Bains-sur-Oust

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Bains-sur-Oust
Bains-sur-Oust
Mairie de Bains-sur-Oust.
Blason de Bains-sur-Oust
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Intercommunalité Redon Agglomération
Maire
Mandat
Marie-Laure Pondard
2026-2032
Code postal 35600
Code commune 35013
Démographie
Gentilé Bainsois
Population
municipale
3 535 hab. (2023 en évolution de +1,64 % par rapport à 2017en évolution de +1,64 % par rapport à 2017)
Densité 79 hab./km2
Population
unité urbaine
52 758 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 16″ nord, 2° 04′ 13″ ouest
Altitude 60 m
Min. 0 m
Max. 89 m
Superficie 44,63 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Redon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Redon
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Bains-sur-Oust
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Bains-sur-Oust
Liens
Site web https://www.bainssuroust.fr/

Bains-sur-Oust est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Ses habitants, les Bainsois et les Bainsoises, étaient 3 361 au recensement de 2008.

Situation

Carte de la commune avec localisation de la mairie.
Carte de Bains-sur-Oust et des communes voisines.

Bains-sur-Oust est située à l'extrémité sud du département d'Ille-et-Vilaine, à la limite du département du Morbihan, à km au nord de Redon.

Les communes limitrophes sont Sixt-sur-Aff, Renac, Sainte-Marie et Redon en Ille-et-Vilaine, Saint-Perreux, Saint-Vincent-sur-Oust, Glénac et Cournon en Morbihan.

Selon le classement établi par l'INSEE en 1999, Bains-sur-Oust est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Redon et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Jusqu'en 2015, Bains-sur-Oust était l'une des six communes du canton de Redon.

Le territoire communal s'étend sur 4 463 ha (jusqu'en 1872, il comprenait en outre les 2 528 ha de la commune de Sainte-Marie qui fut créée à cette date[1]).

Communes limitrophes de Bains-sur-Oust
Cournon (Morbihan) Sixt-sur-Aff Renac
Glénac (Morbihan), Saint-Vincent-sur-Oust (Morbihan) Bains-sur-Oust Sainte-Marie
Saint-Perreux (Morbihan) Redon

Géologie et carrières

Le sous-sol est composé presque en totalité de schiste. Une bande de granite grenu traverse le territoire d'ouest en est, suivant une ligne passant par le Trécouët, le bourg de Bains et les Chambots. Ces deux matériaux se retrouvent dans les mêmes proportions dans les constructions.

On trouve de nombreuses carrières à ciel ouvert sur la commune. Signalons des carrières de schiste au nord de la Morinais, à l'est de la Roche du Theil, l'ancienne ardoisière à l'ouest de Tournebride. La carrière de granite de la Grée du Bourg semble avoir été l'une des exploitations les plus importantes ; la plupart des ouvrages du bourg furent édifiés avec des pierres provenant de cette carrière.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le canal de Nantes à Brest, l'Oust, l'Aff, la Ferrière[2], la Bataille[3], la Rosée[4], le Mothay[5], le ruisseau de la Rosée[6], le ruisseau de Via[7], le ruisseau du Bignon[8] et un bras de mélétant[9], et un autre petit cours d'eau[10],[Carte 1].

Le canal de Nantes à Brest est un canal, chenal et un estuaire et un cours d'eau naturel navigable, d'une longueur de 396 km. Il prend sa source dans la commune de Nort-sur-Erdre et se jette dans la Loire à Nantes, après avoir traversé 82 communes[11].

L'Oust, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de La Harmoye et se jette dans la Vilaine à Rieux, après avoir traversé 46 communes[12].

L'Aff, d'une longueur de 67 km, prend sa source dans la commune de Paimpont et se jette dans l' Oust à Saint-Vincent-sur-Oust, après avoir traversé 17 communes[13].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bains-sur-Oust[Note 1].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Via, d'une superficie totale de 4 ha (0,01 ha sur la commune) et l'étang du Plessix (1,26 ha)[Carte 1],[14].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[15]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[16]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[17]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[18]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[19],[20].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 812 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[15]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleucadeuc à 24 km à vol d'oiseau[21], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 907,2 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Bains-sur-Oust est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle est située hors unité urbaine[25]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Redon, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[25]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[26],[27].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (29,9 %), terres arables (27,3 %), prairies (18,6 %), forêts (18,2 %), zones urbanisées (3,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %), eaux continentales[Note 4] (0,6 %), zones humides intérieures (0,4 %)[28]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

La localité est attestée sous les formes Ecclesia Bain[29] et in condita plebe Bain en 834[30], Baiocum en 1092[31], ecclesia de Balneo en 1238[29], Baeng en 1330[30], Bains en 1384[30], Baign en 1464, en 1477, en 1481, en 1513, en 1516 et en 1536[30], Bins en 1654[30], Bains en 1740 et en 1779, Bain en 1815[30], Bains vers 1850[30].

D'après ce relevé, la graphie Bains apparaît en 1383. La commune prend le nom Bains-sur-Oust en 1923[30].

Le nom serait formé sur le mot d'origine latine balneum « bain »[31],[30].

En breton, le nom est Baen-Ballon. C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne[30].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 17,3 % des toponymes de la commune sont bretons[32].

Histoire

Bains-sur-Oust, traversée par la voie romaine de Redon à Lohéac à l'ouest, est mentionnée dans les textes dès 834 sous le nom de antiqua ecclésia Bain. Elle était alors formée des actuelles paroisses de Redon, Bains, Sainte-Marie et Cournon. Elle fut démembrée lors de la création de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon par la création de la paroisse Notre-Dame de Redon composée de la ville redonnaise naissante et de ses environs. Le territoire entier de Bains passa sous la domination de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon par don de Louis Le Débonnaire à saint Conwoïon ; l'autorité seigneuriale de l'abbaye s'exerça jusqu'à la Révolution.

L'abbé Guillotin de Corson nous apprend qu'au XVIe siècle Bains était divisée en dix frairies : les Bignons (bourg actuel de Bains), Couloumel, la Rivière-d'Oult, Coüardière, Binon, Bléheuc, Saint-Marcellin, Pont-de-Renac, Prin, Grimigniac (les trois dernières étant actuellement sur la commune de Sainte-Marie). Elle comptait 69 villages, deux bourgs importants (le bourg actuel et Saint-Marcellin), quatorze manoirs, une dizaine de chapelles et cinq moulins (trois moulins à vent, deux moulins à eau).

La paroisse de Sainte-Marie créée en est érigée en commune en 1872, distrayant ainsi toute la partie est de la commune. Avant cette date, le territoire communal était décrit comme suit dans le Dictionnaire de Jean-Baptiste Ogée : « Superficie totale : 6 999 hectares dont 1 736 hectares de terres labourables, 565 hectares de pâturages, 574 hectares de bois, 16 hectares d'étangs. » L'étendue des espaces boisés a fortement diminué depuis ; l'exploitation de vergers et la production de cidre, encore très importantes au XXe siècle, expliquent l'abondance des celliers liés à l'architecture agricole de la commune.

Le bâti recensé date en majorité de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe (27 %), époque où la commune connaît son plus fort développement. À cette époque correspond également la reconstruction de très nombreuses habitations, souvent sur des fondations plus anciennes ou en remployant d'anciens logis comme dépendances. Une proportion non négligeable remonte au XVIIIe siècle (13,5 %) ; les ouvrages antérieurs à cette époque ne représentent pas plus de 4 % des ouvrages recensés.

La commune n'accueille aucun bâtiment protégé au titre des monuments historiques.

En 1923, le nom de la commune de Bains a été modifié en Bains-sur-Oust.

Les origines de Bains-sur-Oust

La découverte de pierres polies en divers endroits, notamment à la Roche du Theil montre bien que cette commune était occupée de très bonne heure.

L'histoire fait mention d'une bataille qui eut lieu à Ballon, en 845, entre l'armée de Charles le Chauve, Roi des Francs et Nominoë, souverain de Bretagne. Elle se termine à l'avantage de ce dernier, désireux de préserver ses droits et de secouer le joug des francs. Cette victoire assura l'indépendance de la Bretagne, dans les limites reconnues ensuite par l'histoire. Nominoë s'en proclama roi et se fit sacrer dans la cathédrale de Dol.

Les maisons voisines de ce combat ont des noms significatifs, comme clos de l'Epic, la Bataille, La Poignardais, La Cantinais, La Hutte. À l'origine Bains était un prieuré de l'abbaye de Saint Conwoïon. En l'an 854, les Normands remontèrent la Vilaine jusqu'aux abords de Redon et l'abbaye dut sa sauvegarde à un orage providentiel devant lequel les hommes du Nord, effrayés, s'enfuirent le prenant pour une punition des dieux. Quelques années plus tard, les Normands récidivèrent leur exploit et pillèrent le monastère. Les religieux durent s'exiler à Maxent près de Plélan, où le roi Salomon, neveu de Nominoë, leur avait procuré un nouvel établissement. C'est là que mourut Saint Conwoïon à l'âge de 80 ans. Finalement, les Normands furent battus et chassés du Pays de Redon vers 869, à Botmélas sur le territoire d'Avessac. Le plateau sur lequel la bataille se déroula s'appelle encore « La Déroute » près de la route de Guemene-Penfao.

L'abandon de la langue bretonne par les nobles et ducs entraîna la prédication en langue romande (le français de l'époque[Laquelle ?]) par le clergé. Vers le XIIIe siècle, le breton de forme vannetaise qui était la langue du pays, ne fut plus parlé officiellement et en se mélangeant de plus en plus au vieux français devint le patois actuel, où de nombreux mots bretons plus ou moins déformés se retrouvent encore.

XVIe et XVIIIe siècles

À la veille de la Révolution industrielle, Bains comptait 4 000 habitants, Redon n'en ayant que 3 788. Le , M. Poison, recteur de Bains[pas clair], exerçait en même temps les fonctions de maire depuis la fondation de la récente commune.

Jean du Bignon, maire de Redon, devint député à la Convention et ensuite au conseil des Cinq-cents. Il vota pour la mort de Louis XVI lors du procès du roi. Il avait fait construire à Binon un pavillon à étage récemment démoli ; c'était sa maison de campagne.

Lors du partage de la Bretagne en départements, le canton de Redon fut attribué à l'Ille-et-Vilaine, alors que jusque-là, il avait fait partie de l'évêché de Vannes, ou du diocèse de Vannes selon les mauvaises langues . Les municipalités protestèrent, mais on ne tint pas compte de leurs doléances.

Presque toutes les hauteurs de la commune étaient couronnées de moulins à vent : Via, les Couédies, Beunette. Sur les ruisseaux tournaient des roues à aubes dans une retenue d'eau : Via, La Bataille, Saint-Laurent…

XIXe siècle

Le canal de Nantes à Brest, commencé sur l'ordre de Napoléon Ier et poursuivi sous Louis-Philippe, fut achevé en 1855 en ce qui concerne la partie longeant l'Oust en bordure de la commune.

En 1872, le territoire communal de Bains-sur-Oust fut amputé des 2 528 hectares de Sainte-Marie qui devint une commune indépendante[1], soit une réduction d'un peu plus d'un tiers (36 %) de l'étendue de la commune.

Légendes et sorcelleries

À la fin du Moyen Âge et même plus tard, les populations vivaient sous la terreur des sorciers ou des lutins. L'on raconte que les habitants de Bains, excédés par ces lutins, se réunirent sur la lande du Tirion à l'est du Bourg et jurèrent de se débarrasser de ces nains encombrants. Ceux-ci eurent vent de cette assemblée et le dimanche suivant, pour se venger, empoisonnèrent le pain bénit qui devait être distribué aux fidèles pendant la grand'messe.

Un seigneur du manoir de la Rouarday, surnommé Joues Rouges à cause de sa force herculéenne et du sang vigoureux qui colorait ses pommettes, eut l'idée d'en prendre un morceau avant l'office et de le donner à l'un de ses chiens. Celui-ci creva aussitôt et Joues Rouges qui devait être également un peu sorcier sauva ainsi la vie de la paroisse.

Une autre légende qui s'est prolongée jusqu'à des temps assez récents était celle de la « Bête Jeannette ». Celle-ci qui prenait toutes les formes, retenait parfois toute la nuit par une jambe au moment de franchir l'échalier de son courtil, le bonhomme qui s'était attardé à boire des bolées.

Un fermier de la Quillanais à qui la belle Jeannette avait joué un tour, jura de se venger et ayant fait bénir une balle par le curé, il en chargea le fusil. Un matin, l'occasion pour lui d'assouvir sa vengeance se présenta. Au petit jour, une bête étrange rôdait dans le jardin. Le fermier tira et l'atteignit en plein cœur. L'animal s'enfuit en poussant des cris épouvantables et courut jusqu'à la Croix Batte à une demi-lieue de là. Le chasseur qui suivait de loin ne retrouva qu'une mare de sang mais de bête point, elle avait disparu… mais ne revint plus.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1804 1806 Aimé Goupil-Riquelière - -
1806 1816 Joseph Mahé - -
1816 1830 Charles Dufresche de la Villorion - -
1830 1843 Mathurin Frot - -
1843 1848 Pierre François Boudet - -
1848 1852 Gaston-Charles de Pioger - -
1852 1855 Mathurin Frot - -
1855 1859 Jean-François Josso - -
1859 1870 Eugène Mannoury de La Cour - -
1870 1871 Toussaint Decorse - -
1871 1904 Charles de Trogoff - -
1904 1906 Joseph de Saint-Germain - -
1906 1919 Roger de Freslon - -
1919 1929 Joseph de Saint-Germain    
1929 1963 Yvonnick de Saint-Germain    
1963 mars 1989 Jean de Freslon de La Freslonnière DVD  
mars 1989 juin 1995 Michel Gavaud DVG Technico-commercial
juin 1995 mars 2008 René Dréan DVD Cadre de banque retraité
mars 2008 27 mai 2020 Marc Derval DVD Directeur technique et formateur retraité
27 mai 2020 22 mars 2026 Daniel Barre[33] DVD[34] Cadre bancaire retraité
Vice-président Redon Agglomération
22 mars 2026 en cours Marie-Laure Pondard[35]   Enseignante retraitée

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37].

En 2023, la commune comptait 3 535 habitants[Note 5], en évolution de +1,64 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Les données de la population sous l'Ancien Régime sont fragmentaires et peu précises d'une manière générale. Le premier dénombrement de la commune, dénommée alors Bains, remonte à 1793, an II de la République, et s'établit à 3 989 habitants. À partir de 1826, les recensements généraux suivent un rythme quinquennal jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. La population de la commune de Bains évolue de 3 360 habitants en 1801 à 4 624 en 1866. En 1872, le territoire de la commune est scindé en deux avec la création de la commune de Sainte-Marie[1]. Amputée d'un peu plus d'un tiers de son territoire, la commune de Bains voit sa population chuter de 4 624 habitants en 1866 à 2 691 habitants en 1872. La commune prend le nom de Bain-sur-Oust en 1923.

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 9893 3603 5213 4823 9153 9063 7133 9154 159
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 2594 4544 6242 6912 6182 6492 6552 5622 692
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7712 7122 6552 3992 4162 3852 2902 1902 103
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 0812 1002 4002 6102 8153 0213 2623 3183 379
2014 2019 2023 - - - - - -
3 4013 5033 535------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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