Henrik Sass Larsen
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| Henrik Sass Larsen | |
Henrik Sass Larsen en 2011. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre danois du Commerce et de la Croissance | |
| – (1 an, 10 mois et 19 jours) |
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| Premier ministre | Helle Thorning-Schmidt |
| Gouvernement | Thorning-Schmidt I et II |
| Prédécesseur | Annette Vilhelmsen |
| Successeur | Troels Lund Poulsen |
| Membre du Folketing | |
| – (18 ans, 11 mois et 29 jours) |
|
| Élection | 11 mars 1998 (suppléant) |
| Réélection | 20 novembre 2001 8 février 2005 13 novembre 2007 15 septembre 2011 18 juin 2015 5 juin 2019 |
| Circonscription | Copenhague (2000-2001) Aarhus (2001-2007) Seeland (2007-2019) |
| Groupe politique | Social-démocratie |
| Prédécesseur | Helle Degn |
| Successeur | Tanja Larsson |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Virum (Danemark) |
| Nationalité | Danoise |
| Parti politique | Social-démocratie (jusqu'en 2025) |
| Diplômé de | Université de Roskilde |
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Henrik Sass Larsen, né le à Virum au Danemark, est un homme politique danois, membre du Parti social-démocrate (SD) et ministre du Commerce et de la Croissance entre 2013 et 2015.
Jeunesse et débuts en politique
Henrik Sass Larsen est diplômé d'une licence en sciences de l'administration à l'université de Roskilde, puis travaille ensuite dans la communication[1].
Engagé au sein de la Social-démocratie, il intègre la direction de son mouvement de jeunesse en 1988, avant d'en être le président de 1992 à 1996[1].
Il est candidat aux élections législatives de 1998, où il ne remporte pas suffisamment de voix pour être élu, mais devient le premier suppléant social-démocrate dans la circonscription de Copenhague[2]. À ce titre, il siège comme membre temporaire du Folketing pendant quelques semaines en 1999. Il devient député de plein exercice le , après la démission de Helle Degn[1].
Il est élu pour un premier mandat complet au Folketing lors des élections législatives de 2001[3]. Il devient après le scrutin le porte-parole de son groupe parlementaire sur la politique économique, puis sur les questions fiscales en 2004[1].
Sous la présidence de Helle Thorning-Schmidt
Il est réélu pour un nouveau mandat lors des élections législatives de 2005[4]. Après le scrutin, il fait partie des premiers soutiens de Helle Thorning-Schmidt dans sa campagne victorieuse pour devenir présidente du parti après la démission de Mogens Lykketoft[5]. Après la victoire de cette dernière, il devient le vice-président du groupe parlementaire et son porte-parole sur les questions de finances, deux rôles qu'il abandonne un an plus tard pour devenir le porte-parole politique du parti[1],[6].
Il est de nouveau réélu lors des élections législatives anticipées de 2007[7]. Il est de nouveau le porte-parole politique de son groupe lors de la mandature, et joue à ce titre un rôle important dans le rapprochement des sociaux-démocrates avec le Parti populaire socialiste[5].
Il remporte un nouveau mandat lors des élections législatives du lors desquelles le bloc de gauche remporte une majorité[8]. Il participe alors aux négociations pour la formation d'un nouveau gouvernement[5]. Allié de Helle Thorning-Schmidt, il est alors pressenti pour devenir ministre des Finances dans son gouvernement. Cette dernière décide toutefois de ne pas l'intégrer à son équipe, après qu'une note des services de renseignement ait souligné l'existence d'un lien entre lui et un membre des Bandidos. Il quitte alors également son rôle de porte-parole politique du groupe social-démocrate[9].
Il retrouve un poste de premier plan en étant élu président du groupe parlementaire social-démocrate en [10]. En , il devient commissaire au comptes, soit l'un des parlementaires chargés du contrôle des dépenses publiques[11].
Le , il entre finalement au gouvernement en succédant à Annette Vilhelmsen comme ministre du Commerce et de la Croissance à l'occasion d'un remaniement ministériel[12]. Il est reconduit dans ses fonctions dans le nouveau gouvernement formé par Helle Thorning-Schmidt le après le départ du Parti populaire socialiste de la coalition[13].
Sous la présidence de Mette Frederiksen
Il quitte le gouvernement après les élections législatives de 2015 au cours desquelles il est réélu, malgré la défaite nationale du bloc gouvernemental[14]. Après le scrutin et l'élection de Mette Frederiksen à la présidence des sociaux-démocrates, il devient de nouveau le président du groupe parlementaire[15].
En , il révèle dans un entretien au journal Politiken être atteint de dépression depuis plusieurs mois, après que le tabloïd Ekstra Bladet ait révélé qu'il avait manqué au cours des mois précédents plusieurs réunions comme commissaire aux comptes. Il déclare alors mieux se porter et être prêt à devenir ministre des Finances dans un potentiel gouvernement dirigé par Mette Frederiksen[16].
Il est de nouveau élu au Folketing lors des élections législatives danoises du [17]. Il est alors de nouveau pressenti pour devenir ministre des Finances, mais déclare le que sa santé ne lui permet pas d'assurer de responsabilités ministérielles, et qu'il ne se représentera pas aux prochaines élections législatives[18].
Retrait de la politique
Il annonce en quitter le Folketing et la vie politique pour devenir directeur d'Aktive Ejere, l'organisation représentative des fonds de capitaux danois[19]. Le , il est annoncé qu'il quitte son rôle au sein de l'organisation[20].
Le , il est mis en examen dans une affaire pénale liée à la possession de matériel pédopornographique, des charges qu'il conteste[21]. Dans un livre paru en juin, il admet que le téléchargement de contenu illégal était une grave erreur, mais affirme avoir agi dans le but de retrouver deux vidéos d’agressions sexuelles dont il dit avoir été victime ou témoin dans son enfance, afin d'identifier les adultes impliqués et de faire retirer les images[22]. Le , il affirme que la Social-démocratie l'a contacté pour lui demander de quitter le parti du fait de l'affaire, une information confirmée quelques jours plus tard par la Première ministre Mette Frederiksen[23]. Après son refus d'un départ volontaire, il est exclu du parti le [24]. Son procès débute le [22]. Reconnu coupable de deux des trois chefs d'accusation, il est condamné le à une peine ferme de quatre mois d'emprisonnement[25]. Il décide de ne pas faire appel de sa condamnation[26].