Jakugo
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Jakugo (japonais 着語, « phrase de couronnement », ou agyo (下語); chinois: zhuoyu, coréen: ch'ago), est un bref poème (une stance[1]) qui accompagne un kōan[2] est une preuve de la solution de l'énigme du cas, mais pas la solution elle-même. Dans le bouddhisme zen, le kōan est utilisé à la fois comme dispositif de méditation et comme expression de l'illumination (悟り/覚り, satori) — une vue radicale de la vraie nature des choses ainsi que du soi. Une phrase de couronnement est censée être une expression, la plupart du temps sous forme de vers, d'une telle expérience d'éveil.
Selon Victor Sōgen Hori, l'usage du jakugo remonte au moins à la dynastie Song (960 - 1270 ap. J.-C.) et a été développé à partir des « jeux littéraires » classiques chinois[3]. Cependant, leur emploi est particulièrement emblématique de l'entraînement des moines dans le bouddhisme rinzai au Japon. Dans ce pays, l'emploi des jakugo est avant tout dû à Sôhô Myôchô (en) (1282-1337) qui les a introduit dans ses interprétations de kôans. En Chine, elles ont d'abord été composées en chinois littéraire[4].