Eva Jospin
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| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité |
française |
| Activité | |
| Formation | |
| Père | |
| Mère |
Élisabeth Dannenmuller (d) |
| Fratrie |
Hugo Jospin (d) |
| Conjoint |
Adriano Valerio (d) |
| Parentèle |
Jean Dannenmuller (grand-père) |
| Distinction |

Eva Jospin, née en 1975 à Paris, est une artiste plasticienne française. Elle vit et travaille à Paris.
Parcours artistique
En 2002, Eva Jospin obtient le diplôme national supérieur d'expression plastique à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris[1].
En 2016-2017, elle est pensionnaire de l'académie de France à Rome-Villa Médicis[2]. Elle reçoit en 2017 une commande de la Chalcographie du Louvre, pour laquelle elle réalise une eau-forte, Grotto, qui est présentée à la FIAC de la même année[3] sur le stand de la Rmn - Grand Palais.
Elle est représentée en France par la galerie Suzanne Tarasiève (Paris)[4] et en Italie par la Galleria Continua (San Gimignano).
Elle est élue le au fauteuil 1 de la section de sculpture de l'Académie des Beaux-arts, précédemment occupé par le sculpteur Jean Cardot[5],[6].
Famille et vie privée
Eva Jospin est la fille de l'ancien Premier ministre français Lionel Jospin[7],[8] et de sa première épouse, Élisabeth Dannenmuller, et la petite-fille du journaliste et résistant Jean Dannenmuller.
En , elle épouse le sculpteur Pierre Thoretton[9] (séparé de l'actrice Chiara Mastroianni[9]) qu'elle a rencontré aux Beaux-Arts de Paris. Ils ont deux enfants, un garçon et une fille. Elle vit ensuite avec le réalisateur italien Adriano Valerio, avec qui elle a un fils[9].
Pratique artistique
L'œuvre d’Eva Jospin se caractérise par la récurrence du motif unique de la forêt et du paysage. De cette obsession naissent des installations et des sculptures en carton qu'elle travaille à la manière d'une orfèvre. Toutes les propriétés du carton sont exploitées, tant économiques que matérielles. L'usage de ce matériau, peu coûteux et disponible en masse, fut d'abord une occasion pour l'artiste de répondre aux contraintes économiques imposées par la production de toutes œuvres d'art[10].
Dans un long travail d'assemblage, elle superpose et colle les différents morceaux de carton préalablement coupés pour construire, dans un jeu de volumes, des portions de forêts extrêmement denses. Elle profite de la composition même du carton, composé de plusieurs couches et permettant un travail de découpe infini.
Ses Forêts, présentées en haut-relief, évoquent des lieux de quête et de connaissance, comme celles des contes et des récits traditionnels qui ont façonné l'imaginaire collectif et les croyances. La forêt incarne non seulement la nature sauvage, mais aussi l'espace de l'épreuve[11]. Eva Jospin cherche ainsi à provoquer la contemplation mais également un retour à la propre intériorité du spectateur, à la stimulation de son imaginaire. Ses œuvres, frontales et immersives, se font les supports des projections mentales de celui-ci.
« Ma forêt est totalement mentale. Elle n’est pas figurative. Elle reflète des préoccupations humaines : l’idée de se perdre ou de se retrouver, notre rapport à l’enfance aux contes, comme Bambi ou Hansel et Gretel, aux peurs archaïques... Mes forêts sont propices à l’échappée mentale[1]. »
