Henri Manguin
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Manguin, Henri Charles |
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Henri Charles Manguin est un peintre et graveur français né à Paris le et mort à Gassin le .
Il est l'un des principaux représentants du fauvisme français en 1905.
En 1889, Henri Manguin abandonne ses études au lycée Condorcet à Paris pour se consacrer à la peinture. En 1894, il fréquente l'atelier de Gustave Moreau à l'École des beaux-arts de Paris, où il se lie d'amitié avec Albert Marquet, Henri Matisse, Jean Puy, Albert Huyot, et Georges Rouault.
En 1899, il épouse Jeanne Carette qui sera, à quelques exceptions près, son unique modèle, et avec qui il a eu trois enfants. Il expose à la galerie B.Weill et en 1897 au Salon de la Société nationale des beaux-arts[1]. En 1902, il participe pour la première fois au Salon des indépendants.
En 1904, Manguin découvre Saint-Tropez et se lie avec Paul Signac. Il expose au Salon d'automne et en devient membre[2]. Ambroise Vollard lui achète 150 tableaux. Lors d'une exposition particulière à la galerie Druet en 1906, Manguin se lie avec Henri-Edmond Cross. Il voyage en Italie et expose à Zurich et Bucarest.
En 1909, il s'installe à Neuilly-sur-Seine et participe à une exposition de groupe en Russie. Il séjourne à Honfleur chez Félix Vallotton, où il rencontre des collectionneurs suisses, les Hahnloser. Il se fixe l'été à Sanary-sur-Mer, où il voit souvent Henri Lebasque, et expose à Berlin. En 1913, il fait partie des artistes français exposés aux États-Unis, dont l'Armory Show[3], et à la Biennale de Venise[Quand ?].
Il habite à Lausanne pendant la Première Guerre mondiale. En 1924, il participe au projet du futur musée de l'Annonciade à Saint-Tropez. Il expose à la galerie Bing en 1927. En 1938, la galerie Druet ferme, son fils rachète les invendus : Manguin en détruit huit, puis expose dans le monde entier. Il loue un atelier à Avignon en 1942.
Henri Manguin meurt dans sa maison de l'Oustalet à Gassin[4] le .
Le Salon[Lequel ?] organise une rétrospective posthume de ses œuvres en 1950.
Œuvre
Analyse de son travail
Gravure
Manguin a produit des eaux-fortes, des pointes sèches et des lithographies. Ses premiers essais gravés remontent aux années 1900 et représentent sa famille. En , il produit une série destinée au Nouvel Essor, figurant également ses proches, ainsi que des marines inspirées de Saint-Tropez. Ces pointes sèches et eaux-fortes sont tirées par le neveu de Pierre Bonnard. En 1954, Charles Terrasse (1893-1983) préface un nouveau recueil de gravures édité par Manuel Bruker, tiré seulement à 200 exemplaires[5].
Collections publiques
- En Allemagne :
- Bielefeld, Kunsthalle : Jeanne à L'ombrelle, Cavalière, 1906, huile sur toile, 61 × 50 cm.
- En Espagne :
- Madrid, musée Thyssen-Bornemisza : Les Images, 1905, huile sur toile.
- En France :
- Bordeaux, Musée des Beaux-Arts : Nature morte aux orsins et à l'anguille, 1925, huile sur toile, 60,5 × 73,5 cm[6]
- Martigues, musée Ziem : Fenêtre sur le vieux port, Marseille, vers 1924-1925, huile sur toile, 81 × 65 cm.
- Nancy, musée des beaux-arts : Cassis, l'allée de Villecroze, 1913, huile sur toile, 100 × 81,5 cm ;
- Paris,
- Musée d'Orsay : L'Infante Marie-Thérèse, huile sur toile, 73 × 61 cm[7] ;
- Musée d'Art moderne :
- Saint-Tropez, musée de l'Annonciade :
- Vue du golfe de Saint-Tropez, 1925, huile sur toile, 44 × 81,5 cm[10]
- Nu assis ou le repos du modèle, 1907, huile sur toile, 92 × 73,5 cm[11]
- Baigneuse à Cavalière, 1906, huile sur toile, 41 × 33 cm[12] ;
- La Gitane à l'atelier, 1906, huile sur toile, 46,3 × 55 cm[13] ;
- Mimosas et anémones, 1935, huile sur carton, 34,7 × 26,7 cm[14]
- Toulouse,
- musée des Augustins : Fruits et moustiers, 1907, huile sur toile, 73 × 61 cm[15].
- Fondation Bemberg : Le golfe, 1905, huile sur toile,
- Roanne
- Autoportrait, 1930, Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie Joseph-Déchelette
- Grenoble :
- La Baigneuse, 1906, musée de Grenoble
- Au Royaume-Uni :
- En Suisse :
- Genève, Petit Palais : La Baie de Villefranche, 1913, huile sur toile.
- Winterthur, Villa Flora : La Sieste, 1905, huile sur toile, 89 × 117 cm.
- Berne, musée d'art
- La sieste ou le rocking chair, 1905, huile sur toile
- Le thé à la Flora, 1912, huile sur toile
- Nature morte ou bronze japonais ou Nature morte au dragon, 1910, huile sur toile
Galerie
- Baigneuse (Woman Bather), 1906, huile sur toile, Musée Pouchkine, Moscou
- Le Rocher (La Naïade, Cavalière), 1906, huile sur toile, 71 × 89 cm, Collection privée
- Above the Oustalet (View over Grimaud), 1920, huile sur toile, 65 × 81 cm, Collection privée
- Le Golfe, Fondation Bemberg, Toulouse
- Nature morte au gobelet d'argent, Musée Calvet, Avignon