Jacques Bonsergent
From Wikipedia, the free encyclopedia
12e arrondissement de Paris
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 28 ans) 12e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière de Malestroit (d) |
| Nom de naissance |
Jacques Marie Georges Bonsergent |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Jacques Marie Georges Bonsergent , né le [1],[2],[3],[a] à Foveno, dans la commune de Missiriac dans le Morbihan, et mort le à Paris 12e[1],[3], est un civil français fusillé pendant la Seconde Guerre mondiale.
Élève de l'École nationale supérieure d'arts et métiers d'Angers (promotion 1930), il participe au mouvement des Gadzarts.
On lui attribue l’un des premiers faits de résistance dans Paris, et il fut aussi le premier civil parisien fusillé durant l'occupation allemande.
Le , il fut en effet mêlé involontairement à une bousculade au cours de laquelle un soldat allemand fut frappé[4]. Ayant refusé de dénoncer le coupable, il fut condamné à mort et exécuté au fort de Vincennes[5] ; il avait 28 ans. Le jugement du tribunal militaire indique que Jacques Bonsergent est domicilié à Paris, 4 boulevard de Magenta et jugé pour acte de violence contre un membre de la Wehrmacht.
C'est afin de frapper l'opinion publique française qu'il avait été décidé qu'un tribunal militaire allemand condamne à la peine capitale Jacques Bonsergent pour faire un exemple.
Faisant face au peloton d'exécution et avant de tomber sous la salve allemande, il remet à Franz Stock, l'aumônier allemand l'ayant accompagné durant sa dernière nuit, son insigne de Gadzarts[6].
N'ayant jamais cessé de penser à la communauté gadzarique, une de ses dernières volontés est inscrite dans une lettre adressée la veille de sa mort à son camarade de promotion Roger Abadie.
Lettre à ses camarades
La veille de son exécution, peu de temps après avoir appris la triste nouvelle, Jacques Bonsergent écrivit une lettre à un de ses camarades de promotion. Dans ce texte, il évoque les souvenirs et les liens qui l'unissent à ses amis gadzarts et écrit ses derniers vœux pour sa famille. Sa famille a donné ce document historique, écrit au crayon dans des conditions précaires et difficile à déchiffrer, à la Société des ingénieurs Arts et Métiers qui le conserve depuis 2013 au musée national gadzarts de Liancourt[7],[8].
