Gare de Saint-Brieuc

From Wikipedia, the free encyclopedia

PaysFrance
CommuneSaint-Brieuc
AdressePlace François-Mitterrand
22000 Saint-Brieuc
Saint-Brieuc
Image illustrative de l’article Gare de Saint-Brieuc
Le bâtiment voyageurs, vu de la place.
Localisation
Pays France
Commune Saint-Brieuc
Adresse Place François-Mitterrand
22000 Saint-Brieuc
Coordonnées géographiques 48° 30′ 27″ nord, 2° 45′ 54″ ouest
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Code UIC 87473009
Site Internet / La gare de Saint-Brieuc, sur le site officiel de SNCF Gares & Connexions
Services TGV inOui, Ouigo
TER Bretagne
Fret
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Montparnasse à Brest
Saint-Brieuc à Pontivy
Saint-Brieuc au Légué
Voies 5 (+ voies de service)
Quais 3
Transit annuel 1 610 864 voyageurs (2022)
Altitude 99 m
Historique
Mise en service 7 septembre 1863
Correspondances
TUB A, B, C, D, E, 7, 40, 50, 60, 80, 90, 120, NCV, M1 à M3, N1 à N3, DF1 à DF3
Cars BreizhGo (Logo des Cars BreizhGo)201202203204205206208603
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
(Voir situation sur carte : Côtes-d'Armor)
Saint-Brieuc
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
(Voir situation sur carte : Bretagne (région administrative))
Saint-Brieuc
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Saint-Brieuc

La gare de Saint-Brieuc est une gare ferroviaire française des lignes de Paris-Montparnasse à Brest, de Saint-Brieuc à Pontivy et de Saint-Brieuc au Légué. Elle est située sur le territoire de la commune de Saint-Brieuc, préfecture du département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Elle est mise en service en 1863 par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par le TGV et des trains express régionaux de Bretagne (TER Bretagne).

Établie à 99 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Saint-Brieuc est située au point kilométrique (PK) 474,570[1] de la ligne de Paris-Montparnasse à Brest, entre les gares d'Yffiniac et de La Méaugon.

Elle est également l'origine de la ligne de Saint-Brieuc à Pontivy et de la ligne de Saint-Brieuc au Légué, toutes deux exploitées en trafic fret.

La gare et les quais vus de la passerelle, avec un TER pour Dinan.

Histoire

La gare de 1931, peu après son achèvement.

La gare de Saint-Brieuc est mise en service par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, le [2], lors de l'inauguration de la section de Rennes à Guingamp de la ligne de Paris-Montparnasse à Brest.

De 1905 à 1956, Saint-Brieuc possédait une deuxième gare avec la gare centrale du réseau à voie métrique des chemins de fer des Côtes-du-Nord (CdN).

La passerelle surplombant les voies et joignant le quartier de Robien au centre-ville, construite en 1909, est l'œuvre de Louis Harel de la Noë. Elle a été détruite fin [3].

Le bâtiment voyageurs et les installations de la gare de la compagnie de l'Ouest sont remplacés en 1931.

Durant l'occupation allemande, plusieurs casemates et entrepôts ont été construits ainsi que des points d'appuis avec mitrailleuses. Ce secteur avait comme dénomination Wn Po 03.

La gare est rénovée en 1988 à l'occasion de l'électrification de la section de ligne de Rennes à Brest. Une remise en état de la voûte du bâtiment voyageurs intervient en 2006.

Fréquentation

De 2015 à 2023, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous[4].

Année 20152016201720182019202020212022 2023
Voyageurs 1 207 908 1 217 822 1 277 265 1 235 284 1 340 194 897 060 1 187 493 1 610 864 1 834 483
Voyageurs et
non voyageurs
1 522 386 1 522 278 1 596 582 1 544 106 1 675 242 1 121 325 1 484 366 2 013 580 2 293 104

Service des voyageurs

Accueil

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs avec guichets ouverts tous les jours[5].

Depuis , elle dispose de bornes pour la validation des titres de transports sur les cartes à puce KorriGo.

Desserte

TGV

La gare est desservie par le TGV (marques TGV inOui et Ouigo) des relations Paris-Montparnasse - Rennes - Brest / Lannion[6].

TER Bretagne

Saint-Brieuc est desservie[5] par des trains TER Bretagne qui circulent sur les lignes no 1 (Rennes - Brest), no 16 (Rennes - Lamballe - Saint-Brieuc), no 20 (Lannion - Saint-Brieuc), no 21 (Saint-Brieuc - Morlaix - Brest) et no 24 (Dol-de-Bretagne - Dinan - Saint-Brieuc). Un service d'autocars du TER Bretagne fonctionne avec la ligne no 27 (Saint-Brieuc - Pontivy - Vannes/Lorient) accessible sur le parking de la gare.

Intermodalité

Il existe un parking payant face à la gare.

La gare est desservie par les lignes A, D, E, 4, 7, 40, 50, 60, 80, 90, 120 et NCV (tôt le matin par les lignes M1 à M3, en soirée par les lignes N1 à N3 et les dimanches et jours fériés par les lignes DF1 à DF3 uniquement) des Transports urbains briochins (TUB) et par les lignes 201, 202, 203, 204, 205, 206, 208 et 603 des cars du réseau régional BreizhGo.

Il y a aussi de nombreux taxis présents à toute heure.

Service des marchandises

Cette gare est ouverte au service du fret[7]. Elle dessert en outre des installations terminales embranchées.

Pôle d'échanges multimodal

Objectifs

Vue d'ensemble du pôle d'échanges.

Le pôle d'échanges multimodal répond a plusieurs objectifs : accompagner le réaménagement des alentours de la gare et ouvrir cette dernière vers le sud et se préparer à l'arrivée de la LGV Bretagne-Pays de la Loire en 2017 permettant de relier Saint-Brieuc à Paris en seulement 2 h 10, et la hausse de la fréquentation de 1,2 à 2 millions de voyageurs annuels en 2020[8],[9]. Ce projet a coûté 27,5 millions d'euros et est porté par sept partenaires[9] : Saint-Brieuc Agglomération (devenue Saint-Brieuc Armor Agglomération), la ville de Saint-Brieuc, l'État, la région Bretagne, le département des Côtes-d'Armor, SNCF Gares & Connexions et SNCF Réseau.

Le projet a été dévoilé le durant le conseil communautaire[8]. Les architectes retenus à la suite d'un concours sont l'Atelier villes et paysages, de Vannes[8]. Le projet avait un coût initial de 14 millions d'euros hors-taxes[8], puis réévalué à 24 millions d'euros en 2014[10].

La gare a été ouverte vers le sud, avec la création d'un parking-silo de 250 places, qui est séparé des habitations par un square, et de deux aires de stationnement de 90 places chacune. Le dépose-minute et la soixantaine de places de stationnement de courte durée sont également déplacés côté sud[9]. Une esplanade a été construite autour du boulevard Carnot et est équipée d'automates et de tableaux d'affichage de la SNCF ainsi que d'espaces commerciaux[9]. La gare routière se trouve quant à elle à deux emplacements : le premier, au nord de la gare, en face de l'amicale laïque, et remplace l'ancienne gare routière située rue du Combat des Trente, et le second emplacement se situe sous le parking-silo. Cela a été choisi afin de centraliser les correspondances entre les différents modes de transport (bus urbains, cars interurbains et trains).

Les deux côtés sont reliés par une nouvelle passerelle qui a pris la place de la passerelle construite par Louis Harel de la Noë en 1909[3].

L'enquête publique, menée début 2016, a conduit la commission d'enquête à rendre un avis favorable en émettant quelques réserves[11] : l'impact visuel du parking-silo de 250 places (124,5 m de long, 20 m de large, 15 m de haut), la démolition de l'ancienne passerelle « mal acceptée par la population en raison de son caractère patrimonial, même mineur », bien qu'étant vétuste et plus du tout aux normes, et la non-mise en place d'une passerelle provisoire pour des raisons financières et a suggéré des aménagements urbains pour l'entrée sud, validés par Saint-Brieuc Agglomération.

Chronologie du projet

L'ancienne passerelle Harel de la Noë de nuit.

Les travaux du nouveau pôle d'échanges s'étalent de 2014 à 2018[9],[12] :

  • fin 2014 : démolition du bâtiment du Sernam boulevard Carnot. Le terrain vague laissé par la suite a servi de parking sauvage puis a été fermé tardivement en alors que cette fermeture était prévue en  ;
  • de juin à  : début des travaux dans le hall de la gare avec notamment en septembre la déconstruction du buffet de la gare, bar-restaurant aussi connu sous le nom de Quai no 1, afin de supprimer les annexes et de redonner au bâtiment voyageurs son aspect extérieur d'origine ;
  • de janvier à  : déconstruction de la passerelle datant de 1909 fin-avril, puis reconstruction d’une nouvelle passerelle préfabriquée qui sera ouverte à la fin de l'année[3]. Le nouvel ouvrage comprendra des ascenseurs aux extrémités et sur les quais ;
  • du au  : enquête publique ;
  •  : création de nouveaux locaux pour les loueurs de voitures et pour la police ferroviaire, à l'étage. La partie centrale est fermée et le vendeur de journaux Relay déménage dans un espace de vente provisoire ;
  • de mars à  : livraison de l’accueil de la gare et de l’espace de vente intermodal ;
  • de à  : livraison du hall 1 et ouverture en mars/avril des nouveaux commerces ;
  • de à  : construction du parking silo de 250 places côté Robien (côté sud) et de la nouvelle gare routière à l'emplacement du bâtiment du Sernam ;
  • de à  : réaménagement du boulevard Carnot et de la rue Pierre-Semard ;
  • deux premiers semestres de 2017 : réaménagement des parvis nord et sud de la gare pour coïncider avec l'ouverture de la LGV en mai ;
  • premier semestre de 2018 : réalisation d’un jardin d’environ 2 000 m2 entre le parking aérien et le boulevard Carnot.

La gare au cinéma

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI