La Madelaine-sous-Montreuil
commune française du département du Pas-de-Calais
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La Madelaine-sous-Montreuil est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Elle s'appelait La Madelaine en 1801 et prend le nom de La Madelaine-sous-Montreuil en 1937. Ses habitants sont appelés les Madelainois. Sa population est de 149 habitants au recensement de 2023. La commune est membre de la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois. Elle s'inscrit dans les « paysages montreuillois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
| La Madelaine-sous-Montreuil | |||||
Le château. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Montreuil | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois | ||||
| Maire Mandat |
Jean-François Roussel 2026-2032 |
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| Code postal | 62170 | ||||
| Code commune | 62535 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Madelainois | ||||
| Population municipale |
149 hab. (2023 |
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| Densité | 61 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 28′ 10″ nord, 1° 45′ 00″ est | ||||
| Altitude | Min. 2 m Max. 50 m |
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| Superficie | 2,46 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Montreuil-sur-Mer (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Étaples - Le Touquet-Paris-Plage (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Berck | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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La commune a la particularité d'avoir le nom le plus long des communes du Pas-de-Calais et de ne posséder ni église ni monument aux morts.
Géographie
Localisation

La Madelaine-sous-Montreuil est située dans le sud-ouest du Pas-de-Calais. Elle est traversée par la Canche. Ses zones marécageuses abritent une faune et une flore très diversifiées attirant les touristes. La Madelaine-sous-Montreuil est limitrophe, à l'est, de Montreuil-sur-Mer (chef-lieu d'arrondissement), ville avec un important patrimoine historique et située, à vol d'oiseau, à 12 km des plages de la Côte d'Opale[1]. La Madelaine-sous-Montreuil est un petit village où l'été, on y pratique la pêche. En hiver, c'est une zone de passage des oiseaux migrateurs.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Attin, La Calotterie, Campigneulles-les-Petites, Écuires, Montreuil-sur-Mer, Neuville-sous-Montreuil et Sorrus.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 2,46 km2 ; son altitude varie de 2 à 50 m[2].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].
Il est traversé par deux cours d'eau :
- la Canche, fleuve côtier d'une longueur de 100,22 km, qui prend sa source dans la commune de Gouy-en-Ternois et se jette dans la Manche entre Étaples et Le Touquet-Paris-Plage[4] ;
- et un cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu, d'une longueur de 25,55 km[5].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 842 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Touquet-Paris-Plage à 12 km à vol d'oiseau[12], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 888,8 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 3].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages montreuillois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 4],[15]. Ces paysages, qui concernent 98 communes, se délimitent : à l'ouest par des falaises qui, avec le recul de la mer, ont donné naissance aux bas-champs ourlées de dunes ; au nord par la boutonnière du Boulonnais ; au sud par le vaste plateau formé par la vallée de l'Authie, et à l'est par les paysages du Ternois et du Haut-Artois. Les « paysages montreuillois », avec, dans leur axe central, la vallée de la Canche et ses nombreux affluents comme la Course, la Créquoise, la Planquette…, offrent une alternance de vallées et de plateaux, appelés « ondulations montreuilloises ». Dans ces paysages, et plus particulièrement sur les plateaux, on cultive la betterave sucrière, le blé et le maïs et les plateaux entre la Ternoise et la Créquoise sont couverts de vastes massifs forestiers comme la forêt d'Hesdin-la-Forêt, les bois de Fressin, Sains-lès-Fressin, Créquy…[16].
L’occupation des sols de la surface totale de ces « paysages montreuillois » est de 59,07 % de cultures, de 21,55 % de prairies naturelles, permanentes, de 12,02 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,79 % d'espaces artificialisés avec les communes principales d'Étaples et Montreuil-sur-Mer, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau, 0,41 % d'espaces industriels et de friches industrielles et de 0,14 % d’espaces dunaires[16].
Milieux naturels et biodiversité
Espace protégé et géré
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[17].
Dans ce cadre, le territoire de la commune fait partie d'un espace protégé : les remparts de Montreuil d’une superficie de 29,661 ha. Terrain géré (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France[18].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 5] : :
- les marais et bois tourbeux de La Calotterie, Attin et La Madelaine-sous-Montreuil qui, avec plus de 300 ha, constituent la plus vaste ZNIEFF du complexe écologique de la basse vallée de la Canche. Ils s’étendent de part et d’autre du fleuve qui les traverse dans un axe Sud-Est/Nord-Ouest[19].
et une ZNIEFF de type 2[Note 6] : la basse vallée de la Canche et ses versants en aval d’Hesdin, d’une superficie de 12 059 ha et d'une altitude variant de 4 à 133 mètres[20].
- Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 sur la commune
- Carte de la ZNIEFF de type 1 sur la commune.
- Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Espèces faunistiques et floristiques
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[21].
Urbanisme
Typologie
Au , La Madelaine-sous-Montreuil est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montreuil-sur-Mer[Note 7], une agglomération intra-départementale regroupant neuf communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 8],[23],[24]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Étaples - Le Touquet-Paris-Plage, dont elle est une commune de la couronne[Note 9],[24]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[25],[26].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,9 %), zones humides intérieures (23,1 %), prairies (9,8 %), zones urbanisées (9,1 %), forêts (7,1 %)[27]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports
Risques naturels et technologiques
Risque inondation
À la suite du passage des tempêtes Ciarán, Domingos et Elisa et des inondations et coulées de boue qui se sont produites, la commune est reconnue, par arrêté du , en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue sur la période du au , comme 179 autres communes du département[28].
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes La Magdelaine en 1477 ; La Madelaine en 1618 ; La Madeleine en 1789[29] ; La Madelaine en 1793 et en 1801 ; La Madelaine-sous-Montreuil depuis 1937[2].
Hagiotoponyme caché qui tient son nom de sainte Marie-Madeleine à qui était consacrée l'ancienne église du lieu.
La Madelaine-sous-Montreuil est près de Montreuil-sur-Mer.
La forme picarde est El Madelaine-dsou-Montreu.
La commune a le nom le plus long des communes du Pas-de-Calais[Note 10],[30].
Histoire
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Montreuil du département du Pas-de-Calais[31].
Commune et intercommunalités
La commune a fait partie, de 2001 à 2016, de la communauté de communes du Montreuillois et, depuis le , elle fait partie de la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois (CA2BM) dont le siège est basé à Montreuil-sur-Mer. Elle regroupe 46 communes et totalise 65 084 habitants en 2022[31].
Circonscriptions administratives
La commune faisait partie du canton de Saint-Josse (1793), depuis la loi du reprise par la constitution de 1791, qui divise le royaume (la République en ), en communes, cantons, districts et départements, puis du canton de Montreuil[2].
Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est maintenant rattachée au canton de Berck qui passe de 10 à 31 communes[32].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie, depuis 1986, de la quatrième circonscription du Pas-de-Calais[33].
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Madelainois[41].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[43].
En 2023, la commune comptait 149 habitants[Note 11], en évolution de −7,45 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 23,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 39,1 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 77 hommes pour 81 femmes, soit un taux de 51,27 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Le château, datant du XIXe siècle.
- La chapelle des sept douleurs[47].
- La commune ne possède ni église ni monument aux morts.

Personnalités liées à la commune
- Alexandre Gauthier chef du restaurant La Grenouillière[48].
Cinéma et télévision
- 2022 : épisode 3, Saison 13 de Top Chef au sein du restaurant La Grenouillère[49].
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
Bases de données, dictionnaires et encyclopédies
- Ressources relatives à la géographie :
Autres liens externes
- Dossier de la commune sur le site de l'Insee[Note 12], [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur Remonter le temps, sur le site de l’IGN, [lire en ligne][Note 13]
- « La commune » sur Géoportail.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

