Langon (Ille-et-Vilaine)
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| Langon | |||||
Le clocher de l'église Saint-Pierre de Langon. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Redon | ||||
| Intercommunalité | Redon Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Yves Colléaux 2026-2032 |
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| Code postal | 35660 | ||||
| Code commune | 35145 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Langonnais, Langonnaises | ||||
| Population municipale |
1 423 hab. (2023 |
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| Densité | 39 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 43′ 13″ nord, 1° 50′ 48″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 1 m Max. 97 m |
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| Superficie | 36,54 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Redon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Redon | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.langon35.bzh | ||||
| modifier |
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Langon est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.
La commune est détentrice du Label « Communes du Patrimoine Rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager[1].
Localisation
Langon s'est développée à 1,5 km à l'ouest de la Vilaine sur une rupture du plateau à environ 50 m d'altitude. Au sud du bourg, la vallée de la Vilaine s'élargit et l'altitude ne dépasse pas 5 m à 6 m et annonce les marais de Redon[2].
Les communes limitrophes sont La Chapelle-de-Brain, Guémené-Penfao, Guipry-Messac, Massérac, Mernel, Pierric, Renac, Saint-Ganton, Saint-Just et Sainte-Anne-sur-Vilaine.

Relief et hydrographie
Géologie
Du calcaire lacustre tongrien est présent à Langon[3].
Transports
La commune est desservie par la gare de Fougeray - Langon située sur la ligne de Rennes à Redon.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, les Sauvers[4], le Belle Perche[5], le ruisseau de Biennerie[6], le ruisseau de Bivaux[7], le ruisseau de la Couarde[8], le ruisseau de la Grande vallée[9], le ruisseau de Montenac[10], le ruisseau de Touchard[11], le ruisseau des Noës[12] et le ruisseau du Blorset[13],[14],[Carte 1].
La Vilaine, d'une longueur de 218 km, prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'Océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé 56 communes[15]. Les caractéristiques hydrologiques de la Vilaine sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de 29,2 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 289 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 547 m3/s, atteint le [16].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[17]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[18]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[19]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Intérieur Est », avec des hivers frais, des étés chauds et des pluies modérées[20]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[21],[22].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 798 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 5,7 jours en juillet[17]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à 12 km à vol d'oiseau[23], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 780,5 mm[24],[25]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Langon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[26]. Elle est située hors unité urbaine[27]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Redon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[27]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[28],[29].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (43,7 %), terres arables (27,8 %), forêts (15,9 %), prairies (6,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,2 %), zones urbanisées (2,8 %)[30]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
La localité est attestée sous les formes anciennes suivantes : Landegon en 797, en 801 et en 850[31], Lant Degon en 834, Landegun en 862, Lancon en 882, Langon en 1387, en 1427, vers 1445, en 1464 et en 1477, Languon en 1481, Langon en 1513 et en 1516[32].
Albert Dauzat qui ne disposait pas de formes anciennes suggère un toponyme issu d'un possible anthroponyme gaulois Lingo[33]. Cependant, cette explication est incompatible avec la nature des formes anciennes du type Landegon, Landegun mentionnées régulièrement au ixe siècle. Il s'agit peut-être un type toponymique roman en Lande- avec un nom de personne (comme de très nombreux noms de lieux de ce type dans l'ouest de la France, tel Landigou, dans l'Orne ou Landavran en Ille-et-Vilaine) ou d'un toponyme de langue bretonne formé sur Lan- « ermitage » (comme Landéhen dans les Côtes-d'Armor ou Landéan en Ille-et-Vilaine).
En breton, le nom actuel est Landegon, d'après les attestations du nom dans la production écrite de langue bretonne ces dernières décennies depuis 1973[32]. C'est également la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne[32].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 23,2 % des toponymes de la commune sont de langue bretonne[34].
Le gentilé est Langonnais, Langonnaise en français. En breton, le nom des habitants est Langonediz au masculin (singulier : Landegonad) et Langonedadezed au féminin (singulier : Langonedadez)[35].
Une homonymie intégrale ou partielle est à noter avec les communes de Langon en Gironde, Langon-sur-Cher dans le Loir-et-Cher et Le Langon, en Vendée, ainsi qu'avec le lieu-dit Landigon sur la commune de Brémontier-Merval[36].
Histoire
Préhistoire
Les plus anciennes traces d'occupation humaines retrouvées sur le territoire de la commune datent du Mésolithique[2]. Selon le recensement de P. Bézier, la commune comptait en 1883, 34 monuments mégalithiques dont 2 dolmens, 7 menhirs, 11 tumuli et 9 cromlechs. Au XIXe siècle et début XXe siècle, beaucoup de ces édifices furent détruits, les éléments étant récupérées pour l'empierrement des chemins vicinaux[2]. Le remembrement de 1964-1965 et l'urbanisation anarchique de la Lande du Moulin ont aussi contribué à la destruction partielle de plusieurs sites[2], dont celui des Demoiselles de Langon, qui ne sera classé au titre des monuments historiques qu'en 1976[37].
Le musée de Bretagne conserve dans ses collections 3 haches polies et 1 hache-marteau découvertes dans le secteur de Langon sans mention plus précise du lieu des découvertes[2].
Antiquité
Une importante agglomération rurale était dispersée sur la commune de Lagon, en témoigne la voie romaine, et les nombreuses découvertes archéologiques faites sur la commune dont la plus connue; celle des thermes d'une ancienne villa gallo-romaine du bourg transformée en chapelle au haut Moyen Âge.
À la fin du Ve siècle, l'arrivée des premières communautés chrétiennes entraîne la transformation des thermes romains et l'édification de la chapelle Sainte-Agathe[2].
Moyen Âge
Au IXe siècle, dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, le nom de Langon apparaît pour la première fois sous diverses orthographes en bas latin (Landego, Landecon, Lanco, Lancon). Par la donation de Louis le Pieux, la paroisse de Langon est alors rattachée à cette abbaye, tutelle qu'elle conservera jusqu'à la Révolution française[2].
Le XIXe siècle
La gare de Fougeray - Langon est mise en service en [38], par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, soit deux ans après l'inauguration de la ligne. La station est établie[39] sur la rive droite de la Vilaine à proximité du Pont-de-la-Fosse. Elle porte le nom du chef-lieu de canton, Fougeray dit aussi Grand-Fougeray (6 264 habitants) situé à environ 12 km, et de la commune de Langon (1 698 habitants) dont le bourg est à environ 1 km.
Le XXe siècle
La Belle Époque
Le Journal officiel publie le un décret attribuant au bureau de bienfaisance de Langon les biens placés sous séquestre et ayant appartenu à la fabrique de l'église et à sa mense succursale[40].
La Seconde Guerre mondiale
Marie-Luce Moquet[41], organisa dès l'évasion de 13 soldats prisonniers des Allemands qui étaient parvenus à leur échapper ; les années suivantes elle hébergait des évadés, des réfractaires au Service du travail obligatoire, des résistants, etc.. Elle contribua à l'organisation de deux groupes de résistants FTPF, l'un dirigé par Marcel Philippe, l'autre sous les ordres de Joseph Guérin ; un troisième groupe de résistants était commandé par André Métayer. Ces groupes participèrent à des parachutage d'armes, organisèrent des sabotages de voies ferrées, notamment au tunnel de la Corbinière et le groupe de Marcel Philippe pris part aux combats de Saint-Marcel. Lors de l'arrivée des troupes américaines ils empêchèrent les Allemands de faire sauter le pont de Port-de-Roche sur la Vilaine, faisant une vingtaine de prisonniers dans leurs rangs, qui furent remis aux troupes américaines. Le résistant Francis Boursier fut tué le à Pipriac et un autre, Armand Jolivel, fut fusillé par les Allemands le au Grand-Fougeray[42].
Le soir du une colonne importante de soldats allemands s'avançait vers Grand-Fougeray : des résistants Francs-tireurs et partisans tentèrent de s'opposer à leur passage au pont de Port-de-Roche (entre Langon et Sainte-Anne-sur-Vilaine). Mais six furent tués immédiatement, d'autres étant fusillés[43].
Héraldique
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[46].
En 2023, la commune comptait 1 423 habitants[Note 6], en évolution de +0,14 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
La commune possède un patrimoine important, dont trois bâtiments monuments historiques. De plus, 405 monuments sont inventoriés (dont une voie romaine[49] et deux aqueducs[50]) ainsi que 160 objets :
- l'église Saint-Pierre, inscrite monument historique par arrêté du [51] ; elle abrite cinq objets eux-mêmes monuments historiques : un calice de 1653[52], un retable[53] et un maître-autel d'époque Louis XIV[54], une peinture du XIVe siècle[55] et des fonts baptismaux et leur baldaquin[56]
- la chapelle Sainte-Agathe :
- l'ensemble mégalithique dit des Les Demoiselles de Langon classé monument historique par arrêté du [57],[58];
- les tertres mégalithiques dits "les Pillons Garougnaux", situés près du hameau de la Gaudinais ;
- Le plus long tunnel ferroviaire de Bretagne (635 mètres), édifié entre 1860 et 1862, en prolongement du Viaduc de Corbinières, traverse la commune de Langon.
- Le Château des Corbinières[59],[60],[61] est dû à deux architectes majeurs du département d'Ille-et-Vilaine à la fin du 19e siècle, Arthur Regnault et Frédéric Jobbé-Duval. La propriété appartenait alors à la famille du Halgouët, branche de la Famille de Poulpiquet.
- La voie romaine (l'une des rares voies romaine encore pavée en Bretagne et en France)
- Le manoir de la Chaussée à Port-de-Roche.
- Détails architecturaux des anciennes thermes de Langon.
- Le menhir dit « La Pierre Daniel ».
- La Chapelle Sainte-Agathe, la Mairie et l'église de Langon.
- Vénus au bain - détail de la fresque gallo-romaine de l'actuelle chapelle Sainte-Agathe de Langon.
Patrimoine naturel
Du point de vue de la richesse de la flore, Langon est à la treizième place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 600 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). On compte notamment 44 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 17 taxons protégés et 33 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[62].
Le site de Corbinières s'étend sur la commune de Langon.

