Wikiwand AI

Guy Ier de Lusignan (comte de la Marche)

seigneur de Lusignan, de Fougères, de Porhoët, comte de la Marche et d'Angoulême From Wikipedia, the free encyclopedia

Guy Ier de Lusignan[1] ou Guy de la Marche[2],[3] (v. 1269-) est un noble issu de la haute aristocratie féodale poitevine et bretonne.

Naissance
V. 1269
Décès
Autres noms
Guy de la Marche
Faits en bref Naissance, Décès ...
Guy Ier de Lusignan
Titres de noblesse
Seigneur d'Archiac, de Lusignan,
de Fougères, de Porhoët
Comte de la Marche et d'Angoulême
Biographie
Naissance
V. 1269
Décès
Sépulture
Autres noms
Guy de la Marche
Époque
XIIIe – XIVe siècles
Période d'activité
-
Famille
Père
Mère
Fratrie
Enfant
Sans postérité
Statut
Autres informations
Grands-Parents
Conflit
Faits d'armes
Héritière
Armoiries de Guy Ier de Lusignan
Fermer

Guy de la Marche devient seigneur de Lusignan, de Fougères, de Porhoët, comte de la Marche et d'Angoulême au décès de son frère aîné, Hugues XIII le Brun (♰ ) et prend le patronyme "de Lusignan". Il est parfois nommé Guiard[4] ou Guyot.

Il est le dernier représentant masculin des seigneurs de Lusignan du Poitou.

Biographie

Famille

Guy de Lusignan est le second et dernier fils d'Hugues XII de Lusignan (av. 1241-ap. ), seigneur de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême (1250-1270), et de Jeanne de Fougères (av. 1242-ap. 1273), dame de Fougères et de Porhoët (1256-ap. 1273)[5].

Apanage

Guy reçoit en apanage le fief vicomtal d'Angoulême situé à La Rochefoucauld et la seigneurie d'Archiac[6],[7], transmis par son grand-oncle paternel, Guy de Lusignan (♰ 1288), fils d'Hugues X de Lusignan et d'Isabelle d'Angoulême[8]. Il reçoit également le château de Porhoët[9].

Anthroponyme

Guy porte le prénom d'un aïeul dont les hauts faits véhiculent une mémoire familiale prestigieuse : Guy de Lusignan (av. 1153-1194), croisé, comte de Jaffa et d’Ascalon (1180-1186), roi de Jérusalem (1186-1192) puis seigneur de Chypre (1192-1194)[10],[11],[12].

Homonyme

Guy est parfois confondu avec son oncle, un autre Guy de Lusignan (v. 1243-1310/1311), seigneur de Couhé et de Peyrat, fils d'Hugues XI le Brun (v. 1221-1250) et de Yolande Bretagne (1218-1272), du fait notamment qu'il décéda avant lui.

Héritage

Guy, bien que déshérité par son frère aîné, Hugues XIII le Brun en 1297[13], prend possession des comtés de la Marche et d'Angoulême à son décès[14]. Dès le mois de , il s'entend avec son neveu, Renaud IV, seigneur de Pons et de Bergerac (av. 1274-1305/1308) l'un des héritiers désignés dans le second testament d'Hugues XIII le Brun[15].

Le , le Parlement de Paris, malgré les réclamations de Geoffroy II de Lusignan, cousin de son père[16],[17], et du comte de Sancerre, son beau-frère[18], accorde la saisine à Guy concernant les comtés de la Marche et d'Angoulême[19],[20].

Les trahisons de Guy

Le , Guy Ier de Lusignan accompagne l'ost royal de Philippe le Bel contre les troupes flamandes de Guillaume de Juliers et participe au début de la bataille de Mons-en-Pélève[21]. Puis il quitte les hostilités et se retire à Valenciennes avec d'autres fuyards[22]. Le suivant, Guy est au camp du roi, devant Lille, où Philippe le Bel a mis le siège[23].

Le , à Saintes, Guy traite avec le roi d'Angleterre, Édouard Ier, cousin de son père, et en fait son héritier pour le comté d'Angoulême. Il lui cède Cognac et Merpins et lui promet son aide contre le roi de France en échange de Saintes et de la sénéchaussée de Saintonge[24].

Testaments et succession

Le , Guy de Lusignan désigne comme usufruitière de ses biens, sa sœur aînée Yolande et institue son fils, Renaud IV de Pons, héritier[15]. Par son testament du , à Lille, il s'exécute[23].

En 1306, il soutient un procès contre Dreux III de Mello[25], seigneur de Saint-Bris, pour la succession de Geoffroy II de Lusignan, seigneur de Jarnac. Le décès de son neveu, Renaud IV de Pons, l'amène à transférer ses droits au fils de ce dernier : Hélie II Rudel (v. 1300-av. 1334), seigneur de Bergerac, qu'il nomme héritier universel le [26],[27].

Décès et sépulture

Abbaye de Valence en Poitou : ruines de l'abbatiale, au XIXe siècle, dessinées par Pierre-Amédée Brouillet[28].

Célibataire et sans enfant, Guy Ier de Lusignan meurt en , probablement quelques jours avant le , car c'est à cette date que les représentants de l'évêque de Poitiers réclament la possession du château de Lusignan et la forêt de Gâtine, en raison de la mort du comte de la Marche[29],[30]. Sa sœur, Yolande de Lusignan, lui succède[27].

Guy Ier de Lusignan est probablement inhumé à l'abbaye de Valence, comme indiqué dans son testament[23],[31].

Annexion des fiefs Lusignan au domaine royal

La branche masculine de la maison de Lusignan éteinte, Philippe IV le Bel réunis l'Angoumois et la Marche au domaine royal. Il traite avec Yolande de Lusignan, qui conserve l'usufruit des comtés de la Marche et d'Angoulême[32], testament daté du [33]. Le roi rachète, en 1309 et 1310 de différentes manières, les droits de plusieurs autres parents du dernier comte de la Marche ; à savoir : de Marie de la Marche[34], comtesse de Sancerre, de Jeanne de la Marche[35], dame de Couhé et de Peyrat, et d'Aymar de Valence[36], comte de Pembroke[27]. Ainsi les seigneuries de Fougères et de Porhoët et les deux comtés de la Marche et d'Angoulême sont rattachés à la couronne[37].

Sceaux et armoiries

Sceaux

Sceau [1292]

Guy de Lusignan utilise ce sceau avant de succéder à son frère aîné en 1303. Il est sans doute devenu seigneur d'Archiac après la mort de son grand-oncle Guy de Lusignan, seigneur de Cognac, Archiac et Merpins en 1288. Mort qui libère la brisure au lambel qu'adopte Guy, qualifié de "varlet" dans l'acte qui renseigne ce sceau[38], probablement utilisé donc entre 1288 et 1303.

Avers : Rond, env. 40 mm[38],[39].

Description : Écu burelé de seize pièces au lambel à trois pendants.

Légende : .......RCYAC...

Sceau du secret : Rond, 20 mm[40],[41].

Description : Écu burelé au lambel à trois pendants.

Légende : ✠ SECRETVM...

Sceau [1304]

Avers : Rond, 80 mm[42],[43],[44].

Description : Sceau équestre. Le seigneur de Lusignan en costume de chasse tient un oiseau proie et ses gets sur le poing gauche vêtu d'un gant, la main droite ramenée sur le torse tient les rênes. Un petit chien est assis sur la croupe du cheval, derrière lui flotte un cor dont la sangle est passée autour des épaules du cavalier. Le dosseret de la selle porte sans doute le burelé des armes Lusignan.

Légende : ✠ S' • GVIDONIS ⠅DE ⠅LEZI..ACO ⠅CO..... .....IE

Légende transcrite : Sigillum Guidonis de Leziniaco, comitis Marchie

Contre-sceau : Rond, 80 mm[42],[45],[46].

Description : Dans une rosace à chanfrein, écu burelé de vingt pièces, entouré de fougères.

Légende : ✠ ET • E..... ET • DOMINI • LEZINIACI

Légende transcrite : Et Engolisme, et domini Leziniaci

Sceau [1308]

Avers : Rond, 78 mm[47],[48],[49],[50].

Description : Type équestre de chasse, à droite. Le cheval au galop. Le comte, nu-tête, les cheveux bouclés sur les oreilles, vêtu d'une cotte, tient de la main droite les rênes de sa monture, et, de la gauche couverte d'un gantelet, un faucon muni de ses gets. Un petit chien est debout sur la croupe du cheval, derrière lui flotte un cor dont la sangle est passée autour des épaules du cavalier. sous le ventre de ce dernier est figuré un chêne (ce sceau se distingue du précédent par la position du chien et la présence du chêne sur le ventre du cheval).

Légende : ✠ S' • GVI..... .E • LEZINIACO • COMITIS • MARChIE

Légende transcrite : Sigillum Guidonis de Leziniaco, comitis Marchie

Contre-sceau : Rond, 78 mm [51],[52],[48],[49],[53].

Description : Écu burelé de vingt pièces entouré de fougères, le tout dans un polylobe, dans les écoinçons, des trèfles évidés.

Légende : ✠ ET • ENGOLISME • ET • DOMINI • DE • LEZIN.ACO

Légende transcrite : Et Engolisme, et domini de Leziniaco

Petit sceau [1308]

Avers : Rond, 45 mm[54],[55].

Description : Sceau armorial à l'écu burelé de vingt pièces des Lusignan accosté à gauche d'un rameau de chêne et à droite d'un rameau de fougère, timbré d'un fleuron végétal.

Légende : Détruite, illisible.

Contre-sceau : Rond[56],[57].

Description : Écu burelé des Lusignan dans un cartouche formé de branches (de fougères ?).

Légende : CONGRAS' ...

Armoiries

Armoiries [1279]

Le tournoi de Compiègne autrefois daté de 1238 est à présent situé en 1278 ou 1279 ; la plupart des blasons de l'armorial correspondant à des personnages attestés pour cette date et non pour la première.

Il est à constater que Guy de la Marche, frère cadet Hugues XIII le Brun, dont nous ne possédons aucun sceau antérieur à cette date, ne semble pas avoir adopté de brisures, contrairement aux précédents cadets de la famille.

Blason Blasonnement :
Écu burelé d'argent et d'azur de quatorze pièces
Commentaires : Blason de Guy de la Marche, d'après l'Armorial du Tournoi de Compiègne vers 1279.

Références[58],[59]

Armorial de Bavière

Reprise de l'Armorial du Tournoi de Compiègne dans l'Armorial de Bavière au début du XVe siècle. À noter que le nombre de burelles varie d'un armorial à l'autre ainsi que d'une copie à l'autre.

Blason Blasonnement :
Écu burelé d'argent et d'azur de seize ou de quatorze pièces
Commentaires : Blason de Guy de la Marche, d'après l'Armorial de Bavière, copies du début du XVe et du XVIIe siècle, d'après original perdu.

Références[60],[61],[62]

Armoiries [1292]

Blason Blasonnement :
Écu burelé d'argent et d'azur de seize pièces au lambel à trois pendants de gueules
Commentaires : Blason de Guy de la Marche, seigneur d'Archiac, d'après les empreintes d'un sceau et d'un contre-sceau de 1292.

Références[38],[39],[41]

Armoiries [v. 1292]

Blason Blasonnement :
Écu burelé d'argent et de gueules de seize pièces
Commentaires : Blason de Guy de la Marche, d'après l'Armorial Le Breton vers 1292.

Références[63],[64],[65],[66],[67]

Armoiries [1304-1308]

Dès 1304, Guy de Lusignan adopte les armoiries de son frère aîné, Hugues XIII le Brun (♰ )[68],[69],[70],[71],[72],[73].

Blason Blasonnement :
Écu burelé d'argent et d'azur de vingt pièces
Commentaires : Blason de Guy de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, et seigneur de Lusignan, d'après les empreintes de contre-sceaux de 1304 à 1308.

Références[42],[51],[45],[52],[54],[48],[49],[46],[53],[55],[57]

Notes et références

Sources et bibliographie

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks