Hydroélectricité au Japon

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Barrage de Kurokawa, réservoir supérieur de la centrale d'Okutataragi (1 932 MW), centrale la plus puissante du Japon.
Source : Japan Ministry of Land, Infrastructure and Transport.

L'hydroélectricité au Japon est la principale source d'énergie renouvelable du pays, avec une production d'électricité de 79,4 TWh en 2024, soit 1,7 % de la production mondiale, au 9e rang mondial ; elle fournissait 8,8 % de la production totale d'électricité du Japon en 2023.

La puissance des centrales hydroélectriques du Japon se classait fin 2024 au 7e rang mondial avec 3,4 % du total mondial.

L'originalité du Japon dans ce domaine est la part prépondérante des centrales de pompage-turbinage : 55,3 % de la puissance installée du pays et 14,5 % du total mondial, au 2e rang mondial, derrière la Chine (31 %) et devant les États-Unis (11,8 %).

Le potentiel hydroélectrique techniquement exploitable du Japon était estimé en 2013 par le Conseil mondial de l'énergie à 136,5 TWh/an. La plupart des sites favorables à l'installation de centrales de grande taille ont été équipés ; les projets importants en cours ou envisagés sont des centrales de pompage-turbinage. Le potentiel technique de la petite hydraulique est estimé à 47 TWh/an. La puissance installée de la petite hydraulique était fin 2011 de 3,5 GW, soit 12,5 % de la puissance conventionnelle totale[1].

Production hydroélectrique

Selon l'Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), la production hydroélectrique du Japon s'est élevée à 80 TWh en 2024, soit 1,7 % de la production mondiale, au 9e rang mondial, loin derrière la Chine (30,4 %), et au 4e rang en Asie derrière la Chine, l'Inde (4,3 %) et le Vietnam (2,1 %)[2].

L'Energy Institute estime la production hydroélectrique du Japon à 79,4 TWh en 2024, au 9e rang mondial avec 1,8 % de la production mondiale, en hausse de 6,3 % en 2024, mais en baisse de 3 % en dix ans. Sa part dans la production d'électricité du pays est estimée à 7,8 % en 2024 (7,4 % en 2023)[3].

Selon l'Agence internationale de l'énergie, en 2023, la production hydroélectrique japonaise atteignait 86 120 GWh, soit 8,8 % de la production d'électricité du pays[4].

Production hydroélectrique au Japon[4]
Année Production (GWh) Variation Part prod.élec.
201090 6817,7 %
201191 709+1,1 %8,3 %
201283 644-8,8 %7,6 %
201384 885+1,5 %7,7 %
201486 942+2,4 %8,1 %
201591 269+5,0 %8,6 %
201685 665-6,1 %8,1 %
201791 103+6,3 %8,4 %
201888 347-3,0 %8,4 %
201987 653-0,8 %8,4 %
202087 548-0,1 %8,6 %
202188 825+1,5 %8,5 %
202286 038-3,1 %8,4 %
202386 120+0,1 %8,8 %
2024[3]79 400+6,6 %7,8 %

Selon l'Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), la production hydroélectrique du Japon se classait en 2023 au 9e rang mondial avec 1,9 % de la production mondiale, loin derrière la Chine (28,9 %), et au 4e rang en Asie derrière la Chine, l'Inde (3,5 %) et le Vietnam (1,9 %)[5], en 2021 au 8e rang mondial avec 2,3 % de la production mondiale[6], en 2020 au 8e rang mondial avec 2,0 % de la production mondiale, loin derrière la Chine (31 %)[7], en 2019 au 9e rang mondial avec 2,0 % de la production mondiale[8] et en 2018 au 8e rang mondial avec 2,1 % de la production mondiale[9].

Puissance installée

La puissance installée des centrales hydroélectriques du Japon atteignait 49 660 MW fin 2024, soit 3,4 % du total mondial, au 7e rang mondial, derrière la Chine (435 950 MW ; 30,2 %), le Brésil (7,6 %), les États-Unis (7,1 %), le Canada (5,8 %), la Russie (3,8 %) et l'Inde (3,6 %). Plus de la moitié de ce parc est composée de centrales de pompage-turbinage : 27 470 MW. Les mises en service de 2024 se limitent à MW[2].

Les mises en service de 2023 se limitent à MW[5], après deux années sans aucune mise en service[6].

En 2020, 111 MW ont été mis en service[7].

En 2016, le ministère japonais de l'environnement a sélectionné un consortium international pour construire sa première centrale marémotrice de taille commerciale (MW) dans le détroit de Naru près de Nagasaki[10].

En 2015, Toshiba a installé le second groupe de 200 MW de la centrale de pompage de Kyogoku à Hokkaido ; la première turbine avait été mise en service en 2014. Ces deux turbines utilisent la technologie à vitesse variable qui permet à la centrale, tout en fournissant de la puissance de pointe, de supprimer les fluctuations de la fréquence sur le réseau[11].

Les centrales hydroélectriques représentaient 16 % de la puissance installée totale en 2011 avec 48 GW, dont environ la moitié en pompage-turbinage ; un groupe a été mis en service à la centrale de Kannagawa en 2012, et 3,3 GW supplémentaires seront mis en service d'ici 2022[12].

Principales centrales hydroélectriques

L'article en anglais Hydroelectricity in Japan fournit une liste de plusieurs dizaines de centrales hydroélectriques japonaises ; on constate que les 20 plus puissantes sont des centrales de pompage-turbinage ; parmi les autres, que l'on désigne usuellement comme centrales conventionnelles, les plus puissantes sont :

Centrales de pompage-turbinage

Les centrales de pompage-turbinage représentent plus de la moitié de la puissance hydroélectrique du Japon : 27 470 MW en 2024, soit 14,5 % du total mondial, au 2e rang mondial derrière la Chine (58 690 MW ; 31 %) et devant les États-Unis (11,8 %)[2].

Le Japon est particulièrement bien équipé en centrales de pompage-turbinage[14] :

Un document de l'Ambassade de France au Japon fournit la liste complète de ces centrales en 2016[15].

Le Japon se classe au 3e rang mondial (derrière la Chine et les États-Unis) pour le nombre de centrales de pompage-turbinage de grande taille (1 000 MW et plus) : il possède 7 centrales d'une puissance totale de 9 293 MW, plus 2 centrales en construction (4 420 MW). La plus puissante de ces centrales, celle d'Okutataragi (1 932 MW), dans la Préfecture de Hyōgo, a été mise en service en 1974 et appartient à Kansai Electric Power Company. La centrale en construction de Kannagawa, dont la mise en service est programmée pour 2020, sera la 2e plus puissante du monde avec 2 820 MW, après celle de Bath County aux États-Unis ; deux de ses 6 groupes de 470 MW ont été mis en service en 2005 et 2012.

Le Japon a commencé à s'équiper de centrales de pompage-turbinage à partir de 1930. Tokyo Electric Power Company (TEPCO) a 9 de ces centrales totalisant environ 10 000 MW, dont la centrale de Kannagawa en cours de construction[16].

Le Japon est le premier pays à avoir construit une centrale de pompage-turbinage d'eau de mer (ou STEP marine), dans l'île d'Okinawa[17], en 1999 avec un dénivelé moyen de 136 mètres et une puissance turbinable de 30 MW utilisable pendant 8 heures[18],[19].

Petite hydraulique

En , le Japon comptait 1 198 petites centrales hydroélectriques avec une puissance totale de 3 225 MW. Ces petites centrales représentaient 6,6% de la puissance hydroélectrique installée totale du Japon. le reste correspondait aux grandes et moyennes centrales, en général associées à de grands barrages. Le coût de production par kilowatt-heure des petites centrales était élevé : ¥15-100, empêchant le développement de cette source d'énergie[20].

Politique énergétique

Notes et références

Voir aussi

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