Guerre folle

From Wikipedia, the free encyclopedia

Date 1485-1488
Lieu France
Issue Victoire royale
Guerre folle
Description de cette image, également commentée ci-après
Le royaume de France, les duchés et domaines seigneuriaux en 1477, peu de temps avant la Guerre folle.
Informations générales
Date 1485-1488
Lieu France
Issue Victoire royale
Belligérants
Royaume de France Duché de Lorraine
Duché de Bretagne
Saint Empire
Royaume d'Angleterre
Royaume de Castille et de Léon
Commandants
Charles VIII de France
Anne de Beaujeu
Louis II de la Trémoille
René II de Lorraine
François II de Bretagne
Maximilien Ier du Saint-Empire
Louis d'Orléans
Charles d'Angoulême
Odet d’Aydie
Jean IV de Chalon-Arlay
Alain d'Albret
Jean IV de Rieux

Guerres franco-bretonne

Batailles


La Guerre folle est un conflit qui, de 1485 à 1488, oppose une coalition de grands seigneurs féodaux à Anne de France, fille de Louis XI, dite Anne de Beaujeu, régente du royaume de France au nom de son frère Charles VIII. Menée parallèlement à la guerre de Bretagne, elle se termine par le traité du Verger () qui prépare l'union de la Bretagne à la France.

La Guerre folle s’inscrit dans une longue succession de conflits qui opposent les rois de France aux princes féodaux dans la deuxième moitié du XVe siècle : Praguerie (1440), ligue du Bien public (1465), etc.

Parmi les rebelles, on compte les ducs René II de Lorraine, François II de Bretagne, Louis II d'Orléans, premier prince du sang (futur Louis XII), suivis par Jean IV de Chalon-Arlay, prince d'Orange, le comte Alain d'Albret, Charles d'Orléans-Angoulême, prince du sang[1], Odet d’Aydie, comte de Comminges et gouverneur de Guyenne, ainsi que Philippe de Commynes.

Ils reçoivent le soutien de plusieurs monarques : Henri VII, roi d'Angleterre, Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, Maximilien d'Autriche, régent de l'État bourguignon.

L’expression « guerre folle » est due à Paolo Emilio, auteur de l'Histoire des faicts, gestes et conquestes des roys de France (1581[2]).

Contexte

Les grands féodaux du royaume

Le XVe siècle est marqué par l'accroissement du pouvoir royal issu de la guerre de Cent Ans, mais aussi par l'existence dans le royaume de pouvoirs féodaux importants : la puissante maison de Valois-Bourgogne (branche cadette des Valois) dirigeant le duché éponyme ; la maison de Bourbon (branche capétienne la plus proche des Valois), possessionnée dans le centre du royaume (Bourbonnais, etc.) ; la maison d'Albret, détenant plusieurs fiefs dans le pays d'Albret (Nérac), ainsi que le comté de Foix, le Béarn (Pau), aussi à la tête du royaume de Navarre indépendant ; enfin, les ducs de Bretagne modernisant et renforçant leur État (la reconstruction du château de Nantes à partir de 1466 est considérée comme une provocation par Louis XI).

Le domaine royal, plus important que chacun de ces États féodaux, est particulièrement étendu dans la moitié nord (Picardie, Normandie, Champagne, Anjou, Maine, Poitou, Berry), mais aussi présent au sud (Guyenne, réintégrée seulement depuis 1453, Languedoc). Malgré cela, les féodaux gardent une capacité de nuisance envers le pouvoir royal.

Louis XI et l'État bourguignon

L'État bourguignon[3] est créé à partir de 1363 par les ducs de Bourgogne de la maison de Valois, issus de Philippe le Hardi, fils de Jean le Bon (ils sont donc cousins des rois de France). Les ducs de Bourgogne sont les plus puissants princes féodaux du royaume, même si un certain nombre de leurs possessions (Brabant, Hainaut, Hollande...) se trouvent dans l'Empire. Si le traité de Péronne en 1468 consacre un ascendant du duc Charles le Téméraire sur Louis XI, la mort du souverain de Bourgogne entraîne une guerre de Succession. Cette guerre entraîne l'implication de la maison de Habsbourg par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d'Autriche, fils de l'empereur Frédéric III, en . Après la mort de Marie de Bourgogne en , Maximilien, devenu régent au nom de son fils, le duc Philippe le Beau, est contraint de signer le traité d'Arras sous la pression des villes flamandes en décembre.

Déroulement

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI