Guy Dauphin Environnement
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| Guy Dauphin Environnement Groupe Derichebourg | |
Logo de Guy Dauphin Environnement | |
| Création | 27 août 1965 |
|---|---|
| Forme juridique | Société anonyme à directoire |
| Slogan | La renaissance de la matière |
| Siège social | Rocquancourt |
| Direction | François Varagne (Président du Directoire) Guillaume Dauphin (Président du Conseil de surveillance) |
| Activité | Récupération de déchets triés (APE 3832Z) |
| Société mère | Ecore BV Amsterdam 414 546 960[1] |
| Sociétés sœurs | Avenir Recyclage Ouest (Cholet) + Busiby Assurances (Lyon) + Fischbach et Cie (Saint louis) + Evora (Lieusaint) + Alsace Déchets (Cerny) |
| Effectif | 928 en 2017/2018 |
| SIREN | 653820530 |
| Site web | www.gderecyclage.com |
| Chiffre d'affaires | 988 953 300 € au 30 septembre 2018 |
| Résultat net | 16 875 500 € au 30 septembre 2018[2] |
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Guy Dauphin environnement (GDE) Groupe Derichebourg est une entreprise française spécialisée dans le recyclage.
L'entreprise familiale commence ses activités autour du ramassage des ferrailles en 1914 à Bayeux. Après la Grande guerre, elle déménage à Caen. C'est en 1947 que Guy Dauphin, alors nouveau dirigeant, l'installe à Mondeville[3]. En 1960, l'entreprise revient à Caen et en 1965, Guy Dauphin fonde Guy Dauphin Environnement. C'est en 1968 que la société installe son siège social à Rocquancourt dans le Calvados.
Après le décès de Guy Dauphin en 1992, son fils Claude Dauphin lui a succédé. Il était également actionnaire principal de Trafigura, société de courtage basée à Londres connue pour l'affaire du Probo Koala[4], aujourd'hui l'un des trois premiers groupes mondiaux de négoce de pétrole, dont le siège est en Suisse.
Le , l'entreprise acquiert la société Guillet SAS, implantée près de Grenoble (Isère) et spécialisée dans le recyclage des fers et métaux (7,3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2010[5]).
Le , elle rachète le groupe SNT (Société Nouvelle Transformation) localisé à Villers-Pol dans le Nord. GDE créé à Escautpont, dans le Nord, sur un des deux sites de SNT, une éco-plateforme environnementale orientée sur le recyclage des métaux ferreux et non ferreux. A Escautpont, SNT recycle alors près de 300 000 tonnes de métaux par an. A Hirson (Aisne), elle collecte et trie des cartouches bureautiques dans une unité qui a la capacité de recycler près de 1 200 000 produits par an[6].
En , GDE acquiert l'entreprise familiale alsacienne Metalifer, dont le siège est situé dans la zone industrielle du Port-du-Rhin à Strasbourg (Bas-Rhin). Metalifer compte 11 sites de collecte, plusieurs participations industrielles et plus de 150 salariés[7]. Le même mois, le groupe Ecore (GDE) absorbe le luxembourgeois Recylux. Avec 250 salariés, 11 sites de collecte / transformation (France, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas) traitant et valorisant environ 1 million de tonnes par an pour un CA annuel de plus de 300 millions d’euros[8].
Le , c'est au tour de la société Genestier d'être rachetée. Elle est implantée à Mâcon et spécialisée dans la récupération, le traitement et l’élimination de déchets industriels banals ou spéciaux, des gravats, des plastiques, des bois, des cartons, des batteries, ainsi que dans la reprise des véhicules hors d’usages pour leur destruction. L’activité de Genestier génère alors 15 000 tonnes de ferreux, 2 000 tonnes de non ferreux et 1 000 tonnes de DIB par an[9].
À la suite du décès de Claude Dauphin en 2015[10], les actionnaires du groupe ECORE ont signé un accord en 2016 avec H.I.G. Capital, l'un des principaux acteurs mondiaux du private equity en vue d’une prise de participation stratégique significative à son capital pour accompagner la nouvelle phase de développement du groupe.[réf. nécessaire]
Rocquancourt a inauguré mardi une nouvelle ligne de tri de déchet pour ces DEEE [11](déchets d’équipement électriques et électroniques) grâce à un investissement 500 000 euros.
le : Le groupe Derichebourg annonce la finalisation de l’acquisition de l’intégralité du capital de Groupe Ecore Holding (Luxembourg). Ce rapprochement, annoncé le et formalisé par un accord le , a reçu l’approbation des différentes autorités de la concurrence compétentes, au niveau européen et international.
Activité
En 2017, GDE dispose de 64 sites de collecte en France où elle emploie plus de 1 300 personnes et traite plus de 3,7 millions de tonnes de matériaux par an pour les entreprises privées et publiques, les collectivités et les particuliers[12]. En 2017, l'entreprise réalise un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros[13].
Historiquement, GDE est spécialisé dans la collecte et le recyclage des métaux ferreux et non ferreux. L’activité des ferreux constitue le cœur de métier de l’entreprise. GDE est leader de ce secteur. L’entreprise recycle également le plastique, les papiers-cartons, les batteries, les DIB (déchets industriels banals) et les végétaux. Elle utilise des presses spécialisées (papiers-cartons, métaux non ferreux), des cisailles (métaux non ferreux) et des broyeurs (plastiques, végétaux, métaux ferreux).
Guy Dauphin Environnement collecte et recycle sept grandes familles de matériaux :
- Les métaux ferreux à partir des véhicules hors d’usage (VHU), de l’électroménager, des ferrailles industrielles pour les aciéries.
- Les métaux non ferreux - aluminium, cuivre - pour la métallurgie.
- Les papiers-cartons à partir de vieux magazines, d’emballages en carton et de chutes de production d’imprimerie pour les papeteries.
- Les plastiques pour la filière plastique.
- Les batteries.
- Les déchets industriels banals (DIB).
- Les végétaux qui sont transformés en compost et combustible naturel.
Le transport Fluvio-Maritime
Le groupe ECORE est un acteur majeur[réf. nécessaire] du recyclage en Europe avec une présence aux Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Suisse, Hongrie et Roumanie. Son siège est à Amsterdam.
Le traitement des DEEE (déchets d’équipement électriques et électroniques)
Rocquancourt est le seul site en Normandie agréé[14] pour le broyage du gros électroménager comme les « frigos ». Ces évolutions technologiques « constituent une réponse innovante au renforcement continu de la réglementation en matière de protection de l’environnement et de la santé humaine ».
Chaque année plus de 600 000 tonnes de déchets 3E sont traitées en France par une filière encadrée. Les performances de valorisation de l’ordre de 90 % sont significatives.
Unité de traitement et de décontamination des produits métalliques par décapage en Ile-de-France
À Limay dans les Yvelines, GDE Groupe Ecore a inauguré son unité de traitement et de décontamination des produits métalliques par décapage d’Ile-de-France[15].
Avec cette technologie française, les matériaux traités peuvent être revalorisés à plus de 99% dans le cadre d’une filière d’économie circulaire. Elle traite les produits métalliques par décapage à eau à très forte pression (jusqu’à 2500 bars), grâce à une Unité Très Haute Pression conçue spécifiquement pour ce type d’application[16].
Elle permettra de réduire la quantité de métaux enfouis de plus de 1000 tonnes par an[17].


