Le Faouët (Côtes-d'Armor)
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Le Faouët [lə fawɛt] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| Le Faouët | |||||
La chapelle Notre-Dame de Kergrist. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Leff Armor Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Michel Mahe 2026-2032 |
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| Code postal | 22290 | ||||
| Code commune | 22057 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Faouëtien, Faouëtienne | ||||
| Population municipale |
412 hab. (2023 |
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| Densité | 55 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 41′ 02″ nord, 3° 04′ 21″ ouest | ||||
| Altitude | 70 m Min. 17 m Max. 96 m |
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| Superficie | 7,55 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Plouha | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | Site officiel de la commune de Le Faouët | ||||
| modifier |
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Géographie
Situation

Le Faouët est séparé de Tréméven et de Lanleff par le Leff et de Quemper-Guézennec par le Poul Jodour. Elle se trouve entre le Trégor et le Goëlo et entre l'Armor et l'Argoat.
Relief
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Leff, la Font Kerognan[1] et le Poul Jaudour[2],[3],[Carte 1].
Le Leff, d'une longueur de 62 km, prend sa source dans la commune du Leslay et se jette dans le Trieux en limite de Quemper-Guézennec et de Plourivo, après avoir traversé 19 communes[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 776 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 3 km à vol d'oiseau[11], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Le Faouët est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (79,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (53,8 %), terres arables (28,7 %), forêts (13,5 %), zones urbanisées (3,9 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Franchet lege Fauohet et Fauet en 1330, Favoet en 1330, Le Favoet en 1442, Fauoet en 1516, Le Fauouet en 1630[20],[21].
Il procède du breton faouet « bois de hêtres », lui-même issu du bas latin fagetum « hêtraie »[20].
En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Ar Faved[22]. La forme Ar Faoued est donnée par William B. S. Smith en 1940[réf. incomplète][23].
Histoire
Antiquité
Un atelier de poterie d'époque gallo-romaine a été trouvé dans la motte castrale de Kerfreuzer.
Moyen Âge
Le Faouët est issu du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Pommerit[24].
Le Fauet [Faouët] est cité pour la première fois lors du procès en canonisation de saint Yves en 1330. La paroisse est citée en 1442 , mais dite trève de Quemper-Guézennec en 1498[24].
Temps modernes
Trois seigneuries contrôlaient le territoire du Faouët : celle du Bois de la Roche (située en Pontrieux, propriété de la famille de Trémereuc au début du XVIIe siècle, puis vendue en 1735 au comte de Langle, Jean Sébastien Fleuriot); celle de La Feillée, tôt regroupée avec celle de Langarzeau en Pludual et propriété aussi de la famille Fleuriot de Langle par la suite ; celle de Munehore, située en Le Faouët et devenue aussi par la suite propriété de la famille Fleuriot de Langle ; elles disposaient des droits de moyenne et basse justice, celle de La Feuillée ayant en plus la haute justice[24].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Le Faouët en 1778 :
« Le Faouët ; à 3 lieues et demie au Sud-Est de Tréguier, son évêché ; à 16 lieues de Rennes ; et à 1 lieue et demie de Pontrieux, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est à l'alternative, ressortit au siège royal de Lannion, et compte 700 communiants[Note 3]. Son territoire, coupé de vallons et plein de monticules, est arrosé des eaux de la rivière du Liers [ Leff ]; on y voit des landes, des prairies, et des terres en labeur [labour][25]. »
Révolution française
Le XIXe siècle

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Le Faouët en 1843 :
« Le Faouët : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Traou-Faouët, Kervasdoué, Rue-Fardel, Kervin, Kerblette, Boscave, Lan-Faouët, Balaren, le Fouillé, Keroignan, Benoas, Keruzal, Kerlivan, Traou-Voas, Kerallain, Kervié, Kervégan, Kerdonnal. Maison principale : Kervasdoué. Superficie totale : 755 hectares 39 ares, dont (..) terres labourables 582 ha, prés et pâturages 35 ha, bois 12 ha, vergers et jardins 6 ha, landes et incultes 74 ha (..).Le Faouët est un petit bourg situé à environ 200 mètres de la route départementale de Saint-Brieuc à Pontrieux. Outre l'église, qui est de diverses époques et n'a rien de remarquable, il y a en Le Faouët la chapelle de Kergrist. Géologie : schiste talqueux ; granite dans le sud. On parle le breton[26]. »
Le Faouët s'écrivait sans tréma sur le "e" depuis 1801 et jusqu'en 1861[24].
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Le Faouët possède une école de garçons ayant 47 élèves et une de filles en ayant 55, que le territoire de la commune est « assez boisé, bien planté de pommiers et accidenté au nord et à l'est », que « l'agriculture y est en progrès, indépendamment de l'élève [élevage] du bétail et des chevaux, qui y est l'objet de soins particuliers, l'agriculture y est traitée avec succès », que l'église paroissiale, dédiée à saint Hervé, possède un bel autel en bois sculpté et que la chapelle Notre-Dame de Kergrist a son pardon le dernier dimanche de septembre[27].
Le XXe siècle
Première Guerre mondiale
Le Faouët a payé un tribut particulièrement lourd avec ses 44 enfants fauchés au champ d'honneur. Cela représente 7,8 % de la population de la commune, la moyenne départementale étant de 4,4 %. Parmi les victimes, 4 sont des marins morts en mer (Ange Berteuil disparu en mer alors qu'il était marin sur le torpilleur 283 le , Émile Ropers, marin de commerce, le lors du naufrage du trois-mâts goélette Saint-Antoine, Émile Tournemine le lors du naufrage du sous-marin Ariane et Paul Berthelot le ) lors du naufrage du cargo Lyndiane ; 4 sont morts en Belgique (François Grostête et Henri Hamon dès le à Rossignol, Yves Hamon le même jour à Fosses et Eugène Touzé le à Boezinge) : Rémy Hamon a été tué à l'ennemi en 1916 en Serbie ; Pierre Boutin est mort de maladie le à Salonique (Grèce), André Le Quéec est mort de maladie en Allemagne où il était prisonnier de guerre le , soit le lendemain de l'armistice ; les autres sont morts sur le sol français dont, par exemple, Guillaume Le Guilloux, caporal, mort des suites de ses blessures le à Verdun, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[28].
- Le Faouët (Côtes-du-Nord) ː le monument aux morts de la Grande Guerre (carte postale).
- Le monument aux morts du Faouët (Côtes-d'Armor) devant l'église paroissiale Saint-Hervé.
L'Entre-deux-guerres
- Le Faouët (Côtes-du-Nord) ː la rue de l'église vers 1925 (carte postale).
- Le Faouët (Côtes-du-Nord) ː vue intérieure de l'église Saint-Hervé (carte postale Émile Hamonic).
- Le Faouët (Côtes-du-Nord) ː vue intérieure de l'église Saint-Hervé au début du XXe siècle (carte postale Tirel-Hamon).
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts du Faouët porte les noms de 5 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : Arsène Guégan, mort lors du naufrage d'un bateau non identifié le ; Jean Le Louët, soldat du 48e régiment d'infanterie, prisonnier de guerre, mort de maladie le en Allemagne ; Joseph Le Ruen, mort lors du naufrage du sous-marin Monge lors de la Bataille de Madagascar le ; Pierre Le Gallennec et Yves Gollon[28]
Les 17 et le maquis FTP de Pommerit-le-Vicomte, replié au Faouët, fut attaqué par les Allemands mais parvint à échapper à l'encerclement[29].
L'après Seconde Guerre mondiale
Le XXIe siècle
La brève existence du Ty-Kaouēt
Le seul commerce de la commune, le "Ty-Kaouēt", un bar qui servait aussi de dépôt de pain et vendait des légumes, ouvert en , a fermé en . « Je me suis personnellement beaucoup investi pour que ce café fonctionne. Ce serait un véritable gâchis qu’il ne trouve pas repreneur » déclare le maire Thierry Le Gonidec[30].
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal du Faouët, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[31]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[32].
Une seule liste, menée par Michel Mahe, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 65,36 %[33],[34]. Michel Mahe est élu maire le [35],[Note 5].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[44].
En 2023, la commune comptait 412 habitants[Note 20], en évolution de +4,04 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Église paroissiale Saint-Hervé : elle date de la fin du XIXe siècle (construite par l'architecte Magnan) mais a conservé de nombreux éléments de l'église antérieure, notamment les panneaux de l'autel du XVIIe siècle, un retable du XVIIIe siècle, une statue en bois polychrome de saint Hervé et un reliquaire contenant les reliques de saint Hervé[47].
- Vue extérieure d'ensemble
- Intérieur de l'église (début XXe siècle).
- Vue intérieure de l'église (carte postale début XXe siècle).
- Chapelle Notre-Dame de Kergrist : elle date des XVIe siècle et XVIIe siècle et, a été classée monument historique en 1928, ainsi que la croix située près de la chapelle[48]. Lfamille des seigneurs de Coëtmen qui est à l'origine de la construction[49].
- Vue extérieure d'ensemble.
- Porte d'entrée et croix au-dessus de la porte.
- Calvaire près de la chapelle.
- Façade et clocher.
- le château de Kervasdoué (XVIe siècle, remanié vers 1890).
Personnalités liées à la commune
• Anne-Louise Charles, doyenne de la commune.
- François Le Chevalier, né le , doyen de la commune.
Voir aussi
Bibliographie
- Anne-Louise Charles, Le Faouët autrefois : Ar Faouët gwechall, Association Mémoire de Le Faouët, les Presses bretonnes, 1992
- Colette Lenay, La chapelle de Kergrist en le Faouët , Les Carnets du Goëlo no 32 (2016), bulletin de la Société d'études historiques et archéologique du Goëlo
- Jean-Claude Le Calvez, Neuf frères dans l’enfer de la guerre 1914 – 1918 – les frères Charles, de Le Faouët , Les Carnets du Goëlo no 34 (2018), bulletin de la Société d'études historiques et archéologique du Goëlo
