Vermandovillers
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| Vermandovillers | |||||
La mairie-école | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Péronne | ||||
| Intercommunalité | CC Terre de Picardie | ||||
| Maire Mandat |
Agnès Hénocq 2026-2032 |
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| Code postal | 80320 | ||||
| Code commune | 80789 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Vermandovillerois | ||||
| Population municipale |
147 hab. (2023 |
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| Densité | 25 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 51′ 03″ nord, 2° 46′ 58″ est | ||||
| Altitude | Min. 78 m Max. 97 m |
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| Superficie | 5,83 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Ham | ||||
| Législatives | 5e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Vermandovillers est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
Localisation
Vermandovillers est un village picard de la région naturelle du Santerre, aux confins du Vermandois avec l'Amiénois.
Limitrophe de Chaulnes, la localité est située à 7 km au nord-est de Rosières-en-Santerre[1], 14 km au sud-ouest de Péronne[2], 17 km au nord de Roye[3], 20 km au sud-est d'Albert[4], 20 km au sud-est de Corbie[5], 35 km au sud-est d'Amiens[6], 36 km à l'ouest de Saint-Quentin[7] et à 49 km au sud d'Arras[8] à vol d'oiseau[Note 1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes.
Les communes limitrophes sont Ablaincourt-Pressoir, Chaulnes, Foucaucourt-en-Santerre, Herleville, Lihons et Soyécourt.
Géologie et relief
Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation tertiaire à dominante argileuse. Une couche de marne se situe à plusieurs mètres de profondeur[9].
Le relief de la commune est presque uniformément plat excepté deux légères ondulations. Le point culminant de la commune s'élève à 92 m d'altitude[9].
Un espace boisé dénommé bois à Femmes est situé au nord-ouest de la commune.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 717 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à 10 km à vol d'oiseau[16], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Vermandovillers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20] et hors attraction des villes[21],[22].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (95,6 %), forêts (4,4 %)[23]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Habitat
Le village de Vermandovillers a été totalement détruit pendant la Grande Guerre. Il a été reconstruit dans l'entre-deux-guerres.
Voies de communication et transports
La localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 59, Harbonnières - Péronne)[24].
Toponymie
On trouve plusieurs formes pour désigner Vermandovillers dans les textes anciens : Vermandois Viler (1108), Viromandum Vilare (1296), Vermandovillers-la-Tombe au XVIIIe siècle[25]. Il signifie village des Viromanduens, le peuple gaulois qui a laissé son nom au Vermandois.
Histoire
Antiquité
On a retrouvé à l'est de la commune au lieu-dit Sole des Tombeaux, des tombes et des restes de constructions[9]. Des traces d'une villa gallo-romaine ont été retrouvées dans la commune[26].
Moyen Âge
- Vermandovillers était une paroisse avant 1108, date à laquelle, elle fut confiée aux moines du prieuré de Lihons-en-Santerre[9].
- Au XIVe siècle, le seigneur de Vermandovillers était Colard de Paira[9].
Époque moderne
En 1559, Nicolas de Witasse était seigneur de Hauteloge et de Vermandovillers[27].
Vers 1750, la paroisse de Vermandovillers avait un clerc laïc ou maître d'école, un certain Parvillers, qui signait comme témoin sur les actes d'état-civil.
Époque contemporaine de la Révolution française à 1914
- En 1793, le seigneur de Vermandovillers résidait dans la commune.
- À la fin de la guerre franco-allemande de 1870, pendant l'occupation prussienne de 1870-1871, la population de Vermandovillers dut verser un tribut et subir des réquisitions[9].
Première Guerre mondiale

Vermandovillers fut durement touchée par la Première Guerre mondiale : Une première attaque se produisit le , qui fut en partie stoppée par le 75e RI au Bois Étoilé à l'entrée d'Herleville. Le front fut stabilisé durant deux ans jusqu'au .
- Bataille de Vermandovillers (1916)
La bataille de Vermandovillers se déroula en septembre 1916 dans le cadre de la bataille de la Somme. Elle opposa l'armée française à l'armée allemande.
- L'attaque du de Vermandovillers au départ du Bois Étoilé, fut confiée à la 132e division (35e CA - 10e Armée) vers un point d'appui, abondamment pourvu d'abris bétonnés pour mitrailleuses, organisé par les Allemands, depuis près de deux ans[28]. Le , de nombreuses divisions (13e - 43e - 51e) et le 120e RI participèrent à la bataille dite de Vermandovillers[réf. nécessaire]. Elle prit fin le faute de combattants[réf. nécessaire].
- Le 158e RI, le 366e RI et le 1er bataillon de chasseurs à pied ont eu une conduite exemplaire et subirent de lourdes pertes[réf. nécessaire].
- Le 86e RI s'embarque en chemin de fer le . Le , le régiment est alerté, enlevé dans l'après-midi, en camions automobiles. Après un voyage rapide, il est débarqué à proximité de la zone de la bataille à la sortie sud d'Harbonnières, vers 22 heures. C'est la nuit dans une région inconnue. Et cependant, il faut marcher de suite. Deux bataillons vont alors passer la nuit à Vauvillers et à Frameville. Un bataillon se rend directement en réserve à proximité des premières lignes, au bois Étoilé, à 1 km de Vermandovillers où viennent de se dérouler des combats acharnés depuis le [29]. Le régiment doit relever le 8 au soir des éléments épuisés qui viennent de soutenir une lutte sanglante de plusieurs jours.
- C'est ainsi que le 86e entre en ligne au nord-ouest de Vermandovillers avec 2 bataillons en 1re ligne et 1 en réserve. Le terrain récemment conquis, est complètement bouleversé. Le Bois Étoilé ne présente plus qu'une série de troncs sectionnés. Les boyaux et les tranchées sont à moitié remplis d'une boue liquide, la terrible boue de la Somme. Et, presque sans interruption, un violent duel d'artillerie remplit l'air de sons monstrueux, de trajectoires mortelles. Le village ne présente plus que quelques amas de décombres disséminés sur le terrain incessamment défoncé par les obus. Vermandovillers a été attaquée le ; mais énergiquement défendue, elle est restée presque entièrement aux mains de l'ennemi. L'attaque de ce village peut être reprise par les vaillantes troupes de la 49e brigade. À partir du , le 86e se met au travail avec ardeur pour préparer les parallèles d'où il s'élancera au jour et à l'heure fixés. Le travail s'effectue dans des conditions très difficiles, sous des feux d'artillerie et d'infanterie violents. Les pertes augmentent de jour en jour ; le travail continue. Durant les trois jours qui précèdent l'attaque, notre artillerie donne avec toute sa puissance. Les derniers vestiges de Vermandovillers disparaissent dans une poussière blanchâtre, projetés bien haut par nos énormes obus de 240, 340 et 370. Ceux qui ont assisté à cette préparation d'artillerie se souviennent du travail fait sur la tranchée du Chien fortement organisée par l'ennemi. Nos avions tiennent l'air sans arrêt. Les appareils ennemis restent loin à l'intérieur de leur secteur et dès qu'ils semblent s'approcher, ils sont immédiatement pris à partie par les nôtres qui leur interdisent nos lignes.
- Du 4 au , la 86e brigade perdit 1 071 hommes, la 264e brigade, 1 513 et la 108e, 1 580[réf. nécessaire].
- Les Allemands ne réagissent qu'assez faiblement par leur artillerie durant les journées des 15 et . Enfin le jour et l'heure de l'attaque, tenus secrets jusqu'alors, le jour et l'heure H, sont fixés.
- C'est le que le 86e va s'élancer à l'assaut de Vermandovillers. L'attaque principale du régiment sera menée par le 1er bataillon, sous les ordres du commandant Peyre, encadrés, à droite et à gauche par des fractions du 2e bataillon. Le 3e bataillon doit assurer à la grenade, le nettoyage d'importants abris établis dans l'ancien groupe de maisons de la partie nord du village. Mais dès le 17 au matin, l'artillerie ennemie augmente considérablement son activité. De nombreuses mitrailleuses allemandes que notre artillerie n'a pu atteindre, restent intactes et actives, particulièrement dans la région du bois du Cerisier et nous causent des pertes déjà sérieuses. L'ennemi connaît nos projets : il nous attend[30].
Ces chiffres expliquent le fait que reposent 1 261 Français et 22 665 Allemands dans les cimetières situés dans un rayon de 5 km autour de Vermandovillers. Les Britanniques ne sont pas comptabilisés car, bien que tués sur ce sol, ils reposent en majeure partie à Villers-Bretonneux (Somme) dans le cimetière militaire contenant des tombes australiennes et britanniques, à environ 20 km.
Les combats détruisirent totalement le village de Vermandovillers[31],[32],[33].
La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [34].
Seconde Guerre mondiale
Vermandovillers fut également touchée par la Seconde Guerre mondiale pendant la campagne de France de mai-juin 1940 :
- le , le village reçut l'ordre d'évacuation. Le général Frère commandant la 7e armée, essaya de regrouper ses troupes autour de Vermandovillers ;
- le , le poste de commandement (PC) du 41e régiment d'infanterie était installé à Vermandovillers ;
- le , l'ordre de « tenir coûte que coûte » entraîna des travaux de fortification du village : tranchées profondes, barricades, créneaux, le village devint un « hérisson » ;
- : attaque allemande ;
- le , l'ordre de repli général derrière l'Avre à 30 km du village fut donné. Le lieutenant-colonel Loichot ne put qu'en ordonner l'exécution. L'armée française quitta Vermandovillers entre 4 h 30 min et 5 h du matin.
Le , Vermandovillers fut libérée par l'armée américaine[35].
Politique et administration
Rattachement administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Chaulnes[36]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Ham.
Intercommunalité
La commune était adhérente de la communauté de communes de Haute-Picardie créée en 1994 sous le nom de communauté de communes de Chaulnes et environs, et qui a pris sa dénomination de communauté de communes de Haute-Picardie en 1999.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[37].
Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[38],[39],[40]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [41], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [42].
Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[43].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[53].
En 2023, la commune comptait 147 habitants[Note 4], en évolution de −2 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

