Montchamp (Cantal)

commune française du département du Cantal From Wikipedia, the free encyclopedia

Montchamp est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Montchamp
Montchamp (Cantal)
L(église Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Jean-Paul Resche
2020-2026
Code postal 15100
Code commune 15130
Démographie
Population
municipale
137 hab. (2023 en évolution de +0,74 % par rapport à 2017)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 17″ nord, 3° 12′ 12″ est
Altitude Min. 946 m
Max. 1 174 m
Superficie 15,9 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Flour
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Flour-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Montchamp
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Montchamp
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Voir sur la carte topographique du Cantal
Montchamp
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Montchamp
Liens
Site web www.valdalliere.frVoir et modifier les données sur Wikidata
Fermer

Géographie

Localisation

Montchamp est située à 12 km de Saint-Flour, à 8 km de la sortie 27 de l'A75, à 1 h de Clermont-Ferrand. Sa situation entre Margeride et Planèze lui offre des paysages uniques.

Elle compte trois hameaux : Sistrières, Loudières et le Bourg. Ruynes-en-Margeride se trouve à peu près à 10 km.

Communes limitrophes de Montchamp
Lastic Soulages
Tiviers Montchamp
Vabres Védrines-Saint-Loup

Hydrographie

Elle est parcourue par la rivière Arcueil.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du Massif Central  » et « Sud-est du Massif Central »[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 823 mm, avec 10,1 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Flour à km à vol d'oiseau[7], est de 8,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 800,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 37 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Montchamp est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Flour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42 %), prairies (39,2 %), zones agricoles hétérogènes (16,8 %), terres arables (2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 87, alors qu'il était de 88 en 2013 et de 81 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 65,5 % étaient des résidences principales, 13,8 % des résidences secondaires et 20,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,6 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montchamp en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (13,8 %) inférieure à celle du département (20,4 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 78,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (79,4 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].

Davantage d’informations Typologie, Cantal ...
Le logement à Montchamp en 2018.
Typologie Montchamp[I 2] Cantal[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 65,5 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 13,8 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 20,7 11,9 8,2
Fermer

Toponymie

Histoire

Les Templiers et les Hospitaliers

Montchamp est une ancienne commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem attestée depuis le XIIIe siècle[15]. L'église Saint-Jean-Baptiste, ancienne chapelle de la commanderie, porte leur blason. Le commandeur et seigneur de Montchamp percevait le cens et des rentes sur 40 alleux, ténements et autres bourgs répartis sur vingt-et-une paroisses alentour[16] auxquels s'ajoutent les membres et annexes de la commanderie :

  • Membre de Loubizargues : il s'étendait sur Loubizargues, Laveissenet et Pignoux y compris le four banal de Loubizargues, le moulin de l'Eschaldat sur l'Ander et l'église paroissiale de Laveissenet. Le commandeur levait la dîme de Laveissenet, du Peuch de Ché et du Peuch de Cheylanes et percevait de nombreuses rentes annuelles[17] ;
  • Membre de La Garde-Roussillon : aujourd'hui, Lagarde, commune de Lieutadès. C'est une ancienne maison de l'ordre du Temple dévolue aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce membre comprenait le château et seigneurie de La Garde, la paroisse de Jabrun et un certain nombre de cens[18] ;
  • Membre de Chauliac[19] commanderie de Chassaing ») : commune de Le Broc (Puy-de-Dôme). Il se composait d'un château avec chapelle et d'un domaine. Les dîmes étaient partagées avec l'abbaye de La Chaise-Dieu plus un certain nombre de rentes et uniquement la justice moyenne[20] ;
  • Membre de Charbonnier : aujourd'hui Charbonnier-les-Mines (Puy-de-Dôme). Château, église paroissiale, four et moulin banal, un domaine, un bateau sur l'Allier, des dîmes, des rentes et des droits de justice[21] ;
  • Membre de Brioude (Haute-Loire) : maison[23], vignes et bois, dîme sur la paroisse de Saint-Just et sur le vin produit à Paulhac ainsi que des rentes[24] ;
  • Membre de Langeac (Haute-Loire) : chapelle devenue la chapelle des Pénitents, maison, cuverie, jardins, vignes, prés et terres avec des dîmes et des cens[25] ;
  • Membre de Saint-Jean de Badelle : aujourd'hui Badel, commune de Mazoires dans le Puy-de-Dôme. Chapelle, terres, dîmes et rentes[26] ;
  • Membre de La Rivière l'Évêque : sur le Couze d'Ardes, commune d'Ardes. Chapelle, maison, écuries, jardins, vignes, champs, prés et bois avec la dîme de La Rivière et des rentes[27].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? novembre 1941
(révoqué)
M. Chambaron ? Révoqué par le régime de Vichy[28]
mars 1971 mars 1983 Ernest Cussac    
mars 1983 mars 2008 Alain Missonnier    
mars 2008 mars 2014 Christian Devaux    
mars 2014 en cours
(au 27 octobre 2014)
Jean-Paul Resche[29]   Agriculteur
Fermer

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[31].

En 2023, la commune comptait 137 habitants[Note 3], en évolution de +0,74 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
495369448365332371368357343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
306332354360332332357320363
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
398341353360305318318286248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
241213168153147124130132137
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
137137-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Montchamp accueille un musée du Patrimoine à la place de l'ancienne école. En 2006, un local de chasse a été inauguré.

Les sommets du massif de la Margeride sur la commune :

  • Croux del Bos 1109 m
  • Suc du Roi 1108 m
  • Tronchère 1103 m ...

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Hippolyte Bouffet, « Les Templiers et les Hospitaliers en Haute Auvergne », Revue de haute Auvergne, , p. 112-120, lire en ligne sur Gallica

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI