Hélène Duc

comédienne française From Wikipedia, the free encyclopedia

Hélène Duc est une comédienne française, née le à Bergerac (Dordogne) et morte le à Paris 14e. Active au théâtre, au cinéma, à la télévision et à la radio, elle est Juste parmi les nations et officier de la Légion d'honneur.

Naissance
Nom de naissance
Marcelle Geneviève Hélène DucVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Hélène Duc
Hélène Duc en 1987 (Studio Harcourt).
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Marcelle Geneviève Hélène DucVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Période d'activité
Enfant
Élisabeth Catroux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
Fermer

Biographie

Professeur de lettres

Née Marcelle Geneviève Hélène Duc[1] à Bergerac en Dordogne le , elle manifeste très tôt un goût prononcé pour les planches, la déclamation et les lettres. C'est donc tout naturellement qu’elle aborde le professorat à la fin des années 1930, comptant parmi ses élèves Juliette Gréco, qu'elle retrouvera à Paris sous l'Occupation[2].

Carrière théâtrale

Entre-temps, elle a intégré la compagnie théâtrale compagnie du rideau gris, basée à Marseille, fondée et dirigée par André Roussin et Louis Ducreux, et qu’elle quittera par la suite pour celle de Jean-Pierre Grenier et Olivier Hussenot.

Elle réserve ses talents de tragédienne à la scène, où elle s’avérera une incomparable interprète racinienne.

Carrière cinématographique

Jacques Becker lui fait faire ses premiers pas à l’écran dans Falbalas (deux répliques), avant de lui confier, quelques années plus tard, le rôle plus important de la mélomane mondaine d’Édouard et Caroline. Elle enchaîne par la suite les rôles comiques, de la préfète des Grandes Manœuvres à la secrétaire du personnage de Justin Migonnet (interprété par Fernandel) dans Le Caïd, en passant par celle d'Étienne Alexis (joué par Paul Meurisse) dans Le Déjeuner sur l'herbe ou la milliardaire à gigolos de La Chasse à l'homme.

Le grand écran persiste à la cantonner aux rôles de grandes bourgeoises caricaturales, de l’épouse de Jacques Charon se crêpant le chignon avec Dany Saval dans Comment réussir en amour à la mondaine prompte à s’encanailler avec la bande dirigée par Johnny Hallyday dans À tout casser. C’est finalement sur le tard qu’elle décroche ses premiers contre-emplois : mère lesbienne – et appréciant les revues porno ! – de Bernard Blier (dont elle avait, deux ans avant, incarné l’épouse chez Pierre Richard) dans Le Faux-cul, génitrice avare et aveugle d’un Jean Carmet travesti et pathétique dans Miss Mona de Mehdi Charef, elle allie abattage et sobriété dans le rôle d’une des deux grands-mères du petit héros de Promis… juré ! de Jacques Monnet.

Le cinéma semble l’oublier à la fin des années 1980, en dépit d’une apparition fugitive dans Les Sœurs Soleil, jusqu’à ce que Miguel Courtois ait l’idée de lui confier le second rôle féminin d’Un ange, où on la retrouve en voyante aveugle involontairement mêlée à une série de meurtres en cascades. Puis c’est Étienne Chatiliez qui en fait la mère narquoise d’André Dussollier et la grand-mère du « Pékinois », alias Tanguy.

Carrière télévisuelle

Son rôle le plus célèbre reste probablement celui de Mahaut d'Artois, dans l'adaptation télévisée des Rois maudits réalisée par Claude Barma, diffusée en 1972-1973. Elle jouera également, en 2005, dans le remake de cette série, mais en campant cette fois le rôle de Madame de Bouville (voir infra).

Hélène Duc fait en outre plusieurs apparitions dans la série Maguy, dans laquelle elle joue le rôle de la mère de celle-ci.

Vie privée et mort

Plaque funéraire de Hélène Duc au cimetière du Père-Lachaise (division 87).

Hélène Duc s'est mariée avec René Catroux (1912-1993), fils de Georges Catroux, général. De cette union sont nées deux filles : Élisabeth Catroux (1953-2013), actrice, et Laurence Catroux.

Hélène Duc meurt le à Paris 14e[3].

Ses cendres sont déposées au columbarium du Père-Lachaise (case n°8 742).

Hommage

  • Le 23 février 2005, Hélène Duc et sa mère, Jeanne Duc, ont reçu le titre de Juste parmi les nations. Dès 1940, Hélène et sa mère ont aidé plusieurs familles Juives a passé la ligne de démarcation. Jeanne a également abrité chez elle plusieurs amis d'Hélène, ses camarades de La Sorbonne, dont la plupart étaient d'origine juive. Elles ont également contribué à sauver le comédien Robert Marx dit Robert Marcy, les parents et la sœur de celui-ci (en 1942) et Juliette Gréco (en 1943)[4].
  • En avril 2025, le Conseil de la ville de Paris attribue son nom au pont Hélène-Duc, sur le canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement[5].

Filmographie

Cinéma

Scénariste

Télévision

Au théâtre ce soir

Théâtre

Festivals d'été :

Publication

  • Hélène Duc, Entre cour et jardin : mémoires, éd. Pascal, 2005

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI