Grand Prix automobile d'Italie 1968
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| Nombre de tours | 68 |
|---|---|
| Longueur du circuit | 5,750 km |
| Distance de course | 391 km |
| Météo | temps chaud et ensoleillé |
|---|---|
| Affluence | 110 000 spectateurs |
| Vainqueur |
McLaren-Ford Cosworth, 1 h 40 min 14 s 8 (vitesse moyenne : 234,023 km/h) |
|---|---|
| Pole position |
Honda, 1 min 26 s 07 (vitesse moyenne : 240,502 km/h) |
| Record du tour en course |
Lotus-Ford Cosworth, 1 min 26 s 5 (vitesse moyenne : 239,306 km/h) |
Le Grand Prix d'Italie 1968 (XXXIX° Gran Premio d'Italia), disputé sur l'Autodromo nazionale di Monza le , est la cent-soixante-dixième épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la neuvième manche du championnat 1968.
Le championnat du monde
La saison 1968 est la troisième disputée sous la réglementation trois litres pour les monoplaces à moteur atmosphérique, avec également possibilité d'utilisation de moteurs suralimentés, un coefficient deux étant alors appliqué pour la cylindrée (soit un maximum de 1 500 cm3 en cas d'utilisation d'un compresseur volumétrique ou d'un turbocompresseur). La réglementation s'appuie sur les points suivants[1] :
- pas de cylindrée minimale
- cylindrée maximale : 3 000 cm3 si moteur atmosphérique ou 1 500 cm3 si moteur suralimenté
- poids minimal : 500 kg (à sec)
- roues non carénées
- double circuit de freinage obligatoire
- arceau de sécurité obligatoire (le haut du cerceau devant dépasser le casque du pilote)
- démarreur de bord obligatoire
- carburant commercial obligatoire
- ravitaillement en huile interdit durant la course
- distance minimale d'un Grand Prix : 300 km (à l'exception du GP de Monaco)
- distance maximale d'un Grand Prix : 400 km
- distance minimale pour être classé : 90% de la distance parcourue par le vainqueur
D'autre part, la Commission Sportive Internationale (CSI) autorise désormais l'apparition de publicité extra-sportive sur les voitures de course, aussi des annonceurs autres que les habituels pétroliers ou manufacturiers pourront-ils figurer sur les carrosseries[2].

Durement touché par la disparition de Jim Clark au début du printemps, le Team Lotus s'est toutefois maintenu en haut de l'affiche : grâce à ses succès en Espagne et à Monaco assortis de deux secondes places, Graham Hill est en tête du classement provisoire du championnat du monde avec quatre points d'avance sur Jackie Stewart, qui a imposé sa Matra sous la pluie à deux reprises (Pays-Bas et Allemagne), ses pneus Dunlop ayant affiché sur piste détrempée une nette supériorité par rapport aux Firestone et aux Goodyear. L'été 1968 a été particulièrement pluvieux, le Grand Prix de France s'étant également couru dans de très mauvaises conditions ; il s'était conclu par la victoire de la Ferrari de Jacky Ickx, l'un des rares partis avec des pneus «pluie». Le jeune pilote belge figure en troisième position au championnat, avec sept points de retard sur Hill.
Le circuit
Conçu pour les hautes vitesses, l'autodrome national italien fut inauguré en 1922 à l'occasion du II° Grand Prix d'Italie, une épreuve remportée par la Fiat 804 de Pietro Bordino à 140 km/h de moyenne[3]. Combinant un circuit routier de 5,75 kilomètres et un anneau, le tracé développait alors dix kilomètres. Le circuit fut très endommagé au cours de la Seconde Guerre mondiale et, si la partie routière fut réutilisable dès 1948, ce n'est qu'en 1954 que l'anneau de vitesse fut à nouveau opérationnel. L'augmentation des performances aggravant les problèmes de sécurité, le tracé combiné de dix kilomètres n'est désormais plus utilisé pour les courses de monoplaces. Auteur sur sa Lotus d'un tour à près de 234 km/h de moyenne lors de la précédente édition du Grand Prix, Jim Clark détient le record officiel du tracé routier[4].
Monoplaces en lice
- Brabham BT26 "Usine"
Secondé par Jochen Rindt, le pilote-constructeur australien Jack Brabham a amené ses trois BT26 à moteur V8 Repco, la troisième voiture faisant office de mulet. Alors que toutes leurs concurrentes ont une structure monocoque, les BT26 ont un châssis multitubulaire renforcé par des panneaux d'aluminium. Elles pèsent environ 520 kg à vide. Pour Monza, elles sont pourvues d'un immense aileron arrière biplan ainsi que d'un petit aileron fixé sur le train avant, ces appendices pouvant être facilement démontés pour revenir à des appendices plus conventionnels (volets avant latéraux et aileron arrière monoplan). Doté de deux doubles arbres à cames en tête, le V8 développe 400 chevaux à 9000 tr/min. Il est accouplé à une boîte cinq vitesses Hewland FG400. Les Brabham sont chaussées de pneus Goodyear[5]. Il fut un moment envisagé de prêter la voiture de réserve à Joakim Bonnier pour cette course, mais les organisateurs italiens ont refusé, Bonnier étant inscrit sur sa McLaren habituelle[6].

- Brabham BT20 privée
Rachetée en début d'année par Charles Vögele Racing, l'ancienne Brabham BT20 utilisée la saison précédente par Denny Hulme est une nouvelle fois confiée à Silvio Moser. Motorisée par un V8 Repco à simples arbres à cames en tête, elle pèse 565 kg. Sa puissance est d'environ 315 chevaux[7]. Moser utilise des pneus Goodyear[6].
- Lotus 49B "Usine"
Le Team Lotus engage trois 49B pour Graham Hill et Jackie Oliver, épaulés pour la circonstance par le pilote italo-américain Mario Andretti, spécialiste des courses USAC ; le vainqueur des 500 miles d'Indianapolis 1965 effectue ici sa première apparition en Formule 1. Il conduira l'ancienne voiture de Hill, ce dernier disposant de la monoplace accidentée par Oliver à Rouen, comme neuve après avoir été totalement reconditionnée en usine. Les 49B sont motorisées par un V8 Ford-Cosworth DFV, à doubles arbres à cames en tête et quatre soupapes par cylindre, développant 410 chevaux à 9500 tr/min. Boulonné à l'arrière du cockpit, ce moteur, accouplé à une boîte Hewland FG400, est porteur. Les trois voitures sont dotées de volets stabilisateurs sur le capot avant et d'un imposant aileron arrière, appendices qui pourront être facilement démontés s'ils pénalisent trop la vitesse de pointe. Les Lotus sont équipées de pneus Firestone[5].
- Lotus 49B privée
La 49B de Rob Walker, dont dispose Joseph Siffert, est techniquement identique aux Lotus officielles mais est légèrement moins puissante (à peine 400 chevaux) car ne bénéficiant pas de la toute dernière évolution du V8 Cosworth. Siffert utilise des pneus Firestone[8].

- Cooper T86B & T86 C "Usine"
L'écurie de John Cooper devait initialement aligner une équipe de trois pilotes, Vic Elford et Robin Widdows au volant de T86B à moteur V12 BRM et Lucien Bianchi sur la T86C à moteur Alfa Romeo. Autodelta s'était engagé à fournir au constructeur britannique une version trois litres du V8 de son prototype 33 «Daytona» mais a rompu cet accord, se réservant l'usage exclusif de ce moteur pour sa future 33-3[9]. Bianchi aurait pu remplacer Widdows, forfait car blessé à Snetterton au cours d'une séance d'entrainement à bord de la Mirage M2 et qui souffre d'une vertèbre cassée[10] ; sous contrat avec Alfa Romeo, le pilote belge est cependant absent car il a préféré disputer la Coupe des Alpes sur une berline 1750[11]. Seul représentant de l'équipe, Elford aura donc le choix entre les deux T86B, dont l'une avec un aileron arrière ajustable en marche. Dotées d'une boîte de vitesses Hewland, les T86B pèsent 545 kg à vide et utilisent des pneus Firestone. Le moteur BRM délivre 385 chevaux à 9500 tr/min[12].
- Honda RA301 & RA302 "Usine"
Le constructeur japonais a amené trois voitures : deux RA301 à moteur V12 pour John Surtees et David Hobbs, ainsi qu'un nouvelle version de sa révolutionnaire RA302 à moteur V8, dont le premier exemplaire avait été totalement détruit à Rouen. Récemment achevée, la monoplace de Hobbs a une coque légèrement affinée et pèse une dizaine de kg de moins que celle de Surtees, qui accuse 550 kg sur la balance. Alimenté par injection indirecte, Le V12 Honda, à doubles arbres à cames en tête et 48 soupapes, développe désormais 430 chevaux à 11000 tr/min ; c'est le plus puissant du plateau. D'une conception radicalement différente (châssis avec éléments en magnésium, moteur V8 refroidi par air), la RA302 ne pèse que 500 kg à vide. Le moteur développe également 430 chevaux, obtenus dès 10500 tr/min. L'aileron arrière est implanté derrière le cockpit. Il est nettement moins volumineux que celui monté sur l'essieu arrière des RA301. Les Honda utilisent des pneus Firestone[13].
- Ferrari 312/68 "Usine"
La Scuderia Ferrari a particulièrement soigné la préparation de son épreuve nationale, pratiquant plusieurs séances d'essais libres sur l'autodrome italien quelques jours avant les sessions officielles. Comme à Oulton Park deux semaines auparavant, Derek Bell fait partie de l'équipe officielle, au côté de Chris Amon et de Jacky Ickx. Ils pilotent des 312/68 équipées d'ailerons arrière mobiles, avec possibilité d'inclinaison de vingt degrés à la demande du pilote par l'intermédiaire d'un levier agissant sur un câble, le freinage ou l'utilisation d'un des trois premiers rapports de vitesse déclenchant automatiquement cette inclinaison. La voiture de réserve (un modèle de l'année précédente désormais aux spécifications 1968) comporte également ces dispositifs. Les moteurs V12 comportent deux doubles arbres à cames en tête commandant 48 soupapes et développent 410 chevaux à 11000 tr/min[5]. Les modèles 1968 pèsent 505 kg à vide (510 kg pour la version antérieure, moins affinée). Les Ferrari sont chaussées de pneus Firestone[14].

- BRM P126 & P133 & P138 "Usine"
Pedro Rodríguez étrenne la nouvelle P138, évolution de la P133 ; les principales différences avec le précédent modèle portent sur la coque, plus fine, sur les triangles de suspension et surtout l'usage d'une boîte cinq vitesses réalisée en interne, remplaçant la boîte Hewland. La P138 pèse 505 kg à vide, contre 520 à la P133 qui fait maintenant office de mulet. Très déçue par les précédentes prestations de Richard Attwood, l'équipe de Bourne a décidé de le remplacer par Bobby Unser, récent vainqueur des 500 miles d'Indianapolis, qui hérite du volant de la P126, modèle techniquement identique à la P133. Les trois voitures sont animées par un moteur V12 d'environ 400 chevaux[15]. Longtemps dépourvues d'appendices aérodynamiques, les BRM arborent maintenant un aileron arrière et de mini volets à l'avant. Rodríguez et Unser utilisent des pneus Goodyear[6].
- BRM P126 & P261 privées
Au sein du Reg Parnell Racing, Piers Courage dispose de son habituelle BRM P126, identique à celle d'Unser mais chaussée de pneus Dunlop[6].
- Eagle T1G "Usine"
Au début du printemps, le pilote-constructeur Dan Gurney avait repris à son compte le montage des V12 conçus par Weslake après avoir débauché deux des meilleurs techniciens du motoriste. Les moteurs Eagle Mk1A n'ont cependant pas fait preuve de fiabilité au cours de l'année 1968, et malgré une puissance au banc atteignant 410 chevaux à 10500 tr/min, ont été loin de se montrer performants en piste, leur mise au point s'avérant délicate. Focalisant ses efforts sur les monoplaces USAC, récompensés par un doublé à Indianapolis, Gurney a cependant honoré sa participation à Monza en amenant son Eagle T1G, qu'il utilisera probablement pour la dernière fois, Bruce McLaren ayant accepté de lui louer une de ses monoplaces pour les dernières courses de la saison. Pesant 525 kg à vide, l'Eagle est chaussée de pneus Goodyear[16].

- McLaren M7A "Usine"
Bruce McLaren a amené ses trois M7A à moteur V8 Cosworth DFV. L'une d'elles lui est destinée, une autre est aux mains du champion en titre Denny Hulme, la troisième voiture, en réserve, pouvant être confiée à Gurney si son Eagle manque de compétitivité. Après une baisse de leur niveau de performance durant l'été, les McLaren ont été très soigneusement préparées pour Monza, Hulme ayant notamment participé à une très longue séance d'essais privés à Goodwood, effectuant 310 tours de circuit[15]. Comme les Lotus 49, les M7A se caractérisent par leur coque comprenant uniquement la partie avant et le cockpit, sur lequel le V8 est boulonné, supportant la boîte de vitesses Hewland DG300 et le train arrière. Ces voitures pèsent 515 kg à vide et sont chaussées de pneus Goodyear. Le capot avant comporte deux déflecteurs et un aileron est fixé sur le bloc moteur, McLaren envisageant la possibilité de ne pas utiliser ces appendices pour favoriser la vitesse de pointe[17].
- McLaren M5A privée
Joakim Bonnier a amené sa M5A à moteur V12 BRM de 380 chevaux et boîte de vitesses Hewland à cinq rapports. Elle pèse 535 kg à vide. Bonnier utilise des pneus Goodyear[18].
- Matra MS10 & MS11 "Usine"
Matra Sports n'a amené qu'une seule MS11 (la plus ancienne, et la moins puissante, des deux construites), pour Jean-Pierre Beltoise. Cette voiture de 575 kg est équipée d'un aileron arrière mobile piloté par un servo-moteur commandé par la pédale de freins. Son moteur V12 développe 390 chevaux à 10500 tr/min[15]. L'équipe Matra International, dirigée par Ken Tyrrell, a engagé ses deux MS10 pour Jackie Stewart et Johnny Servoz-Gavin. Le châssis, la boîte de vitesses Hewland et les suspensions sont identiques sur les deux modèles, mais, contrairement à la MS11 intégralement réalisée par Matra, la MS10 est motorisée par un V8 Ford-Cosworth DFV ; elle pèse 530 kg à vide. Les Matra utilisent des pneus Dunlop[19].
Coureurs inscrits
- La lettre T accolée au numéro désigne la voiture de réserve («Test car», en anglais).
Qualifications
Deux séances qualificatives ont été prévues par les organisateurs, le vendredi et le samedi après-midi précédant la course[15].
Première séance qualificative - vendredi 6 septembre
Le soleil est très chaud lorsque commence la première session officielle, le vendredi après-midi. Pressés par le temps (ils ont un avion à prendre pour effectuer une course USAC à Indianapolis le lendemain), Mario Andretti et Bobby Unser sont les premiers en piste. Mettant à profit la séance d'essais privés effectuée la veille, Andretti parvient à tourner à près de 238 km/h de moyenne au volant de la troisième Lotus officielle. Sur sa BRM, Unser se révèle nettement moins rapide, échouant à plus de trois secondes et demie de son compatriote. Tous deux n'ont roulé qu'une demi-heure (n'effectuant que les huit tours imposés pour se qualifier) avant de s'envoler pour les États-Unis. Les organisateurs préviennent alors leurs écuries respectives que les pilotes américains ne pourront pas participer au Grand Prix s'ils disputent une autre épreuve le samedi, la réglementation interdisant de participer à deux courses à moins de vingt-quatre heures d'intervalle[9]. Les ténors de la F1 n'ont pas tardé à battre le temps d'Andretti, John Surtees s'avérant le plus rapide de la séance après avoir bouclé un tour à 240,4 km/h de moyenne sur sa Honda. Bien que n'ayant disposé de sa nouvelle Lotus que lors de la dernière heure, Graham Hill a réalisé le deuxième meilleur chrono de la journée, à une demi-seconde de Surtees, devançant de peu la McLaren de Denny Hulme. Jack Brabham a testé des nouveaux ailerons (un grand à l'arrière et un petit de même type monté sur le train avant) sur sa monoplace, mais les fixations ont posé problème et les résultats n'ont pas été convaincants, le pilote australien ne réalisant que le quinzième temps, à plus de deux secondes et demie de Surtees. En début de séance, Vic Elford (qui dispose d'une Cooper avec aileron arrière réglable et d'une sans aileron) est sorti de la piste avec cette dernière au niveau de la courbe sud, endommageant sérieusement la coque. Il s'est aussitôt rabattu sur la voiture de réserve mais le V12 BRM a rapidement explosé, mettant fin à sa session. Ne disposant pas de moteur de rechange, son équipe va devoir récupérer la partie mécanique de la monoplace accidentée pour la monter sur la deuxième. Beaucoup de pilotes se demandent encore s'ils vont utiliser ou non des ailerons en course, le compromis entre vitesse de pointe et tenue de route étant difficile à trouver sur ce circuit ultra-rapide[15].
| Pos. | Pilote | Écurie | Temps[Note 10] | Écart |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Honda | 1 min 26 s 1 | ||
| 2 | Lotus-Ford | 1 min 26 s 57 | + 0 s 47 | |
| 3 | McLaren-Ford | 1 min 26 s 61 | + 0 s 51 | |
| 4 | Ferrari | 1 min 26 s 67 | + 0 s 57 | |
| 5 | Ferrari | 1 min 26 s 69 | + 0 s 59 | |
| 6 | Lotus-Ford | 1 min 26 s 96 | + 0 s 86 | |
| 7 | Ferrari | 1 min 27 s 0 | + 0 s 9 | |
| 8 | Lotus-Ford | 1 min 27 s 2 | + 1 s 1 | |
| 9 | Brabham-Repco | 1 min 27 s 3 | + 1 s 2 | |
| 10 | McLaren-Ford | 1 min 27 s 4 | + 1 s 3 | |
| 11 | Honda | 1 min 27 s 7 | + 1 s 6 | |
| 12 | Matra-Ford | 1 min 27 s 9 | + 1 s 8 | |
| 13 | BRM | 1 min 28 s 2 | + 2 s 1 | |
| 14 | Matra-Ford | 1 min 28 s 5 | + 2 s 4 | |
| 15 | Brabham-Repco | 1 min 28 s 8 | + 2 s 7 | |
| 16 | BRM | 1 min 29 s 2 | + 3 s 1 | |
| 17 | Matra | 1 min 29 s 3 | + 3 s 2 | |
| 18 | Lotus-Ford | 1 min 29 s 8 | + 3 s 7 | |
| 19 | Eagle | 1 min 29 s 8 | + 3 s 7 | |
| 20 | BRM | 1 min 30 s 6 | + 4 s 5 | |
| 21 | McLaren-BRM | 1 min 31 s 2 | + 5 s 1 | |
| 22 | Cooper-BRM | 1 min 32 s 5 | + 6 s 4 | |
| 23 | Brabham-Repco | 1 min 33 s 7 | + 7 s 6 | |
| 24 | BRM | 1 min 33 s 8 | + 7 s 7 |
Deuxième séance qualificative - samedi 7 septembre

Le temps est de nouveau chaud et ensoleillé le samedi à quinze heures. Les équipes testent plusieurs configurations aérodynamiques en début de séance et ce n'est qu'au cours de la soirée que les performances tombent. Bien que restant légèrement en retrait par rapport à Surtees qui a renouvelé sa performance de la veille, les Ferrari se mettent en évidence avec Chris Amon et Jacky Ickx, alors que pour sa deuxième participation en F1 leur coéquipier Derek Bell parvient à réaliser le sixième temps de la journée. Surtees a également essayé la nouvelle Honda V8, qui s'est révélée plus rétive et nettement moins compétitive que la version V12, les meilleurs tours accomplis par le Britannique à son volant étant à huit secondes du temps de référence obtenu avec sa monoplace habituelle[15]. Alors que le public espérait voir deux Ferrari en première ligne, Bruce McLaren, qui a fait retirer ses appendices aérodynamiques, va créer la surprise en toute fin de séance, égalant presque le chrono réalisé par le Britannique et reléguant Ickx en deuxième ligne, au côté de Jackie Stewart. Ce dernier a effectué un gros travail de mise au point sur les deux Matra de l'équipe de Ken Tyrrell et son coéquipier Johnny Servoz-Gavin en a profité pour battre de près d'une seconde son temps du vendredi. Hill n'a pu défendre ses chances, son moteur ayant cassé avant qu'il n'entame une série de tours rapides. Son coéquipier Jackie Oliver a subi le même sort et, l'équipe n'ayant qu'un bloc de rechange, devra utiliser la voiture initialement dévolue à Andretti (exclu par les organisateurs) pour participer à la course. Mécontent de son Eagle, Dan Gurney s'est arrangé avec McLaren pour disposer de la monoplace de réserve du pilote-constructeur néo-zélandais avec laquelle il a effectué quelques tours, mais les organisateurs, n'acceptant pas ce changement, lui ont finalement imposé de prendre le départ avec sa propre voiture[21]. Silvio Moser, qui avait perdu une roue la veille et dont la Brabham a été réparée in extremis, n'est pas parvenu à se qualifier, tout comme Frank Gardner dont la BRM, malgré son nouveau moteur V12, accuse le poids des ans. Sur la Matra V12 officielle, Jean-Pierre Beltoise a été handicapé par le manque de puissance du moteur français et s'est qualifié en avant-dernière ligne.
| Pos. | Pilote | Écurie | Temps | Écart |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Honda | 1 min 26 s 07 | ||
| 2 | McLaren-Ford | 1 min 26 s 11 | + 0 s 04 | |
| 3 | Ferrari | 1 min 26 s 21 | + 0 s 14 | |
| 4 | Ferrari | 1 min 26 s 41 | + 0 s 34 | |
| 5 | Matra-Ford | 1 min 26 s 60 | + 0 s 53 | |
| 6 | Ferrari | 1 min 26 s 90 | + 0 s 83 | |
| 7 | McLaren-Ford | 1 min 27 s 0 | + 0 s 93 | |
| 8 | Lotus-Ford | 1 min 27 s 4 | + 1 s 33 | |
| 9 | Eagle | 1 min 27 s 61 | + 1 s 54 | |
| 10 | Matra-Ford | 1 min 27 s 63 | + 1 s 56 | |
| 11 | Lotus-Ford | 1 min 27 s 9 | + 1 s 83 | |
| 12 | Honda | 1 min 28 s 5 | + 2 s 43 | |
| 13 | Lotus-Ford | 1 min 29 s 0 | + 2 s 93 | |
| 14 | BRM | 1 min 29 s 0 | + 2 s 93 | |
| 15 | BRM | 1 min 29 s 1 | + 3 s 03 | |
| 16 | Brabham-Repco | 1 min 29 s 7 | + 3 s 63 | |
| 17 | Matra | 1 min 30 s 4 | + 4 s 33 | |
| 18 | McLaren-BRM | 1 min 30 s 55 | + 4 s 48 | |
| 19 | Brabham-Repco | 1 min 30 s 9 | + 4 s 83 | |
| 20 | Cooper-BRM | 1 min 31 s 3 | + 5 s 23 | |
| 21 | BRM | 1 min 31 s 4 | + 5 s 33 | |
| 22 | Brabham-Repco | 1 min 33 s 7 | + 7 s 63 |
Tableau final des qualifications

| Pos. | Pilote | Écurie | Temps | Écart | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Honda | 1 min 26 s 07 | temps réalisé le samedi | ||
| 2 | McLaren-Ford | 1 min 26 s 11 | + 0 s 04 | temps réalisé le samedi | |
| 3 | Ferrari | 1 min 26 s 21 | + 0 s 14 | temps réalisé le samedi | |
| 4 | Ferrari | 1 min 26 s 41 | + 0 s 34 | temps réalisé le samedi | |
| 5 | Lotus-Ford | 1 min 26 s 57 | + 0 s 50 | temps réalisé le vendredi | |
| 6 | Matra-Ford | 1 min 26 s 60 | + 0 s 53 | temps réalisé le samedi | |
| 7 | McLaren-Ford | 1 min 26 s 61 | + 0 s 54 | temps réalisé le vendredi | |
| 8 | Ferrari | 1 min 26 s 90 | + 0 s 83 | temps réalisé le samedi | |
| 9 | Lotus-Ford | 1 min 26 s 96 | + 0 s 89 | temps réalisé le vendredi | |
| 10 | Lotus-Ford | 1 min 27 s 20 | + 1 s 13 | temps réalisé le vendredi | |
| 11 | Brabham-Repco | 1 min 27 s 30 | + 1 s 23 | temps réalisé le vendredi | |
| 12 | Lotus-Ford | 1 min 27 s 40 | + 1 s 33 | temps réalisé le samedi | |
| 13 | Eagle | 1 min 27 s 61 | + 1 s 54 | temps réalisé le samedi | |
| 14 | Matra-Ford | 1 min 27 s 63 | + 1 s 56 | temps réalisé le samedi | |
| 15 | Honda | 1 min 27 s 70 | + 1 s 63 | temps réalisé le vendredi | |
| 16 | BRM | 1 min 28 s 20 | + 2 s 13 | temps réalisé le vendredi | |
| 17 | Brabham-Repco | 1 min 28 s 80 | + 2 s 73 | temps réalisé le vendredi | |
| 18 | BRM | 1 min 29 s 10 | + 3 s 03 | temps réalisé le samedi | |
| 19 | Matra | 1 min 29 s 30 | + 3 s 23 | temps réalisé le vendredi | |
| 20 | McLaren-BRM | 1 min 30 s 55 | + 4 s 48 | temps réalisé le samedi | |
| 21 | BRM | 1 min 30 s 56 | + 4 s 49 | temps réalisé le vendredi | |
| 22 | Cooper-BRM | 1 min 31 s 30 | + 5 s 23 | temps réalisé le samedi | |
| 23 | BRM | 1 min 31 s 40 | + 5 s 33 | temps réalisé le samedi | |
| 24 | Brabham-Repco | 1 min 33 s 70 | + 7 s 63 | temps réalisé le samedi |
Grille de départ
| 1re ligne | Pos. 1 | Pos. 2 | Pos. 3 | ||
|---|---|---|---|---|---|
Surtees Honda 1 min 26 s 07 |
McLaren McLaren 1 min 26 s 11 |
Amon Ferrari 1 min 26 s 21 | |||
| 2e ligne | Pos. 4 | Pos. 5 | |||
Ickx Ferrari 1 min 26 s 41 |
G. Hill Lotus 1 min 26 s 57 |
||||
| 3e ligne | Pos. 6 | Pos. 7 | Pos. 8 | ||
Stewart Matra 1 min 26 s 60 |
Hulme McLaren 1 min 26 s 61 |
Bell Ferrari 1 min 26 s 90 | |||
| 4e ligne | Pos. 9 | Pos. 10 | |||
Siffert Lotus 1 min 26 s 96 |
Rindt Brabham 1 min 27 s 30 |
||||
| 5e ligne | Pos. 11 | Pos. 12 | Pos. 13 | ||
Oliver Lotus 1 min 27 s 40 |
Gurney Eagle 1 min 27 s 61 |
Servoz-Gavin Matra 1 min 27 s 63 | |||
| 6e ligne | Pos. 14 | Pos. 15 | |||
Hobbs Honda 1 min 27 s 70 |
Rodríguez BRM 1 min 28 s 20 |
||||
| 7e ligne | Pos. 16 | Pos. 17 | Pos. 18 | ||
Brabham Brabham 1 min 28 s 80 |
Courage BRM 1 min 29 s 10 |
Beltoise Matra 1 min 29 s 30 | |||
| 8e ligne | Pos. 19 | Pos. 20 | |||
Bonnier McLaren 1 min 30 s 55 |
Elford Cooper 1 min 31 s 30 |
Déroulement de la course

Le départ est donné le dimanche après-midi, devant cent-dix mille spectateurs[15]. Il a plu durant la nuit, mais dès le matin le chaud soleil a totalement asséché la piste. En pole position, John Surtees effectue un démarrage parfait mais Bruce McLaren parvient à sa maintenir au niveau de la Honda, tandis que la Ferrari de Chris Amon, qui a trop fait patiner ses roues arrière est légèrement en retrait. À l'abord du premier virage, McLaren a pris un léger avantage sur ses poursuivants ; le pilote-constructeur négocie en tête la Curva Grande, menant un peloton très compact. McLaren va repasser devant les stands avec deux longueurs d'avance sur la Lotus de Graham Hill, qui a dépassé Surtees et Amon. Les vingt monoplaces sont alors groupées en moins de dix secondes mais une première scission va se produire, les trois derniers (Jean-Pierre Beltoise, Joakim Bonnier et Vic Elford) ne pouvant tenir plus longtemps la cadence de la McLaren de tête. Au troisième tour, alors que Hill vient de se faire déborder par la Matra de Jackie Stewart et la Honda de Surtees, Pedro Rodríguez s'arrête au stand, la commande d'accélérateur de sa BRM s'étant bloquée ; c'est avec un tour de retard qu'il reprendra la course. Au même moment, Elford se loupe à l'entrée de la «Parabolique» et sort de la piste, sans dommage pour lui. Grâce au phénomène d'aspiration, les douze premiers se tiennent en moins de quatre secondes, l'Eagle de Dan Gurney, treizième, étant légèrement décrochée. Peu après, une panne d'alimentation sur la Ferrari de Derek Bell réduit à onze le groupe de tête. Surtees dispose du moteur le plus puissant et se porte bientôt dans le sillage du leader. McLaren résiste quelque temps à ses attaques mais finit par céder au cours du septième tour. Le Britannique ne reste cependant pas longtemps au commandement : au passage suivant, la monoplace orange a repris la tête, Surtees se faisant également doubler par Amon, se retrouvant troisième juste devant la Lotus de Joseph Siffert. Dans le sillage de la McLaren de Denny Hulme depuis le départ, Jacky Ickx n'a pu se maintenir dans le groupe de tête : ne s'étant pas rendu compte qu'il avait laissé l'aileron arrière réglable en position inclinée après la sortie de la Curva Grande (le témoin lumineux du tableau de bord ne fonctionnant plus), la vitesse de pointe de sa Ferrari est réduite de 15 km/h et il ne peut plus tenir la cadence[6]. La Matra de Johnny Servoz-Gavin et la Brabham de Jochen Rindt, qui suivaient le pilote belge, ont également perdu le contact avec les premiers qui ne sont désormais plus que huit, la Lotus de Jackie Oliver étant à la queue de ce groupe. Amon parvient à déborder McLaren dans la grande ligne droite. Il vire en tête dans la Curva Grande mais va perdre le contrôle de sa Ferrari dans le premier virage de Lesmo, probablement à cause d'une tâche d'huile sur la trajectoire ; en perdition, il sort de la piste et heurte le rail de sécurité, abandonnant sur place tout comme Surtees qui était alors dans ses roues et a dérapé en tentant de l'éviter. Les suivants immédiats ont dû lever momentanément le pied, permettant à McLaren (qui n'a pas été gêné) de prendre deux secondes d'avance sur ses poursuivants immédiats, qui ne sont maintenant plus que quatre, Oliver ayant perdu une quinzaine de secondes, étant parti en tête-à-queue en voulant éviter les deux monoplaces en perdition[15]. Après dix tours de course, accomplis à plus de 230 km/h de moyenne, McLaren compte une seconde et demie d'avance sur Stewart et Siffert, Hill et Hulme étant une seconde et demie plus loin. Respectivement sixième et septième, Ickx et Servoz-Gavin sont à sept secondes. Alors qu'il se rapprochait de Siffert, Hill va perdre une roue arrière au moment de négocier la deuxième courbe de Lesmo ; le Britannique réussit à s'échouer hors piste sans trop de dommage mais la course est finie pour lui. L'incident a gêné Ickx et Servoz-Gavin en a profité pour doubler la Ferrari. McLaren, Stewart et Siffert se regroupent en tête et vont dès lors échanger leurs positions à maintes reprises, Hulme se tenant tout d'abord légèrement en retrait avant de passer à l'attaque et de rejoindre le trio au cours du quinzième tour. N'ayant jamais pu se mêler à la lutte pour la victoire, faute de puissance, Gurney se retire au vingtième tour, moteur hors d'usage. Hulme s'est porté en tête, serré de très près par Siffert, Stewart et McLaren. Ces hommes possèdent alors dix-sept secondes d'avance sur Ickx, Servoz-Gavin et Rindt, qui perdent régulièrement une seconde à chaque boucle. Isolé en huitième position, Oliver accuse un retard de plus d'une demi-minute. Il devance de dix secondes un trio composé de la BRM de Piers Courage, la Brabham de Jack Brabham et la Honda de David Hobbs. Douzième, Beltoise est sur le point d'être rejoint par les leaders.
Malgré quelques dépassements réussis par Stewart, c'est maintenant Hulme qui semble maîtriser le mieux la situation, reprenant facilement le contrôle de la course peu après chaque attaque. McLaren va rester quelques tours à la deuxième place, ne portant aucune attaque contre son coéquipier, avant de se faire de nouveau déborder par Stewart et Siffert. Plus loin, la cinquième place est toujours très disputée entre Ickx, Servoz-Gavin et Rindt. À la fin du trentième tour, Stewart prend brièvement la tête, mais Hulme le redouble peu après. Alors qu'on approche de la mi-course, Rindt claque son joint de culasse et abandonne. La voiture de McLaren commence à fumer et le pilote-constructeur ne tarde pas à regagner son stand, où l'on tente de réparer une importante fuite d'huile. Il effectuera une boucle supplémentaire avant de renoncer. Ickx est donc quatrième, devant Servoz-Gavin et plus loin, Oliver. Ce dernier n'ira cependant pas très loin, lâché un peu plus tard par sa transmission. Hulme conserve l'avantage sur ses poursuivants, sans toutefois parvenir à les distancer. Grâce aux signes répétés de ses mécaniciens, Ickx comprend enfin que son aileron est en position de freinage et corrige rétablit son inclinaison, ce qui lui permet de se détacher progressivement de Servoz-Gavin, qui commence à avoir des problèmes de freins. Stewart va porter une dernière attaque sur Hulme au quarantième tour, prenant brièvement la tête avant d'être de nouveau dépassé par le champion du monde. Ce dernier ne sera ensuite plus menacé, le pilote écossais abandonnant quelques minutes plus tard, distribution hors d'usage. Hobbs renonce également, moteur cassé. Seul Siffert peut désormais contester la victoire à Hulme, mais celui parvient à prendre un peu de distance, privant son adversaire de toute possibilité d'aspiration. L'écart se creuse peu à peu et au cinquantième tour, près de six secondes séparent les deux premiers. Ickx, maintenant troisième, compte une quarantaine de secondes de retard ; il a nettement distancé la Matra de Servoz-Gavin, qui ne prend plus aucun risque, Courage et Brabham, respectivement cinquième et sixième, étant à plus d'un tour de retard des premiers. Brabham n'ira d'ailleurs pas jusqu'au bout, la pression d'huile de son V8 Repco chutant brutalement à une douzaine de tours de l'arrivée. Hulme n'etant plus menacé, c'est désormais Ickx qui tourne le plus vite, reprenant deux secondes au tour à Siffert qui commence à avoir des problèmes de tenue de route. À dix tours de la fin, Ickx s'est rapproché à vingt secondes de la Lotus et peut espérer le rattraper juste avant la fin de la course. L'abandon du pilote suisse, boulon d'amortisseur arrière cassé, va alors mettre fin au suspense. Ickx est maintenant deuxième, à une demi-minute de Hulme, toujours confortablement installé en tête. Le jeune pilote belge ne va cependant pas conserver longtemps sa place, un problème de vapor lock l'obligeant à s'arrêter au stand à la fin soixantième tour ; on lui remet une dizaine de litres de carburant et il peut reprendre la course mais Hulme, qui compte alors un tour d'avance, et Servoz-Gavin sont désormais juste devant lui. Assuré de la victoire, Hulme cède bientôt le passage aux deux adversaires. Deux boucles suffisent à Ickx pour repasser devant la Matra, mais malgré ses problèmes de freins le pilote français parvient à se maintenir dans le sillage de la Ferrari. À l'attaque de la dernière boucle, ils ne sont toujours séparés que d'une demi-seconde. Sur leurs talons, Hulme en termine, le champion en titre remportant sa première victoire en championnat de la saison. Servoz-Gavin parvient à reprendre l'avantage au bout de la ligne droite ; après le double droit de Lesmo il est toujours devant mais à l'entrée de la parabolique Ickx se porte à la hauteur de la Matra et sort de la courbe avec plus d'une longueur d'avance sur son rival. C'est alors que son moteur coupe, le phénomène de vapor lock se manifestant à nouveau. Servoz-Gavin déboîte et arrache in extremis la deuxième place, à la grande déception des supporters italien. Loin derrière Ickx, Courage décroche la quatrième place. les nombreux abandons permettent à Beltoise et Bonnier, qui finissent très attardés, de se classer respectivement cinquième et sixième.
Classements intermédiaires
Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, troisième, cinquième, septième, dixième, quinzième, vingtième, vingt-cinquième, trentième, trente-quatrième, quarantième, cinquantième et soixantième tours[21],[23].
Après 1 tour
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Après 3 tours
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Après 5 tours
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Après 7 tours
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Après 10 tours
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Après 15 tours
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Après 20 tours
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Après 25 tours
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Après 30 tours
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Après 34 tours (mi-course)
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Après 40 tours
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Après 50 tours
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Après 60 tours
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Classement de la course

| Pos | N° | Pilote | Écurie | Tours | Temps/Abandon | Grille | Points |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 1 | McLaren-Ford | 68 | 1 h 40 min 14 s 8 | 7 | 9 | |
| 2 | 5 | Matra-Ford | 68 | 1 h 41 min 43 s 2 (+ 1 min 28 s 4) | 13 | 6 | |
| 3 | 8 | Ferrari | 68 | 1 h 41 min 43 s 4 (+ 1 min 28 s 6) | 4 | 4 | |
| 4 | 27 | BRM | 67 | 1 h 41 min 09 s 3 (+ 1 tour) | 17 | 3 | |
| 5 | 6 | Matra | 66 | 1 h 41 min 13 s 0 (+ 2 tours) | 18 | 2 | |
| 6 | 3 | McLaren-BRM | 64 | 1 h 41 min 03 s 0 (+ 4 tours) | 19 | 1 | |
| Abd. | 20 | Lotus-Ford | 58 | Suspension | 9 | ||
| Abd. | 10 | Brabham-Repco | 56 | Pression d'huile | 16 | ||
| Abd. | 4 | Matra-Ford | 42 | Distribution | 6 | ||
| Abd. | 15 | Honda | 42 | Moteur | 14 | ||
| Abd. | 19 | Lotus-Ford | 38 | Transmission | 11 | ||
| Abd. | 2 | McLaren-Ford | 34 | Fuite d'huile | 2 | ||
| Abd. | 11 | Brabham-Repco | 33 | Joint de culasse | 10 | ||
| Abd. | 26 | BRM | 22 | Moteur | 15 | ||
| Abd. | 21 | Eagle-Weslake | 19 | Moteur | 12 | ||
| Abd. | 16 | Lotus-Ford | 10 | Perte d'une roue | 5 | ||
| Abd. | 14 | Honda | 8 | Accident | 1 | ||
| Abd. | 9 | Ferrari | 8 | Accident | 3 | ||
| Abd. | 7 | Ferrari | 4 | Distribution d'essence | 8 | ||
| Abd. | 23 | Cooper-BRM | 2 | Accident | 20 | ||
| Nq. | 28 | BRM | Non qualifié | ||||
| Nq. | 12 | Brabham-Repco | Non qualifié | ||||
| Ex. | 18 | Lotus-Ford | Exclu | ||||
| Ex. | 25 | BRM | Exclu |
Légende :
- Abd.=Abandon
Pole position et record du tour
- Pole position :
John Surtees (Honda) en 1 min 26 s 07 (vitesse moyenne : 240,502 km/h). Temps réalisé lors de la séance d'essais du samedi [22]. - Meilleur tour en course :
Jackie Oliver (Lotus) en 1 min 26 s 5 (vitesse moyenne : 239,306 km/h) au septième tour.
Évolution du meilleur tour en course
Le meilleur tour fut amélioré huit fois au cours de l'épreuve[21].
- deuxième tour : Bruce McLaren et Graham Hill en 1 min 29 s 3 (vitesse moyenne : 231,803 km/h)
- deuxième tour : John Surtees en 1 min 29 s 2 (vitesse moyenne : 232,063 km/h)
- deuxième tour : Chris Amon et Jackie Stewart en 1 min 29 s 1 (vitesse moyenne : 232,323 km/h)
- deuxième tour : Joseph Siffert et Denny Hulme en 1 min 28 s 8 (vitesse moyenne : 233,108 km/h)
- deuxième tour : Jacky Ickx en 1 min 28 s 3 (vitesse moyenne : 234,428 km/h)
- deuxième tour : Jackie Oliver en 1 min 28 s 2 (vitesse moyenne : 234,694 km/h)
- troisième tour : Johnny Servoz-Gavin en 1 min 27 s 2 (vitesse moyenne : 237,385 km/h)
- septième tour : Jackie Oliver en 1 min 26 s 5 (vitesse moyenne : 239,306 km/h)
Tours en tête
Bruce McLaren : 12 tours (1-6 / 8-12 / 14)
John Surtees : 1 tour (7)
Jackie Stewart : 7 tours (13 / 17-18 / 27 / 30 / 33 / 40)
Jo Siffert : 2 tours (15-16)
Denny Hulme : 46 tours (19-26 / 28-29 / 31-32 / 34-39 / 41-68)