Kwaku Dua I

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Naissance
Nom dans la langue maternelle
Fredua AgyemanVoir et modifier les données sur Wikidata
Kwaku Dua I
Fonction
Asantehene
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Fredua AgyemanVoir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Blason.

Kwaku Dua Panin (né Fredua Agyeman ; vers 1797 - ) est le huitième Asantehene de l'Empire Ashanti du jusqu'à sa mort[1].

Dynastie

Origine

Kwaku Dua naît sous le nom de Fredua Agyeman vers 1797. Son père est le Nkwantananhene (haute fonction administrative) Boakye Yaw Kuma et sa mère est l'Asantehemaa Amma Sewaa, fille de l'Asantehemaa déchue Akyaama[2].

Le contexte familial dans lequel grandit Kwaku Dua se trouve au coeur d'un important conflit dynastique et l'affecte fortement durant son règne ensuite. En effet, vers 1800, l'Asantehene Osei Kwame Panyin fuit à Juaben avec sa soeur Amma Sewaa dans l'espoir d'y gouverner à l'écart du pouvoir central de Kumasi détenu par Konadu Yaadom et ses alliés. Les autres fils d'Amma Sewaa sont exécutés par les partisans de Konadu Yaadom tandis que tous les survivants du yafunu (cercle familial) d'Akyaama se trouvent exilés à Juaben. Konadu Yaadom et ses partisans s'évertuent alors d'écarter tout prétendant de cette branche dynastique à la succession du trône royal[3].

Kwaku Dua prend part aux combats contre le Gyaman, un état situé à 200 km au nord de Kumasi, de 1818 à 1819, et s'illustre particulièrement au combat lorsqu'il commande une division à la bataille de Katamanso en 1826[4]. Mais c'est également durant cette période qu'il se retrouve affecté par une autre crise dynastique, celle qui oppose Adoma Akosua à Osei Bonsu, reproduisant des schémas similaires à précédemment, développant davantage chez lui une aversion pour les conflits dynastiques et le principe de rotation[5].

Nouvelle maison dynastique

Kwaku Dua n'est pas le fils d'un oheneba (un chef de clan d'ascendance royale), mais bien d'une origine agnatique fragile. Ivor Wilks décrit les unions d'Amaa Sewaa comme étant trois mariages morganatiques qui ne devraient pas permettre à ses enfants d'avoir de prétention sur le trône royal. Gérard Pescheux confirme, par son analyse des liens de pouvoirs ashanti, que Kwaku Dua n'a pas de légitimité à occuper celui-ci[2].

Selon McCaskie, la condition d'exilé à Juaben influence profondément la personnalité de Kwaku Dua qui noue une forte relation avec sa soeur, Afua Sapon, seule survivante avec lui de ce yafunu. Il souffre également des allusions négatives sur son ascendance paternelle et maternelle. Il n'est dès lors pas porteur de grands noms ashanti, ni des maisons dynastiques d'Osei Tutu Ier et Opoku Ware Ier[6]. Au décès d'Osei Bonsu, il est pressenti pour lui succéder, mais Osei Yaw Akoto se saisit du siège en tant qu'héritier désigné. Kwaku Dua sera nommé héritier désigné au milieu des années 1820[2].

En 1834, Kwaku Dua Panin succède à Osei Yaw Akoto. Ses épouses comprennent Nana Takyiau et sa sœur, Nana Konadu Somprema[7]. Les enfants de sa soeur, Afua Sapon, permettent l'émergence d'une nouvelle maison dynastique au sein du clan Oyoko. Sa fille, Afua Kobi, se marie en 1830 et donne naissance à cinq enfants dont Kofi Karikari, Mensa Bonsu et Yaa Akyaa[8].

Afin de garantir la pérennité de sa nouvelle maison dynastique, il fait exécuter ou déchoir de leurs fonctions les ahenemma (royales des maisons d'Osei Tutu et Opoku Ware) afin de s'assurer une transition vers une succession patrilinéaire et matrilinéaire exclusive à sa maison dynastique[9].

Règne

Notes et références

Liens externes

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