Lamia El Aaraje

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Élection29 mars 2026
PrédécesseurPatrick Bloche
Élection13 avril 2026
Lamia El Aaraje
Illustration.
Fonctions
Première adjointe au maire de Paris[a]
En fonction depuis le
(22 jours)
Élection 29 mars 2026
Maire Emmanuel Grégoire
Prédécesseur Patrick Bloche
Première vice-présidente de la
métropole du Grand Paris
En fonction depuis le
(7 jours)
Élection 13 avril 2026
Président Patrick Ollier
Prédécesseur Anne Hidalgo
Conseillère métropolitaine du Grand Paris
En fonction depuis le
(29 jours)
Élection 22 mars 2026
Président Patrick Ollier

(2 ans, 4 mois et 20 jours)
Élection 28 juin 2020
Président Patrick Ollier
Conseillère de Paris
En fonction depuis le
(5 ans, 9 mois et 17 jours)
Élection 28 juin 2020
Réélection 22 mars 2026
Circonscription 20e arrondissement (2020-2026)
Maire Anne Hidalgo
Emmanuel Grégoire
Groupe politique PEC (2020-2026)
GSDG (depuis 2026)
Conseillère du 20e arrondissement de Paris
En fonction depuis le
(12 ans et 7 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
22 mars 2026
Maire Frédérique Calandra
Éric Pliez
Première secrétaire fédérale du Parti socialiste à Paris

(2 ans, 4 mois et 3 jours)
Élection 16 février 2023
Prédécesseur David Assouline
Successeur Direction collégiale
Adjointe à la maire de Paris[b]

(3 ans, 4 mois et 12 jours)
Élection 17 novembre 2022
Maire Anne Hidalgo
Prédécesseur Jacques Galvani
Députée française

(7 mois et 21 jours)
Élection 6 juin 2021 (partielle)
Circonscription 15e de Paris
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur George Pau-Langevin (indirectement)
Successeur Danielle Simonnet (indirectement)
Biographie
Nom de naissance Lamia Marie-Anne El Aaraje
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Rabat (Maroc)
Nationalité Française
Marocaine
Parti politique PS
Diplômée de Université de Limoges
Université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines
Profession Pharmacienne

Lamia El Aaraje, née le à Rabat (Maroc), est une femme politique française d'origine marocaine.

Conseillère de Paris à partir de 2020, elle est présidente de la 3e commission du Conseil de Paris (en charge de l'espace public, de la sécurité et des transports).

À l'occasion d'une élection législative partielle en juin 2021, elle est élue députée de la 15e circonscription de Paris. L'élection est invalidée en par le Conseil constitutionnel car l'un de ses adversaires en lice se présentait sous une fausse identité et revendiquait publiquement une investiture qu'il n'avait pas reçue, ce qui peut avoir eu un effet sur le résultat. De nouveau candidate quelques mois mois plus tard, elle est battue au second tour par Danielle Simonnet. Elle est ensuite nommée adjointe à la maire de Paris en .

Le , elle est élue première secrétaire fédérale du Parti socialiste à Paris. Elle quitte ses fonctions en .

En deuxième position sur la liste d'Emmanuel Grégoire pour les élections municipales de 2026, elle devient première adjointe au maire de Paris le .

Vie professionnelle

Lamia Marie-Anne El Aaraje[1] est née à Rabat (Maroc) en 1986, d'un père travaillant dans la maintenance de réseaux télécoms et d'une mère laborantine. Elle arrive en France en 2004, à Limoges, où elle suit des études de pharmacie[2].

Docteur en pharmacie, elle soutient en une thèse d’exercice sur l'« Évolution des concepts de santé publique et d’éducation à la santé et rôle de l'école dans leur promotion »[3].

Parallèlement, elle complète sa formation en devenant juriste en droit de la santé et du médicament[4]. Lamia El Aaraje commence sa carrière professionnelle à la Haute Autorité de santé en tant que stagiaire, avant de rejoindre l’équipe parlementaire de Catherine Lemorton, présidente de la commission des Affaires sociales, pendant la XIVe législature. Par la suite, elle travaille comme cadre dans des mutuelles de santé (Mutuelle des Étudiants et Intériale Mutuelle)[5][source secondaire nécessaire].

Parcours politique

Engagée au Parti socialiste dans les années 2010, Lamia El Aaraje s'investit dans différentes organisations de jeunesse de gauche pendant son cursus universitaire. Au Mouvement des jeunes socialistes, elle participe à l’animation locale et nationale d’une sensibilité réformiste. Elle est, notamment, fer de lance[Quoi ?] de cette sensibilité dans de nombreux chantiers thématiques sur la santé en préparation de l’élection présidentielle de 2012.

Étudiante engagée depuis son entrée à l’université contre les inégalités et contre la reproduction sociale, elle rejoint l’UNEF, dont elle devient présidente de la section locale de l'université de Limoges puis membre du Collectif national de 2010 à 2012. En 2012, elle est l'une des benjamines du Conseil national du Parti socialiste à la suite du congrès de Toulouse.

Lors des élections municipales de 2014, elle est candidate sur la liste d’Anne Hidalgo menée dans le 20e arrondissement par Frédérique Calandra[6]. Elle devient la benjamine du conseil d’arrondissement et est désignée adjointe chargée de la santé, du conseil local de la santé mentale et du handicap[7]. Elle devient par la suite présidente du groupe socialiste, républicain et apparentés[réf. souhaitée].

Elle est de nouveau candidate PS sur la liste d’Anne Hidalgo menée par Éric Pliez dans le 20e arrondissement pour les élections municipales de 2020[7]. Après la victoire de la liste socialiste face à celles des Républicains et de La France insoumise, elle devient conseillère de Paris en et présidente de la troisième commission du Conseil de Paris[8].

En , à la suite de la démission de la députée de la 15e circonscription de Paris George Pau-Langevin, devenue adjointe du Défenseur des droits, elle remporte l'élection législative partielle avec 56,56 % des voix face à Danielle Simonnet (LFI)[9]. Cette victoire, dans une circonscription historiquement ancrée à gauche depuis de nombreuses années, marque la fin d’une campagne longue de plusieurs mois du fait de la crise sanitaire et de reports du scrutin du fait du contexte sanitaire lié au Covid-19[10].

Elle entre à l'Assemblée nationale le et intègre la commission des Lois au nom du groupe PS. Elle prend position en faveur de la vaccination obligatoire contre le Covid-19, de la levée des brevets de ces vaccins pour un accès mondial à ce bien commun et s’oppose au passe sanitaire, qui selon elle porte gravement atteinte aux libertés individuelles[11].

Le , le Conseil constitutionnel annule l'élection de qu'elle a remportée. Les élections législatives se tenant quelques mois plus tard, il n'y a pas de partielle et le siège reste vacant[12].

À la suite des accords conclus par la NUPES, Lamia El Aaraje n'est pas investie pour les élections législatives de 2022. Elle se présente malgré tout, face à la candidate investie par la NUPES, Danielle Simonnet (LFI). Sa candidature est soutenue par l'ancien Premier ministre Lionel Jospin[13]. Durant sa campagne elle reçoit le soutien officiel du Parti socialiste. Elle obtient 41,55 % des voix au second tour contre 58,45 % pour son adversaire Danielle Simonnet, qui remporte l'élection.

À l'approche du congrès de 2023 du PS, elle est l’une des porte-paroles du courant « Refondations », s'opposant à Olivier Faure et à la NUPES[14]. À la suite des premières journées du courant à Montpellier, elle est désignée co-présidente de Refondations aux côtés de Nicolas Mayer-Rossignol[15].

Le , Lamia El Aaraje est nommée adjointe à la maire de Paris chargée de l'accessibilité universelle et des personnes en situation de handicap[16]. Le , lors de la passation du poste de premier adjoint et des délégations d'Emmanuel Grégoire à Patrick Bloche[17], Anne Hidalgo confie à Lamia El Aaraje les délégations d'adjointe chargée de l'Architecture et de l'Urbanisme.

En , après le congrès de Marseille, Lamia El Aaraje est élue première secrétaire de la Fédération parisienne du PS, avec 60,1 % des suffrages, face à Emma Rafowicz, adjointe au maire du 11e arrondissement et présidente des Jeunes socialistes. Elle succède à David Assouline[18].

Pour les élections municipales de 2026, elle est en deuxième position sur la liste menée par Emmanuel Grégoire. Réélue conseillère de Paris, elle devient première adjointe au maire le [19]. Elle retrouve également le conseil métropolitain du Grand Paris, dont elle devient première vice-présidente[20].

Affaires médiatiques

En , une ex-collaboratrice de Lamia El Aaraje effectue un signalement pour harcèlement moral auprès d’Yves Charpenel, président de la commission de déontologie du Conseil de Paris (CDCP). L’affaire est en cours d’instruction.

Par ailleurs, selon Le Parisien, la maire de Paris Anne Hidalgo saisit la CDCP afin de rendre un avis sur un conflit d’intérêts qui pourrait exister après l'arrivée de son conjoint Julien Parelon comme chef de cabinet d’Anouch Toranian, adjointe à la maire de Paris chargée des associations[21].

Lamia El Aaraje réagit en se disant victime d'une « manipulation politique » et « d’un acharnement »[22].

Affaires judiciaires

Notes et références

Liens externes

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