Herleville

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Localisation

Herleville est un village picard de la région naturelle du Santerre et aux confins des pays traditionnels de l'Amiénois et du Vermandois.

À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à km au nord-est de Rosières-en-Santerre[1], km au nord-ouest de Chaulnes[2], km au sud-est de Bray-sur-Somme[3], 15 km au sud-ouest de Péronne[4], 17 km au sud-est d'Albert[5], 18 km au sud-est de Corbie[6], 18 km au nord de Roye[7], 33 km à l'est d'Amiens[8], 38 km à l'ouest de Saint-Quentin[9] et à 48 km au sud d'Arras[10].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.

Les communes limitrophes sont Chuignes, Foucaucourt-en-Santerre, Framerville-Rainecourt, Lihons et Vermandovillers.

Géologie et relief

Surtout dans la plaine, le sol est argileux sur les trois-quarts du territoire. Le quart restant est formé de petites collines crayeuses peu fertiles[11].

Le terrain est presque entièrement plat. La partie ouest est limitée par une colline d'une quinzaine de mètres de haut, bordant une vallée sèche se dirigeant vers la Somme[11].

En 1899, l'eau des puits est tirée dans une nappe située à une trentaine de mètres de profondeur[11].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Herleville[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[15]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 710 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à 11 km à vol d'oiseau[18], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Herleville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[22]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93,7 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %), forêts (0,1 %)[25]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

La localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 59, Harbonnières - Péronne)[26].

Toponymie

Herlivilla est relevé en 1098 et 1111 dans le cartulaire de Lihons. La forme actuelle, Herleville est citée dès 1214 dans un dénombrement de Philippe-Auguste[27],[28].

Histoire

Une voie romaine dénommée chaussée Brunehaut traverse le village[11].

Durant une partie du Moyen Âge, le village dépend de la seigneurie de Framerville.

En 1869, l'abbé Poire découvre un cimetière mérovingien au lieudit les Monts de Rainecourt, dans lequel se trouvent de nombreux sarcophages. Il y recueille des vases en verre, des boucles de ceinturons, des boucliers, des bijoux, des armes et d'autres objets[29].

Au XVIe siècle, Charles de Baynast, seigneur du lieu et capitaine au régiment de Lannoy, s'illustre au siège de Péronne (1536)[11].

En 1899, la commune comptait un seul hameau, se trouvant au lieu-dit le Moulin, comptant alors deux habitants[11].

Première Guerre mondiale

Durant la Première Guerre mondiale, le village est complètement détruit. Le , un bombardement anéantit le clocher, la toiture et incendie une partie du mobilier de l'église. Le village, comme les villages avoisinants, est libéré par des soldats australiens en [29]. Il est classé dans la zone rouge[30].

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [31]. La reconstruction dure pendant tout l'entre-deux-guerres et celle de l'église se termine en 1929[29].

Seconde Guerre mondiale

Le village est à nouveau détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses souffrances lui valent une Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze le [29].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Chaulnes[32]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Ham.

Intercommunalité

La commune était adhérente de la communauté de communes de Haute-Picardie créée en 1994 sous le nom de Communauté de communes de Chaulnes et environs, et qui a pris sa dénomination de Communauté de communes de Haute-Picardie en 1999.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[33].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[34],[35],[36]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [37], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [38].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[39].

Liste des maires

Liste des maires successifs[40]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965[41] 2008 Gérard Proot DVD Agriculteur
Administrateur de la fédération de chasse de la Somme
Chevalier du Mérite agricole
mars 2008[42] 2020[43] Philippe Sy SE Retraité de la Poste
2020[44] en cours
(au 8 octobre 2020)
Vincent Vanneufville    

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[46].

En 2023, la commune comptait 192 habitants[Note 5], en évolution de +4,92 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360371448380433419456432429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
411412404375336351329324327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
321318287111158162168163158
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
15914211910911399118121183
2017 2022 2023 - - - - - -
183192192------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Ces tableaux (en référence) regroupent les chiffres-clés de l'économie communale[48].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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