Le Pompidou
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Localisation
Le Pompidou se situe en plein cœur des Cévennes, sur la route dite « Corniche des Cévennes », à mi-chemin entre Florac et Saint-Jean-du-Gard, à 800 m d'altitude.
Située dans le sud du département de la Lozère, la commune est limitrophe du département du Gard.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Barre-des-Cévennes, Bassurels, Gabriac, Molezon, Saint-André-de-Valborgne et Vebron.
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[2],[3]. Dans ce cadre, la commune fait partie de la zone cœur du parc national des Cévennes. Ce parc national, créé en 1967, est un territoire de moyenne montagne formé de cinq entités géographiques : le massif de l'Aigoual, le causse Méjean avec les gorges du Tarn et de la Jonte, le mont Lozère, les vallées cévenoles ainsi que le piémont cévenol[4].
Les Cévennes sont également un territoire reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec 2 400 espèces animales, 2 300 espèces de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses, lichens, champignons[5],[6].
Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 1]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats[8] :
- la « vallée du Gardon de Mialet », d'une superficie de 23 371 ha, abritant des populations de poissons d'intérêt communautaire, notamment le Barbeau méridional (Barbus meridionalis), mais aussi le Castor et l'Écrevisse à pattes blanches[9] ;
- la « vallée du Gardon de Saint-Jean », d'une superficie de 19 020 ha, présentant une variété d’habitats naturels d’intérêt communautaire remarquables (22 génériques dont cinq prioritaires)[10] ;
et un au titre de la directive oiseaux[8] :
- « les Cévennes », d'une superficie de 92 044 ha, correspondant précisément à la zone centrale du parc national des Cévennes et rassemblant plusieurs ensembles distincts. La diversité des milieux et des paysages permet le maintien d'une avifaune riche et diversifiée : au total, 135 espèces d'oiseaux, dont 22 inscrites à l'annexe 1 de la directive 79-409-CEE, recensées dans la zone centrale du parc, dont une vingtaine d'espèces de rapaces diurnes et sept nocturnes[11].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[12] : le « Gardon de Sainte-Croix » (231 ha), couvrant 7 communes du département[13] et deux ZNIEFF de type 2[Note 3],[12] :
- les « Can de l'Hospitalet » (2 062 ha), couvrant 9 communes du département[14] ;
- les « Hautes vallées des Gardons » (73 898 ha), couvrant 48 communes dont 27 dans le Gard et 21 dans la Lozère[15].
- Cartes des ZNIEFF de type 1 et 2 au Pompidou.
- Carte de la ZNIEFF de type 1 sur la commune.
- Carte des ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[17]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[18] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[19]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 475 mm, avec 1 jours de précipitations en janvier et 5,1 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bassurels à 3 km à vol d'oiseau[22], est de 9,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 510,8 mm[23],[24]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
Toponymie
Frédéric Mistral, dans son Tresor dóu Felibrige ou Dictionnaire provençal-français[25], indique : « Pompidou (vieux provençal « Pompidor ») : palier, repos d'un escalier, en Rouergue ; plancher de la cuisine, en Quercy ». Le Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France d'Albert Dauzat et Charles Rostaing[26], précise « d'une racine pré-latine à valeur probablement oronymique[27] « pomp- » » ; avec suffixe -idou, -idor, -ador.
Histoire
La paroisse de Saint-Flour du Pompidou est mentionnée dès le XIIIe siècle au nombre des fiefs de la famille de Cadoene de Gabriac. Au cours de la guerre de Cent Ans (1335-1453), elle sert de point d'appui aux Français, en guerre contre les Budos de Portes, alliés aux Anglais. En 1560, elle se rallie partiellement à la Réforme, et les Huguenots du bas-pays incendient l'église ; les archives disparaissent au cours du sinistre. Payant la dîme aux Huguenots de 1562 a 1598, elle fournit un détachement armé pour la défense de Florac.
En 1598, la communauté catholique se réinstalle progressivement en milieu hostile. En 1685, avec la révocation de l'édit de Nantes, quelques familles protestantes se réfugient à l'étranger. Prise par les Camisards dès 1703, elle est entièrement brûlée sur les ordres de l'intendant de Lamoignon de Basville ; l'église est reconstruite à grands frais.
Au cours de la Révolution, les gardes nationaux incendient la cure et brûlent tout l'état civil consécutif à la Révocation (1685-1787). Reconstruite sur la crête, la commune devient un point de passage obligé pour les voyageurs. Commune rurale, elle perd de nombreux fils lors des guerres du Second Empire (Crimée) et en 1914-1918. L'exode rural aura été fatal à son développement.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[30].
En 2022, la commune comptait 182 habitants[Note 5], en évolution de +13,04 % par rapport à 2016 (Lozère : +0,11 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 84 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 172 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 16 650 €[I 5] (20 420 € dans le département[I 6]).
Emploi
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune[I 7] | 14,3 % | 4,7 % | 10,1 % |
| Département[I 8] | 5 % | 6,4 % | 7,1 % |
| France entière[I 9] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 98 personnes, parmi lesquelles on compte 83,8 % d'actifs (73,7 % ayant un emploi et 10,1 % de chômeurs) et 16,2 % d'inactifs[Note 7],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.
La commune est hors attraction des villes[Carte 1],[I 10]. Elle compte 45 emplois en 2018, contre 47 en 2013 et 57 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 74, soit un indicateur de concentration d'emploi de 60,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,2 %[I 11].
Sur ces 74 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 42 travaillent dans la commune, soit 57 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 70,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 8,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 21,6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

