Beaugency

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Beaugency
Beaugency
Le château et l'abbaye de Beaugency vus depuis un ballon.
Blason de Beaugency
Blason
Image illustrative de l’article Beaugency
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Intercommunalité Communauté de communes des Terres du Val de Loire
Maire
Mandat
Jacques Mesas
2020-2026
Code postal 45190
Code commune 45028
Démographie
Gentilé Balgentiens
Population
municipale
8 024 hab. (2023 en évolution de +9,95 % par rapport à 2017)
Densité 488 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 45″ nord, 1° 37′ 57″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 118 m
Superficie 16,45 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Beaugency
(ville-centre)
Aire d'attraction Orléans
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Beaugency
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Beaugency
Liens
Site web beaugency.fr

Beaugency est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Balgentiens[1].

La commune est située dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[2] et possède le label Les Plus Beaux Détours de France[3].

Localisation

Carte de la commune de Beaugency et des communes limitrophes.

La commune de Beaugency se trouve dans le quadrant sud-ouest du département du Loiret, en rive droite de la Loire, dans la région agricole du Val de Loire[4] et l'aire urbaine d'Orléans. À vol d'oiseau, elle se situe à 25,0 km au sud-ouest d'Orléans[5], préfecture du département.

Les communes les plus proches sont : Tavers (2,5 km), Messas (3,3 km), Villorceau (3,4 km), Baule (4,7 km), Lailly-en-Val (4,8 km), Lestiou (5,6 km, en Loir-et-Cher), Dry (6,8 km), Saint-Laurent-Nouan (6,9 km, en Loir-et-Cher), Cravant (km) et Meung-sur-Loire (7,2 km)[6].

Lieux-dits et écarts

Du fait de son extension géographique, la commune a rattrapé l'ensemble de ses écarts situés au nord de la Loire. Ainsi, Garambault, les Baltans, la Moissonnière ou Saint-Michel qui étaient autrefois des lieux dits sont aujourd'hui des quartiers pleinement intégrés à l'agglomération.

Le principal écart au nord de la Loire était le hameau de Vernon qui possédait sa propre église, sa propre compagnie de pompiers, son cimetière et son école. C'est au cours des années 2000 qu'il a été pleinement rattrapé par l'urbanisation des abords de la rue de Chateaudun (quartier Sablons-Fourneaux).

Il subsiste plusieurs lieux-dits et écarts au sud de la Loire :

  • Le Bout du Pont désigne les premières maisons situées au sortir du Pont de Beaugency en direction de Saint-Laurent-Nouan.
  • La Chataigneraie désigne un ensemble d'habitations situées le long de la route de Lailly-en-Val.
  • Le Pré d'Allonne est un petit hameau situé sur la route du Val. Il accueille le stade de football et d'athlétisme Maurice-Dubreuil.
  • Les Gibaudières (petites et grandes) désignent un ensemble de fermes construites en direction de Saint-Laurent-Nouan et regroupées autour d'un château du XVIIIe siècle.
  • Les autres lieux dits regroupent une à deux habitations seulement : les Quatre-Vents, Maison rouge, Marchebault, Maison Neuve, la Saulaye, les Montévrains, les Pâtières, Fins et Fins d'Amérique, la Motte Saint-Etienne...

Géologie et relief

Géologie

La commune se situe dans le sud du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Cette vaste dépression, occupée dans le passé par des mers peu profondes et des lacs, a été comblée, au fur et à mesure que son socle s’affaissait, par des sables et des argiles, issus de l’érosion des reliefs alentour, ainsi que des calcaires d’origine biologique, formant ainsi une succession de couches géologiques[7].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années. La formation la plus ancienne est du calcaire de Pithiviers remontant à l’époque Miocène de la période Néogène. Les plus récentes sont des dépôts anthropiques remontant à l’époque Holocène de la période Quaternaire. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « n°397 - Beaugency » de la carte géologique au 1/50 000ème du département du Loiret[8],[9] et sa notice associée[10].

Carte géologique de la commune
Ère Période Époque Formations géologiques
Cénozoïque
(0 - 66.0)
Quaternaire
(0 - 2.58)
Holocène
X  :dépôts anthropiques
Fz  :alluvions récentes des lits mineurs, Holocène
FC  :alluvions et colluvions du fond des vallées secondaires, Holocène
Fy  :alluvions récentes des levées et montilles de la Loire et des basses terrasses du Loing, Holocène
Pléistocène
qOE  :Limons et Loess, Quaternaire
Néogène
(2.58 - 23.03)
Pliocène  non présent
Miocène
m3-p1SASo  :sables et argiles de Sologne, Langhien supérieur à Pliocène inférieur
m2MSO  :marnes et sables de l'Orléanais, Burdigalien
m2MCO  :marnes et calcaires de l'Orléanais, Burdigalien
m1CPi  :calcaire de Pithiviers, Aquitanien
Paléogène
(23.03 - 66.0)
Oligocène  non présent
Éocène  non présent
Paléocène  non présent

Relief

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 16,45 km2[11],[Note 1]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 16,52 km2[9]. Son relief est relativement plat puisque la dénivelée maximale atteint 40 mètres. L'altitude du territoire varie entre 78 m et 118 m[14]. Le point culminant de la commune est situé rue des Aigrefeuilles dans le quartier des Hauts de Lutz.

Hydrographie

Réseau hydrographique de Beaugency.

La commune est traversée du nord-est au sud-ouest par la Loire (4,721 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 23,01 km, comprend un autre cours d'eau notable, l'Ardoux (2,168 km) et divers petits cours d'eau dont le Ru (2,825 km) et l'Ime (1,786 km) [9].

Le cours de la Loire s'insère dans une large vallée qu'elle a façonnée peu à peu depuis des milliers d’années. Elle traverse le sud du département du Loiret depuis Beaulieu-sur-Loire jusqu'à Beaugency, avec un cours large et lent. La Loire présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. La station hydrométrique la plus proche située en amont de la commune et servant de référence en cas de crue est celle d'Orléans, au droit du pont Royal. Le débit mensuel moyen (calculé sur 55 ans pour cette station) varie de 96,80 m3/s au mois d'août à 600 m3/s au mois de février. La Loire connaît toutefois en cas d'intempéries exceptionnelles des pics de débits très importants, le maximum ayant été atteint sur cette station le avec 3 130 m3/s. Le débit maximal de la Loire calculé pour les crues maximales de 1856 ou 1866 est de l'ordre de 7 000 m3/s[15],[16]. La hauteur maximale a été atteinte le avec 7,10 m[17].Son débit est régulé par des barrages amont (Naussac en amont sur l’Allier et Villerest). Ces barrages interviennent pour le soutien d’étiage (débit minimum de 60 m3/s en étiage à Gien) et Villerest permet également d’écrêter les crues. La Loire est un cours d’eau domanial classé en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche). Depuis les années 1990 ce type de rivières est également peuplé de silures. [18],[19]. L'Ardoux constitue la limite sud de la commune. D'une longueur totale de 41,7 km, il prend sa source dans la commune de La Ferté-Saint-Aubin et se jette dans la Loire, après avoir traversé 8 communes[20]. Sur le plan piscicole, l'Ardoux est classé en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche). Depuis les années 1990 ce type de rivières est également peuplé de silures [19].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[21]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[22]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[23] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[24]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[25],[26].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 671 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[21]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montrieux-en-Sologne à 26 km à vol d'oiseau[27], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 672,2 mm[28],[29]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,1 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

Sites Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[30],[31].

Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Beaugency sont au nombre de deux[INPN 1].

Numéro Type Nom Arrêté Localisation
FR2400528SIC (Directive "Habitats")Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-LoireArrêté du [32]. Dans la partie centrale de la commune[33].
FR2410017ZPS (Directive "Oiseaux")Vallée de la Loire du LoiretArrêté du [34].Dans la partie centrale de la commune[33].

Le site de la « Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une superficie de 7 120 ha, concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 2].

Le site de la « Vallée de la Loire du Loiret » s'étend sur 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'œdicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 3].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Beaugency comprend deux ZNIEFF[INPN 4].

Désignation Type Superficie Description Carte
« Iles et grèves de la Loire près de Beaugency » type 1[Note 3] 80,35 hectares s'étend sur 3 communes, Saint-Laurent-Nouan, Beaugency et Tavers[35]. Son altitude varie entre 82 et 86 m[INPN 5]. Le site de Beaugency est constitué d'un ensemble d'îles, îlots et grèves représentatifs des milieux ligériens en Loire moyenne. On y trouve la majorité des habitats typiques ligériens : forêt alluviale de bois durs, saulaie, fruticée, prairies mésophiles et friches herbacées rudéralisées, grèves alluviales à chénopodes et groupements sur limons vaseux[INPN 6].
Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.
« La Loire orléanaise » type 2[Note 4] 35 hectares La zone s'étend sur 41 communes, dont 39 communes dans le Loiret et dont Beaugency. Elle correspond à la boucle septentrionale du fleuve[DREAL 1]. Son altitude varie entre 80 et 135 m[INPN 7]. Elle se caractérise par un lit mineur largement occupé par des îles et grèves sableuses. Ces milieux soumis au marnage annuel recèlent de multiples habitats plus ou moins temporaires. C'est pratiquement la seule section qui présente des méandres. On observe, sur les basses terrasses, quelques formations sablo-calcaires[INPN 8].

Autre patrimoine naturel

  • La ville possède le label Ville fleurie, trois fleurs lui ont été attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[36].
  • Le site naturel des « Rives de Beaugency »[37]

Urbanisme

Typologie

Au , Beaugency est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[38]. Elle appartient à l'unité urbaine de Beaugency[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 6],[39],[40]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Orléans, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[40]. Cette aire, qui regroupe 136 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[41],[42].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (72,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,1 %), zones urbanisées (20,1 %), eaux continentales[Note 8] (7,8 %), zones agricoles hétérogènes (6,5 %), prairies (3,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,8 %), forêts (0,7 %)[43].

L’évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Planification

Plan local d'urbanisme

Le conseil municipal prescrit l'élaboration d'un plan local d'urbanisme (PLU) le , en remplacement du plan d'occupation des sols qui avait été approuvé en 1981 puis révisé en 1993, en application de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, dite loi SRU. Après l'enquête publique qui s'est déroulée du au , le document est approuvé le . Une demande de modification est ensuite instruite et approuvée en [44],[45]. Lors du Conseil municipal du , le conseil municipal décide d'engager une procédure de révision du PLU dès le mois de septembre 2013, toutefois un accord n'est pas trouvé dans les modalités de mise en œuvre de cette révision[46].

L'ensemble du territoire communal couvert par le PLU est divisé en zones urbaines (UA, UB, UD, UI) zones à urbaniser (AU) ou zones naturelles (N)[47].

Documents d'orientations intercommunaux

La commune est membre du Pays Loire Beauce, qui regroupe 38 communes. En 2012 les Pays Forêt d'Orléans Val de Loire, Loire Beauce et Sologne Val-sud sont les seuls territoires du département du Loiret ne disposant pas de schéma de cohérence territoriale (SCoT). Compte tenu de l'intérêt de cet outil pour l'avenir des territoires, les élus de ces pays décident d'engager une démarche commune d'élaboration de SCOT. Le comité syndical du Pays Loire Beauce se prononce majoritairement en pour prendre la compétence « Elaboration, gestion et suivi du Schéma de Cohérence Territoriale » dans ses statuts[48]. Le périmètre de SCoT à l'échelle des 38 communes composant le Pays Loire Beauce est arrêté par le Comité Syndical le [49]. Les trois SCoT sont lancés officiellement et simultanément à La Ferté-Saint-Aubin le [50], l'assistance à maîtrise d'ouvrage étant confiée à un seul bureau d'études[51]. Après étude et concertation de 2014 à 2017, le document doit être approuvé en 2018[52].

Logement

Voies de communication et transports

Réseau routier principal de la commune de Beaugency (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières

La commune est traversée par sept routes départementales : une route à grande circulation (la RD 2152), quatre routes à trafic modéré (les RD 19, 917, 918 et 925) et deux routes à faible trafic[Note 9] (la RD 719 et RD 925 au nord du bourg).

La RD 2152 est une route à grande circulation[53]. Il s'agit de l'ancienne RN 152 qui reliait Briare à Angers par la rive droite de la Loire lors de sa création en 1824, et qui succédait à la Route impériale 172[54]. En 2005, elle est déclassée dans sa totalité et transférée au département du Loiret par arrêté préfectoral du [55], consécutivement au décret du [56] qui définit la nouvelle consistance du réseau routier national et qui prévoit de maintenir dans le réseau routier national que la partie la plus méridionale de la route, entre le débouché de l'A66 et l'Espagne. Cet axe traverse la commune du nord-est au sud-ouest et supporte en 2014 un trafic de 11 975 véhicules/jour au nord de l'agglomération, en direction d'Orléans, et de 6 742 au sud. Le trafic poids-lourds journalier supporté est de 766 véhicules (6,4 % du trafic total) au nord du bourg et de 580 (8,6 %) au sud[57].

Les autres routes supportant le plus fort trafic sont : la RD 19, qui relie la commune à Ligny-le-Ribault (4 650 véhicules/jour)[57], la RD 925 qui la relie à Cravant (3 969 véhicules/jour au sud de l'agglomération)[57], la RD 917 qui la relie à Villorceau (1 408 véhicules/jour)[57] et la RD 918 , qui la relie à Messas, (2 798 véhicules/jour dans l'agglomération et 2485 dans la section est). Les routes à faible trafic sont : la RD 719 (1 450 véhicules/jour), qui traverse Messas et longe l'extrémité nord-est du territoire communal, et la RD 925 qui supporte 1 142 véhicules/jour au nord[57].

L'autoroute A10, dite « L'Aquitaine », relie Paris à Bordeaux (au niveau de sa rocade) via Orléans, Tours, Poitiers et Niort. Elle longe la limite territoriale nord de la commune, mais n'a aucun échange avec son territoire (la RD 925 franchit l'autoroute par un passage supérieur). L'accès le plus proche à cette autoroute est le diffuseur de Meung-sur-Loire, situé à 7,8 km[58] et constituant la sortie no 15. Le diffuseur de Mer, constituant la sortie no 16, est situé à 11 km au sud-ouest.

Transports en commun routiers

À compter du , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du [59]. Dans ce cadre, le Réseau de mobilité interurbaine « Rémi » remplace chacun des réseaux de transports interurbains départementaux et en particulier le réseau Ulys dans le Loiret et entre en service à compter de la rentrée scolaire du [60]. En 2018, Beaugency est desservie par deux lignes régulières du réseau d'autocars interurbains Rémi Loiret : la ligne 9 qui relie Beaugency - Meung-sur-Loire - Saint Ay - Chaingy - Orléans[61] et la ligne 19, qui relie Cravant à Orléans[62]. Des correspondances SNCF sont assurées à la gare d'Orléans et TAO et Rémi Eure et Loir à la Gare routière d'Orléans.

Infrastructures ferroviaires

La commune est traversée par la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, l'une des grandes lignes de chemin de fer radiales françaises partant de Paris en direction du Sud-Ouest du pays. La gare de Beaugency est desservie par des trains TER Centre-Val de Loire circulant entre Blois ou Tours et Orléans[63]. Depuis 2014, la gare de Beaugency est également desservie par des trains Interloire aux destinations de Orléans, Saint-Nazaire, Le Croisic et Nantes.

Risques majeurs

Zone inondable de la commune de Beaugency.
Système d'endiguement du val d'Ardoux.

La commune de Beaugency est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Elle est également exposée à trois risques technologiques : le risque industriel et le risque industriel[64]. Entre 1989 et 2019, sept arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : trois pour des inondations et coulées de boues et quatre pour des mouvements de terrains[65].

Risques naturels

La zone inondable de la commune fait partie du val d'Ardoux et concerne tout le territoire communal en rive gauche de la Loire. Il y a plusieurs fermes et bâtisses qui se répartissent le long des voies débouchant sur le pont de Beaugency. En rive droite, il n’y a qu’une bande étroite, s’élargissant vers l’Est entre la Loire et un de ses affluents la Mauve, susceptible d’être inondée, mais aucun bâtiment n’y est installé. Le bourg, situé en rive droite de la Loire, n’est donc pas soumis au risque d’inondation et a tendance à se développer vers l’ouest, en s’éloignant de la Loire. Il est traversé par un ruisseau, le Ru. Tous les biens menacés (habitations, équipements....) se situent en rive gauche, en zone d’aléa très fort : presque une quinzaine de fermes et une vingtaine de bâtiments (des chevaux), une vingtaine de maisons et résidences secondaires, un camping[66]. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du val d'Ardoux, approuvé le [67].

Le territoire de la commune peut également être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[68].

Par ailleurs, le sol du territoire communal peut faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sècheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sècheresse[69]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est exposée à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[70].

Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante[71]. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible[65].

Risques technologiques

Dans le domaine des risques technologiques, une partie du territoire de la commune peut être concernée par le risque nucléaire. En cas d’accident grave, certaines installations nucléaires sont en effet susceptibles de rejeter dans l’atmosphère de l’iode radioactif. Or la commune se situe en totalité à l'intérieur du périmètre de 20 km du Plan particulier d'intervention de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux. À ce titre les habitants de la commune, comme tous ceux résidant dans le périmètre proche de 20 km de la centrale ont bénéficié, à titre préventif, d'une distribution de comprimés d’iode stable dont l’ingestion avant rejet radioactif permet de pallier les effets sur la thyroïde d’une exposition à de l’iode radioactif[Note 10]. En cas d'incident ou d'accident nucléaire, des consignes de confinement ou d'évacuation peuvent être données et les habitants peuvent être amenés à ingérer, sur ordre du préfet, les comprimés en leur possession[73].

La commune est également concernée par un établissement classé « site SEVESO seuil bas » de par ses activités[74] et est exposée au risque de transport de matières dangereuses, en raison du passage sur son territoire d'un gazoduc et d'un oléoduc exploité par la société Trapil[75], d'une ligne de transport ferroviaire et d'itinéraires routiers structurants supportant un fort trafic (la route départementale D 2152)[64],[76].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Balgentiaco au VIIe siècle (monnaie mérovingienne) ; De Balgenciaco en 1106 (Actes de Philippe 1er, p. 394) ; Baugencicenses [Baugençois] en 1075 (Actes de Philippe 1er, p. 194) ; [Hainricus de] Balgentiaco le (Cartulaire de Saint-Vincent du Mans, charte 589) ; [Simon] Baugenciac[ensis] en 1149 (Archives Départementales du Loiret-H-prieuré Notre-Dame de Bonne-Nouvelle) ; De Balgenciaco au XIIe siècle (Corpus Christianorum, t. XLII, p. 239) ; Baugentiacus au XIIe siècle (Chroniques des comtes d’Anjou, p. 65) ; Bosci de Jenci en 1210 (Actes de Philippe II Auguste, no 237) ; [Simonis de] Bauganciaco, [super terra de] Baugenciaci le (Archives Nationales-JJ 54A, fol. 21 v°, no 319) ; [Johan de] Baugenci [l’ainzné] le (Cartulaire de Blois, charte 45, p. 125) ; Baugency en 1359 (Archives Départementales du Loiret-A 132) ; Baugency le (Archives Nationales-JJ 97, no 512, fol. 134) ; [Sur la route de Blois à Montargis, près de] Balgency en (Archives Nationales-JJ 108, no 102, fol. 64) ; [Jehan de] Boisgency en (Cartulaire de Blois, charte 53, p. 149) ; Baugency en 1483 (Archives Nationales-JJ 213, no 33, fol. 28) ; Baugency le (Archives Nationales-Z1E 1133, fol. 41 r°) ; Baugency en 1581-1582 (Archives Communales d'Orléans-CC 206) ; [Ville de] Beaugenci en 1740 (Bibliothèque Municipale d’Orléans, Ms 995, fol. 16).

Il s’agit d’une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum[77] (-ācon), suffixe marquant la localisation, puis la propriété et qui a généralement abouti à la terminaison -y dans le domaine du français central. Le premier élément Beaugenc- (Balgent-) représente peut-être un anthroponyme gaulois, à savoir *Balgentius[77] (*Balgentios[78]), non attesté. D’où un type toponymique celtique Balgentiācon[78] au sens de « propriété de *Balgentios ».

Remarque : la graphie actuelle Beau- est liée à l’attraction de l’adjectif beau, alors que seule la graphie Bau- est étymologique (vocalisation régulière de [l] dans ce contexte phonétique cf. latin alter > autre). Il est vraisemblable que les formes Bosci de Jenci de 1210 et Boisgency en 1408, comprendre « Bois de Jency », isolées et peu anciennes, reflètent une confusion avec l'ancien français bosc, prononcé , devenu bois en français standard.

Histoire

Préhistoire

Le site de Beaugency a connu une occupation humaine précoce. La butte des Hauts-de-Lutz, à l'ouest de la ville actuelle, a révélé un atelier moustérien datant de l'époque de l'homme de Néandertal. La cité semble avoir été fréquentée assidûment par les chasseurs-cueilleurs de l'épipaléolithique qui ont laissé les traces de leur intense activité de taille dont les caractères constituent le facies « beaugencien »[79].

Antiquité

Des traces d'occupation gauloise ont été notées dans ce même lieu. Pourtant, la ville, dont le nom gaulois Balgentiaco révèle l'existence d'un domaine rural gallo-romain, s'est développée plus à l'est, à proximité immédiate de la Loire, sur un site d'éperon qui signe sa fonction militaire initiale[79].

Moyen Âge

Le donjon, ou Tour de César.

Des monnaies du premier tiers du Xe siècle mentionnent un Balgenci-castrum ou castellum, termes qui caractérisent une ville forte ou une forteresse carolingienne[79] en latin médiéval. Outre le donjon et le château des seigneurs, le castrum abrite une abbaye complète.

La dynastie des seigneurs de Beaugency apparaît au début du XIe siècle dans l'orbite de celle des comtes de Blois dont ils sont alors les vassaux. Leur forteresse constituera un important point de résistance contre les tentatives d’empiétement des rois de France dont le domaine jouxte la terre de Beaugency, jusqu'à ce que Philippe le Bel se rende acquéreur du lieu en 1292.

Les seigneurs de Beaugency

La seigneurie de Beaugency est dirigée par[80]:

  • vers 1033-1051/1060 : Lancelin Ier épouse Paule du Maine
  • vers 1078-1081 : Lancelin II, son fils aîné ;
  • vers 1081-1118 : Raoul Ier, son fils ; époux de Mathilde de Vermandois (voir ci-dessous) ;
  • vers 1130-1152 : Simon Ier, son fils aîné ;
  • vers 1156-1186 : Lancelin III, son frère ;
  • vers 1196-1203 : Jean Ier, son fils ;
  • vers 1215: Jean II, son fils ;
  • vers 1218-1248 : Simon II, son fils ;
  • vers 1256-1292 : Raoul II, son fils.
Blason avec un damier jaune et bleu et une bande horizontale rouge
Blason des seigneurs de Beaugency.

Les seigneurs de Beaugency se servent dans leurs armes de l'échiqueté de Vermandois, semble-t-il le premier emblème utilisé à la naissance des armoiries, qui est porté par sept familles au XIIIe siècle et qui affiche la fierté d'appartenir à un lignage qui, par l'intermédiaire d'Adélaïde de Vermandois, épouse de Hugues Ier de Vermandois, est d'ascendance carolingienne et capétienne[81],[82].

Sous l'autorité des sires de Beaugency, la cité connut un essor remarquable, lisible dans l'accroissement de la localité dans un triple système d'enceintes. La dernière enceinte d'enveloppement fut édifiée entre 1118 et 1130 et intégra un espace de plus de vingt hectares dont la ville ne sortit pas avant le XXe siècle. La construction d'un pont sur la Loire, attesté dès le début du XIIe siècle, constitua un atout considérable qui permit le développement d'une économie d'échange fructueuse. La renommée des seigneurs locaux fut telle que Beaugency fut choisi pour accueillir deux conciles relatifs aux démêlés matrimoniaux de deux rois de France : en 1104, le roi Philippe Ier fut sommé - sans succès - de se séparer de son épouse illégitime Bertrade de Montfort. Puis, en 1152, le roi Louis VII le Jeune obtint l'annulation de son mariage d'avec Aliénor d'Aquitaine[83]

Beaugency, par sa position de forteresse sur la Loire, fut une ville souvent contestée. Elle fut notamment un enjeu dans les combats de la guerre de Cent Ans. Jeanne d'Arc libéra la ville de l'occupation des Anglais durant sa campagne de Loire, au cours de la bataille de Beaugency juste avant sa victoire à Patay le [79].

Légende de la maille d’or

La légende rapporte que vers l'an 850, Simon Ier de Beaugency était atteint d'une maladie grave, qu'il allait mourir lorsqu'un matin, il sentit une odeur douce et agréable qui s'était répandue dans la ville et, qu'à l'instant, il fut guéri. Quelques jours plus tard, il apprit que le jour même de sa guérison « miraculeuse » le clergé d'Amiens avait trouvé les restes de saint Firmin et que, à cette occasion, une odeur douce et agréable s'était répandue sur la ville. Simon fut convaincu que sa guérison était liée à la découverte des restes de saint Firmin.

Simon Ier fit don de sa seigneurie au clergé d'Amiens qui le laissa en gérance à ses descendants à la condition que le sire de Beaugency vînt rendre hommage à Amiens chaque année et donnât une « maille d'or » (pièce d'or) destinée à financer des étudiants d'Amiens. Si le sire de Beaugency ne versait pas la « maille d'Or », les étudiants d'Amiens étaient en droit de venir à Beaugency pour la réclamer en se faisant d'ailleurs loger et nourrir aux frais de la ville jusqu'à ce que cette fameuse « maille d'or » leur fût donnée.

Au XVIe siècle, Calvin, alors étudiant en théologie à Amiens, est venu à Beaugency avec d'autres étudiants réclamer le versement de cette « maille d'Or ».

L'une des principales rues de Beaugency s'appelle aujourd'hui la rue de la Maille-d'Or.

Époque moderne

À la fin du XVIe siècle, durant les guerres de Religion, la ville fut à plusieurs reprises le siège de violents combats entre troupes adverses. Les huguenots incendièrent l'ensemble des édifices religieux en 1568. Quatre ans plus tard, ils furent les victimes des massacres de la Saint-Barthélemy.

En 1562, la ville est prise et pillée par les protestants, les femmes violées[84].

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Beaugency le , et le massacre des protestants s’y répète[85].

Époque contemporaine

Une importante église paroissiale de Beaugency, détruite par les Révolutionnaires de l'an II, portait le nom de Saint-Firmin. Il en reste aujourd'hui le clocher typique qui donne la silhouette caractéristique de la ville. Celui-ci renferme un carillon qui joue trois fois par jour l'air du Carillon de Vendôme. Cette chanson dont on ne connaît plus qu'une strophe remonte à la période la plus noire de la guerre de Cent Ans où le royaume de France était réduit à la portion congrue[86].

La ville fut un chef-lieu de district de 1790 à 1795[87].

En 1846, le chemin de fer arrive à Beaugency ce qui constitue une révolution pour une ville qui était un relais de voitures de postes très important, 350 personnes travaillant à l'entretien des chevaux et des relais doivent se reconvertir.

Entre le et le , plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[88], dont un à Beaugency[89]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[90]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[89].

À la suite du débarquement des Alliés en Normandie le , des divisions allemandes dont « Das Reich » qui étaient stationnées au sud de la Loire font mouvement vers le nord à la rencontre des troupes alliées. Pour arrêter cette progression, les Alliés décident de bombarder tous les ponts sur la Loire. Le bombardement du pont de Beaugency intervient le . Les bombardiers américains ne font que de légers dégâts au pont, mais la ville est gravement touchée, 64 morts civils sont recensés. Le bombardement ne sera pas renouvelé.

Le , c'est la reddition de la colonne Elster, commandée par le général Botho Henning Elster, qui, remontant du sud-ouest, se rend au général Macon, commandant du 83e division d'infanterie américaine, en présence de représentants de la 2e division blindée française. Le général Elster, après des combats contre la résistance intérieure française, avait eu des contacts avec le maquis du nord de l'Indre et annoncé son intention de se rendre car il était convaincu qu'il ne pouvait rentrer en Allemagne. Mais il voulait que sa division soit désarmée par des troupes régulières. Les 18 850 soldats et 754 officiers de la division Elster sont désarmés à l'entrée sud du pont.

Le général Macon avait organisé une « prise d'armes » lors de cette reddition[91]. Les représentants de la Résistance avaient fort peu apprécié la cérémonie consécutive à leur victoire dont ils avaient l'impression qu'elle leur avait été « volée »[92].

Un dense réseau de souterrains anthropiques existait, à des niveaux de profondeur divers. Il reliait les différentes caves du centre de Beaugency. Allant de l’époque médiévale à contemporaine, la majorité de ce réseau, en lien avec l’ancienne activité viticole de la région, est à présent condamnée et inconnue. Plusieurs causes de condamnations et d’oublie de ce réseau ont pu être avancées, telles que la perte d’utilité de ces souterrains liés au déclin du marché viticole à partir du XIXe siècle, ce qui a encouragé les particuliers à condamner les souterrains en communication avec leurs caves, mais aussi l’installation du tout-à-l’égout, au milieu du XXe siècle. L’ensemble de ce réseau souterrain est lié à diverses utilisations au cours de l’Histoire. La plus importante reste l'activité viticole, mais plus rarement, ils ont pu servir de refuges lors des bombardements, d’espaces religieux, ou de lieux d’inhumation[93].

Politique et administration

Découpage territorial

Bloc communal : Commune et intercommunalités

La paroisse de Beaugency acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[94] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[95]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[96].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[87].

Circonscriptions de rattachement

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, Beaugency avait le titre de comté, de prévôté de bailliage. Elle était rattachée sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans[97],[98].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Beaugency est alors incluse dans le canton de Beaugency, le district de Beaugency et le département du Loiret[99].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[100]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[101]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[102]. L'acte II intervient en 2003-2006[103], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Beaugency aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
DistrictBeaugency1790-1795AdministrativeLa commune est rattachée au district de Beaugency de 1790 à 1795[87],[99]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[104].
CantonBeaugency1790-1801Administrative et électoraleLe , la municipalité de Beaugency est rattachée au canton de Beaugency[105]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Beaugency1801-2015Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[106]. Beaugency est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X () au canton de Beaugency[107],[87].
Beaugency2015-ÉlectoraleLa loi du [108] et ses décrets d'application publiés en février et [109] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Beaugency[109]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[110].
ArrondissementOrléans1801-AdministrativeBeaugency est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[87],[107].
Circonscription législative1re circonscription2010-ÉlectoraleLors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[111],[112]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[113]. La réforme n'affecte pas Beaugency qui reste rattachée à la première circonscription[114].

Collectivités de rattachement

La commune de Beaugency est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[115], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales. Elle est membre de la communauté de communes du canton de Beaugency depuis sa création le [116].

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Beaugency et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Beaugency Maire Jacques Mesas 2020 2026
Communauté de communes des Terres du Val de Loire Présidente de l'intercommunalité Pauline Martin 2020 2026
Département DépartementalesCanton de BeaugencyConseillère départementaleLudivine Raveleau20212027
Conseiller départementalJacques MESAS
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau [117] 2021[118]
Pays Législatives1re circonscriptionDéputéeStéphanie Rist

Politique et administration municipales

Conseil municipal et maire

L'hôtel de ville.

Depuis les élections municipales de 2020, le conseil municipal de Beaugency, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[119], pour un mandat de six ans renouvelable[120]. Il est composé de 29 membres[121]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 Nicolas François Turpétin   Avocat en parlement
Député du Loiret (1791-1792)
1790 1791 Guerton    
1791 1792 Duval    
1792 1793 Tardif    
1793 1794 De Villiers    
1794 1795 Plinguet    
1795 1796 Sartre de la Perrine    
1796 1797 Jacques Nicolas Pellieux   Médecin - Historien et archéologue local ayant rédigé plusieurs ouvrages sur l'histoire de Beaugency
1797 1799 Boucheron    
1799 1815 Simon Lasseux    
1815 1815 Simon Champenois   Maire uniquement pendant la période des 100 jours
1815 1816 Cahu   démission pour raison de santé
1816 1829 Jean-Jacques De La Faire   démission pour raison de santé
1829 1830 Edouard Joseph Dattin    
1830 1834 Christophe Isidore Bordier   Décès accidentel en cours de mandat
1834 1835 Simon Champenois   Par interim
1835 1852 Jean Pierre Pandelle   Médecin
Conseiller général (1848-1870)
1852 1855 Jules Lorin de Chaffin   Notaire - Historien local
1866 1870 Jean Pierre Pandelle   Médecin
Conseiller général (1848-1870)
1870 1872 Delahaye    
1872 1877 Francois-Gabriel Denizet   Notaire - Démission en cours de mandat pour raison de santé
1877 1878 Gaudry   Par intérim
1878 1878 Joseph Victor Maître    
1878 1891 Pascal Corneau   Escompteur
Conseiller général (1887-1889) - Démission en cours de mandat pour raison de santé
1891 1896 Alexandre Ferdinand Villain-Tournois   Négociant et viticulteur
Conseiller général (1892-1906)
1896 1906 Eugène Verrière   Banquier
Conseiller général (1906) - Décès en cours de mandat
1906 1908 Prosper Guillon   Par intérim
1908 1945 Charles Hyvernaud RAD Médecin
Conseiller général (1906-1940)
1945 1947 Constant Moineau DVG Pharmacien
Conseiller général (1945-1970)
1947 1959 Maurice Ruet    
1959 1960 Alfred Naveau    
1960 1971 Jean Quartier   Agriculteur
1971 octobre 1988 Alain Jarsaillon CD puis UDF-CDS Médecin
Conseiller général (1976-1988) - Démissionne de son mandat de Maire après sa défaite aux élections cantonales
novembre 1988 juin 1995 Thérèse Cherrier DVD Retraitée
juin 1995 mars 2014 Claude Bourdin PS Conseiller en formation
Député du Loiret (1991-1993)
Conseiller général (1988-2015)
avril 2014 juillet 2020 David Faucon[122] DVG puis LREM Directeur d'agence bancaire - Vice-président de la communauté de communes des Terres du Val de Loire
juillet 2020 (réélu en 2026) en cours Jacques Mesas[122],[123] UDI Retraité des finances publiques - Vice-président de la communauté de communes des Terres du Val de Loire - Conseiller départemental - Vice-président du Conseil départemental du Loiret
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[124]dès 2007.

En 2025, la commune est reconnue Territoire engagé pour la nature en raison de son action de protection de la biodiversité. Depuis les années 1980, la ville acquiert régulièrement des parcelles situées en bord de Loire pour permettre leur gestion durable. Au sud de la Loire, le site des Rives de Beaugency est labelisé Espace naturel sensible et géré par le Conservatoire d'espaces naturels, il est notamment réputé pour la présence de castors. Au milieu de la Loire, en aval du Pont de Beaugency, un ensemble d'îlots sablonneux est protégé par un arrêté de biotope pour la protection des sternes sont ils constituent un site majeur de nidification en Europe de l'Ouest. Les îlots accueillent également une très importante population de mouettes mélanocéphales.

Jumelages

La commune est impliquée dans trois accords de jumelage :

Équipements et services

Environnement

Gestion des déchets

De 1971 à 2017, la commune est membre du Syndicat mixte intercommunal pour le ramassage et le traitement des ordures ménagères (SMIRTOM) de la région de Beaugency. Il assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 11] en porte à porte, des emballages ménagers recyclables en porte à porte ou en points d’apport volontaire, du verre en points d’apport volontaire et des papiers en points d’apport volontaire [126]. Il gère également un réseau de déchèteries pour les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…) dont la déchèterie la plus proche de la commune est celle de Villorceau[126]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets est effectuée dans l'UIOM de Saran depuis 1996 en partenariat avec de la communauté urbaine Orléans-Métropole[127].

En application de la loi NOTRe du et à la suite de la fusion de quatre communautés de communes pour former la communauté de communes des Terres du Val de Loire, le SMIRTOM de la région de Beaugency a été dissous le [128] et ses compétences reprises par la communauté de communes.

Production et distribution d'eau

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[129].

En 2025, la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par la commune elle-même[130] qui a affermé le service au groupe Suez. La ville possède deux forages situés avenue de la Procession et trois châteaux d’eau dont un hors service (Vernon). Une usine de traitement du fer et du manganèse a été réalisée à proximité des forages en 2012[131].

Depuis ses forages, commune de Beaugency assure également la production d'eau potable pour la commune de Villorceau.

Assainissement

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[132], est assurée par la Communauté de communes des Terres du Val de LoireElle exploite la station d'épuration de Barchelin, située sur le territoire de la commune de Tavers, mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 11 800 EH, soit 1 900 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration biologique dit « à boues activées »[133],[134]. Il assure le traitement des eaux usées de 3 communes : Beaugency, Tavers et Villorceau.

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[135]. Depuis le , c'est la Communauté de communes des Terres du Val de Loire qui assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC), après la fusion des communautés de communes du Val des Mauves, du Canton de Beaugency, du Val d'Ardoux et de la Beauce oratorienne située dans le Loir-et-Cher qui l'assuraient auparavant. Celui-ci a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[136],[137].

Enseignement

Le lycée François-Villon.

Beaugency est situé dans l'académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription d'Orléans sud-ouest. La commune possède quatre écoles maternelles, quatre écoles primaires, deux collèges et trois lycées[138] :

  • les écoles maternelles et primaires publiques du Mail, des Chaussées, Garambault et privée Notre-Dame ;
  • les collèges public Robert-Goupil et privé Maîtrise Notre-Dame ;
  • le lycée d'enseignement général et technologique François-Villon, le lycée général privé Charles-de - et le lycée professionnel privé L'Abbaye ;
  • deux sections de Brevet de Technicien Supérieur (BAC+2) : Assistant technique d'ingénieur au lycée François-Villon et Management des unités commerciales au lycée de l'Abbaye.

Équipements sportifs

La ville compte de nombreux complexes sportifs[139] :

  • le site des Hauts de Lutz (complexe Alain-Jarsaillon) : un terrain multisports extérieur, un terrain de foot à 7, deux gymnases (dont un spécifique à la gymnastique), une salle de tennis de table et une salle d'escalade (23 voies ; 9 à 10 m de haut) ;
  • le site de Garambault : un gymnase, une salle de danse, une salle de boxe et un plateau multisports ; le site est intégralement rénové en 2024 et 2025 ;
  • le site Bel-Air : un terrain de football, un terrain de foot à 7 stabilisé, une piste d'athlétisme de 100 m, un gymnase, un dojo, une salle de musculation ; en 2025, le terrain de football est aménagé pour accueillir des tribunes et vestiaires et devenir le stade principal de la ville ;
  • le stade Paul-Lebugle : un terrain d'honneur de football éclairé, un terrain de foot à 7 synthétique éclairé, un plateau multisports ; en 2024, le conseil municipal de la ville de Beaugency a voté la désaffectation de ce stades créé en 1952 par l'Armée américaine et devenu vétuste, il doit être démoli à terme pour accueillir des logements ;
  • le stade Maurice-Dubreuil : un terrain d'honneur de football, deux terrains annexes éclairés, un terrain de foot à 7, une piste d'athlétisme, des sautoirs ;
  • le centre aquatique : un bassin de 25 mètres, un bassin ludique et une pataugeoire couverts, un bassin de 25 mètres extérieur avec plongeoirs et une pataugeoire extérieure ;
  • le site du Tennis Club Balgentien : un court couvert, six courts extérieurs (deux en terre battue et quatre quicks) ;
  • le boulodrome couvert ;
  • le boulodrome situé en bords de Loire ;
  • un skate-park construit en 2025 près du lycée.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[140]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[141].

En 2023, la commune comptait 8 024 habitants[Note 12], en évolution de +9,95 % par rapport à 2017 (Loiret : +1,94 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 5154 8424 5204 9204 8834 8494 8444 8515 258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 0725 0525 0294 6354 4664 4394 5444 3133 994
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 7613 6353 5323 2503 2923 5023 5603 5734 052
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 4015 5306 5347 1906 9177 1067 5847 6487 501
2017 2022 2023 - - - - - -
7 2987 8118 024------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[87] puis Insee à partir de 2006[142].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations et festivités

  • Foire du 1erMai
  • Les Estivales qui sont un ensemble de festivités culturels et d'aménagements de loisirs temporaires en juillet et aoûtsur les bords de Loire[143].
  • Le labyrinthe de Beaugency, un labyrinthe végétal dans un champ de maïs.

Associations sportives

  • L'Union Sportive Beaugency Val de Loire, club de football ;
  • Le Club Sport Lusitanos de Beaugency, club de football ;
  • Le Tennis Club Balgentien ;
  • L'Etoile Balgentienne, comprenant plusieurs sections : athlétisme, escalade et sports de montagne, gymnastique, tennis de table, tir à l'arc ;
  • Le Judo Club Balgentien ;
  • Le Beaugency Hand Ball ;
  • Le Basket Club Balgentien ;
  • Le Club des Nageurs Balgentiens[144].

Économie

Jusqu'au début du XXe siècle, Beaugency est une petite ville commerçante qui bénéficie notamment de la navigation fluviale sur la Loire.

Plusieurs petites industries s'installent sur la commune au cours du XXe siècle. La principale est l'entreprise de fabrication de matelas, sommiers et fauteuils TRECA située à l'entrée Ouest de la Ville. L'usine a fermé en 2012 lors du déménagement de l'entreprise à Mer . Son antenne située à l'entrée Est de la ville était spécialisée dans la fabrication de mousse pour matelas puis de fauteuils pour l'industrie automobile, elle fut reprise par le groupe Faurecia qui a fermé l'usine en 2006.

En 2025, la commune compte une centaine de commerces et PME. Les principaux employeurs privés sont Pochet du Courval (fabrication de flacons de parfum) et l'ABRAPA (services à la personne). La ville accueille également de très nombreux salariés de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux située à environ 10 km sur la commune limitrophe de Saint-Laurent-Nouan.

Beaugency est reconnu commune touristique et compte un camping, une auberge de jeunesse (actuellement fermée), plusieurs hôtels et de nombreux restaurants. Elle est adhérente aux réseaux des Plus beaux détours de France et des Stations vertes de vacances. L'office de tourisme est situé dans l'ancienne halle depuis 2024.

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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