Jean Dampt
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Sculpteur, ébéniste, médailleur, bijoutier |
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Jean Baptiste Auguste Dampt, né le à Venarey-les-Laumes et mort le à Dijon, est un sculpteur, médailleur, ébéniste et bijoutier français.
Son œuvre appartient au courant du symbolisme et de l'Art nouveau.


Fils d'un meunuisier-ébéniste[1], Jean Dampt étudie à l'École des beaux-arts de Dijon, puis, en 1874, sous la direction de François Jouffroy et Paul Dubois à l'École des beaux-arts de Paris[2]. Il débute au Salon de la Société des artistes français de 1876 avec son Buste de l'architecte Belot. Il obtient le deuxième prix de Rome en sculpture de 1877. Il effectue son service militaire puis organise un Salon de la Société des amis de la Côte-d'Or pour favoriser l'art dans sa région. Il participe au groupe « Les Cinq », qui devient « L’Art dans tout », avec Alexandre Charpentier, Félix Albert Anthyme Aubert, Henry Nocq, Charles Plumet, et François-Rupert Carabin, et noue des liens d'amitié avec Pascal Dagnan-Bouveret et Carlos Schwabe[3],[4]. En 1885, il a pour praticien François Pompon[5]. L'atelier de Jean Dampt est localisé rue Campagne-Première à Paris[6].
En 1898, Jean Dampt épouse la peintre Diana Cid Garcia[6].
Il est membre de la délégation de la Société nationale des beaux-arts de 1901 à 1905[7].
Il est élu membre de l'Institut en 1919, auquel il lègue 600 000 francs dont la rente fut attribuée à un prix de sculpture religieuse[2].
Jean Dampt bénéficie du mécénat de la comtesse Martine-Marie-Pol de Béhague[8] pour laquelle il réalise la Salle du Chevalier (Paris, musée d'Orsay[4]) et le petit groupe en acier, ivoire et or Le Chevalier Raymondin et La Fée Mélusine dont Émile Verhaeren estime « qu'il s'agit d'une œuvre de celles qui marquent une date[3] ». Il apparaît comme un « militant idéaliste[3] ». Joséphin Peladan écrit : « Dampt doit être considéré comme un des plus nobles artistes de ce temps : à un savoir considérable, il joint une conscience extrême et une véritable volonté de l'idéal[3]. »
Jean Dampt fait partie du mouvement "L'Art dans Tout". Sa démarche artistique est donc empirique et abolit les frontières entre les arts[6]. Ses oeuvres sont également influencées par l'art médiéval.
Il travaille le marbre, le bronze mais aussi l'or, l'argent et l'ivoire et a conçu quelques bijoux et des meubles.
Certaines de ses sculptures sont conservées au musée des Beaux-Arts de Dijon, et plusieurs œuvres sont exposées à Paris dans la section Art nouveau du musée d'Orsay.
En 1944, il fonde le Prix des cathédrales en vue de récompenser un jeune sculpteur[6].
Jean Dampt meurt le à Dijon, à l'âge de 91 ans[6].
Il est enterré au cimetière de Grignon. Ses parents reposent au cimetière communal de Venarey-les-Laumes. La tombe est surmontée d'une stèle sculptée par l'artiste. La sculpture figure sur des cartes postales.
Du au , le musée des Beaux-Arts de Dijon consacre au sculpteur l'exposition "Jean Dampt. Tailleur d'images[9]". Le parcours de visite met en lumière l'ensemble de sa carrière artistique.
Distinctions
- Chevalier de la Légion d'honneur en 1889[2].
- Officier de la Légion d'honneur en 1900[2].
- Commandeur de la Légion d'honneur en 1926[2].