Jacques Vandamme
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Jacques Vandamme, né le à Wervik et mort le , est un peintre belge. Autodidacte, son œuvre évolue dès 1966 vers le surréalisme et le fantastique, tout en développant une esthétique personnelle mêlant symbolisme et réalisme magique.
Jacques Vandamme est né à Wervik le [1],[2]. Complètement autodidacte, il dessine dès son plus jeune âge et commence à peindre vers quatorze ans[3]. En 1961, il épouse Yvette Gheysen et s’installe à Comines en 1963[1] où il vit et travaille[2]. Il commence sa carrière de professeur de lettres, d'histoire et de géographie à Wervik en parallèle de son activité d'artiste[4]. Il participe à sa première exposition collective avec le cercle « Pro Arte » à Comines en 1964[3],[2] et présente son premier tableau surréaliste, Rédemption de l’Univers, en 1966[5],[6].
Ses premiers tableaux adoptent d'abord un style surréaliste classique. Avec L'arbre et la Liberté, il expérimente les plans et lignes pour valoriser les symboles qu'il présente. Dans Halo, il se démarque par sa composition exploitant là encore la linéarité[5]. Sa première exposition personnelle a lieu en 1967 à l’Hôtel de Ville de Wervik, puis à l’Athénée royal de Comines la même année[7].
Dès le début des années 1970, ses tableaux s'imprègnent progressivement de la sérénité et de l'harmonie qui caractérisent ses œuvres ultérieures. Les éléments symboliques qu'il affectionne s'y retrouvent renforcés, tels que la perle ou le corps féminin. Sa recherche surréaliste s'observe dans l'arrière-plan avec des couleurs nuancées et profondes dans lesquelles se démarque généralement le bleu. C'est durant cette période que ses tableaux obtiennent de nombreuses reconnaissances internationales[7].
Dans les années 2010, il recentre ses activités et expositions artistiques dans sa région et collabore avec des artistes locaux comme la poétesse Martine Snaet[4]. En 2013, il est fait citoyen d'honneur de Comines-Warneton à l'occasion d'une rétrospective de 96 œuvres reprenant ses premiers dessins datant des années 1948 jusqu'à ses plus récents tableaux[8]. Lors du centenaire de la guerre 14-18, il dévoile une série de peinture sur le thème de la rédemption, de la souffrance des soldats et de la résilience de la région[4]. Il décède le à l’âge de 88 ans[9],[10],[4].
Expositions
Il tient de multiples expositions personnelles en Belgique à Wervik, Eke, Kuurne, Leuze, Roulers, Comines-Warneton, Hertsberge, Bruges, Waregem, Bruxelles, Courtrai, Dixmude, Tournai, Anvers, Renaix. En France, il expose à Cannes, Paris, Deauville. En Suisse il expose à Montreux[1]. Ses deux dernières expositions se déroulent à Comines-Warneton et s'intitulent Rétrospective (2013)[11] et Scènes de Guerre (2018)[12]
Il participe également à des expositions collectives dans certaines de ces villes ainsi qu'à Charleroi, Saint-Ghislain, Châtelet, Liège, Frameries, Ostende, Geluwe, Elewijt, Alost, Balen, Dadizele, Coxyde, La Panne, Damme, Gand, Vinderhoute, Diest, Saint-Trond, Nice, Grasse, Antibes, Toulon, Avignon, Saint-Raphaël, Juan-les-Pins, Blois, Châtellerault, Le Touquet-Paris-Plage, Wervicq-Sud, Toulouse, Lyon, Marseille, Nantes et Corte[1].
Œuvres
Ses oeuvres sont exposées dans plusieurs musées et collections : Palais Carnolès, Musée d'art et d'histoire de Provence, Musée Adrien Thibault (Blois), Musée du Surréalisme (Melun), Fort Napoléon, Musée d'Art (Dimona), Musée d'Art à la mer, Musée des Beaux-Arts de Tournai, collections de la ville de Comines-Warneton, Collection de la ville de Wervik[1] et Musée d'art de la Société d'Histoire de Comines-Warneton[13].
Ses oeuvres présentent des éléments tirés de notre environnement qu'il réinterprète personnellement afin de démontrer que le parallélisme entre le réel et l'irréel est issu d'une perception personnelle. Il exploite des symboles et des éléments spirituels forts comme les perles, les fleurs, les oiseaux ainsi que les bustes de femme. Ses tableaux appartiennent au domaine du rêve, des allégories, mêlant mythologie et dépaysement[14]. Ses travaux peuvent être comparés à ceux de Félix Labisse dans la représentation et le thème exploités. Cependant, il préserve sa propre identité dans des tableaux qui dépeignent une grande sérénité et une composition harmonieuse sans surcharge[15].
Selon Rudy de Cnodder, critique d'art, « [Tout comme Magritte,] Vandamme veut donner des images de poésie visible ». Il s'inspire du monde métaphysique pour donner à ses tableaux une dimension symbolique forte sans apport péjoratif. Ainsi, à ses symboles privilégiés s'ajoutent l'arbre, la tulipe, la rose, l'ange, les poissons, les pierreries et l'humain sans artifice[16].
Prix et distinctions
Distinctions
- Titulaire de la Légion d’Oro du Comité italien des O.N.G. agréées des Nations unies.
- Académicien de l’Accademia Tiberina – Rome.
- Médaille d’argent Art, Sciences, Lettres – Paris.
- Médaille d’argent lauréat Académie littéraire et artistique de France.
- Membre de l’Académie des sciences et relations humaines de la République dominicaine et des États-Unis du Mexique avec médaille d’or.
- Médaille d’argent Grand Prix humanitaire de France – Paris.
- Palmes d’or de l’Ordre belgo-hispanique – promotion Reine Fabiola.
- Plaquette d’honneur de la Ville de Kwerk – 1970.
- Médaille du Mérite de la Ville de Comines – 1979.
- Médaille honorifique Centro Studi e Scambi Internazionali Roma et membre du comité d’honneur.
- Médaille d’or Accademia Internazionale Leonardo da Vinci di Scienze – Lettere – Arti Roma.
- Médaille P.P. Rubens – Anvers.
- Médaille commémorative du Génie belge 1830-1980.
- Médaille d’or « Pro Patria » – Lyon.
Prix
1969
- Premier Prix – trophée d’or du Grand Prix International du Festival de Cannes.
- Premier Prix – médaille d’or du Grand Prix d’Été – Nice.
- Premier Prix – médaille d’or du Grand Prix de New York.
- Plaquette de la Ville de Menton au Grand Prix de Noël – Nice.
1970
- Prix Brien du Salon Blésois des Beaux-Arts.
- Premier Prix – médaille d’or du Grand Prix de Pâques – Nice.
- Grand Prix avec médaille d’or – Grand Prix de Noël – Nice.
- Premier Grand Prix avec trophée d’or du Grand Prix International du Festival de Cannes.
- Médaille d’or du Salon international de Charleroi.
1971
- Prix Adrien Thibault du Salon régional et international blésois des Beaux-Arts.
1972
- Premier Grand Prix du Grand Prix international de la Côte d’Azur avec médaille de la Ville de Cannes.
- Grand Prix du Grand Prix international de Juan-les-Pins avec médaille de la Ville de Grasse.
1973
- Hors concours au Grand Prix international de peinture et de sculpture de Fréjus-Saint-Raphaël.
- Grand Prix du Salon international des Beaux-Arts blésois avec médaille de la Ville de Blois.
1976
- Premier Prix – médaille d’or à l’Internazionale Ausstellung Europäischen Kunstschaffens – Karlsruhe (RFA).
1977
- Trophée Manlio Cruciano Gran Premio Aramis – Gigliano (Italie).
- Premier Prix Jeune Talent – Anvers.
- Trophée Tournoi Otonne Mostra Mondiale d’Arte Contemporanea – Crescentino (Italie).
1979
- 2e Grand Prix : médaille d’or du Grand Prix international Helian – Montreux (Suisse).
- Premier Prix : Lion de platine – 1re Biennale mondiale des Métiers d’Art – Lyon.
1980
- Prix Toyogaku du Festival international d’arts graphiques d’Osaka (Japon).
1981
- Grand Prix de la Ville de Corte (Corse) au Salon international de la Fondation Michel-Ange – Corte.