Grand Prix automobile du Mexique 1968
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| Nombre de tours | 65 |
|---|---|
| Longueur du circuit | 5,000 km |
| Distance de course | 325,000 km |
| Météo | temps chaud et ensoleillé |
|---|---|
| Affluence | environ 100 000 spectateurs |
| Vainqueur |
Lotus-Ford Cosworth, 1 h 56 min 43 s 95 (vitesse moyenne : 167,049 km/h) |
|---|---|
| Pole position |
Lotus-Ford Cosworth, 1 min 45 s 22 (vitesse moyenne : 171,070 km/h) |
| Record du tour en course |
Lotus-Ford Cosworth, 1 min 44 s 23 (vitesse moyenne : 172,695 km/h) |
Le Grand Prix du Mexique 1968 (VII° Gran Premio de Mexico), disputé sur le circuit de Mexico le , est la cent-soixante-treizième épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la douzième et dernière manche du championnat 1968.
Le championnat du monde
La saison 1968 est la troisième disputée sous la réglementation trois litres pour les monoplaces à moteur atmosphérique, avec également possibilité d'utilisation de moteurs suralimentés, un coefficient deux étant alors appliqué pour la cylindrée (soit un maximum de 1 500 cm3 en cas d'utilisation d'un compresseur volumétrique ou d'un turbocompresseur). La réglementation s'appuie sur les points suivants[1] :
- pas de cylindrée minimale
- cylindrée maximale : 3 000 cm3 si moteur atmosphérique ou 1 500 cm3 si moteur suralimenté
- poids minimal : 500 kg (à sec)
- roues non carénées
- double circuit de freinage obligatoire
- arceau de sécurité obligatoire (le haut du cerceau devant dépasser le casque du pilote)
- démarreur de bord obligatoire
- carburant commercial obligatoire
- ravitaillement en huile interdit durant la course
- distance minimale d'un Grand Prix : 300 km (à l'exception du GP de Monaco)
- distance maximale d'un Grand Prix : 400 km
- distance minimale pour être classé : 90% de la distance parcourue par le vainqueur
D'autre part, la Commission Sportive Internationale (CSI) autorise désormais l'apparition de publicité extra-sportive sur les voitures de course, aussi des annonceurs autres que les habituels pétroliers ou manufacturiers pourront-ils figurer sur les carrosseries[2].
Avant la dernière manche, trois pilotes peuvent encore prétendre au titre mondial. Depuis ses deux victoires successives en Espagne et à Monaco, Graham Hill n'a plus gagné, sa Lotus l'ayant souvent trahi, mais le Britannique a néanmoins obtenu quelques places d'honneur qui lui permettent de figurer en tête du classement provisoire avec trois points d'avance sur Jackie Stewart et six sur Denny Hulme, sacré champion du monde l'année précédente. Comptant trois victoires (Pays-Bas, Allemagne et États-Unis), Stewart, malgré son retard aux points, conserve de bonnes chances de l'emporter, une victoire de sa Matra au Mexique lui assurant la couronne même si l'un de ses rivaux terminait second. Les chances de Hulme sont beaucoup plus minces, le champion 1967 devant impérativement, pour être sacré, imposer sa McLaren à Mexico et compter sur une contre-performance de ses deux adversaires directs.
Chances des prétendants au titre
- Stewart est champion du monde 1968 si :
- Il gagne, quels que soient les classements de Hill et Hulme.
- Il termine second et Hill ne fait pas mieux que quatrième, quel que soit le classement de Hulme.
- Il termine troisième, Hulme ne gagne pas et Hill ne fait pas mieux que sixième.
- Il termine quatrième, Hulme ne gagne pas et Hill ne termine pas dans les six premiers.
- Hulme est champion du monde 1968 si :
- Il gagne, Hill ne fait pas mieux que quatrième et Stewart n'est pas second.
- Dans tous les autres cas de figure, Hill remporte le titre.

Le circuit
Inauguré en 1959 à l'occasion des 500 Millas de la Ciudad de México, course de voitures de tourisme remportée par la Volvo de Pedro Rodríguez, l'autodrome Magdalena Mixhuca est un circuit permanent constitué d'une partie routière et d'un anneau de vitesse. Il est situé dans la banlieue sud-est de Mexico. Le tracé de cinq kilomètres, combinant le circuit routier et une partie de l'ovale, est le plus utilisé, notamment pour l'organisation du Grand Prix du Mexique dont la première édition eut lieu en 1962. L'altitude élevée (2 285 mètres) impose des réglages spécifiques, les moteurs perdant environ vingt pour cent de leur puissance par rapport à celle obtenue sur les circuits habituels. Le record officiel de la piste est détenu par Jim Clark, auteur sur sa Lotus d'un tour à 166,5 km/h de moyenne lors du Grand Prix de 1967[3].
Monoplaces en lice

Note : les puissances des moteur, basées sur les mesures des bancs d'essais, sont données à titre indicatif : en raison de l'altitude élevée, les puissances disponibles sur le circuit de Mexico sont inférieures à celles indiquées.
- Brabham BT26 "Usine"
Le pilote-constructeur Jack Brabham et son coéquipier Jochen Rindt pilotent leurs habituelles BT26 à moteur V8 Repco. Elles sont une nouvelle fois dotées d'un aileron fixe à l'avant et d'un aileron arrière réglable manuellement. Ce sont les seules monoplaces du plateau à châssis multitubulaire, la structure étant renforcée par des panneaux d'aluminium. Le V8 Repco, accouplé à une boîte cinq vitesses Hewland FG400, bénéficie d'une distribution à doubles arbres à cames en tête et développe 400 chevaux à 9000 tr/min. Pesant 520 kg à vide, les Brabham utilisent des pneus Goodyear[4].
- Lotus 49B "Usine"
Le Team Lotus a engagé trois 49B à moteur V8 Ford-Cosworth DFV pour Graham Hill, Jackie Oliver et le pilote local Moisés Solana. Jouant le titre mondial, Hill pourra disposer à sa guise des trois voitures durant les essais et tester différentes configurations aérodynamiques (avec ou sans aileron arrière, celui-ci pouvant être réglable ou fixe). Le châssis monocoque des Lotus ne comprend que la partie avant et l'habitacle de la voiture, le moteur, boulonné à l'arrière du cockpit, supportant le train arrière et la transmission. Le V8 DFV, avec distribution à doubles arbres à cames en tête et quatre soupapes par cylindre, développe 410 chevaux à 9500 tr/min. Les Lotus sont équipées d'une boîte Hewland FG400. Elles pèsent 500 kg à vide et sont chaussées de pneus Firestone[4].
- Lotus 49B privée
Le Rob Walker Racing Team aligne une Lotus 49B techniquement identique à celles engagées par l'usine. Pilote attitré de l'écurie privée, Joseph Siffert dispose cependant d'un aileron arrière plus petit que ceux pouvant être monté sur les Lotus officielles et d'une version un peu moins puissante (400 chevaux) du V8 Cosworth. Sa monoplace utilise des pneus Firestone[5].
- Cooper T86B "Usine"
Vic Elford et Lucien Bianchi seront au volant des deux T86B à moteur V12 BRM. Pesant 545 kg à vide, elles sont dotées d'une boîte cinq vitesses Hewland et sont chaussées de pneus Firestone. Dans sa version «client», le V12 BRM délivre 385 chevaux à 9500 tr/min[6].
- Honda RA301 "Usine"
Le constructeur japonais, qui envisage de mettre un terme à son activité en F1 après cette course[7], a amené ses deux RA301 à moteur V12 à doubles arbres à cames en tête et 48 soupapes. Disposant de 450 chevaux à 11000 tr/min, ce sont les monoplaces les plus puissantes du plateau. Elles pèsent 550 kg à vide et utilisent des pneus Firestone[8].
- Ferrari 312/68 "Usine"

Au sein de la Scuderia Ferrari, Derek Bell avait été initialement engagé au côté de Chris Amon pour suppléer Jacky Ickx, qui s'était cassé la jambe gauche en septembre, lors des essais du Grand Prix du Canada. Grâce à un programme de rééducation intensive et à la pose d'un renfort métallique, le pilote belge est cependant prêt à reprendre le volant, seulement six semaines après son accident, et a remplacé Bell sur la liste des pilotes inscrits[9]. Trois 312/68 ont été préparées, l'une servant de mulet. Leur moteur V12 à doubles arbres à cames en tête et 48 soupapes délivre 410 chevaux à 11000 tr/min[4]. Contrairement à la plupart des autres monoplaces, l'aileron (mobile) n'est pas au niveau du train arrière mais à l'avant du moteur. Les Ferrari pèsent 505 kg à vide et sont équipées de pneus Firestone[10].
- BRM P133 & P138 "Usine"
Seul pilote engagé par le constructeur de Bourne, Pedro Rodríguez aura le choix entre la nouvelle P138 et son habituelle P133. Simple évolution du modèle précédent, la P138 s'en distingue par sa boîte «cinq» conçue et réalisée en interne et sa coque affinée. Elle pèse 500 kg à vide, contre 520 à sa devancière, équipée d'une boîte Hewland. Les deux modèles, chaussés de pneus Goodyear, ont le même moteur V12 à doubles arbres à cames en tête et 24 soupapes, d'une puissance de 400 chevaux à 10000 tr/min[9].
- BRM P126 privée
Reg Parnell a amené sa BRM P126, modèle techniquement identique à la P133, pour son pilote Piers Courage. Celui-ci utilise des pneus Dunlop[11].
- McLaren M7A "Usine"
Accidentée à Watkins Glen, la voiture M7A de Denny Hulme a pu être reconstruite à temps pour l'épreuve mexicaine, aussi le mulet de l'équipe a-t-il pu être loué une nouvelle fois à Dan Gurney, qui dispose d'une voiture identique à celles de Hulme et de Bruce McLaren, avec toutefois un pare-brise plus haut en raison de la grande taille du pilote californien. Comme les Lotus, les M7/A ont adopté le concept du moteur porteur, le V8 Cosworth supportant la boîte Hewland DG300 et le train arrière. Les trois voitures sont dotées d'un aileron arrière fixe et de deux déflecteurs montés sur le capot avant, éléments qui peuvent être facilement démontés, la configuration aérodynamique optimale n'étant pas encore définie. Les McLaren pèsent 515 kg à vide et sont chaussées de pneus Goodyear[12].
- McLaren M5A privée
Le pilote privé Joakim Bonnier dispose de son habituelle M5A à moteur V12 BRM (380 chevaux) et boîte de vitesses Hewland à cinq rapports. Elle pèse 535 kg à vide et utilise des pneus Goodyear[13].
- Matra MS10 & MS11 "Usine"
Matra Sports a engagé deux MS11 à moteur V12 pour Jean-Pierre Beltoise et Henri Pescarolo. Ces monoplaces de 560 kg disposent de 380 chevaux à 10500 tr/min. La transmission est assurée par une boîte «cinq» Hewland. Ken Tyrrell, qui dirige l'équipe Matra International, a amené ses deux MS10 à moteur V8 Cosworth pour Jackie Stewart et Johnny Servoz-Gavin. L'inscription de ce dernier n'a cependant pas été officiellement enregistrée par les organisateurs, qui souhaitent limiter à vingt le nombre de participants, et le pilote français n'est pas sûr de pouvoir courir. Le châssis des MS10 est identique à celui des MS11, seule la partie mécanique étant différente. Elles pèsent 530 kg à vide. Les Matra utilisent des pneus Dunlop[14].
Coureurs inscrits
- La lettre T accolée au numéro désigne la voiture de réserve («Test car», en anglais).
Qualifications
Deux séances qualificatives de quatre heures chacune ont été prévues par les organisateurs, le vendredi et le samedi après-midi précédant la course[16].
Première séance qualificative - vendredi 1er novembre

Il fait chaud et la piste est parfaitement sèche lorsque commence la première session officielle, le vendredi à treize heures. L'équipe Matra International a organisé des essais libres sur l'autodrome mexicain en début de semaine et c'est avec une monoplace déjà parfaitement au point que Jackie Stewart prend la piste[9]. Pendant que dans la plupart des équipes on s'affaire pour adapter les réglages de carburation et les rapports de boîte aux spécificités du circuit mexican, il sera le plus assidu en piste, testant sur les deux montures à sa disposition les nouveaux pneus mis au point par Dunlop. Il ne tarde pas à battre les records de l'année précédente : après seulement une heure d'essais, il a bouclé un tour à 168,3 km/h de moyenne, battant de plus d'une demi-seconde le temps ayant valu la pole position à Jim Clark en 1967. Graham Hill, son principal adversaire au championnat, va quant à lui essayer les trois voitures du Team Lotus, dont une sans appendice aérodynamique qu'il délaissera finalement, le temps perdu dans les parties sinueuses n'etant pas compensé par le gain en vitesse de pointe. Une fois la bonne configuration établie, Hill se lance dans une série de tours rapides sur une monoplace équipée d'un aileron arrière mobile. Il devance bientôt Stewart et bouclera son meilleur tour à 169,8 km/h. Stewart tente de répliquer mais échouera à sept dixièmes de seconde. Tous deux seront cependant battus en fin de séance par Joseph Siffert qui, une fois les problèmes de freinage réglés sur la Lotus de Rob Walker, bat Hill d'une demi-seconde, atteignant 170,6 km/h de moyenne. Longtemps handicapé par des problèmes de carburation sur sa Honda, John Surtees a finalement réalisé le quatrième temps de la journée après avoir fait monter un nouveau moteur, à plus d'une seconde et demie toutefois de Siffert. Sur la Lotus sans aileron, le pilote local Moisés Solana est crédité du sixième chrono, juste derrière Chris Amon et sa Ferrari, mais beaucoup d'observateurs s'accordent à dire que cette performance a été réalisée par son coéquipier Hill, à qui les officiels ont attribué un temps plus lent d'une seconde que celui du Mexicain[7] ! Troisième prétendant au titre mondial, Denny Hulme n'a obtenu que le neuvième temps, à trois secondes de ses deux rivaux, le pilote néo-zélandais ayant manqué la fin de la séance à cause d'un problème d'embrayage sur sa McLaren. Vic Elford, qui effectuait pour Porsche les reconnaissances du Tour de Corse, ne pouvant être présentavant le samedi, sa Cooper a été confiée à Johnny Servoz-Gavin, pilote de réserve de l'équipe Matra International, qui a ainsi «appris» le circuit à son volant avant de pouvoir utiliser la voiture non retenue par Stewart le lendemain[9]. Joakim Bonnier a cassé le V12 BRM de sa McLaren et ne dispose pas de moteur de rechange. Après avoir tenté sans succès d'utiliser un moteur de réserve de l'écurie Cooper (identique au sien), le Suédois a finalement obtenu le volant du mulet de l'équipe Honda pour les essais du samedi et pour la course.
| Pos. | Pilote | Écurie | Temps | Écart |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Lotus-Ford | 1 min 45 s 52 | ||
| 2 | Lotus-Ford | 1 min 46 s 01 | + 0 s 49 | |
| 3 | Matra-Ford | 1 min 46 s 69 | + 1 s 17 | |
| 4 | Honda | 1 min 47 s 26 | + 1 s 74 | |
| 5 | Ferrari | 1 min 47 s 52 | + 2 s 00 | |
| 6 | Lotus-Ford | 1 min 47 s 67[Note 11] | + 2 s 15 | |
| 7 | McLaren-Ford | 1 min 48 s 28 | + 2 s 76 | |
| 8 | Lotus-Ford | 1 min 48 s 44 | + 2 s 92 | |
| 9 | McLaren-Ford | 1 min 48 s 96 | + 3 s 44 | |
| 10 | Brabham-Repco | 1 min 49 s 16 | + 3 s 64 | |
| 11 | Ferrari | 1 min 49 s 56 | + 4 s 04 | |
| 12 | BRM | 1 min 49 s 74 | + 4 s 22 | |
| 13 | Brabham-Repco | 1 min 50 s 30 | + 4 s 78 | |
| 14 | McLaren-Ford | 1 min 50 s 75 | + 5 s 23 | |
| 15 | Matra | 1 min 51 s 21 | + 5 s 69 | |
| 16 | BRM | 1 min 51 s 36 | + 5 s 84 | |
| 17 | Cooper-BRM | 1 min 51 s 51 | + 5 s 99 | |
| 18 | McLaren-BRM | 1 min 52 s 30 | + 6 s 78 | |
| 19 | Cooper-BRM | 1 min 52 s 40 | + 6 s 88 |
Deuxième séance qualificative - samedi 2 novembre

Il fait encore plus chaude que la veille le samedi, la température de la piste frôlant les cinquante degrés centigrades[9]. Arrivé durant la nuit, Elford reprend la Cooper utilisée la veille par Servoz-Gavin, celui-ci héritant de la plus ancienne des deux Matra-Ford, Stewart ayant choisi le modèle le plus récent. Le pilote français n'est cependant pas assuré de pouvoir prendre part à l'épreuve, les organisateurs ne souhaitant pas plus de vingt voitures en course. Hill commence par tourner avec la Lotus démunie d'aileron, tandis que Stewart teste différents types de pneus avant de se lancer à la chasse aux chronos. Henri Pescarolo, qui n'a pas tourné le vendredi, découvre la piste sur l'une des deux Matra V12 ; alors qu'il commençait à améliorer sensiblement ses temps, il sort de la piste et doit mettre fin à sa séance, sa voiture étant néanmoins réparable pour la course. Amon sera le premier à effectuer une performance de premier plan, s'approchant à un dixième de seconde du temps réalisé par Siffert le vendredi. Hill tourne maintenant avec la Lotus à aileron réglable, mais ne parvient pas à égaler ses temps de la veille. Stewart commence une série de tours rapides lorsqu'une rupture de cardan survient dans la ligne droite, à environ 250 km/h, provoquant une crevaison à l'arrière gauche et endommageant l'aileron ; l'Écossais parvient cependant à immobiliser sa Matra sans autre dommage. Il reprend alors la voiture de Servoz-Gavin, avec laquelle il va se montrer plus rapide que le vendredi. Il reprendra pourtant l'autre, rapidement remise en état, qu'il juge plus fiable. C'est une nouvelle fois Siffert qui aura le dernier mot, tournant trois dixièmes de secondes plus vite que le vendredi, dépassant les 171 km/h de moyenne. Il partira en pole position, partageant la première ligne avec Amon. Grâce à la performance réalisée lors de la première séance, Hill s'élancera à l'intérieur de la deuxième ligne, au côté de Hulme qui, avec une monoplace enfin au point, a finalement battu Stewart. Ce dernier ne pourra cependant pas bénéficier de son temps du samedi s'il ne choisit pas de s'aligner sur la voiture utilisée alors ; dans ce cas, seul son chrono du vendredi serait retenu, le faisant rétrograder de la troisième à la quatrième ligne de la grille de départ. La convalescence de Jacky Ickx a été brève, mais le pilote belge n'a pas encore vraiment récupéré tous ses moyens, sa jambe le faisant encore souffrir. Aussi la deuxième Ferrari ne figure-t-elle qu'au quinzième rang au terme des deux journées d'essais.
| Pos. | Pilote | Écurie | Temps | Écart |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Lotus-Ford | 1 min 45 s 22 | ||
| 2 | Ferrari | 1 min 45 s 62 | + 0 s 40 | |
| 3 | McLaren-Ford | 1 min 46 s 04 | + 0 s 82 | |
| 4 | Matra-Ford | 1 min 46 s 14 | + 0 s 92 | |
| 5 | Lotus-Ford | 1 min 46 s 15 | + 0 s 93 | |
| 6 | McLaren-Ford | 1 min 46 s 29 | + 1 s 07 | |
| 7 | Honda | 1 min 46 s 49 | + 1 s 27 | |
| 8 | Brabham-Repco | 1 min 46 s 80 | + 1 s 58 | |
| 9 | McLaren-Ford | 1 min 47 s 00 | + 1 s 78 | |
| 10 | Brabham-Repco | 1 min 47 s 07 | + 1 s 85 | |
| 11 | BRM | 1 min 47 s 80 | + 2 s 58 | |
| 12 | Matra | 1 min 48 s 38 | + 3 s 16 | |
| 13 | Ferrari | 1 min 49 s 24 | + 4 s 02 | |
| 14 | Matra-Ford | 1 min 49 s 27[Note 12] | + 4 s 05 | |
| 15 | Cooper-BRM | 1 min 49 s 48 | + 4 s 26 | |
| 16 | Lotus-Ford | 1 min 49 s 50 | + 4 s 28 | |
| 17 | Honda | 1 min 49 s 96 | + 4 s 74 | |
| 18 | BRM | 1 min 50 s 28 | + 5 s 06 | |
| 19 | Matra | 1 min 50 s 43 | + 5 s 21 | |
| 20 | Cooper-BRM | 1 min 50 s 57 | + 5 s 35 | |
| 21 | Lotus-Ford | 1 min 50 s 97 | + 5 s 75 |
Tableau final des qualifications
| Pos. | Pilote | Écurie | Temps | Écart | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Lotus-Ford | 1 min 45 s 22 | temps réalisé le samedi | ||
| 2 | Ferrari | 1 min 45 s 62 | + 0 s 40 | temps réalisé le samedi | |
| 3 | Lotus-Ford | 1 min 46 s 01 | + 0 s 79 | temps réalisé le vendredi | |
| 4 | McLaren-Ford | 1 min 46 s 04 | + 0 s 82 | temps réalisé le samedi | |
| 5 | Matra-Ford | 1 min 46 s 14[Note 13] | + 0 s 92 | temps réalisé le samedi | |
| 6 | McLaren-Ford | 1 min 46 s 29 | + 1 s 07 | temps réalisé le samedi | |
| 7 | Honda | 1 min 46 s 49 | + 1 s 27 | temps réalisé le samedi | |
| 8 | Brabham-Repco | 1 min 46 s 80 | + 1 s 58 | temps réalisé le samedi | |
| 9 | McLaren-Ford | 1 min 47 s 00 | + 1 s 78 | temps réalisé le samedi | |
| 10 | Brabham-Repco | 1 min 47 s 07 | + 1 s 85 | temps réalisé le samedi | |
| 11 | Lotus-Ford | 1 min 47 s 67 | + 2 s 45 | temps réalisé le vendredi | |
| 12 | BRM | 1 min 47 s 80 | + 2 s 58 | temps réalisé le samedi | |
| 13 | Matra | 1 min 48 s 38 | + 3 s 16 | temps réalisé le samedi | |
| 14 | Lotus-Ford | 1 min 48 s 44 | + 3 s 22 | temps réalisé le vendredi | |
| 15 | Ferrari | 1 min 49 s 24 | + 4 s 02 | temps réalisé le samedi | |
| 16 | Matra-Ford | 1 min 49 s 27 | + 4 s 05 | temps réalisé le samedi | |
| 17 | Cooper-BRM | 1 min 49 s 48 | + 4 s 26 | temps réalisé le samedi | |
| 18 | Honda | 1 min 49 s 96 | + 4 s 74 | temps réalisé le samedi | |
| 19 | BRM | 1 min 50 s 28 | + 5 s 06 | temps réalisé le samedi | |
| 20 | Matra | 1 min 50 s 43 | + 5 s 21 | temps réalisé le samedi | |
| 21 | Cooper-BRM | 1 min 50 s 57 | + 5 s 35 | temps réalisé le samedi |
Grille de départ
| 1re ligne | Pos. 2 | Pos. 1 | ||
|---|---|---|---|---|
Amon Ferrari 1 min 45 s 62 |
Siffert Lotus 1 min 45 s 22 | |||
| 2e ligne | Pos. 4 | Pos. 3 | ||
Hulme McLaren 1 min 46 s 04 |
G. Hill Lotus 1 min 46 s 01 |
|||
| 3e ligne | Pos. 6 | Pos. 5 | ||
Surtees Honda 1 min 46 s 49 |
Gurney McLaren 1 min 46 s 29 | |||
| 4e ligne | Pos. 8 | Pos. 7 | ||
Brabham Brabham 1 min 46 s 80 |
Stewart Matra 1 min 46 s 69 |
|||
| 5e ligne | Pos. 10 | Pos. 9 | ||
Rindt Brabham 1 min 47 s 07 |
McLaren McLaren 1 min 47 s 00 | |||
| 6e ligne | Pos. 12 | Pos. 11 | ||
Rodríguez BRM 1 min 47 s 80 |
Solana Lotus 1 min 47 s 67 |
|||
| 7e ligne | Pos. 14 | Pos. 13 | ||
Oliver Lotus 1 min 48 s 44 |
Beltoise Matra 1 min 48 s 38 | |||
| 8e ligne | Pos. 16 | Pos. 15 | ||
Servoz-Gavin Matra 1 min 49 s 27 |
Ickx Ferrari 1 min 49 s 24 |
|||
| 9e ligne | Pos. 18 | Pos. 17 | ||
Bonnier Honda 1 min 49 s 96 |
Elford Cooper 1 min 49 s 48 | |||
| 10e ligne | Pos. 20 | Pos. 19 | ||
Pescarolo Matra 1 min 50 s 43 |
Courage BRM 1 min 50 s 28 |
|||
| 11e ligne | Pos. 21 | |||
Bianchi Cooper 1 min 50 s 57 |
Déroulement de la course

Le temps est ensoleillé et il fait très chaud le dimanche après-midi. Après de nombreuses discussions entre son équipe et les organisateurs, Johnny Servoz-Gavin est finalement autorisé à participer à la course. Ce sont donc vingt-et-une voitures qui prennent la piste, à quatorze heures trente, devant une foule estimée à cent mille spectateurs[9],[18]. Alors que Joseph Siffert, en pole position sur sa Lotus, manque totalement son départ, Chris Amon prend tout d'abord l'avantage mais le moteur de sa Ferrari semble manquer de puissance et avant le premier virage le pilote néo-zélandais se fait déborder par la Lotus de Graham Hill et la Honda de John Surtees. Surtees surprend Hill au freinage suivant, le devance dans les esses mais son moteur ne délivre pas toute sa puissance et, dans la ligne droite opposée aux stands, il ne peut résister à son adversaire qui achève le premier tour en tête avec une seconde d'avance sur la Honda, la monoplace japonaise étant talonnée par la Matra de Jackie Stewart qui a également dépassé Amon. La McLaren de Denny Hulme mène le reste du peloton au sein duquel Siffert a déjà regagné quelques places. Stewart s'empare facilement de la deuxième place au cours du second tour et revient dans le sillage de Hill, alors que Hulme a pris le meilleur sur Amon et se rapproche de Surtees. Le rythme imprimé par les leaders est très rapide et au quatrième tour Stewart le record officiel de la piste tombe, Stewart ayant tourné à 166,7 km/h de moyenne. L'Écossais est revenu dans les roues de la Lotus de Hill qu'il dépasse au freinage en bout de ligne droite, prenant la tête de l'épreuve. Surtees a perdu du terrain et va se faire déborder coup sur coup par Hulme et Siffert, auteur d'une belle remontée. La Brabham de Jochen Rindt est déjà hors-course, tout comme la Ferrari de Jacky Ickx, les deux monoplaces étant tombées en panne d'allumage. Siffert ne tarde pas à s'emparer de la troisième place et à distancer rapidement Hulme et Surtees. Ces deux derniers sont maintenant sous la menace directe du pilote-constructeur Jack Brabham et de Dan Gurney (sur McLaren), qui avaient tous deux facilement doublé Amon. Hill, qui se maintenait aisément dans le sillage de Stewart, passe à l'offensive au cours du neuvième tour, à l'entrée des esses, et retrouve le commandement de la course, prenant d'emblée quelques longueurs d'avance sur la Matra. À la fin du dixième tour, une seconde et demie sépare les deux premiers. Désormais le plus rapide en piste, Siffert remonte progressivement sur eux. Quatrième, Hulme accuse déjà près de treize secondes de retard. Gurney et Brabham, qui roulent de concert, sont en passe de le rejoindre. Surtees a perdu de nombreuses places, son moteur chauffant exagérément. Le bris d'un amortisseur va provoquer la sortie de route de Hulme dans la courbe Peraltada, précédant les stands. Sa monoplace, brutalement déséquilibrée, est projetée contre le rail de sécurité contre lequel elle rebondit, effectuant une série de tête-à-queue avant de s'embraser. Son pilote parvient à en sortir indemne[19]. C'est également un bris de suspension arrière qui entraîne l'abandon de la Matra de Jean-Pierre Beltoise, presque au même moment. Peu après, Surtees regagne son stand où l'on découvre que la pompe à eau est hors d'usage. Il repart pour quelques tours avant de renoncer définitivement. Siffert se retrouve bientôt dans les roues de Stewart. Au cours du dix-septième tour, il le passe au freinage de l'épingle et prend la deuxième place. Il n'est alors plus qu'à une seconde de Hill.

L'écart entre les deux premiers reste stable jusqu'au vingtième tour, Stewart, troisième, étant une seconde derrière Siffert. Respectivement quatrième et cinquième, Gurney et Brabham sont à plus de vingt-cinq secondes de la Lotus de tête. Dix secondes plus loin, c'est maintenant Bruce McLaren qui occupe la sixième position, juste devant la Matra de Johnny Servoz-Gavin, tous deux ayant effectué une belle remontée. Amon a abandonné, différentiel hors d'usage. Au vingt-deuxième tour, Hill (à qui une deuxième place devant Stewart suffit pour lui assurer le titre mondial) cède le passage à Siffert. Celui-ci améliore à deux reprises son propre record, qu'il porte à 169,7 km/h, prenant une seconde et demie d'avance sur Hill et trois sur Stewart. Mais à la fin du vingt-cinquième au tour, c'est Hill qui passe en tête avec une centaine d'avance sur Stewart. Siffert arrive une douzaine de secondes plus tard et rentre au stand, commande d'accélérateur défectueuse. Il perd plus de deux tours avant de pouvoir repartir, en dernière position. Hill maintient un écart d'une à deux secondes sur Stewart et semble contrôler la course. Gurney est à plus d'une demi-minute, distançant peu à peu Brabham qui a commence à avoir des problèmes de boîte de vitesses et dont McLaren se rapproche peu à peu. Servoz-Gavin est un peu plus loin, précédant la Lotus de Jackie Oliver. Bien qu'ayant perdu toute chance de bien figurer, Siffert tourne sur le même rythme que les premiers et donne le maximum pour réduire son retard. Suspension arrière défaillante, Gurney abandonne alors, cédant sa troisième place à Brabham. À mi-course, Hill conserve une seconde et demie d'avance sur Stewart. Privé de sa première vitesse, Brabham est à plus de quarante secondes et McLaren se rapproche peu à peu de lui. Servoz-Gavin accuse plus d'une minute de retard ; Oliver, sixième, est quinze secondes plus loin. Stewart reste menaçant pour Hill jusqu'au trente-huitième tour, son moteur ne donnant plus toute sa puissance à cause d'un dysfonctionnement de la pompe d'alimentation. Il perd rapidement du terrain sur la Lotus. McLaren a alors rejoint Brabham, qui a de plus en plus de mal à sélectionner ses vitesses. Pour Stewart, la bataille est perdue : au quarantième tour, son retard sur Hill s'élève déjà à vingt secondes ! McLaren, qui vient de dépasser Brabham, s'est rapproché à vingt-cinq secondes de la Matra, qui perd énormément de terrain dans les lignes droites. Servoz-Gavin, cinquième, n'est qu'à une quinzaine de secondes de Brabham mais ne semble pas en mesure de s'en rapprocher tandis qu'Oliver, sixième, est sur le point d'être doublé par son coéquipier qui a maintenant la course en mains. Alignant les tours rapides, Siffert n'est plus dernier : il a repris plus d'une minute à Henri Pescarolo (Matra) et s'est facilement emparé de la dixième place. À ce rythme, il peut espérer rattraper la Cooper de Vic Elford, qui compte alors cinquante secondes d'avance sur lui. Stewart continue à perdre régulièrement du terrain si bien qu'au cinquantième tour, s'il occupe encore la deuxième place (avec près d'une minute et vingt secondes de retard sur Hill), McLaren et Brabham (qui a retrouvé un usage normal de sa boîte !) l'ont presque rejoint. Au passage suivant, tous deux l'ont doublé. Quelques tours encore et le pilote écossais est contraint de laisser passer son coéquipier Servoz-Gavin. Il voit maintenant se rapprocher la Lotus d'Oliver, ce dernier étant menacé par la BRM de Pedro Rodríguez, auteur d'une course très régulière. Ne pouvant plus être inquiété, Hill a levé le pied, alors que Siffert continue à attaquer au maximum : il vient d'améliorer une nouvelle fois le record de la piste, à 172,7 km/h de moyenne, après avoir doublé Elford ; il vise maintenant la huitième place, pour l'instant détenue par la Honda de Joakim Bonnier. Alors que moins de dix tours restent à accomplir, Servoz-Gavin renonce, moteur serré. Brabham a dû ralentir, la pression d'huile de son V8 ayant chuté. Bien que ménageant au mieux sa mécanique, il abandonne peu après, pression à zéro. Derrière Hill, inaccessible, McLaren n'a plus qu'assurer sa deuxième position. La bataille fait maintenant rage pour la troisième place, Rodríguez étant revenu dans les roues d'Oliver. Tous deux comptent un tour de retard sur Hill mais ce dernier a baissé la cadence et ils le rejoignent, à deux tours de l'arrivée, Rodríguez venant alors de prendre l'avantage sur son adversaire. Sur sa lancée, le Mexicain déborde Hill mais aborde la courbe suivante en perdition et effectue une terrible embardée, manquant percuter les deux Lotus. Hill et Oliver l'évitent de peu, Rodríguez retombant alors en quatrième position[11]. Il tentera de nouvelles attaques sur la deuxième Lotus, mais Oliver parviendra à défendre sa place jusqu'à l'arrivée. Hill, qui avait sagement laissé passer les deux rivaux, remporte une superbe victoire, qui lui vaut un deuxième titre mondial. McLaren termine deuxième, devant Oliver et Rodríguez. Auteur d'une fin de course époustouflante, Siffert décroche la sixième place, mais n'a toutefois pas réussi à rejoindre Bonnier. Terminant au ralenti, Stewart obtient une décevante septième place. Il dira après l'arrivée : « Il ne pouvait y avoir qu'un vainqueur. C'est Graham qui a gagné et je lui tire mon chapeau. Mais j'ai tout de même un regret : celui de n'avoir pu me battre jusqu'au bout[20]. »
Classements intermédiaires
Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, troisième, cinquième, huitième, dixième, quinzième, vingtième, vingt-quatrième, vingt-septième, trentième, quarantième, cinquantième, cinquante-cinquième et soixantième tours[7],[21].
Après 1 tour
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Après 3 tours
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Après 5 tours
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Après 8 tours
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Après 10 tours
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Après 15 tours
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Après 20 tours
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Après 24 tours
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Après 27 tours
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Après 30 tours
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Après 40 tours
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Après 50 tours
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Après 55 tours
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Après 60 tours
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Classement de la course

| Pos | N° | Pilote | Écurie | Tours | Temps/Abandon | Grille | Points |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 10 | Lotus-Ford | 65 | 1 h 56 min 43 s 95 | 3 | 9 | |
| 2 | 2 | McLaren-Ford | 65 | 1 h 58 min 03 s 27 (+ 1 min 19 s 32) | 9 | 6 | |
| 3 | 11 | Lotus-Ford | 65 | 1 h 58 min 24 s 60 (+ 1 min 40 s 65) | 14 | 4 | |
| 4 | 8 | BRM | 65 | 1 h 58 min 25 s 04 (+ 1 min 41 s 09) | 12 | 3 | |
| 5 | 17 | Honda | 64 | 1 h 57 min 44 s 95 (+ 1 tour) | 18 | 2 | |
| 6 | 16 | Lotus-Ford | 64 | 1 h 57 min 56 s 26 (+ 1 tour) | 1 | 1 | |
| 7 | 15 | Matra-Ford | 64 | 1 h 58 min 10 s 63 (+ 1 tour) | 7 | ||
| 8 | 18 | Cooper-BRM | 63 | 1 h 57 min 56 s 06 (+ 2 tours) | 17 | ||
| 9 | 9 | Matra | 62 | 1 h 58 min 38 s 50 (+ 3 tours) | 20 | ||
| 10 | 3 | Brabham-Repco | 59 | Pression d'huile | 8 | ||
| Abd. | 23 | Matra-Ford | 57 | Moteur | 16 | ||
| Abd. | 14 | McLaren-Ford | 28 | Suspension | 5 | ||
| Abd. | 22 | BRM | 25 | Moteur | 19 | ||
| Abd. | 19 | Cooper-BRM | 21 | Moteur | 21 | ||
| Abd. | 5 | Honda | 17 | Surchauffe moteur | 6 | ||
| Abd. | 6 | Ferrari | 16 | Différentiel | 2 | ||
| Abd. | 12 | Lotus-Ford | 14 | Aileron cassé | 11 | ||
| Abd. | 1 | McLaren-Ford | 10 | Suspension | 4 | ||
| Abd. | 21 | Matra | 10 | Suspension | 13 | ||
| Abd. | 7 | Ferrari | 3 | Allumage | 15 | ||
| Abd. | 4 | Brabham-Repco | 2 | Allumage | 10 |
Légende :
- Abd.=Abandon
Pole position et record du tour
- Pole position :
Joseph Siffert (Lotus) en 1 min 45 s 22 (vitesse moyenne : 171,070 km/h). Temps réalisé lors de la séance d'essais du samedi [17]. - Meilleur tour en course :
Joseph Siffert (Lotus) en 1 min 44 s 23 (vitesse moyenne : 172,695 km/h) au cinquante-deuxième tour.
Évolution du meilleur tour en course
Le meilleur tour fut amélioré dix-sept fois au cours de l'épreuve[7].
- deuxième tour : Graham Hill en 1 min 49 s 36 (vitesse moyenne : 164,594 km/h)
- deuxième tour : Jackie Stewart en 1 min 48 s 75 (vitesse moyenne : 165,517 km/h)
- troisième tour : Graham Hill en 1 min 48 s 49 (vitesse moyenne : 165,914 km/h)
- quatrième tour : Jackie Stewart en 1 min 47 s 98 (vitesse moyenne : 166,698 km/h)
- septième tour : Graham Hill en 1 min 47 s 93 (vitesse moyenne : 166,775 km/h)
- septième tour : Joseph Siffert en 1 min 47 s 69 (vitesse moyenne : 167,146 km/h)
- huitième tour : Joseph Siffert en 1 min 46 s 71 (vitesse moyenne : 168,681 km/h)
- vingt-troisième tour : Joseph Siffert en 1 min 46 s 36 (vitesse moyenne : 169,237 km/h)
- vingt-quatrième tour : Joseph Siffert en 1 min 46 s 07 (vitesse moyenne : 169,699 km/h)
- vingt-cinquième tour : Graham Hill en 1 min 46 s 04 (vitesse moyenne : 169,747 km/h) - temps égalé par Jackie Stewart au vingt-neuvième tour
- trente-et-unième tour : Graham Hill en 1 min 45 s 96 (vitesse moyenne : 169,875 km/h)
- trente-deuxième tour : Graham Hill en 1 min 45 s 90 (vitesse moyenne : 169,972 km/h)
- trente-troisième tour : Jackie Stewart en 1 min 45 s 89 (vitesse moyenne : 169,988 km/h)
- trente-quatrième tour : Graham Hill en 1 min 45 s 54 (vitesse moyenne : 170,551 km/h)
- trente-deuxième tour : Joseph Siffert en 1 min 45 s 14 (vitesse moyenne : 171,200 km/h)[Note 14]
- quarante-huitième tour : Joseph Siffert en 1 min 44 s 62 (vitesse moyenne : 172,051 km/h)
- cinquante-deuxième tour : Joseph Siffert en 1 min 44 s 23 (vitesse moyenne : 172,695 km/h)
Tours en tête
Graham Hill : 58 tours (1-4 / 9-21 / 25-60)
Jackie Stewart : 4 tours (5-8)
Joseph Siffert : 3 tours (22-24)
