Escautpont

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Escautpont
Escautpont
L'Hôtel de Ville.
Blason de Escautpont
Blason
Image illustrative de l’article Escautpont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Intercommunalité CA de la Porte du Hainaut
Maire
Mandat
Raphaël Kruszynski
2024-2032
Code postal 59278
Code commune 59207
Démographie
Gentilé Escautpontois, Escautpontoises
Population
municipale
4 202 hab. (2023 en évolution de +0,24 % par rapport à 2017)
Densité 727 hab./km2
Population
unité urbaine
332 401 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 30″ nord, 3° 33′ 34″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 41 m
Superficie 5,78 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Valenciennes (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Valenciennes (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Anzin
Législatives 20e circonscription du Nord
Localisation
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Escautpont
Liens
Site web https://www.escautpont.fr/

Escautpont (prononcer [ekopɔ̃], « Écaut pont ») est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.

Localisation

Escautpont est un bourg périurbain et boisé du valenciennois, situé à proximité de la frontière belge et dans le parc naturel régional Scarpe-Escaut.

Il se trouve dans l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Bruay-sur-l'Escaut, Bruille-Saint-Amand, Fresnes-sur-Escaut, Odomez, Onnaing et Raismes.

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Escaut canalisée, la Vieil-Escaut, le canal de Saint Saulve, le Malanoye, la Maison Forestière d'Escautpont[1], le canal de décharge[2], le long héri[3] et un autre petit cours d'eau[4],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Escautpont.

L'Escaut est un fleuve européen de 355 km de long, qui traverse trois pays (France, Belgique et Pays-Bas), avant de se jeter en mer du Nord. La partie canalisée en France relie Cambrai à , après avoir traversé 34 communes[5].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[6].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 731 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 8 km à vol d'oiseau[13], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 1].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 2],[16]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[17].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[17].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[17].

Urbanisme

Typologie

Au , Escautpont est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française)[Note 3], une agglomération internationale regroupant 56 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[19],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (41 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (31,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,7 %), zones urbanisées (31,9 %), terres arables (11,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,3 %), prairies (4,4 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), mines, décharges et chantiers (3,8 %)[22]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Morphologie urbaine

Concentré initialement autour du pont romain, le centre du village s'est d'abord déplacé plus au nord, au lieu-dit Le Pas de L'Ayau (passage de l'eau ou par delà l'eau) puis sur la rive gauche de l'Escaut au cours du XIXe siècle, époque où la commune connut un formidable essor industriel, grâce à l'implantation de verreries et de brasseries.

Lieux-dits, hameaux et écarts

La commune comprend les hameaux de Le Trieu-Saint-Jean et Les Trieux-d'Escautpont.

Logement

En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 1 841, alors qu'il était de 1 757 en 2015 et de 1 646 en 2010[I 2].

Parmi ces logements, 92 % étaient des résidences principales, 0,2 % des résidences secondaires et 7,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,8 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Escautpont en 2020 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,2 %) inférieure à celle du département (1,7 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 38,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (41,3 % en 2015), contre 54,5 % pour le Nord et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Escautpont en 2020.
Typologie Escautpont[I 2] Nord[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 92 90,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,2 1,7 9,7
Logements vacants (en %) 7,8 7,7 8,2

Voies de communication et transports

Le Tramway à Escautpont

Traversée de part en part par le CD 935A, Escautpont offre un accès vers l'autoroute A2 Paris-Bruxelles.

La commune est desservie par la ligne T2 du tramway de Valenciennes reliant Vieux-Condé à Famars en passant par Valenciennes.

Toponymie

Escautpont tire son nom du seul pont qui passait au-dessus de l'Escaut sur la voie romaine reliant dans l'antiquité Bavay et Tournai.

Histoire

Escautpont est une commune au passé riche, située entre l'Escaut et la forêt domaniale.

Antiquité

Escautpont est située sur la voie romaine allant de Bavay à Boulogne-sur-Mer. Le blason de Ponte Scaldis, premier nom de la commune, garde d'ailleurs la trace de ce pont à trois arches, sur lequel passait la fameuse chaussée Brunehaut, axe essentiel de l'ère romaine. Situé à équidistance de Bavay et Tournai (22 km), ce monument, d'une utilité stratégique importante, a été édifié sous le règne de l'empereur Claude ou celui de Néron, au début du premier siècle de notre ère.

La naissance d'Escautpont remonte donc à l'époque romaine, puisque, rapidement, une bourgade s'est développée autour de l'ouvrage d'art dont les ruines ont été mises au jour par le chanoine Petit au XIXe siècle. C'est que les ponts étaient rares à cette époque. Tous les chemins des environs y aboutissaient. C'est aussi à cette époque que remonte la vocation agricole (le blason le rappelle également) d'Escautpont, décrit comme un relais de poste, soit une agglomération assez importante.

Moyen Âge

La majeure partie des terres cultivées furent données à l'abbaye de Saint-Amand en 847 par Charles le Chauve. Elles font ensuite partie d'une seigneurie vassale du comté de Hainaut avant d'être rachetées par l'abbaye de Mortagne en 1265. C'est à cette époque que la paroisse d'Escautpont, jusque là indistincte de celle de Vicq s'en détache.

Temps modernes

Borne matérialisant l'emplacement de l'avaleresse Ponchelet n° 1.

En 1655, sous le règne de Louis XIV, un pont est à nouveau jeté au-dessus de l'Escaut, pour faciliter l'évolution de l'armée de Turenne entre Condé et Le Quesnoy. Pour contrer l'invasion espagnole, puis autrichienne, Escautpont est plusieurs fois inondée.

En 1716 sont forés par Jean-Jacques Desandrouin et Pierre Taffin les avaleresses Ponchelet et du Moulin de la société Desaubois, des anciens charbonnages destinées notamment à alimenter la verrerie de Fresnes-sur-Escaut. Elles sont abandonnées sans avoir été exploitées l'année suivante à cause des venues d'eau qui n'ont pas pu être épuisées.

Époque contemporaine

Horaires de la ligne de Somain à Péruwelz en 1933.

La gare d'Escautpont-Mines sur la ligne de Somain à Péruwelz, un chemin de fer essentiellement minier exploité initialement par la Compagnie des mines d'Anzin puis, après sa nationalisation, par les Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais (HBNPC), est mise en service en 1874. Le service voyageur cesse en 1963.

Escautpont est desservi à partir de 1882 par la ligne de Valenciennes à Bonsecours et Hergnies de l'ancien tramway de Valenciennes[24],[25]. Le à 18h30 a lieu le déraillement à Escautpont d'un convoi du tramway, alors tracté par une locomotive à vapeur. Le train était plein de spectateurs ayant assisté aux courses de chevaux de l'hippodrome de Vicq. Cet accident est causé par la vitesse excessive donnée au convoi par le mécanicien pour gravir une côte, et à la défectuosité de la voie. La locomotive, après le déraillement, avait fait, hors des rails, un parcours de 5 à 6 mètres, avant de s'arrêter contre un arbre. La vapeur s'échappant de la locomotive et brûle les voyageurs qui occupaient le fourgon. Une vingtaine de personnes sont blessées, dont trois meurent à la suite de l'accident[26],[27]. La section défectueuse de la voie est ensuite remise en état et la taille des convois limitée à 3 voitures sur la ligne de Saint-Amand et de Condé[28]. La ligne, électrifiée entre 1921 et 1923, est supprimée en 1966 et remplacée par une ligne d'autobus[29].

Entre les deux guerres mondiales, est construit à l'est et à l'ouest de la commune des casemates destinées à être intégrées dans le dispositif défensif de la France contre une éventuelle invasion allemande, le secteur fortifié de l'Escaut, lui-même intégré à la ligne Maginot[30],[31].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1824 dans l'arrondissement de Valenciennes du département du Nord.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Condé-sur-l'Escaut[32]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Anzin

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la vingt et unième circonscription du Nord

Intercommunalité

Escautpont est membre depuis 2006 de la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
avant 1802[33] 1808 M. Dorchies    
         
avant 1881[34]   M. Wagret    
  septembre 1900 Émile Serret   Maître de verreries
Mort en fonction
Les données manquantes sont à compléter.
1925 1957 Louis Delhaye[35]    
1957 1971 Louis Collet[36] SFIO Ouvrier verrier
Les données manquantes sont à compléter.
  octobre 1985 Georges Draux[37]   Mort en fonction
novembre 1985 mars 2008 Francis Berkmans PS
puis DVG
 
mars 2008 mars 2014[38] Francis Mariage DVG  
mars 2014[39] octobre 2017[40],[41] Francis Berkmans
(† juin 2025)
app. PCF Vice-président de la CA de la Porte du Hainaut (2014 → 2020 )
Démissionnaire
octobre 2017[42],[43] mars 2024[44] Joëlle Legrand[45] app. PCF Directrice générale des services de la ville retraitée
conseillère communautaire de la CA de la Porte du Hainaut (2020 → )
Démissionnaire
mars 2024[46] en cours
(au 23 mars 2024)
Raphaël Kruszynski UDI Ingénieur qualité

Équipements et services publics

La médiathèque/lodothèque.

Justice, sécurité, secours et défense

Escautpont relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[47].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[49].

En 2023, la commune comptait 4 202 habitants[Note 6], en évolution de +0,24 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
514639619671627706885897950
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0341 1361 2181 3201 3801 5271 5791 7472 251
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 5502 7152 6714 0154 1683 9923 9995 5305 953
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
5 7575 2344 7424 3274 2024 2104 2114 1444 173
2023 - - - - - - - -
4 202--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population fit un bond de 700 habitants en 1841 à 2200 en 1901, mais ce n'est rien à côté de celui provoqué par "l'ère de la houille", dont le début remonte à 1715. Grâce à la construction massive de logements entreprise après 1918 par la compagnie des mines d'Anzin, le nombre d'habitants est passé à 4168 en 1931. Stabilisée jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la population augmenta encore nettement avec les nouvelles constructions des Houillères, dont celles du Trieu Saint-Jean. Cet essor explique qu'Escautpont a longtemps formé deux entités, le centre et les corons, auxquelles sont venus s'ajouter depuis de nouveaux quartiers et résidences, notamment pour une population immigrée qui dispose d'une mosquée.[réf. nécessaire]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune.

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 39,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,9 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 989 hommes pour 2 184 femmes, soit un taux de 52,34 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[51]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,0 
5,4 
75-89 ans
8,4 
13,8 
60-74 ans
16,4 
19,9 
45-59 ans
17,8 
17,7 
30-44 ans
19,2 
19,1 
15-29 ans
16,8 
23,6 
0-14 ans
20,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[52]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Cultes

Les fidèles catholiques fréquentent l'église Saint-Amand qui dépend de la paroisse Saint-Jacques-du-Val-d'Escaut de l'archidiocèse de Cambrai.

Les musulmans fréquentent la mosquée d'Escautpont.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2021[Note 7], la commune compte 1 678 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 4 173 personnes[Insee 1].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 16 460 , inférieur à celui du département (21 340 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 33 %, supérieur à celui du département (19,5 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 30 %, inférieur à celui du département (47,7 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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