L'Île rouge (film)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Réalisation Robin Campillo
Scénario Robin Campillo
Gilles Marchand
Acteurs principaux Nadia Tereszkiewicz
Quim Gutiérrez
Charlie Vauselle
L'Île rouge
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du film.
Réalisation Robin Campillo
Scénario Robin Campillo
Gilles Marchand
Musique Arnaud Rebotini
Acteurs principaux Nadia Tereszkiewicz
Quim Gutiérrez
Charlie Vauselle
Sociétés de production Les Films de Pierre
France 3 Cinéma
Memento Production
Playtime
Scope Pictures
DDC Madagascar
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de Madagascar Madagascar
Genre Drame
Durée 117 minutes
Sortie 2023

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

L'Île rouge est un drame franco-belgo-malgache co-écrit et réalisé par Robin Campillo, sorti en 2023.

Le film  dont le titre est un des noms associés à la « Grande Île » de Madagascar et fait référence à la latérite qui colore ses plateaux  met en image l'histoire, vue à hauteur d'enfant, de l'entre-soi de familles de militaires d'une base aérienne française peu d'années après l'indépendance de Madagascar. Le néocolonialisme encore en cours dans les années 1970 est marqué par les révoltes contre l'ordre établi[1],[2].

À Madagascar, au début des années 1970, sur la base aérienne de l’armée française d'Ivato, le petit Thomas, curieux de tout, surtout des conversations des adultes, mène sa vie d'enfant avec ses deux frères, auprès de son père militaire et de sa mère, femme au foyer. Les familles de militaires « mènent une vie tranquille entre expatriés, une vie faite de grandes tablées, de soirées arrosées, mais aussi de commérages et de médisance. Une vie d'où les Malgaches sont quasi-absents, relégués au rôle de domestiques, de petites mains ou de prostitués[3]. »

Les militaires et leurs proches sont les représentants des derniers moments de la présence française à Madagascar. En filigrane, la révolte paysanne, et le soulèvement de la jeunesse malgache contre l'ordre établi viennent rappeler en contrepoint la répression de l'insurrection de 1947.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques Unifrance, présente dans la section « Liens externes ».

Distribution

Production

Genèse et développement

En , concernant l'avance sur recettes avant réalisation, le CNC révèle le prochain film de Robin Campillo, cependant intitulé École de l'air[8]  à l'origine, il avait pour titre Vazaha, qui signifie « Les Blancs », « Les Français » en malgache[9]. Le scénario est co-signé par le réalisateur avec Gilles Marchand, ainsi qu'avec l'écrivain malgache Jean-Luc Raharimanana, et porte sur le soulèvement de Madagascar au début des années 1970[3]. Le film est produit par Marie-Ange Luciani pour Les Films de Pierre, et le tournage devrait débuter en juillet de l'année suivante[10]. Le réalisateur y livre ses souvenirs et ses anecdotes d'enfance : « C'est une façon de retourner à Madagascar, mais aussi de retourner la nostalgie post-coloniale, d'aller chercher ce qu'il y avait dans les coulisses. (…) Je voyais bien que quelque chose clochait », explique-t-il, plus tard[3]. Il est également coproduit par France 3 Cinéma, Memento Films Production et Scope Pictures (Belgique)[11].

En , alors que la production recherche un petit garçon débutant pour interpréter Thomas dans le Pays de la Loire, le tournage est annoncé pour juillet et août[12], avec Nadia Tereszkiewicz et Quim Gutiérrez[13]. En mai, bien que les frontières à Madagascar restent fermées « quasiment sans interruption depuis le  »[14], la date du tournage est modifiée à cause de la pandémie de Covid-19[15] : il a lieu entre août et octobre, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, au Pays-de-la-Loire et à Madagascar[16].

Attribution des rôles

Pour incarner Robert et Colette Lopez, les parents de Thomas dans le film, Robin Campillo souhaitait un acteur espagnol pour « retrouver ses origines », parce que, surtout, il aime « bien travailler avec des acteurs étrangers », avant de tomber sur Quim Gutiérrez sur Internet après une longue recherche[17]. Quant à l'épouse, le réalisateur a reçu Nadia Tereszkiewicz avec qui il a fait des essais pour le personnage d'Odile Huissens, avant d'en faire un autre avec Quim Gutiérrez, et assiste à « une alchimie qui s'est produite tout de suite ». Après dans les « trois cents perruques et trois cents tenues, plus un certain nombre de maquillage »[18], elle incarne parfaitement le rôle de la maman, et « porte, en elle, une mélancolie qui la connectait instinctivement à Thomas »[17].

Robin Campillo a longtemps cherché le personnage de Thomas en région parisienne, puis en région Pays de la Loire où il a trouvé Charlie Vauselle, originaire de Corsept (Loire-Atlantique)[19].

Tournage

Bien que les frontières à Madagascar sont fermées en raison de la pandémie de Covid-19[14], le tournage commence fin [20] en France[15], dont en région parisienne, où l'équipe a restauré la maison familiale dans un pavillon, non loin d'Orly[15] (Val-de-Marne), ainsi qu'à Montreuil[Lequel ?]. Il a également lieu à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) pour utiliser les hangars de l’école de l’air[15] de la base aérienne 701[21], d'où les scènes des pliages de parachutes et de Noël dans l'avion Noratlas[15]. En octobre, l'équipe part à Madagascar[22], notamment à la base aérienne 181 Ivato[3]. En mi-décembre, elle retrouve la France pour joindre à La Roche-sur-Yon (Vendée), dans l’usine Michelin transformée en studio de cinéma afin de filmer quelques scènes[20]. Il s'achève en décembre[23].

Musique

La bande originale du film est composée par Arnaud Rebotini, qui retrouve Robin Campillo après Eastern Boys (2014) et 120 battements par minute (2017), dont la bande originale sort sur son label Blackstrobe[24].

Les chansons, telles que In-A-Gadda-Da-Vida de Iron Butterfly, Stranger in Paradise de Martin Denny et Acércate más de Nat King Cole, font partie du film[24].

Le film se termine avec la chanson Veloma  « Au revoir » en malgache  de Mahaleo, car « c’est vraiment une chanson à la fois jubilatoire et mélancolique qui a accompagné la révolution malagasy. Elle a trouvé tout naturellement sa place à la fin du film car elle parle de la révolution comme un adieu à l’enfance[4] », explique le réalisateur.

Liste de pistes[24]
  1. The Red Island (3:43)
  2. L'île rouge (générique) (1:14)
  3. Thomas et Suzanne (3:05)
  4. Flute, interlude 1 (0:34)
  5. Colonial Party (5:34)
  6. Harp, Interlude 1 (0:19)
  7. L'île rouge - variation (4:53)
  8. Madgascar ballade (2:10)
  9. Harpsichord Interlude (0:58)
  10. La marche nocture (2:36)
  11. Harp, Interlude 2 (0:19)
  12. L'île rouge (générique de fin) (3:54)
  13. Flute, interlude 2 (0:22)
  14. The Red Island - variation 2 (3:42)
  15. Thomas et Suzanne - variation 1 (1:32)
  16. L'île rouge - variation 2 (0:29)
  17. Thomas et Suzanne - variation 2 (0:36)
  18. Tropical Dance 1 (2:38)
  19. Tropical Dance 2 (2:36)

Accueil

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI