Jeppe Kofod
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| Jeppe Kofod | |
Jeppe Kofod en juillet 2020. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre danois des Affaires étrangères | |
| – (3 ans, 5 mois et 18 jours) |
|
| Premier ministre | Mette Frederiksen |
| Gouvernement | Frederiksen I |
| Prédécesseur | Anders Samuelsen |
| Successeur | Lars Løkke Rasmussen |
| Député européen | |
| – (5 ans et 1 jour) |
|
| Élection | 25 mai 2014 |
| Réélection | 26 mai 2019 |
| Législature | 8e et 9e |
| Groupe politique | S&D |
| Successeur | Marianne Vind |
| Député danois | |
| – (16 ans, 2 mois et 14 jours) |
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| Élection | 11 mars 1998 |
| Réélection | 20 novembre 2001 8 février 2005 13 novembre 2007 15 septembre 2011 |
| Circonscription | Bornholm |
| Groupe politique | Social-démocratie |
| Successeur | Jacob Lund |
| Biographie | |
| Date de naissance | (52 ans) |
| Lieu de naissance | Copenhague (Danemark) |
| Nationalité | Danoise |
| Parti politique | Social-démocratie |
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Jeppe Sebastian Kofod, né le à Copenhague, est un homme politique danois du parti Social-démocratie. Député danois puis député européen, il est ministre des Affaires étrangères entre 2019 et 2022 dans le premier gouvernement de Mette Frederiksen.
Membre du Folketing
Jeppe Kofod est titulaire d'une licence en sciences sociales de l'université de Roskilde et d'une maîtrise en administration publique de l'université d'Harvard[1].
En parallèle de ses études en sciences sociales, il est professeur dans des écoles de 1993 à 1996. En 1996, il est recruté par le parti Social-démocratie comme coordinateur de projet au sein de son département des affaires internationales[2].
Il est élu député au Folketing à l'âge de 24 ans lors des élections législatives de . Il devient alors le porte-parole de son groupe parlementaire pour les questions de politique étrangère[3].
Il est réélu pour un deuxième mandat de député lors des élections législatives de [4]. Après l'élection de Mogens Lykketoft à la présidence des sociaux-démocrates en , Kofod devient l'un des deux vices-présidents du groupe parlementaire du parti[5].
Il remporte un troisième mandat de député lors des élections législatives de [6]. Après la défaite du parti et l'élection deux mois plus tard de Helle Thorning-Schmidt à sa présidence, Kofod est remplacé dans son rôle de vice-président du groupe parlementaire par Henrik Sass Larsen[7].
Il est réélu pour un quatrième mandat lors des élections législatives anticipées de [8].
En 2008, alors âgé de 34 ans, il a une relation sexuelle avec une jeune fille de 15 ans, issue du mouvement de jeunesse du parti. Après la révélation de cette liaison, il démissionne de son poste de porte-parole du parti pour les questions de politique étrangère[9]. Après une pression intense des médias, il reconnaît dans un communiqué de presse, qu'il s'agissait d'une relation « moralement inappropriée » et qu'il la regrettait profondément[10]. Dans la mesure où l'âge de consentement est précisément de 15 ans au Danemark, cette polémique n'a pas conduit à une enquête judiciaire. Il retrouve finalement son rôle de porte-parole des sociaux-démocrates pour les affaires étrangères un an plus tard, en [11].
Il remporte un cinquième mandat de député lors des élections législatives de , qui marquent le retour des sociaux-démocrates au pouvoir[12]. Après le scrutin, il devient le président de l’Udenrigspolitisk Nævn, une commission parlementaire spéciale établie par la Constitution danoise et chargée d’être consultée par le gouvernement sur les questions de politique étrangère[13].
En , il est désigné par la direction de son parti pour diriger les travaux préparatoires en vue des élections européennes de , une décision largement perçue comme une première étape vers son investiture comme tête de liste du mouvement pour le scrutin[14]. En , il cède sa présidence de commission à Mette Gjerskov et son rôle de porte-parole social-démocrate pour les affaires étrangères à John Dyrby Paulsen afin de se concentrer sur la campagne des élections européennes[15].
Parlement européen
En , il est officiellement désigné comme tête de liste de son parti en vue des élections européennes de mai 2014 lors du congrès du parti[16]. Lors du scrutin, la liste qu'il dirige rassemble 19,1 % des suffrages et remporte 3 sièges, devancée par la liste du Parti populaire danois[17].
Après son élection, il devient membre de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie[18]. En , il devient vice-président de l'alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen[1].
En , il est à nouveau choisi comme tête de liste sociale-démocrate pour élections européennes de mai 2019[19]. Après sa réélection pour un second mandat le , il participe à un groupe de travail transpartisan chargé d'élaborer le programme de travail du Parlement européen en matière de politique étrangère[20].
Ministre des Affaires étrangères
Le , il est nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Mette Frederiksen[21]. Il démissionne donc de son mandat de député européen le jour même du début de la neuvième législature, le [18].
Quelques semaines après son entrée en fonctions, il est confronté à l'incident diplomatique entre les États-Unis et le Danemark provoqué par l'annonce par le président Donald Trump d'acheter le Groenland[22].
En , il annonce le retrait des troupes danoises récemment déployées au Mali dans le cadre de la Task Force Takuba, après une demande de la junte au pouvoir[23].
Kofod est également en fonction au moment du début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, et prend notamment en la décision d'expulser 15 diplomates russes en réponse au massacre de Boutcha[24]. Dans le cadre du conflit, il présente en le projet de loi visant à l'organisation d'un référendum sur la fin de l'option de retrait du Danemark de la politique de sécurité et de défense commune de l'Union européenne. Il annonce le accepter de changer la formulation initiale de la question, critiquée par des partis d'opposition[25]. Après la large approbation du projet lors du référendum du , il annonce que le Danemark rejoindra formellement la politique commune à partir du [26].
Le , Kofod et son homologue canadienne, Mélanie Joly, annoncent un accord pour partager l'île Hans, mettant fin à une confrontation longue de plusieurs décennies connue sous le nom de guerre du whisky[27].
Retrait de la vie politique
Il est candidat aux élections législatives de novembre 2022. Il arrive toutefois en huitième position parmi les candidats sociaux-démocrates dans sa circonscription où le parti obtient sept sièges, et échoue donc à se faire élire et devient premier suppléant[28]. Il n'est pas reconduit dans le gouvernement Mette Frederiksen II, remplacé par Lars Løkke Rasmussen le [29]. À partir de la fin , il revient brièvement au Folketing pour y remplacer Mette Gjerskov, sa collègue en congé maladie, mais quitte ses fonctions le [30]. Il annonce le lendemain son retrait définitif de la vie politique, alors qu'il était envisagé comme un potentiel candidat aux élections européennes de 2024[31]. Lorsque Gjerskov décède en juin, il confirme ne pas avoir l'intention de prendre son siège[32].
En , il est nommé au conseil d'administration d'Ukrenergo, une société publique ukrainienne de transport d'électricité[33].
En , il devient contributeur régulier d'Altinget.dk, un site d'information spécialisé dans la politique danoise[34]. Dans l'une de ses chroniques, il appelle en à une alliance militaire des pays nordiques qui serait dotée de l'arme nucléaire[35].
En , sa société de conseil est recrutée par la société minière australienne Energy Transition Minerals (en) engagée dans une action judiciaire contre le gouvernement autonome du Groenland autour d'un projet minier controversé[36]. Cette activité de lobbying est critiquée du fait du lien d'investisseurs chinois dans le projet controversé, mais Kofod se défend de travailler pour des intérêts chinois au Groenland au travers de son activité[37].
Notes et références
- 1 2 (da) « Jeppe Kofod er ny næstformand for EU's socialdemokrater », sur Altinget.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Jeppe Kofod (S) », sur Folketing (consulté le )
- ↑ (da) « Folketingsvalget den 11. marts 1998 », sur valg.im.dk (consulté le )
- ↑ (da) « Folketingsvalget den 20. november 2001 », sur valg.im.dk (consulté le )
- ↑ (da) « Ny S-gruppeledelse på plads », sur Jyllands-Posten, (consulté le )
- ↑ (da) « Folketingsvalget den 8. februar 2005 », sur valg.im.dk (consulté le )
- ↑ (da) « Frank Jensen sagde nej tak til næstformandspost », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) « Folketingsvalget den 13. november 2007 », sur valg.im.dk (consulté le )
- ↑ (da) Morten Ravn, « Klimaaktivister løsladt efter blokade af trafikken i Aarhus : Byrådspolitiker vil have politiet til at gribe ind hurtigere »
, sur stiften.dk, Århus Stiftstidende, (consulté le ). - ↑ (da) Kristina Gjelstrup Villadsen, « Jeppe Kofods fatale påske », sur avisen.dk, (consulté le ).
- ↑ (da) « Jeppe Kofod udenrigsordfører - igen », sur Altinget.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Folketingsvalg torsdag 15. september 2011 - Valgte kandidater og stedfortrædere », sur Danmarks Statistik (consulté le )
- ↑ (da) « Sass placeret bagerst i rækken », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) « Jeppe Kofod på vej i Europa Parlamentet », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) « Overblik: Socialdemokraternes nye ordførerskaber », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) « Jeppe Kofod valgt til EU-spidskandidat for S », sur Politiken, (consulté le )
- ↑ (da) « Europa-Parlamentsvalg søndag 25. maj 2014 », sur Danmarks Statistik (consulté le )
- 1 2 « Jeppe KOFOD », sur www.europarl.europa.eu (consulté le )
- ↑ (da) « S vil igen have Jeppe Kofod som spidskandidat ved EU-valget », sur Politiken, (consulté le )
- ↑ (en) « POLITICO Brussels Playbook, presented by Google: Madrid’s moment — Parliament working groups sneak peak — Happy birthday, GDPR », sur Politico.eu, (consulté le )
- ↑ (da) « Jeppe Kofod bliver udenrigsminister », sur Politiken, (consulté le )
- ↑ (en) « Pompeo calls Danish foreign minister amid public row over Greenland », sur Euronews, (consulté le )
- ↑ « Mali : le Danemark va rapatrier ses soldats face aux exigences de la junte », sur Le Monde, (consulté le )
- ↑ (en) « Denmark expels 15 Russian diplomats; Moscow to retaliate », sur Reuters, (consulté le )
- ↑ (da) « Ordlyden på stemmesedlen om forsvarsforbeholdet ændres », sur TV 2 Danmark, (consulté le )
- ↑ (en) « Denmark gives ‘clear signal’ with EU defense policy vote », sur Associated Press, (consulté le )
- ↑ « Le Canada et le Danemark mettent fin à la "guerre du whisky" », sur Euronews, (consulté le )
- ↑ (da) « Jeppe Kofod bliver ikke valgt til Folketinget », sur altinget.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Løkke bliver udenrigsminister », sur Politiken, (consulté le )
- ↑ (da) « Jeppe Kofod forlader Folketinget: 'Jeg har opnået alt det, jeg nogensinde har drømt om i politik' », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) « Efter forvirring slår Kofod fast: »Jeg har besluttet helt at forlade dansk politik« », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) « Kofod takker nej til afdøde Mette Gjerskovs plads i Folketinget », sur TV 2 Danmark, (consulté le )
- ↑ (da) « Eks-udenrigsminister får job i statsejet ukrainsk energiselskab », sur Jyllands-Posten, (consulté le )
- ↑ (da) « Jeppe Kofod er ny skribent på Altinget », sur Altinget.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Tidligere udenrigsminister: Vi har brug for en nordisk forsvarsunion med atomvåben », sur Altinget.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Jeppe Kofod skal rådgive mineselskab i Grønland », sur Altinget.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Mens milliardkrav spøger i bitter strid om Grønlands undergrund, forsvarer tidligere topdiplomat og minister udskældt mineprojekt med kinesiske ejere », sur Berlingske, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
- Liste des députés européens du Danemark de la 8e législature - Liste des députés européens de la 8e législature
- Liste des députés européens du Danemark de la 9e législature - Liste des députés européens de la 9e législature
- Gouvernement Frederiksen I
Liens externes
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