Jabrun

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Localisation

La commune est située dans le Massif central en Aubrac. Elle est bornée au nord par le ruisseau de Lévandès qui la sépare de L'Espinasse et de Chaudes-Aigues ; au sud, par le ruisseau de Tailladif, qui prend ensuite le nom d’Yrissou, et la sépare de La Trinitat et de Saint-Urcize ; à l’est, par la rivière d’Ironde, qui limite avec Chaudes-Aigues, Deux-Verges et Saint-Rémy ; à l’ouest, avec Lieutadès et Lacalm (Aveyron).

La superficie de son territoire est de 3300 hectares dont 650 ha en terres labourables ; 800 ha en terres et pacages sur lesquels se trouvent quelques burons dans les parties les plus élevées; 500 ha en bois, dont la majeure partie est en taillis croissant dans des ravins et des précipices qui rendant leur exploitation difficile ; enfin, 1250 ha en terres vaines et bruyères, sur lesquelles on élève, pendant l’été, de nombreux troupeaux de moutons.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Argences en Aubrac, Chaudes-Aigues, Deux-Verges, Espinasse, Lieutadès, Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues, Saint-Urcize et La Trinitat.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 9,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 106 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Flour à 27 km à vol d'oiseau[7], est de 8,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 800,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 37 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Jabrun est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (69,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,1 %), prairies (26,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,5 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 123, alors qu'il était de 121 en 2013 et de 120 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 55,3 % étaient des résidences principales, 41,5 % des résidences secondaires et 3,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,9 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Jabrun en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (41,5 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 83,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (83,1 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Jabrun en 2018.
Typologie Jabrun[I 2] Cantal[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 55,3 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 41,5 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 3,3 11,9 8,2

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Jabru au XIVe siècle[15], ce qui correspond à la prononciation locale encore en vigueur.

Il s'agit d'un composé celtique (gaulois) dont le premier élément est gabros, nom gaulois de la chèvre[15] et du chevreuil[16], alors que la finale -un (cf. Embrun, Hautes-Alpes) représente l'évolution ultime de l'appellatif gaulois dunum (autrement dunon) « mont, citadelle, enceinte fortifiée »[15],[16]. D'où une forme initiale *Gabrodunon « le fort de la chèvre »[16].

Lieux-dits : les Angles (hameau), Auliac (village), le Besse (village), la Bessette (village), la Borde (hameau), la Boriette (hameau), le Brusquet (village), la Combe (hameau), les Eguyrans (hameau), les Gravières, (village), Maison-Neuve (hameau), la Moulette (village), Moulin de la Jugassade (hameau), Moulin du Temple (hameau), Moussy (village extrait de la commune de Lieutadès) Sanivalo ou Senivals (village), le Tillet (village), les Tioules (village) ,les Verlis (village).

Histoire

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1995 2008 Pierre Skrzypczak    
mars 2008 avril 2014 Gabriel Franc    
avril 2014 en cours
(au 17 juillet 2014)
Louis Navech[17] DVD Agriculteur

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2022, la commune comptait 155 habitants[Note 2], en évolution de −1,9 % par rapport à 2016 (Cantal : −1,08 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
541272527583513545570565541
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
548522457445413388430409374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
342320313315297323272272302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
299276214183172178159154158
2018 2022 - - - - - - -
152155-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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