Jacques Théodore Louis Plumier

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Jacques Théodore Louis Plumier
Biographie
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Nationalité
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Genres artistiques
Distinction

Jacques Théodore Louis Plumier, né le à Liège où il meurt le , est un dessinateur et peintre liégeois. C'est le second des sept enfants du peintre Théodore-Edmond Plumier.

Sainte Cécile, 1760 (huile sur toile), Huy, collégiale Notre-Dame de Huy.

Jacques Théodore Louis Plumier, né le et baptisé dans l'église Notre-Dame-aux-Fonts (détruite en 1794), est le fils de Marie Anne Jeanne Goden et du peintre Théodore-Edmond Plumier[1]. C'est le second des sept enfants du couple. Ses frères et sœurs sont Jean-Edmond, né en 1699, Godefroid Théodore, né en 1709, Jeanne Eugénie, née en 1710, Suzanne Esther, née en 1712, Godefroid Gérard, né en 1715, et le benjamin Philippe Joseph Clément, né en 1718 et futur artiste peintre[1].

Après un séjour à Rome en 1723-1724 en tant que pensionnaire de la fondation Lambert Darchis[2],[3],[4],[5], il revient à Liège où il épouse le Marie-Françoise Lebrun (1701-1775) à l'église Saint-Nicolas-au-Trez[6]. Le couple a quatre enfants : Théodore-Edmond II, né en 1729 et qui sera lui aussi artiste peintre ainsi que pensionnaire de la fondation Lambert Darchis de 1749 à 1753[3], Anne Jeanne, née en 1730, Pierre Jacques, né en 1733, et Anne Catherine Léonardine, née en 1739[7].

Après une carrière de plus de 35 ans comme artiste peintre en région liégeoise, Jacques Théodore Louis Plumier meurt le dans sa ville natale et il est enterré à l'église Saint-Remacle-au-Mont[8],[9],[10].

Œuvre

Plumier est un peintre de sujets religieux, d'histoire et de portraits[3].

Baptême de Clovis par saint Remy, 1749 (huile sur toile ; 400 × 212 cm), Huy, église Saint-Rémy.

Bien que son œuvre soit méconnue et peu étudiée, quelques pièces de sa main nous sont parvenues : la ville de Liège compte plusieurs dessins dans ses collections[11] et le BALaT liste aussi quelques-unes de ses peintures : le portrait du prince-évêque de Liège Jean-Théodore de Bavière, réalisé en 1746 et conservé au palais de Justice de Liège[12],[5] ; le Baptême de Clovis par saint Remy, exécuté en 1749 pour l'église Saint-Rémy de Huy[13],[5] ; et une sainte Cécile qu'il effectue en 1760 pour la collégiale Notre-Dame de Huy[14]. Dans son ouvrage Notice sur les objets d'art, avec le nom des auteurs, qui se trouvaient dans les églises de la ville de Liège en 1786, Henri Hamal ne cite pas moins de onze œuvres de Plumier, même s'il est parfois difficile de déterminer lequel des Plumier en est l'auteur[9].

Portrait du prince-évêque de Liège Jean-Théodore de Bavière, 1746 (huile sur toile ; 183 × 108 cm), Liège, palais de Justice de Liège.

À propos du portrait de Jean-Théodore de Bavière, Richard Forgeur indique qu'il appartient à Edmond de Bruyn avant d'être exposé au palais de Justice, qu'il est effectué à partir de 1746, date à laquelle Jean-Théodore est créé cardinal, et que le papier que le cardinal tient dans sa main porte la mention suivante : « Supplique très humble à Sa Sérénissime Éminence pour son très humble sujet et serviteur J. Plumier »[15]. Qui plus est, il considère que, « si la peinture est de médiocre qualité, on ne peut nier au visage du prince-évêque et à la splendeur du costume d'apparat, en l'occurrence, la cappa magna d'hiver, une grandeur et une véracité qui ont, au moins, la valeur d'un document »[15].

Parmi les dessins de l'artiste conservés dans les collections publiques liégeoises, Jean-Simon Renier remarque que ses études et ses académies d'après nature, souvent effectués à la sanguine, sont « toutes d'un moelleux particulier obtenu par hachures dissimulées, d'un effet gracieux et d'un dessin souvent correct, visant au classique »[16]. L'artiste utilise également la gouache dont « il offre de nombreux spécimen d'après les maîtres italiens, indiqués au verso de leurs compositions, tels : Corrado, Gaulli dit le Baciccio, Maratta, Berrettini dit de Cortone, Conca, Zampieri, dit le Dominiquin »[17]. « Ces reproductions sur papier gris, à la plume, encre de Chine et blanc d'aquarelle, sont correctes de dessin et d'effet, mais d'un aspect sec »[17].

Galerie

Différents dessins de l'artiste, qui sont presque tous non datés (une étude d'académie est datée de 1732) et font partie des collections de la ville de Liège, sont reproduits ci-dessous :

Expositions

Notes et références

Annexes

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