Gare routière en France

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Vue des quais de la gare routière de Marseille Saint-Charles.

Une gare routière en France, au sens de l'ARAFER, est un aménagement situé hors voirie et équipé d’un bâtiment d’accueil ouvert au public[1]. Le stationnement en épi est utilisé pour permettre l'augmentation des quais sur une surface contrainte.

Pour le FNTC, les cinq critères essentiels d'une gare routière sont : une infrastructure de stationnement hors voirie, des quais dédiés, une salle d'attente, un système d'information et une signalétique[2]. Les gares routières les plus appréciées de la FNTV sont : Aix-en-Provence, Nevers, Dijon et Rennes[2].

Certains chercheurs considèrent que la France est sous-équipée en gare routière[3].

En France, le concept de gare routière est encadré par une ordonnance de 1945[4] complétée par d'autres textes juridiques entre 1926 à 1977.

En 2000, un sénateur s'est ému du non-respect de la loi par les autocaristes qui utilisent la voirie publique comme s'il s'agissait d'une gare routière faisant courir un risque aux usagers[5]. Par la suite, de nombreux pôles intermodaux ou multimodaux naissent, avec la prise de conscience de la desserte des campagnes comme celui de Bellegarde-sur-Valserine dans l'Ain.

Historiquement, jusqu'en 2019, 65 000 aménagements routiers desservis par des transports conventionnés de transport interurbain en 2019 maillent le territoire, mais est constitué, notamment en zone rurale, à 99 % d’arrêts routiers aménagés en bordure de chaussée[6]. La majorité des aménagements de grande taille, c’est-à-dire les haltes routières, les arrêts sur parc de stationnement et les gares routières se trouvent essentiellement concentrées dans les zones de plus forte densité de population[6].

Jusqu'en 2015, les transports de voyageurs par ligne régulière d'autocar étant peu développés en France pour des déplacements interrégionaux (seuls les cars affrétés par la SNCF assurent ce type desserte)[réf. nécessaire], les gares routières assurent alors essentiellement des dessertes locales ou éventuellement régionales, ainsi que des transports internationaux (on parle alors de gares internationales).

En 2022, le transport par autocar s'est développé mais les sociétés de transport en autocar n'ont pas réussi à améliorer la qualité de service[7],[8].

Emplacement

Traditionnellement, les gares routières centrales sont situées en centre ville, à proximité d'importants pôles d'échanges. L'arrivée de TCSP conduit parfois à relocaliser les terminus des autocars départementaux depuis la gare routière vers un terminus de TCSP en périphérie de ville. Ceci permet tout à la fois une libération de l’espace public (les autocars sont perçus comme étant bruyants et polluants), et une réduction des coûts d’exploitations des lignes régulières départementales de transport[9]. Il ne s'agit alors pas d'un lien direct avec la présence des TCSP, mais d'un choix politique.

Fréquentation

  • La gare routière d'Aix-en-Provence compte chaque jour, 40 000 usagers[10] (soit environ huit millions d'usagers dans l'année).
  • La gare routière de Toulon compte 5 000 passagers par jour[11].
  • La gare routière de Rennes compte 350 départs par jour en 2016[12] augmentant de 14000 par mois par rapport aux 180 000 de l'année précédente[13].
  • À Toulouse, 1 million de voyageurs transitent chaque année par la gare routière Pierre Sémard[14].
Top 10 des villes en nombre de passagers transportés au 1er trimestre 2016 [15]
Villes Nombre d’opérateurs Nombre de mouvements quotidiens Nombre de passagers (en milliers) Nombre de gares routières Présence de points d'arrêt
Paris 5377 719,0 Paris (75): 4; IDF:39 Oui
Lyon 5139 205,5 Lyon:2 ; ARA:26 Non
Lille 474 123,5 Lille:0; NPCP:5 Oui
Bordeaux 599 100,5 Bordeaux: 1 ; APC:11 Oui
Toulouse 561 100,0 Toulouse:1 ; LRMP:14 Non
Nantes 587 77,6 Nantes:1; PDL: 6 Oui
Marseille 454 70,0 Marseille:1 ; PACA: 14 Oui
Rennes 5 68 60,5 Renne:1 ; Bretagne:6 ?
Clermont-Ferrand 5 50 58,0 Clermont-Ferrand:1; ARA:26 Non
Rouen 5 37 52,5 Rouen: 1 ; Normandie:3 Oui

Si certaines gares acceptent plusieurs compagnies de manière équitable, d'autres n’accueillent que les sociétés du groupe. Ainsi, en Île-de-France, la gare routière de Bercy-Seine n’accueillait que des autocars SNCF, et dans la commune de Bagnolet, la gare routière internationale de Paris-Gallieni n’accueillait que des autocars Eurolines et Isilines[16].

Réglementation

Diverses réglementations régissent la hauteur des quais, les déplacements d'autocar dans des lieux couverts et fermés, etc[17]. La loi AGEC rend obligatoire les fontaines à eau et la signalétique dans les lieux qui reçoivent au moins 300 personnes

La compétence des gares routières a été transférée aux régions[18].

Services

Un observatoire permet de quantifier l'équipement en service de différentes de ces gares[1]. Les services les plus souvent présents sont les TUC à proximité, l'information clientèle, le personnel sur site, la billetterie, et l’information temps-réel avec une fréquence supérieure à 40%. La salle d'attente, les toilettes et les distributeurs de boisson ont une fréquence inférieure comprise entre 30 et 40%[1].

Les services les plus utilisés par les voyageurs sont les sièges mis à leur disposition pour patienter (35 %), les lieux d’attente extérieurs abrités (35 %), les poubelles (25 %), les lieux d’attente intérieurs (22 %), les services d’informations voyageurs (18 %) et les toilettes (16 %). 23 % des voyageurs n'utilisent durant leur attente aucun de ces services[1]. Toutefois, les taux d'utilisation ne sont pas à la hauteur de l'attente des voyageurs, en raison de défaut de présence de certains de ces services, notamment, sièges, toilettes, information[1].

Principales gares

Accidents

Exploitants

Références

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