Jean-Baptiste-Benoît Monestier

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Décès
Nationalité
Activité
Jean-Baptiste-Benoît Monestier
Illustration de l'Histoire de l'administration civile dans la province d'Auvergne et le département du Puy-de-Dôme
Fonction
Député français
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Jean-Baptiste-Benoît Monestier, né le à La Sauvetat (généralité de Riom, actuel département du Puy-de-Dôme), mort le à Saint-Sauveur-la-Sagne (département du Puy-de-Dôme), est un membre du clergé et un homme politique de la Révolution française.

Entre 1792 et 1795, il est député du Puy-de-Dôme à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI et où il est envoyé en mission dans les départements. Son frère, Michel Monestier, est maire de Clermont-Ferrand de 1792 à 1794.

Vie ecclésiastique

Sous l'Ancien régime, Jean-Baptiste-Benoît Monestier est chanoine du chapitre de Saint-Pierre de Clermont.

En 1791, au début de la Révolution française, Jean-Baptiste-Benoît Monestier adhère à la constitution civile du clergé, et est nommé premier vicaire épiscopal auprès de Jean-François Périer, évêque constitutionnel de Clermont[1].

Mandat à la Convention

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Jean-Baptiste-Benoît Monestier est élu député du département du Puy-de-Dôme, le dixième sur douze, à la Convention nationale[2]. Il fait partie des huit vicaires épiscopaux élus députés à la Convention[3].

Il siège sur les bancs de la Montagne. Dès le , il est reçu au club des Jacobins[4]. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et se prononce contre l'appel au peuple et contre le sursis à l'exécution de la peine[5],[6] :

Mon désir eût été que Louis ne fut pas coupable, mon plaisir serait de lui pardonner. Mon désir est d'être juste et d'obéir à la loi je vote pour la mort.

Le représentant en mission

Le , Jean-Baptiste-Benoît Monestier est envoyé, aux côtés d’Étienne-Christophe Maignet (député du Puy-de-Dôme), auprès de la section de la Fontaine-de-Grenelle[7]. Le 9, il est envoyé en mission, aux côtés de Claude-Lazare Petitjean (député de l'Allier), dans les départements de la Creuse et du Puy-de-Dôme afin d'y accélérer la levée en masse[8]. Le , il est donc absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[9]. Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[10].

Le , il est envoyé en mission aux côtés de Jean-Alban Lefiot (député de la Nièvre) auprès de l'armée des Pyrénées occidentales. Le 9 nivôse an II (), il est envoyé en mission dans le département des Basses-Pyrénées et des Hautes-Pyrénées afin d'y organiser le gouvernement révolutionnaire.

Durant sa mission à Tarbes, Monestier, proche de Georges Couthon (député du Puy-de-Dôme), membre du comité de Salut public, met en place la politique de la Terreur, la réquisition des denrées et la déchristianisation : en prairial (), il fait arrêter Jacques Barère et Augustin Bousigues, cousin et époux d'une cousine de Bertrand Barère (député des Hautes-Pyrénées), membre du comité de Salut public[11]. Le 7 messidor an II (), il est rappelé à la Convention.

Après la chute de Robespierre, Jean-Baptiste-Benoît Monestier siège, selon l'historienne Françoise Brunel, sur les bancs des « derniers Montagnards »[12]. Le 8 brumaire an III (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un, chargée d'examiner la conduite de Jean-Baptiste Carrier (député du Cantal), accusé d'être responsable des fusillades et des noyades de Nantes[13]. Le 13 prairial (le ), il est décrété d'arrestation sur une dénonciation de Joachim Perez (député suppléant du Gers), appuyée par Jean Debourges (député de la Creuse)[14],[12] :

Monestier [...] est accusé [...] de s'être entendu avec les agents des fourrages de l'armée, pour dilapider en commun ; d'avoir, de concert avec Pinet aîné, versé le sang des patriotes les plus purs [...].

Carrière juridique

Sous le Directoire, Jean-Baptiste-Benoît Monestier bénéficie de l'amnistie votée lors de la clôture de la session de la Convention. Il devient président du tribunal criminel du Puy-de-Dôme. En 1800, le Consulat lui retire sa charge et il s'établit comme notaire. Frappé de cécité en 1814, il doit prendre sa retraite.

Fin de vie

Régicide, Monestier aurait pu être condamné à l'exil par la Seconde Restauration, mais son triste état de santé, constaté par un médecin envoyé par le préfet du Puy-de-Dôme, lui permet de rester en France. Il meurt dans l'anonymat en 1820, à l'âge de soixante-quinze ans.

Sources

Publications

Références

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