Henri Viltard

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Naissance
Décès
(à 24 ans)
Lyon (Rhône)
Surnom
Madier, Poussin, Hatrie
Nationalité
Henri Viltard
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Biographie
Naissance
Décès
(à 24 ans)
Lyon (Rhône)
Surnom
Madier, Poussin, Hatrie
Nationalité
Activité
Autres informations
Membre de
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinction

Henri Viltard, né le à Carnoules et mort le à Lyon, est un résistant français, Compagnon de la Libération.

Jeunesse

Henri Viltard naît le à carnoules, dans le Var[1]. Il effectue toute sa scolarité à domicile du fait de sa santé fragile, due à une malformation cardiaque[2].

Seconde Guerre mondiale

Hostile à l'occupation allemande et au régime de Vichy, il réalise ses premiers actes de résistance et est arrêté en pour avoir lacéré des affiches[2]. Installé en Savoie, il devient en l'adjoint du responsable militaire de Savoie pour le mouvement Libération-Sud[2]. il intègre ensuite l'Armée secrète et est nommé en , à seulement 20 ans, chef départemental de l'AS-Savoie[2]. Après avoir organisé son état-major, il crée jusqu'en mars de la même année les premiers groupes franc et maquis armés du département[2]. Il est ensuite nommé adjoint au chef régional des MUR pour la région Savoie-Haute-Savoie-Isère[2]. En , alors qu'il vient d'être condamné à mort par contumace par le régime de Vichy, il est promu sous-lieutenant au sein de la Résistance[2]. Effectuant un grand nombre de missions de liaison entre Lyon et Paris, il est également très actif localement dans la région R1 et, le , fait partie des équipes permettant l'évasion vers Londres du général de Lattre depuis le terrain clandestion "Aigle" à Manziat, dans l'Ain[2]. Dans la nuit du 7 au suivant, il réceptionne le parachutage de la mission "Armada", composée des membres du BCRA André Jarrot et Raymond Basset[2]. Se détachant provisoirement de son territoire, il suit ces deux hommes jusqu'à Troyes pour les assister dans leur mission de destruction d'une usine[2]. De retour dans la zone R1, il dirige les groupes francs de l'Ain et de la Saône-et-Loire dans un grand nombre d'opérations de déraillement de trains autour de Mâcon[2].

Repéré par la Gestapo lyonnaise de Klaus Barbie, il est appelé à l'état-major et transféré dans la région R4 de Toulouse sous les ordres de Serge Ravanel, chef régional des corps francs de la Libération, qui le nomme chef départemental pour le Tarn-et-Garonne[2]. Opérant aussi dans les départements limitrophes, il est en mission à Decazeville lorsqu'il est arrêté le et emprisonné à Rodez[2],[3]. Après l'échec d'une tentative d'évasion, il est transféré à Montpellier puis à Toulouse[2]. Jouant de sa maladie, il parvient à se faire admettre à l'hôpital de Toulouse où, moins surveillé, il obtient l'aide des groupes francs locaux pour s'évader avec succès le [2],[3]. Après avoir été chargé de constituer l'état-major de la zone Nord de la région R4, le lieutenant Henri Viltard participe à la libération de Toulouse en entrant dans la ville le à la tête d'un détachement de FFI du Lot[2]. Il rencontre le général de Gaulle à Toulouse en septembre puis est nommé adjoint de Jean-Pierre Vernant, commandant régional de la 17e région FFI (Midi-Pyrénées)[2]. Il quitte cependant rapidement ce poste, appelé à Paris au ministère de la guerre pour y devenir chef de cabinet du général Joinville avant d'être affecté, en , à la Direction du personnel de l'armée de terre au sein de laquelle il est promu capitaine le mois suivant[2].

Après-Guerre

Démobilisé en , Henri Viltard n'a que peu de temps pour profiter du temps de paix[1]. Victime de sa maladie cardiaque, il meurt prématurément le à Lyon et est inhumé à Chambéry[1].

Décorations

Références

Voir aussi

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