au-Bois, à l'est[26]. Entre Ailly-sur-Noye et Merville-au-Bois se trouve le hameau l'Argilière.

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 336, alors qu'il était de 1 304 en 2013 et de 1 230 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 90,5 % étaient des résidences principales, 1,4 % des résidences secondaires et 8,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 10,8 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ailly-sur-Noye en 2018 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,4 %) inférieure à celle du département (8,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 66,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (67,8 % en 2013), contre 60,3 % pour la Somme et 57,5 % pour la France entière[I 3].

Le logement à Ailly-sur-Noye en 2018.
Typologie Ailly-sur-Noye[I 2] Somme[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 90,5 83,3 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,4 8,3 9,7
Logements vacants (en %) 8,1 8,4 8,2

Voies de communication et transports

Gare d'Ailly-sur-Noye.

Ailly-sur-Noye est située au carrefour de l'ancienne route nationale 320 (actuelle RD 920) de Dieppe à Moreuil et notamment :

Elle est facilement accessible par la sortie no 17 de l'autoroute A16.

La gare d'Ailly-sur-Noye est desservie par les lignes C10 et P10 réseau TER Hauts-de-France, la ligne C10 effectue des liaisons régulieres et semi-directes entre Amiens et Paris Nord, pendant que la ligne P10 effectue des liaisons omnibus entre Amiens et Creil.

La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés (ligne 741 : Montdidier - Ailly-sur-Noye - Amiens)[27].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Asli vers 1150, Ally et Alliacum en 1164[28]. Le village fait partie de l'aire linguistique du picard, et est appelée Ailly-dsu-L'Noée dans cette langue[1].

Ce toponyme dérive de l'anthroponyme romain Allius, ancien nom de domaine gallo-romain (suffixe -acum > -y).

La Noye est la rivière passant dans la commune. Prenant sa source au sud de Breteuil sur le territoire de Vendeuil-Caply, elle est un affluent de l'Avre.

Histoire

Lors de la reconstruction de l'église à la fin du XIXe siècle, un sarcophage, des poteries et verreries remontant de l'époque gallo-romaine furent découverts sur les lieux. L'archéologie aérienne réalisée notamment par Roger Agache a confirmé la présence de substructions préhistoriques ou antiques[29],[30],[31] et médiévales[32].

Certains écrits relèvent qu'Ailly aurait d'abord appartenu aux comtes de Vermandois au XIIe siècle : Ébrard de Breteuil se qualifiait ainsi "seigneur de Tartigny et d'Ailly". La seigneurie fut cédée par succession, mariage ou vente tout au long du Moyen Âge jusqu'à l'époque révolutionnaire.

Notamment, elle passa par mariage des comtes de Breteuil aux Clermont-Nesle, puis aux Flandre-Dampierre-Termonde et aux Luxembourg-Ligny-St-Pol[Note 8].

Une maladrerie fut fondée au XVe siècle par Jean de Luxembourg (1400-1466), fils du connétable Waléran III, dit le Bâtard de Saint-Pol ou Hennequin, chevalier de la Toison d'or, et Jacqueline de la Trémoille, sa femme.

La suite des seigneurs est sans doute les Luxembourg-Ligny comtes de Saint-Pol, puisqu'on trouve Marie de Luxembourg comme dame d'Ailly-sur-Noye (femme du comte François de Bourbon-Vendôme : les arrière-grands-parents d'Henri IV).

En 1650, un ouragan terrible dévasta la contrée, en 1665, un incendie détruisit tout le village, seule l'église resta debout.

La contrée relevait de la prévôté de Montdidier et du bailliage de Vermandois jusqu'en 1749 ; à cette date, la prévôté de Montdidier fut supprimée et réunie au bailliage de Vermandois.

Un marché franc tous les mois et un marché ordinaire tous les jeudis furent établis par lettres patentes en 1750.

En 1757 Charles-François d'Hervilly se qualifiait comte de Canisy, seigneur de Deniécourt, Ailly-sur-Noye et autres lieux. Une foire ayant lieu le de chaque année fut créée par le comte. Son fils, Marc-Pierre-Antoine-Augustin-César d'Hervilly, mort en 1796, fut le dernier seigneur d'Ailly-sur-Noye[33].

Il y avait un notaire à la fin du XVIIIe siècle. À cette même époque, les habitants excellaient dans la serrurerie et on y remarquait aussi une manufacture de papier gris.

La commune bénéficie de l'arrivée du chemin de fer, avec la mise en service de la gare d'Ailly-sur-Noye le par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation sa ligne de Paris à Lille et Valenciennes.

L'église actuelle date de la fin du XIXe siècle et remplace celle[34],[35],[36],[37],[38] dont le clocher du XIIIe siècle s'était effondré le à la suite des ébranlements provoqués par le passage des trains d'artillerie de l'armée prussienne pendant la guerre franco-allemande de 1870.

Première Guerre mondiale
Le monument aux morts.

Pendant la Première Guerre mondiale, le village était à l'arrière[39] de la ligne de front, notamment lors de la bataille de la Somme.

L'attaque allemande de l'Offensive du printemps du sur le front Saint-Quentin-La Fère avait réussi à créer une poche de 80 km de profondeur dans le front anglo-français. Celui-ci était totalement rompu entre les rivières Avre et Luce. Le , général Foch, commandant en chef des troupes alliées, envoya des renforts et chargea la 1re armée française du général Debeney d'étendre son front lors de la bataille d'Amiens et de maintenir à tout prix la liaison avec l'armée anglaise du général Gough qui reculait vers Villers-Bretonneux et Amiens. L'ordre fut donc donné aux français de résister jusqu'à la mort sur le plateau du Santerre, et les combats ont concerné le village[40],[41]. Le village était près de la ligne de front lors de l'offensive du Printemps et de la bataille d'Amiens (1918)[42].

À la fin de la guerre, le village a subi des destructions importantes[43],[44],[45],[46],[47],[48],[49]. Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [50].

Deuxième Guerre mondiale

La commune est également décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze[51].

Après-guerre

En 1965, la commune absorbe celles de Berny-sur-Noye et de Merville-au-Bois[26].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton d'Ailly-sur-Noye[26], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France et dont la ville est désormais le bureau centralisateur.

Intercommunalité

La commune était le siège de la communauté de communes du Val de Noye, créée par un arrêté préfectoral du [52], et qui succèdait, conformément aux dispositions de la loi Chevènement, au district du Val de Noye, créé en 1994.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d'Avre, Luce et Moreuil[53], la préfète dévoile en son projet qui prévoit la « des communautés de communes d'Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[54],[55]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[56] et de la commission départementale de coopération intercommunale en [57] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du [58], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Tendances politiques et résultats

Lors du second tour des élections municipales de 2020 la liste menée par Pierre Durand, avec laquelle avait fusionné celle menée par Nicolas Blin, a largement battu avec 57,36 % des suffrages exprimés et 771 voix, celle menée par la maire sortante Marie-Hélène Marcel (42,63 %, 573 voix), lors d'un scrutin marqué par 35,67 % d'abstention[59].

Politique locale

Le , le Conseil d'État annule les élections municipales de [60] en raison d'un très faible écart de voix avec la liste concurrente[61], ce qui induit l'organisation d'élections municipales partielles remportées par la maire invalidée et réélue le [62],[63]. Celle-ci est néanmoins battue lors des élections municipales de 2020 et Pierre Durand lui a succédé comme maire pour la mandature 2020-2026.

Liste des maires

Liste des maires successifs[D 1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mai 1896 mai 1904 Wilfrid Georget[D 2] Rad. soc.. Marchand boulanger. Grainetier à Ailly-sur-Noye
Conseiller d'arrondissement d'Ailly-sur-Noye (1919 → 1927)
Chevalier de la Légion d'honneur
Officier de l'Instruction publique
mai 1904 octobre 1904 Henry Gourland[D 3]   Rentier
janvier 1905 novembre 1905
Révoqué
Célestin Maréchal[D 4] Réactionnaire Meunier
décembre 1905 vers décembre 14919 Émile Cozette[Note 9],[D 5] Républicain Maréchal-ferrant
Chevalier du Mérite agricole, médaille d'argent de la Prévoyance sociale
Chevalier de la Légion d'honneur
décembre 1919 mai 1941
Décédé en fonction
Louis Binant[D 6] Radical indépendant Docteur en médecine
Conseiller général d'Ailly-sur-Noye (1913 →1941)
Chevalier de la Légion d'honneur
juillet 1941 vers novembre 1944 Arthur Labarre[D 7]   Maire de Chaussoy-Epagny (1902 → 1925)
Croix de guerre
Chevalier de la Légion d'honneur.
novembre 1944 février 1945
Démission
Jean Fournier[D 8],[64]   Résistant, cheminot
Maire provisoire
mai 1945 avril 1949
Démission
Robert Verdez[D 9],[65] SFIO Cheminot
Conseiller général d'Ailly-sur-Noye (1945 → 1951)
.
mai 1949 janvier 1950
Démission
Michèle Potriquet[D 10] SFIO Institutrice
février 1950 mai 1953 Paul Canivet[D 11]   Ancien cultivateur
1953 1974Décédé en fonction William Classen[D 12] Radical Médecin
Conseiller général du canton d'Ailly-sur-Noye (1951 → 1974)
Officier d'académie
1974 1995 Philippe Verhoye[D 13]   Chirurgien dentiste
juin 1995 mars 2008 Freddy Vérecque[D 13] PS Professeur
mars 2008[66],[63] juillet 2020 Marie-Hélène Marcel[D 14] [Sans Etiquette] Retraitée de la fonction publique
Vice-présidente de la CC Val de Noye (2008 → 2014)
Vice-présidente de la CC Avre Luce Noye (2017 → 2019)
juillet 2020[67],[68]
Réélu pour le mandat 2026-2032[69]
en cours
(au 30 mars 2026)
Pierre Durand DVG Directeur général des services de la CC du Grand Roye retraité[70]
Vice-président de la CC Avre Luce Noye (2020 → )

Distinctions et labels

En 2021, la ville reçoit le 2e prix départemental d'honneur et le prix du développement durable pour ses efforts en matière de fleurissement[71].

Jumelages

La ville d'Ailly-sur-Noye est jumelée depuis 2000 avec la ville allemande d'Altforweiler, située en Sarre, à 20 km de la frontière française.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[72]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[73].

En 2023, la commune comptait 2 648 habitants[Note 10], en évolution de −6,69 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8287968468158619069331 0091 039
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0711 1001 1011 0231 1811 2321 1481 2251 178
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1891 1381 1471 4151 5111 5021 3631 5591 434
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 6502 0082 1342 5962 6472 6432 6532 8472 849
2021 2023 - - - - - - -
2 7242 648-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[74].)
Histogramme de l'évolution démographique

Activités associatives, culturelles et sportives

  • Depuis 1986, l'association Les Spectacles d'Ailly-sur-Noye organise un spectacle nocturne en plein air appelé Le Souffle de la Terre. Il raconte la vie du peuple picard depuis le paléolithique supérieur jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En 2021, l'association, composée de plus de 800 bénévoles, célébrera ses 35 ans. Plus de 700 000 spectateurs ont déjà vu le Souffle de la Terre.
  • Les sports nautiques sont pratiqués sur le plan d'eau de Berny-sur-Noye.
  • Le club de moto-cross dispose de deux terrains.
  • Le village est le siège d'une vie associative importante : environ 45 associations y exercent leurs activités.

Économie

La commune compte notamment une entreprise industrielle, Tubesca-Comabi, qui fabrique des échelles, échafaudages et escabeaux principalement en aluminium. Elle est la propriété du groupe familial français Frénéhard et Michaux qui emploie environ 200 salariés en 2017. C'est le plus gros employeur du secteur. L'unité est implantée depuis 2011[75] dans la zone d'activité créée par l'ex -communauté de communes du Val de Noye. Ses dix lignes de production sont abritées par un bâtiment de 14 000 m2. Un autre bâtiment assure le stockage sur 5 500 m2[76].

En 2019, il y a la création d'un vignoble. Le « Vignoble des Vœux » a été planté en cépages Chardonnay et Pinot noir sur une surface de six hectares[77]. La vinification est réalisée sur place en méthode traditionnelle [78]. Il s'agit du retour de la vigne dans la région, qui a été absente pendant plus d'un siècle. On comptait en 1739 120 ha de vigne entre Ailly-Sur-Noye et Montdidier[79].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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