José María Blázquez Martínez
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| Membre de l'Académie royale d'histoire (d) | |
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Jaime de Salazar y Acha (d) | |
| Professeur d'université (d) Université complutense de Madrid | |
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| Professeur d'université (d) Université de Salamanque | |
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| Professeur adjoint Université de Salamanque | |
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| Professeur adjoint Université complutense de Madrid | |
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| Naissance | |
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Cementerio de San Carlos Borromeo (d) |
| Nationalité | |
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Université d'Oviedo (- Université de Salamanque (licence) (jusqu'en ) Université complutense de Madrid (doctorat en histoire (d)) () |
| Activités |
| A travaillé pour | |
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| Membre de |
Académie royale d’histoire (- Académie nationale des Lyncéens () The Hispanic Society of America Académie royale des belles-lettres de Barcelone Real Acadèmia de Cultura Valenciana Institut archéologique allemand Académie royale des beaux-arts de Sainte-Isabelle de Hongrie Colegio Libre de Eméritos (d) Académie des inscriptions et belles-lettres Real Academia de Córdoba (d) |
| Maîtres | |
| Directeur de thèse | |
| Distinctions |
José María Blázquez Martínez, né à Oviedo le et mort à Madrid le [1], est un historien, archéologue et philologue classique espagnol, professeur émérite d'histoire ancienne et académique de l'Académie royale d'histoire (élu en 1987 avec la médaille no 13). Il occupe la chaire à titre de professeur émérite d'histoire ancienne à l'université Complutense de Madrid.
Formation

José María Blázquez Martínez est né à Oviedo le [2],[3]. Il passe sa jeunesse à Madrid où il perd son père très jeune[2]. Après que sa famille ait déménagé, il termine ses études secondaires à Salamanque[2].
Il suit ses premiers cours universitaires à l'université d'Oviedo entre 1948 et 1949[2]. Après des études en philologie classique, il obtient une licence à l'université de Salamanque en 1951, puis son doctorat en 1952 à l'université complutense de Madrid où il présente sa thèse Religiones primitivas de Hispania[3],[2]. À Madrid, il suit les cours de langues indo-européennes de l'helléniste Francisco Rodríguez Adrados, ce qui lui permettra au cours de sa future carrière d'utiliser l'étude philologique pour analyser le caractère d'une divinité[C 1]. Il y suit également les cours de Santiago Montero Díaz à qui il emprunte sa vision universaliste de l'Histoire, c'est-à-dire comme un tout interdépendant sans rupture de l'espace ou du temps[C 2]. Il choisit Antonio García y Bellido pour diriger sa thèse sur les conseils du médiéviste Juan Uría Ríu[C 3]. Initialement, Antonio García y Bellido lui propose une thèse sur les vases grecs dans la péninsule Ibérique pour approfondir une publication parue dans Hispania Graeca en 1948, mais il finit par choisir un sujet religieux pour sa thèse sur une suggestion d'Antonio Tovar avec Antonio García y Bellido comme directeur[C 4]. Si son choix s'était porté sur les vases grecs, José María Blázquez Martínez aurait certainement dû aller étudier auprès de John Beazley à l'université d'Oxford[C 4]. Sa thèse intitulée Estudios sobre primitivas religiones de España[note 1] est composée de quatre parties (analyse de sources épigraphiques, choix de huit objets sacrés, étude de sanctuaires ibériques, analyse des sources littéraires), achevée à la fin de l'année 1955, puis présentée en et enfin publiée partiellement en 1962[C 5]. La publication est faîte dans le volume 14 de la collection Biblioteca de la Escuela de Historia y Arqueología en Roma par l'antenne de Rome du Conseil supérieur de la recherche scientifique, mais imprimée à Madrid ; elle ne comporte que les parties sur les sources épigraphiques et littéraires pour un total de 286 pages de textes et de 44 planches[C 6].
En parallèle, il poursuit ses études dans diverses universités et centres de recherche étrangers. Il devient ainsi boursier de la fondation Alexander von Humboldt à l'université de Marburg (en Allemagne)[3]. Sa participation en 1953 à Tétouan à son premier forum, celui du Premier Congrès archéologique du Maroc espagnol où il aborde l'idée de temple pour l'Héracléion de Cadix, lui permet d'obtenir une bourse d'études de la part de l'archéologue espagnol Martín Almagro Basch pour aller étudier à Rome[C 7]. Il va y suivre des cours sur la religion étrusque de l'historien et archéologue italien Massimo Pallottino[C 8],[3]. Pendant cette période, il loge à la résidence « Nuestra Señora de Guadalupe » fondée en 1946 et dirigée jusqu'en 1948 par Ángel Álvarez de Miranda, une future relation de José María Blázquez Martínez[C 9]. Pendant son séjour italien, il n'étudie pas auprès de l'un des spécialistes de l'histoire des religions, Raffaele Pettazzoni, car ce dernier n'est pas considéré par Santiago Montero Díaz (dont José María Blázquez Martínez est professeur adjoint) comme une référence ou une figure importante dans ce domaine[C 7].
Enseignement supérieur
Professeur adjoint et concours

José María Blázquez Martínez devient professeur adjoint en philologie classique de Santiago Montero Díaz à l'université complutense de Madrid entre et [C 8]. Cette étape est nécessaire pour passer les concours, il est nécessaire d'avoir enseigné à l'université ; cependant il rate les premiers concours qu'il passe en histoire ancienne et en archéologie[C 10]. Entretemps, il est devenu l'assistant de Santiago Montero Díaz le [C 11]. En 1956, il retourne un an à Rome à nouveau auprès de Massimo Pallottino pour travailler sur la religion étrusque[C 6]. Puis il occupe un autre poste de professeur adjoint à l'université de Salamanque en 1957[2],[A 1].
Le , José María Blázquez Martínez candidate pour le concours concernant la chaire d'Histoire des religions[C 12]. Il est convoqué le mais ne se présente pas au concours, peut être en raison d'un manque de confiance en ses compétences[C 13]. Ses concurrents pour le poste sont Carlos Castro Cubells (qui finalement ne se présente pas), Carlos Alonso del Real, José S. Lasso de la Vega et Antonio Pacios López[C 14]. Les membres du jury sont l'évêque de Salamanque et docteur en théologie Francisco Barbado Viejo en tant que président, puis un latiniste Vicente Blanco García, un hébraïsant Francisco Cantera Burgos, un spécialiste de l'art José Camón Aznar et Joaquín Salaverri de la Torre en tant que membres[C 15]. Après trois votes et sous pression de l'Opus Dei dont font partis des membres du jury ainsi que des Jésuites, le poste est déclaré vacant dans le procès-verbal du [C 16][note 2]. Plus tard, José María Blázquez Martínez finit par obtenir le poste après avoir satisfait aux critères en soumettant un travail scientifique inédit de vingt-quatre pages et de vingt et une pages de notes intitulé Simbolismo funerario de la granada, huevo, ramo y papaverácea entre los pueblos itálicos y mediterráneos antes de los romanos[note 3][C 12].
Professeur titulaire
Il prend ensuite la chaire d'Historia Antigua Universal en 1966, puis la chaire d'Historia Antigua de España à l'université complutense de Madrid de 1969 à 1991[2]. Il peut accéder à cette chaire en raison de la création de nouvelles chaires universitaires en Histoire à la fin du franquisme[A 2]. Avec cette chaire, la seconde en Espagne, l'enseignement de l'histoire ancienne a fait une grande avancée, puisque cette période n'est plus seulement vue comme un appendice à la préhistoire de Francisco Jordá Cerdá ou comme une introduction à l'histoire médiévale de Luis Suárez Fernández, mais comme une partie distincte de l'histoire[A 3]. En 1982 jusqu'à sa retraite en 1991, il enseigne l'histoire des religions antiques à l'occasion du départ en retraite de Santiago Montero Díaz[C 17]. En 1992, il est professeur invité dans le département d'histoire ancienne de l'université de La Laguna[6].
Même s'il est philologue de formation, il devient par conviction historien de l'Antiquité et archéologue[7]. À l'université, il enseigne principalement l'histoire grecque et romaine à partir des connaissances qu'il a appris de ses professeurs allemands, espagnols et italiens[2]. Dans son enseignement, il impulse l'importance et la validité du recours à différentes sources pour la recherche, en particulier archéologique et épigraphique, ce qui donne ainsi à l'enquête historique son identité propre[A 3]. Il forme toute une génération de spécialistes de l'histoire ancienne issue de la massification du système universitaire, puisque plusieurs de ses élèves occupent des chaires dans diverses universités[3]. À l'image de sa formation universitaire, il est partisan d'un séjour obligatoire de ses étudiants dans des universités étrangères ; lui-même accueillant de nombreux étudiants étrangers dans ses formations universitaires[A 4]. La phrase qu'il répétait très souvent à ses étudiants pendant les cours et en dehors est « Lean las fuentes »[note 4][B 1].
En 1976, il devient directeur de l'Institut Espagnol d'Archéologie « Rodrigo Caro » du CSIC succédant son maître le professeur Antonio García y Bellido après sa mort[7],[C 4]. En 1987, il est nommé membre titulaire de la médaille no 13 l'Académie royale d'histoire, en même temps que Carlos Seco Serrano et Emilio García Gómez, occupant le poste à partir du [7]. Il est également membre de nombreuses académies et instituts espagnols, européens et américains : membre ordinaire de l'Institut archéologique allemand à Berlin, de The Hispanic Society of America, correspondant de l'Académie des Lyncéens de Rome et l'Académie des sciences de New York[8],[7]. Il est aussi membre du Colegio Libre de Eméritos Universitarios, président de la Sociedad Española de Orientalistas, il est aussi correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres à Paris. À partir de 2010, il est conseiller honoraire du Centro de Estudios Linarenses[C 18].
Il donne des conférences dans les universités espagnoles, américaines et européennes sur des thèmes variés (Grèce antique, Proche-Orient ancien et Rome antique), ce qui a permis de faire reconnaître les chercheurs espagnols de l'époque au niveau de leurs confrères européens ou américains au sujet de l'Antiquité européenne[A 1].
Il est docteur honoris causa de l'université de Bologne, de Salamanque, de Valladolid, de León et élu à l'Université Charles III de Madrid le [9],[7],[A 1],[C 19].
Il prend sa retraite à l'âge de 65 ans en 1991[7],[C 20]. En 1998, après celle-ci, l'Université Complutense de Madrid publie un hommage à José María Blázquez Martínez en six volumes, coordonné par deux de ses disciples les plus proches, Julio Javier Mangas Manjarrés et Jaime Alvar Ezquerra, qui les avaient formé dans leurs différentes étapes de leur vie académique, ainsi qu'avec d'autres collègues et amis de différents domaines dans lesquels il avait travaillé.
Fouilles archéologiques
Il combine aussi son travail universitaire avec des activités sur le terrain, des fouilles archéologiques à Castulo ou à Huelva en Espagne, mais aussi des recherches sur le Monte Testaccio à Rome avec son ancien élève le professeur José Remesal Rodríguez[10]. Avec Claude Domergue, il effectue des recherches en lien avec l'exploitation minière pendant l'Antiquité en péninsule Ibérique[11].
Soulignée en particulier dans l'archéologie, l'étude des mosaïques romaines de la péninsule mise en avant dans le catalogue général publié par le CSIC, est due à José María Blázquez Martínez[11]. Tout au long de sa vie, il n'a pas cessé de s'intéresser à l'étude de l'identité religieuse des différents peuples préromains de l'Hispanie et à intégrer ses contributions aux études des religions dans l'histoire méditerranéenne[A 5].
Thématiques étudiées
Une partie de son œuvre concerne la romanisation que ce soit l'assimilation ou la résistance à cette dernière, ainsi qu'au système urbain des cités romaines de la péninsule Ibérique[11],[12].
Péninsule Ibérique
En plus de sa très vaste production scientifique, José María Blázquez Martínez publie de nombreux ouvrages sur les Tartessos et la colonisation phénicienne en Occident développant ainsi les travaux entrepris par Antonio Blanco Freijeiro, même si ses propres travaux sont influencés par le diffusionnisme et le colonialisme des années 1960 et 1970 selon Jaime Alvar Ezquerra[3],[A 5].
Il travaille également sur l'économie de l'Hispanie romaine, en particulier en s'intéressant à l'exploitation minière en péninsule Ibérique que ce soit à l'époque punique, puis romaine[11],[12]. Il rédige aussi une littérature sur la production d'huile en Bétique et son exportation jusqu'à Rome[11].
Histoire des religions
Francisco Díez de Velasco Abellán considère José María Blázquez Martínez comme l'un des plus importants historiens de l'histoire des religions en Espagne car il a permis l'institutionnalisation de cette thématique entre entre 1954 et 1964[C 21].
Il participe à la rédaction d'ouvrages collectifs toujours sur la religion pendant l'Antiquité comme le chapitre España romana[note 5] de la seconde édition de la Historia de España[note 6] de Ramón Menéndez Pidal en 1986, le chapitre Oriente Grecia y Roma[note 7] de Historia de las Religiones Antiguas[note 8] en 1993 ou du même chapitre dans Historia de las Religiones de la Europa Antigua[note 9][13].
Il est l'un des pionniers de l'étude des religions dans la péninsule Ibérique, chez les Phéniciens et dans l'Iran préislamique[7],[A 5],[B 2]. Il étudie également l'islam[C 22].
Il travaille également en 1986 sur la partie religion de la série d'ouvrages allemands sur la culture et l'histoire de la Rome antique intitulés Aufstieg und Niedergang der römischen Welt aux côtés de Julio Javier Mangas Manjarrés et de Manuel Bendala Galán[14]. En 1987, il publie deux articles dans une revue prestigieuse sur l'histoire des religions Encyclopedia of Religion dirigée par Mircea Eliade, un des rares espagnols à avoir pu le faire[C 20].
Il encourage ses étudiants à travailler sur des sujets de mémoire ou des thèses liés au domaine religieux dans la Grèce antique ou la Rome antique que ce soit les mémoires de Jaime Alvar Ezquerra sur Los cultos de Mitra, Isis y Serapis en Hispania[note 10] en 1977, Francisco Díez de Velasco Abellán, Julio Javier Mangas Manjarrés, Jorge Martínez-Pinna, Santiago Montero Herrero ou de Diana Segarra sur Los cultos metroacos en las Galias[note 11] en 1985[15]. Il supervise également des thèses comme celle de Ramón Teja en 1972, d'Ana María Vázquez Hoys en 1974 sur La religión romana en Hispania: fuentes epigráficas, arqueológicas y numismáticas[note 12], de Rosa María Sanz Serrano en 1984 intitulée El paganismo en la Hispania Tardorromana y Visigoda siglos IV al VII: análisis de un proceso de cambio[note 13] ou bien de Juan Cascajero en 1989 Polémica religiosa de Lucrecio[note 14][C 20],[15].
Religion dans la péninsule Ibérique préromaine
En 1953, il participe à Tétouan à son premier forum, le Premier Congrès archéologique du Maroc espagnol où il aborde l'idée de temple pour l'Héracléion de Cadix, ce qui lui permet sa première entrée sur la religion phénicienne dans la péinsule Ibérique préromaine ; la publication est faîte en 1955[C 7].
La première décennie de sa carrière est consacrée à la publication de travaux sur la religion influencée par la rédaction de sa thèse sur la religion chez les peuples pré-romains de la péninsule Ibérique[C 23].
Il s'intéresse de près aux divers systèmes religieux préromains alors que la plupart des sources les évoquant sont romaines[12].
Religion dans la Rome antique
Son premier article publié en 1953 porte sur une analyse iconographique à forte connotation religieuse de la divinité minoenne ou mycénienne Potnia Theron dans l'ancienne cité romaine d'Italica[C 7].
Religion dans l'Égypte antique

Peu après sa prise de fonction à l'université complutense de Madrid en 1952, son premier voyage d'étude est à destination de l'Égypte ; destination qu'il va visiter pendant trois décennies dont un séjour majeur en 1975 regroupant deux à trois cents personnes et nécessitant deux avions et une correspondance via Sofia car les lignes directes régulières n'existaient pas entre l'Espagne et Le Caire[B 3]. Lors de ce voyage en 1975, José María Blázquez Martínez est accompagné de professeurs des universités (dont María del Carmen Pérez Díe) et de lycées, ainsi que de journalistes[B 4]. Un autre séjour est organisé en 1993 avec Jaime Alvar Ezquerra[B 5].
De ces voyages, deux publications sont faîtes afin de répondre à une demande académique et sociétale importante de réaliser des ouvrages de synthèse dans les années 1980 ; la plupart des ouvrages de l'époque étant des traductions de publications françaises des décennies précédentes et les données présentes commençaient à dater[B 2]. José María Blázquez Martínez est alors un professeur dans l'histoire des religions anciennes à l'université complutense de Madrid et il est légitime de lui demander la production de nouveaux ouvrages de référence sur le sujet. C'est ainsi qu'en 1984, il réalise l'introduction d'une traduction du Livre des morts issue des travaux de l'égyptologue allemand Karl Richard Lepsius en 1842 où il expose les concepts religieux qui y sont présents en se basant sur les Textes des pyramides et les Textes des sarcophages datant du Moyen Empire, ainsi que les principales caractéristiques du livre[B 6].
Puis, en 1993, un manuel universitaire où un chapitre assez court aborde la religion égyptienne[B 7]. Son manuel universitaire repose sur des sources solides mais sa synthèse comporte une faiblesse dans la « castillianisation » des noms des divinités égyptiennes comme Thot, Ptah ou Seth car il y omet le « h » alors qu'en égyptien ancien cette lettre n'est pas muette ; c'est ainsi que Nebetouou, « Dame de la Terre » devient « Dame de la Terreur » dans sa synthèse[B 8]. Malgré tout il apporte des nuances à certaines croyances eschatologiques de la mythologie égyptienne en les rapprochant du christianisme, notamment la scène du jugement et la résurrection[B 9].
La majorité des éléments évoqués par José María Blázquez Martínez proviennent de travaux menés par des égyptologues français ou belge, principalement Étienne Drioton, Jacques Pirenne et Jacques Vandier[B 10]. En réalité, il ne porte que peu d'intérêt sur les découvertes archéologiques religieuses de l'Égypte antique, probablement face à l'immensité de ces dernières, préférant confier une étude spécifique à Josep Padró Parcerisa[B 2]. Il n'est pas et ne prétend pas être spécialiste de l'égyptologie, se contentant d'utiliser la bibliographie à sa disposition[B 10].
Mosaïques romaines
José María Blázquez Martínez a une passion pour les mosaïques romaines[C 24].
Directeur de revue
José María Blázquez Martínez fonde en 1983 et dirige jusqu'à sa mort Gerión la revue scientifique et académique d'histoire ancienne de l'université Complutense de Madrid dont le premier numéro porte sur « Gerión y otros mitos griegos en Occidente »[note 15] ; les trente-trois numéros suivants, douze volumes supplémentaires et deux volumes spéciaux seront supervisés par lui-même[16]. Dès le premier numéro, l'un des objectifs annoncé est son ouverture à des chercheurs récents ou novices reconnus en Espagne mais aussi dans le monde entier[17]. José María Blázquez Martínez y publie une trentaine d'articles sur des thèmes variés allant de la Préhistoire au Bas-Empire romain et portant sur différentes thématiques (économie, littérature, religion...) ; il y rédige également une trentaine de comptes-rendus d'ouvrages[17].
Il dirige la revue Archivo Español de Arqueología, il est également le co-directeur de Archivo Epigráfico de Hispania et de la revue Hispania Epigraphica dont il est resté jusqu'à la fin de sa vie membre du conseil de rédaction.
Décès
Il est mort à Madrid le [2]. Il est ensuite inhumé le dans le tombeau familial du cimetière de San Carlos Borromeo à Salamanque, la ville de ses racines et où il avait enseigné à l'université pendant plusieurs années.
Le , à l'occasion de sa mort, le ministre de l'Éducation, de la Culture et des Sports, dans une note officielle, déplore son décès et dit:
« José María Blázquez es una referencia imprescindible para conocer nuestro pasado... Blázquez deja un legado importante tanto por su vasta producción científica, como por su impronta, que creó escuela en un amplio número de discípulos que se encuentran en activo »
— Méndez de Vigo, Ministre espagnol de l'Éducation, de la Culture et des Sports, [18]
Publications
Généralités
José María Blázquez Martínez écrit sa première publication, un article de six pages intitulé Relieve de Itálica con una representación de la Potnia Theron[note 16] dans la revue Archivo Español de Arqueología fondée par Antonio García y Bellido, en 1953[C 7]. Sa première publication dans une revue internationale non espagnole est un article de 25 pages sur le culte de l'eau dans la péninsule Ibérique publiée en langue française dans la revue Ogam Celticum en 1957[C 6]. Avant sa nomination comme professeur, il publie dix articles en 1962 et sept articles en 1963 dnot la moitié sur la thématique religieuse[C 13].
Au total, José María Blázquez Martínez rédige plus huit cents travaux dont six cents articles et une centaine d'ouvrages principalement sur l'Antiquité[C 20],[2]. Une bibliographie quasi-complète est réalisée par la Bibliothèque virtuelle Miguel de Cervantes[C 25].
Sur l'ensemble de ses travaux universitaires, trois cents cinquante concernent le domaine religieux[C 26]. Cependant, la production de travaux consacrés au domaine religieux n'est pas linéaire tout au long de sa vie[C 27]. Même si chaque année, José María Blázquez Martínez ne publie pas un nombre équivalent de travaux (peu en début de carrière), l'analyse en pourcentage permet de montrer ses intérêts suivant les périodes de sa vie[C 28]. Du début de sa carrière en 1953 jusqu'en 1968, entre deux tiers et toutes ses productions concernent le domaine religieux, puis après 1968 et jusqu'en 1996, un tiers maximum de ses productions annuelles concernent cette thématique, puis après 1996 le regain d'intérêt pour le religieux peut s'expliquer par son départ en retraite en 1991 mais sans atteindre son niveau de début de carrière[C 29]. Dans sa carrière, il dirige une vingtaine de thèses liées au domaine religieux[C 30].
- Publications de José María Blázquez Martínez
- Publications dans le domaine religieux.
- Nombre de publications dans les domaines religieux et no-religieux.
- Nombre de pages publiées dans les domaines religieux et non-religieux.
Francisco Díez de Velasco Abellán le considère comme le « père » de l'histoire ancienne en Espagne[C 18].
José María Blázquez Martínez publie également sur des sujets plus éloignés de la religion ou de l'Antiquité : l'art espagnol, divers artistes (Georges Braque, Salvador Dalí, Carlos Franco, Oskar Kokoschka et Pablo Picasso), le Siècle d'or espagnol ou les musées[C 31].
Principaux ouvrages
- (es) El impacto de la conquista de Hispania en Roma (154-83 a. C.) [« L'impact de la conquête de l'Hispanie sur Rome (-) »], Madrid, Real Academia de Historia, .
- (es) Causas de la romanización de Hispania [« Causes de la romanisation de l'Hispanie »], Madrid, Real Academia de Historia, .
- (es) Tartessos y Los Origenes de la Colonizacion Fenicia en Occidente [« Tartessos et les origines de la colonisation phénicienne en Occident »], Université de Salamanque, .
- (es) avec Joan Maluquer de Motes, Alberto Balil Illana et José Orlandis Rovira, La Antigüedad [« L'Antiquité »], vol. 1, .
- (es) Cástulo I. Actas de arqueología hispánica [« Castulo I. Actes d'archéologie hispanique »], .
- (es) avec Antonio Tovar, Historia de la Hispania Romana: La Península Ibérica desde 218 a.C. hasta el siglo V [« Histoire de l'Hispanie romaine: la péninsule Ibérique depuis jusqu'au Ve siècle »], Madrid, Alianza Editorial, .
- (es) La romanización, Volumen 2 [« La romanisation, volume 2 »], AKAL, (ISBN 978-84-709005-6-3).
- (es) Historia económica de la Hispania romana [« Histoire économique de l'Hispanie romaine »], Madrid, Real Academia de Historia, , 524 p. (ISBN 84-7057-243-1).
- (es) Cástulo II [« Castulo II »], Madrid, .
- (es) Los Bárquidas en la Península Ibérica : Historia de España Antigua [« Les Barcides dans la péninsule Ibérique : Histoire de l'Espagne antique »], vol. I : Protohistoria, Madrid, .
- (es) La Hispania de Adriano [« L'Hispanie d'Hadrien »], Madrid, Real Academia de Historia, .
- (es) avec Antonio Blanco Freijeiro, La sociedad del Bajo Imperio en la obra de Salviano de Marsella : discurso leído el día 14 de enero de 1990 en el acto de su recepción pública [« La société du Bas-Empire romain dans l'œuvre de Salvien de Marseille : discours lu le 14 janvier 1990 lors de la cérémonie de sa réception publique »], Real Academia de la Historia, , 87 p. (lire en ligne).
- (es) Historia de Oriente Antiguo [« Histoire de l'Orient antique »], Madrid, Ediciones Cátedra, .
- (es) Cástulo, ciudad ibero-romana [« Castulo, cité ibéro-romaine »], Madrid, Istmo, .
- (es) Hispania en época Julio-Claudia [« Hispanie à l'époque Julio-Claudienne »], Madrid, Real Academia de Historia, , 468 p. (ISBN 978-84-376-1460-1).
- (es) Últimas aportaciones a las religiones indígenas de Hispania : cuestiones a propósito de religiosidad celta, (ISBN 84-7762-985-4).
- (es) avec José Remesal Rodríguez, Estudios sobre el monte Testaccio (Roma) [« Études sur le Mont Testaccio (Rome) »], vol. I-VI, Publicacions de la Universitat de Barcelona, 1999-2010.
- (es) La Hispania del Bajo Imperio, ¿Decadencia o Metamorfosis?, Madrid, Real Academia de Historia, .
- (es) Estudios de España y de Arabia en la antigüedad, .
Vie privée
José María Blázquez Martínez est marié à l'architecte allemande Beatrix Schwaar[A 6].
Il entretient une amitié avec l'historien et archéologue espagnol Antonio Blanco Freijeiro, où José María Blázquez Martínez assiste à ses premiers cours à l'université en tant qu'assistant d'Antonio García y Bellido quand Antonio Blanco Freijeiro prépare sa thèse de doctorat[C 4]. En 1987, avec Carlos Seco Serrano et Emilio García Gómez, c'est Antonio Blanco Freijeiro qui propose que José María Blázquez Martínez intègre l'Académie royale d'histoire[C 32]. Il obtient la médaille no 13 et la cérémonie d'investiture a lieu le avec un discours orienté sur l'histoire sociale et la religion intitulé La sociedad del Bajo Imperio en la obra de Salviano de Marsella[note 17][C 8].
Lors de son séjour à Rome en 1953, il noue des relations cordiales avec Ángel Álvarez de Miranda en ayant comme intérêt en commun l'étude des mythes[C 33]. En 1961, José María Blázquez Martínez fait une recension de deux pages paru dans la revue Zephyrus sur un ouvrage d'Ángel Álvarez de Miranda consacré aux religions à mystères et leurs études dans l'histoire des religions[C 34]. Il aide également la veuve d'Ángel Álvarez de Miranda, Consuelo de la Gándara, à traduire la thèse Mitos y ritos del toro en la religiones mediterráneas[note 18] de l'italien vers l'espagnol ainsi qu'à la mise jour des bas de pages et de la bibliographie après la mort de son mari en 1962[C 35].
