James Guillaume

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Décès
Pseudonyme
Guillaume GolayVoir et modifier les données sur Wikidata
James Guillaume
James Guillaume
Biographie
Naissance
Décès
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Pseudonyme
Guillaume GolayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
française (à partir de )
suisseVoir et modifier les données sur Wikidata
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Revue pédagogique (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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James Guillaume (Londres, Royaume-Uni, Marin-Epagnier, Suisse, ), est un militant socialiste libertaire et historien suisse, connu pour avoir joué un rôle majeur dans la Fédération jurassienne de l'Association internationale des travailleurs (AIT), la branche anarchiste de l'Internationale et pour sa participation à la fondation de l'Internationale antiautoritaire à Saint-Imier.

Il est l'auteur de L'Internationale : Documents et souvenirs, qui documente la position anarchiste au sein de l'Association internationale des travailleurs. Il a également édité avec Max Nettlau les six volumes des œuvres de Michel Bakounine (Bakounine, Œuvres, Paris, Stock, 1908). Il écrit dans de nombreux journaux et revues anarchistes comme La Vie Ouvrière et La Révolution Prolétarienne. En 1910, il traduit également de l'italien, L'abrégé du Capital de Karl Marx, de Carlo Cafiero.

Guillaume a joué un rôle clé dans la conversion de Pierre Kropotkine à l'anarchisme. Il a par ailleurs été rédacteur en chef du Dictionnaire pédagogique dirigé par Ferdinand Buisson[1]. Il a également publié de nombreux articles, dont deux articles fondamentaux sur la lecture, Lecture et Écriture-Lecture[2].

Une partie des archives de James Guillaume est conservée aux Archives de l'État de Neuchâtel, l'inventaire se trouve dans le portail des archives neuchâteloises[3]. Ce fonds contient notamment de la correspondance, des notes, des articles et souvenirs. L'article de Marc Vuilleumier[4] est une étude fouillée sur les archives de James Guillaume, aujourd'hui dispersées dans plusieurs dépôts européens.

Famille et formation

Il naît le à Londres, Royaume-Uni. Il est le fils de George Guillaume, horloger et homme politique suisse, et de Marie Suzanne Glady[5].

Premiers engagements

L'AIT et la Fédération jurassienne

James Guillaume participe au premier congrès de l'AIT, à Genève, en tant que délégué de la section du Locle[6].

Communes de 1870-1871 en France

Lyon
Besançon

La future Fédération jurassienne de l'AIT est particulièrement engagée auprès des Francs-Comtois[7],[8]. James Guillaume précise ainsi dans son ouvrage « l’Internationale, Documents et Souvenirs » : « Dans nos montagnes, un autre plan avait été conçu. Il existait une ville française de l’Est une section de l’Internationale avec laquelle nous étions en relations. Des Internationaux de nos diverses sections, armés, auraient passé la frontière en trois ou quatre groupes, se dirigeant sur cette ville, où leur arrivée aurait coïncidé avec un soulèvement de la population ouvrière »[9]. Mikhaïl Bakounine est alors personnellement informé des intentions qui se forment[7], et ne s'oppose pas à la mise en place d'un plan spécifique bien que sceptique de l'issue après l'offensive de Châtillon le [10]. Fin avril il se trouve chez Adhémar Schwitzguébel à Sonvilier, où la constitution d'une colonne armée conduite par Vladimir Ozerov est discutée afin de proclamer la Commune de Besançon[11],[12]. Tout avait été cadré ; il était prévu de concentrer des hommes au Locle et de passer le Doubs et la frontière à gué, afin de rallier Besançon en deux jours par une marche forcée de 80 km[13]. Le James Guillaume reçoit une lettre de Bakounine pour lui dire que « Adhémar a écrit à Besançon. Il est possible qu’un ami de là vienne chez toi, soit demain samedi, soit dimanche rue du Bogne »[13]. Le une réunion déterminante s'amorce à Neuchâtel, incluant effectivement ce délégué bisontin[10],[13]. Guillaume conclut : « En-dehors des délibérations administratives, les membres échangèrent naturellement des vues à propos du mouvement projeté. C'est alors qu'il fut décidé que [Auguste] Treyvaud et moi irions préparer le terrain[14]. » La situation à peine tranchée et l'application concrète sur le point d'aboutir, au même moment les troupes versaillaises débutent la Semaine sanglante[10],[14].

Syndicalisme

Union sacrée et fin de vie

Il meurt le à Préfargier, village de l'ancienne commune de Marin-Epagnier en Suisse. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (Paris, France). Sa tombe a été déposée à l'échéance de sa concession et n'est plus visible aujourd'hui.

Idées sur l'organisation sociale

Voir aussi

Notes et références

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