Guerre de Smolensk
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| Date | 1632–1634 |
|---|---|
| Lieu | Europe de l'Est |
| Issue | traité de Polanów |
| • Ladislas IV Vasa • Christophe Radziwiłł • Aleksander Gosiewski (en) •Marcin Kazanowski |
• Mikhaïl Chéine (en) |
Guerre de Smolensk
Batailles
La guerre de Smolensk est un conflit qui oppose, de 1632 à 1634, la république des Deux Nations à la Russie.
Les hostilités commencent en lorsque les forces du tsar essayent de reprendre la ville de Smolensk, ancienne possession russe. La faiblesse des engagements militaires n'aboutit qu'à un résultat mitigé pour les deux parties, mais à la suite de la reddition de son armée en , la Russie accepte de signer le traité de Polanów et cède à la Pologne-Lituanie le contrôle de la région de Smolensk.
Le décède Sigismond III Vasa, roi de Pologne et grand-duc de Lituanie. Bien que la noblesse de Pologne-Lituanie élise rapidement Ladislas IV Vasa pour succéder à son père, les voisins de la République, s'attendent à des retards dans le processus électoral. Le roi de Suède, Gustave II Adolphe, envoie des émissaires en Russie et dans l'Empire ottoman pour proposer une alliance contre la république des Deux Nations.
Celle-ci n'est pas prête à la guerre. Son armée totalise à peine 3 000 hommes ; la garnison de Smolensk compte 500 hommes et les autres garnisons sur les frontières n'ont ni soldats réguliers ni mercenaires, mais seulement 100 à 200 volontaires. Au printemps de 1632, conscient que la Russie se prépare à la guerre, le Sejm (parlement de Pologne-Lituanie) recrute en urgence 4 500 hommes supplémentaires. À la fin du premier semestre, le voïvode de Smolensk, Samuel Drucki-Sokolinski (pl), a à sa disposition 500 bénévoles et 2 500 Cosaques et soldats réguliers. En mai, le Sejm accepte d'augmenter encore le contingent. Mais le grand-hetman, Lew Sapieha, jugeant que les forces armées sont suffisantes et la guerre improbable, s'y oppose. L'hetman de Lituanie, Christophe Radziwiłł recrute néanmoins 2 000 hommes supplémentaires.
Estimant la Pologne-Lituanie affaiblie par la mort de son souverain, la Russie, qui se remet peu à peu du Temps des troubles, attaque unilatéralement la République, sans attendre les Suédois et les Ottomans. Elle espère ainsi reprendre le contrôle de la région de Smolensk, cédée en 1618 à la République en acceptant le traité de Déoulino, qui a mis fin à la dernière guerre russo-polonaise. Depuis, Smolensk est la capitale de la voïvodie de Smolensk, mais elle a souvent été contestée, et a changé plusieurs fois de mains au cours des XVe, XVIe et XVIIe siècles (au cours des guerres russo-lituaniennes). Le patriarche Fédor Romanov, père du tsar Michel Ier, représente le camp anti-polonais à la cour, et est un grand partisan de la guerre. Inspiré par le Zemski sobor (parlement de Russie), il appelle à la vengeance et la récupération des terres perdues.
Début des hostilités
L'armée russe qui traverse la frontière lituanienne au début d' est placée sous le commandement de Mikhaïl Chéine (en), qui a déjà précédemment défendu Smolensk pendant le siège de 1609 à 1611 (en). Plusieurs villes et châteaux tombent au fur et à mesure de l'avance russe, et le commence le siège de Smolensk (en).
L'estimation des forces russes varient alors entre 25 000, 30 000 et 34 500 hommes, accompagnés de 160 pièces d'artillerie[1]. L'armée de Chéine a été considérablement modernisée. Insatisfait de leurs formations d'infanterie traditionnelles (streltsy) équipées de mousquets, les Russes ont demandé à des officiers étrangers de mettre à jour l'équipement et la formation de leurs troupes sur le modèle des troupes d'Europe occidentale, régulièrement composées de dragons, et de reîtres. Huit régiments, totalisant 14 000 à 17 000 hommes, composent l'armée de Chéine.
