Sorrus

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Sorrus est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Sorrusiens. Sa population est de 942 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois. La commune s'inscrit à la jonction des « paysages du montreuillois » et des « paysages du val d'Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.

Faits en bref Administration, Pays ...
Sorrus
Sorrus
L'église Saint-Riquier.
Blason de Sorrus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois
Maire
Mandat
Jacques Flahaut
2020-2026
Code postal 62170
Code commune 62799
Démographie
Gentilé Sorrusiens
Population
municipale
942 hab. (2023 en évolution de +15,3 % par rapport à 2017)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 34″ nord, 1° 43′ 25″ est
Altitude Min. 21 m
Max. 62 m
Superficie 6,79 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Étaples - Le Touquet-Paris-Plage
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Berck
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Sorrus
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    Géographie

    Localisation

    Localisée dans le sud-ouest du département du Pas-de-Calais, Sorrus est une commune située, à vol d'oiseau, à km à l'ouest de la commune de Montreuil-sur-Mer (chef-lieu d'arrondissement), au riche patrimoine historique, et à km au sud-est des communes d'Étaples et du Touquet-Paris-Plage (aire d'attraction)[1].

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Airon-Notre-Dame, La Calotterie, Campigneulles-les-Grandes, Campigneulles-les-Petites, La Madelaine-sous-Montreuil, Saint-Aubin et Saint-Josse.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 6,79 km2 ; son altitude varie de 21 à 62 mètres[2].

    La commune fait partie de l'entité géomorphologique et écopaysagère dite « Plateau de Sorrus-Saint-Josse », relique tertiaire, aux milieux oligotrophes et acide abritant une flore particulière, rare voire menacée dans la région[3]. Ces milieux jouent un rôle important pour la trame verte et bleue nationale, régionale et locale.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie[4]. Elle est drainée par le château de Monthuis, d'une longueur de 1,12 km[5],[6],[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Sorrus[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 774 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Touquet-Paris-Plage à 11 km à vol d'oiseau[13], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 888,8 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 2].

    Paysages

    La commune s'inscrit à la jonction de deux paysages régionaux tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[16] :

    • les « paysages montreuillois », qui concernent 98 communes, se délimitent : à l'ouest par des falaises qui, avec le recul de la mer, ont donné naissance aux bas-champs ourlées de dunes ; au nord par la boutonnière du Boulonnais ; au sud par le vaste plateau formé par la vallée de l'Authie, et à l'est par les paysages du Ternois et du Haut-Artois. Les « paysages montreuillois », avec, dans leur axe central, la vallée de la Canche et ses nombreux affluents comme la Course, la Créquoise, la Planquette…, offrent une alternance de vallées et de plateaux, appelés « ondulations montreuilloises ». Dans ces paysages, et plus particulièrement sur les plateaux, on cultive la betterave sucrière, le blé et le maïs et les plateaux entre la Ternoise et la Créquoise sont couverts de vastes massifs forestiers comme la forêt d'Hesdin-la-Forêt, les bois de Fressin, Sains-lès-Fressin, Créquy[17].
    L’occupation des sols de la surface totale de ces « paysages montreuillois » est de 59,07 % de cultures, de 21,55 % de prairies naturelles, permanentes, de 12,02 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,79 % d'espaces artificialisés avec les communes principales d'Étaples et Montreuil-sur-Mer, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau, 0,41 % d'espaces industriels et de friches industrielles et de 0,14 % d’espaces dunaires[17] ;
    • les « paysages du val d'Authie », qui concernent 83 communes, se délimitent : au sud, dans le département de la Somme par les « paysages de l'Authie et du Ponthieu », dépendant de l'atlas de paysages de la Picardie et au nord et à l'est par les « paysages du Montreuillois », les « paysages du Ternois » et les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes ». Le caractère frontalier de la vallée de l'Authie, aujourd’hui entre le Pas-de-Calais et la Somme, remonte au Moyen Âge où elle séparait le royaume de France du royaume d'Espagne, au nord[18].
    Le coteau nord est escarpé alors que le coteau sud offre des pentes plus douces. À l'ouest, l'Authie s'ouvre sur la baie d'Authie, typique de l'estuaire picard, et se jette dans la Manche. Avec son vaste estuaire et les paysages des bas-champs, la baie d'Authie contraste avec les paysages plus verdoyants en amont[18].
    L’Authie, entaille profonde du plateau artésien, a créé des entités écopaysagères prononcées avec un plateau calcaire dont l'altitude varie de 100 à 163 m qui s'étend de chaque côté du fleuve. L'altitude du plateau décline depuis le pays de Doullens, à l'est (point culminant à 163 m), vers les bas-champs picards, à l'ouest (moins de 40 m). Le fond de la vallée de l'Authie, quant à lui, est recouvert d'alluvions et de tourbes. L'Authie est un fleuve côtier classé comme cours d'eau de première catégorie où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés[18].
    L’occupation des sols des « paysages du val d'Authie » est composée pour 69,48 % en cultures, 15,34 % en prairies naturelles, permanentes, 7,79 % en forêts et milieux semi-naturels, 5,04 % en espaces artificialisés avec principalement les communes d'Auxi-le-Château et Doullens, 1,11 % en cours d'eau et plans d'eau, 0,87 % en peupleraies et 0,37 % en espaces industriels[18].

    Milieux naturels et biodiversité

    Espace protégé et géré

    La protection réglementaire est le mode d'intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19].

    Dans ce cadre, on trouve sur le territoire de la commune un terrains géré par le conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France : le communal de Sorrus, d'une superficie de 19,49 hectares[20].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire.

    Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : les landes et bois de Saint-Josse. Cette ZNIEFF correspond à une butte argilo-sableuse relictuelle coiffée de cailloutis, de silex et de sables argileux dont le feuilletage stratigraphique est à l'origine des différentes nappes perchées alimentant un réseau complexe de ruisseaux[21].

    et une ZNIEFF de type 2[Note 5] : la basse vallée de la Canche et ses versants en aval d'Hesdin[22].

    Site Natura 2000

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[23].

    Sur la commune, un site Natura 2000 de type B est défini en site d'importance communautaire (SIC) : les landes, mares et bois acides du plateau de Sorrus Saint Josse, prairies alluviales et bois tourbeux en aval de Montreuil, zone de type B, d'une superficie de 60 ha, altitude de 4 à 60 mètres[24].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Sorrus est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle est située hors unité urbaine[26]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Étaples - Le Touquet-Paris-Plage, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[26]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[27],[28].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (75,9 %), forêts (12,8 %), zones urbanisées (11,2 %)[29]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communication et transports

    Accessible par la sortie Wailly-Beaucamp de l'autoroute A16, le village est également desservi au niveau routier par les routes départementales 144 et 145.

    Toponymie

    D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Sigetrudis vers 814 ; Sidrutis en 830[30] ; Sidrutem en 831[31] ; Sidrudis en 844 ; Sierrudis en 1042 ; Soirru en 1123 ; Sietrudis en 1143-1144 ; Soyerru en 1144 ; Soerrus en 1209 ; Soieru en 1239 ; Soierru en 1287 ; Soiorru en 1290 ; Soirru en 1301 ; Soyrrieu, Soyru, Sourue, Soierriu, Soyeriu en 1311[30], Sourue en 1363, Soyrue en 1377[32] ; Soirue, Soyerue vers 1380, Soru en 1439, Sorue en 1455 ; Saurrus en 1474 ; Sotrus en 1640 ; Solrus en 1709[30], Sorrus en 1793 et depuis 1801[2].

    Il s'agirait d'une fixation d'un anthroponyme germanique féminin Sigidrud[33] (latinisé en Sigetrudis dans les textes), pris absolument. Il est possible qu'il renvoie au nom d'une dame franque liée à la légende de Saint Riquier[34].

    Histoire

    Préhistoire et protohistoire

    Durant la dernière glaciation, une part importante de l'eau était piégée dans l'énorme inlandsis qui couvrait le nord de l'hémisphère nord, il n'y avait pas de mer entre la France et l'Angleterre.
    Après la glaciation, le niveau marin est remonté. Au pied du plateau de Sorrus / Saint-Josse ; à l'ouest et au nord s'étendaient de vastes zones humides, face à la mer à l'ouest et le long de la Canche au nord (la rue qui borde la vallée s'appelle d'ailleurs la rue des Fours-Romains). Ces zones basses (Bas-Pays) ont été plusieurs fois envahies par la mer, lors d'épisodes de transgressions marines. Les deux derniers de ces épisodes sont dits Dunkerque I et Dunkerque II ; ils sont relativement récents (par rapport aux échelles géologiques et climatiques), le dernier s'étant terminé aux environs la fin de l'époque carolingienne après plusieurs siècles d'invasion marine.
    Des fouilles archéologiques ont en 1996 mis au jour des traces parfois très bien conservées de sauneries anciennes, éloignées de près de 10 km du trait de côte actuel. Comme dans les autres sauneries connues en Europe pour le millénaire qui a précédé notre ère, les sauniers gaulois de Sorrus produisaient un « sel ignigène », a priori non pas à partir de marais salants mais à partir de saumure évaporée par le feu, dans des moules d'argile fine. Ces moules semblaient destinés à être cassés, une fois le pain de sel terminé ou lors de son utilisation. Une hypothèse est que - dans certains cas au moins - la saumure ait pu être extraite de vases ayant pré-concentré le sel, dans des lagunes probablement)[35].
    D'autres sauneries sont connues dans le nord de la France et en Belgique, pour la fin de la haute-antiquité, avant la création des voies romaines (par exemple à Pitgam et dans plusieurs communes proches dans le Nord-Pas-de-Calais. Des éléments bien conservés de fours et de grille ont été retrouvés à Sorrus (dans le Pas-de-Calais, sur le tracé de l'actuel autoroute A16, à km de l'actuel trait de côte, mais en surplomb d'anciennes vasières et marais, qui se sont à plusieurs reprises trouvés sous la mer, et qui ont pu s'enrichir en sel quand le niveau marin a baissé avec le reflux des transgressions marines).
    Cette localisation pourrait aussi s'expliquer par une ancienne proximité avec des lagunes saumâtres ou salées, et par un important besoin de bois pour alimenter les fours (les arbres poussent généralement moins bien ou pas du tout pour certaines essences, quand ils sont proches de la mer). Des sauneries dans l'actuel Nord de la France et sud-Belgique fonctionnaient déjà environ 800 à 400 ans avant Jules César, et ont maintenu leur activité jusqu'à environ quatre siècles après lui. Le sel a pu ensuite servir à conserver du poisson ou de la viande sur place, mais l'essentiel était probablement exporté et utilisé comme cadeaux, monnaie, ou monnaie d'échange (troc), souvent sous forme de pains moulés dans des augets (moules à pains de sels).

    Moyen Âge

    Sorrus est appelé Sidrutem dans une charte de Louis-le-Débonnaire de 831[31].

    Une maladrerie existait au XIIIe siècle.

    Temps modernes

    Guerre 1914-1918.

    Entre le XVIe siècle et le XIXe siècle, le village est un lieu de fabrication de céramiques renommées.

    Pendant la Première Guerre mondiale, les soldats britanniques installent un service colombophile dans le village.

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune se trouve dans l'arrondissement de Montreuil du département du Pas-de-Calais.

    Commune et intercommunalités

    La commune a fait partie, de 2001 à 2016, de la communauté de communes du Montreuillois et, depuis le , elle fait partie de la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois (CA2BM) dont le siège est basé à Montreuil-sur-Mer. Cette communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois regroupe 46 communes et compte 65 084 habitants en 2022.

    Circonscriptions administratives

    La commune faisait partie du canton de Saint-Josse (1793), depuis la loi du reprise par la constitution de 1791, qui divise le royaume (la République en ), en communes, cantons, districts et départements, puis du canton de Montreuil (1801)[2].

    Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014, elle est maintenant rattachée au canton de Berck qui passe de 10 à 31 communes[36].

    Circonscriptions électorales

    Pour l'élection des députés, la commune fait partie, depuis 1986, de la quatrième circonscription du Pas-de-Calais.

    Élections municipales et communautaires

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
      1983 Jean Ducrocq    
    1983 1989 Pierre Verbanck    
    1989   Michel Sauguet    
    mars 2001 2008 Bernard Oudart    
    mars 2008 en cours
    (au 7 avril 2022)
    Jacques Flahaut SE Technicien SNCF
    Réélu pour le mandat 2014-2020[37],[38],[39],[40]
    Réélu pour le mandat 2020-2026[41],[42]
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    Équipements et services publics

    Enseignement

    L'école primaire de Sorrus dépend de l'académie de Lille, elle se trouve en zone B pour les vacances scolaires. Elle accueille 119 élèves dans cinq classes pour l'année scolaire 2023-2024[43]. Une restauration est à la disposition des élèves.

    Population et société

    Démographie

    Les habitants de la commune sont appelés les Sorrusiens[44].

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[46].

    En 2023, la commune comptait 942 habitants[Note 7], en évolution de +15,3 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    408370402411455467466465468
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    431450436461452422454436443
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    431448417384375334294267312
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    306296284349473472597600645
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    798914942------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[47].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 19,2 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 406 hommes pour 443 femmes, soit un taux de 52,18 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[48]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,2 
    90 ou +
    0,4 
    4,1 
    75-89 ans
    5,0 
    14,6 
    60-74 ans
    14,0 
    21,3 
    45-59 ans
    18,9 
    22,4 
    30-44 ans
    21,2 
    15,1 
    15-29 ans
    13,8 
    22,2 
    0-14 ans
    26,6 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[49]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,6 
    5,9 
    75-89 ans
    9,1 
    17 
    60-74 ans
    18,4 
    20 
    45-59 ans
    19,1 
    18,9 
    30-44 ans
    18 
    18,2 
    15-29 ans
    16,2 
    19,5 
    0-14 ans
    17,5 
    Fermer

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Autres monuments
      • Le monument aux morts
      • Traces du « château bleu », du XVIe siècle.
      • Le château de la bruyère, du XIXe siècle.
      • La chapelle Notre-Dame de Santé.
      • La chapelle de la fontaine Saint-Riquier.

    Personnalités liées à la commune

    • Saint Riquier, qui, selon la légende, aurait fait sourdre une source à Sorrus, par l'action de son bâton.
    • Guy Laurent (1965-), scénariste, réside dans la commune[51].

    Légendes

    Une première légende raconte la rencontre entre Sigetrude, châtelaine de l'endroit et épouse du seigneur de Boulogne, et d'un évangélisateur nommé Riquier (qui devint plus tard Saint Riquier). Ce dernier revenant d'Angleterre et quittant le port de Quentovic aurait été surpris par la nuit, un soir d'hiver. Il aurait alors demandé l'hospitalité à la châtelaine, qui lui refusa. Riquier et ses compagnons furent alors contraint de trouver refuge dans un fossé. Pendant la nuit, alors que la neige se met à tomber, le fossé est miraculeusement épargné par l'intempérie. Stupéfaite de ce miracle, Sigetrude offre au futur saint son domaine ainsi que son nom.

    Une seconde légende raconte que, l'eau manquant sur ce territoire, le saint planta son bâton dans le sol et une fontaine jaillit. Ce serait autour de cette fontaine, qui subsiste toujours face à l'église, que le village se créa et se développa[52].

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Sorrus Blason
    Écartelé : aux 1er et 4e d'argent à trois aigles de gueules becquées et membrées d'azur, aux 2e et 3e de gueules fretté d'argent[53].
    Détails
    Inspiré des armes de David de Brimeu, seigneur d'Humbercourt, et époux de Marie de Sorrus à la fin du XIVe siècle. Il portait : « Écartelé : aux 1er et 4e d'argent à trois aigles de gueules becquées et membrées d'azur, aux 2e et 3e d'argent à la bande de gueules ».

    Adopté par la municipalité le 26 mai 1995.
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    Pour approfondir

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    • Paul Billaudaz, Les vieilles légendes de Sorrus, Amis du Passé de Berck, 1974.
    • Pierre Bodart, Fouille d'un four de potier à Sorrus, Amis du Passé de Berck, 1976, n° 3.
    • Victor Debuiche, L'environnement de Sorrus, Les Cahiers du Pays de Montreuil, 1983, n° 4.
    • Victor Debuiche, Sorrus, un peu d'histoire, Les Cahiers du pays de Montreuil, n° 9.

    Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[54] :

    • G. de Lhomel, Monographie de Sorrus, canton de Montreuil-sur-mer (ancien Ponthieu), Abbeville, Imprimerie F. Paillart, 1906.

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