Jean-Baptiste Scoriel

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Décès
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SambrevilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de pinceau
JBE Scoriel
Nationalité
Belge
Jean-Baptiste Scoriel
Biographie
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Nom de pinceau
JBE Scoriel
Nationalité
Belge
Formation
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Maître

Jean-Baptiste Scoriel (ou Schorielle), né le à Lambusart (Fleurus) et mort en à Tamines (Sambreville), est un artiste peintre paysagiste belge. Peintre régionaliste, il était appelé le « Maître de la Sambre ».

Jean-Baptiste Joseph Schorielle, né le à Lambusart, est le fils de Pierre Schorielle, mineur d'origine flamande au charbonnage du roton, et de Marie Schelil. Il est l'aîné d'une fratrie de cinq enfants. Le , il épouse à Dieppe Gabrielle Diler, infirmière originaire de Camaret en Bretagne.

Alors qu'il n'a que trois ans, son père s'installe à Tamines pour les besoins de son travail. Jean-Baptiste et ses quatre frères ont tous travaillé très tôt pour subvenir aux besoins de la famille. Il est ainsi réduit à travailler dans une briqueterie ainsi qu’à la fonderie Ledoux à Farciennes[1]. Sa passion est toutefois le dessin auquel il consacre ses moments libres[2].

À 11 ans, après sa journée de travail, il suit les cours du soir à l'école industrielle. Adolescent, il est victime d'un accident de travail à la fonderie Ledoux, le blessant au bras gauche. C'est le tournant de sa vie. La loi sur les accidents de travail allouant quelques milliers de francs à sa famille, il est en mesure en 1901 de s'inscrire à l’Académie des Beaux-Arts de Namur. Il y reçoît l’enseignement des peintres Désiré Merny et Nicolas Van den Eeden[2].

Il a également fréquenté l'atelier d'Henri Deglume, peintre paysagiste, puis de Félix Delahaut[3]. Il s'inscrit ensuite très brièvement à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. À Bruxelles, il fait la connaissance d'Émile Claus à qui il montre ses toiles et oriente son style artistique vers le luminisme. Par la suite, il se rend à Paris et en 1906 participe à l'Exposition universelle de 1906 à Milan où il expose deux de ses toiles dont une, Sous les peupliers, est primée[2]. Ce succès dans sa jeune carrière le conduit à se consacrer exclusivement à la peinture de paysages[1].

Lors de la Première Guerre mondiale, il s'engage comme volontaire dans l'armée belge avec ses quatre frères en . Il connaît la dure existence des tranchées sur le front de l'Yser et est blessé au combat. Convalescent dans un hôpital français, il se remet à peindre à Dieppe où il épousera en 1921 l'infirmière qui l'a soigné[1]. Séjournant en Normandie pendant les quelques années d'immédiate après guerre, il en rapporte des toiles de paysages de campagne et des marines.

En 1922, il quitte Dieppe pour s'installer durablement à Tamines ce qui ne l'empêche pas de faire quelques voyages en Italie et France[4].

Il a noué de solides amitiés avec le peintre Pierre Paulus et le sculpteur Victor Demanet.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il se réfugie, devant l'avance de l'armée allemande en Belgique, dans le sud-ouest de la France, à Castelsagrat (Tarn-et-Garonne). Ébloui par la lumière baignant ses paysages, il y a réalisé quelques toiles.

Il retourne ensuite à Tamines. Il révise alors sa manière de peindre et renonce à la technique de l'empâtement, lui préférant un médium à base de résine pour diluer ses couleurs surfine[3].

Il a été également le professeur de peinture de Richard Bressy, Gaston Thiry et Edgard Dabremé. Il a exposé ses œuvres à Charleroi (1922, 1930, 1933, 1942 et 1946), Tamines (1927, 1947), Bruxelles (1921, 1927, 1928, 1929, 1935), Namur (1919, 1920, 1921, 1922, 1926, 1932, 1938, 1941 et 1947) et Milan.

Style artistique

S'éloignant rarement très loin de Tamines pour peindre, il y a représenté picturalement la Basse-Sambre et son affluent la Biesme[5] à de multiples reprises y consacrant tableaux et esquisses. Il a également peint de nombreux paysages enneigés notamment inspirés par Pieter Breughel. Au départ, influencé par Émile Claus vers le luminisme, son style a, au cours des années 1930, évolué dans le sens d'une synthétisation des formes et des strates de couleur[6].

Communément, il esquissait d'abord dans la nature ses études sur des petits panneaux. Dans son atelier, il les reproduisait ensuite sur des toiles de plus grandes dimensions[3].

Sélection d'œuvres

  • Sous les peupliers, Exposition universelle de 1906 de Milan.
  • Falaises normandes, huile sur toile, 1920.
  • Le Bateau mosan, huile sur toile, 1923.
  • Humble église, huile sur toile, 1926.
  • Tournant sur la Sambre, collections du gouvernement belge, 1928.
  • Au pays de Frère Hugo, huile sur toile, 1932.
  • L'Hiver dans la Marlagne, huile sur toile, 1938.
  • Sambre au printemps, huile sur toile, collections de la province de Namur, 1938.
  • Dernière neige, huile sur toile, collection du musée des arts décoratifs de Namur.
  • Avant l'orage, huile sur toile.
  • Le grand pignon, huile sur toile.
  • Une Chapelle, huile sur toile, Collection de la commune de Sambreville.
  • Paysage enneigé, huile sur toile, bibliothèque de Tamines.
  • Massacre de Tamines, huile sur toile, Collection de la commune de Sambreville, 1942.

Hommages et distinctions

Notes et références

Annexes

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