Arre (Gard)

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Arre
Arre (Gard)
Le village d'Arre au-dessus de la rivière Arre.
Blason de Arre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Viganais
Maire
Mandat
Nicolas Bourdier
2026 2032
Code postal 30120
Code commune 30016
Démographie
Gentilé Arrois
Population
municipale
258 hab. (2023 en évolution de −12,2 % par rapport à 2017)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 02″ nord, 3° 31′ 10″ est
Altitude Min. 308 m
Max. 880 m
Superficie 7,26 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Le Vigan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Vigan
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Arre
Liens
Site web www.arre.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Arre est une commune française située dans l'ouest du département du Gard, en région Occitanie.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par l'Arre et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans les Cévennes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (le « causse de Blandas » et les « gorges de la Vis et cirque de Navacelles ») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Arre est une commune rurale qui compte 252 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 682 habitants en 1896. Elle fait partie de l'aire d'attraction du Vigan. Ses habitants sont appelés les Arrois et Arroises.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Arrigas, Aumessas, Bez-et-Esparon, Blandas, Molières-Cavaillac et Montdardier.

Hydrographie et relief

La commune est traversée par l'Arre dont elle tient son nom.

Sur les pentes du Causse de Blandas qui surplombent le village, installé dans la vallée de l'Arre, apparaissent périodiquement après de fortes pluies de grosses résurgences.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Sud-est du Massif Central »[4]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 378 mm, avec 0,9 jours de précipitations en janvier et 3,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Alzon à 6 km à vol d'oiseau[7], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 372,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,4 °C, atteinte le [Note 1].

Voies de communication et transports

Arre est traversée par la D 999 permettant de rejoindre Le Vigan à l'est et l'autoroute A75 à l'ouest.

La commune est également traversée par l'ancienne ligne de Tournemire - Roquefort au Vigan, désormais praticable comme voie verte vers l'est entre l'ancienne gare d'Arre-et-Bez et l'ancienne gare de Molières-Cavaillac.

La ligne 101 du réseau liO dessert la commune, à raison d'un aller-retour le samedi uniquement.

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[10],[11]. Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhésion du parc national des Cévennes[Note 2]. Ce parc national, créé en 1967, est un territoire de moyenne montagne formé de cinq entités géographiques : le massif de l'Aigoual, le causse Méjean avec les gorges du Tarn et de la Jonte, le mont Lozère, les vallées cévenoles ainsi que le piémont cévenol[12].

La commune fait partie de la zone de transition des Cévennes, un territoire d'une superficie de 116 032 ha reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec 2 400 espèces animales, 2 300 espèces de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses, lichens, champignons[13],[14].

Réseau Natura 2000

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[16] :

  • le « causse de Blandas », d'une superficie de 7 913 ha, fait partie des causses méridionaux, un ensemble régional original unique en Europe. Il est le plus grand ensemble de formations herbeuses sèches semi-naturelles en France et abrite un grand nombre d’espèces endémiques[17]

et un au titre de la directive oiseaux[16] :

  • les « gorges de la Vis et cirque de Navacelles », d'une superficie de 20 277 ha, qui offrent aux oiseaux les milieux nécessaires à la reproduction, à l’hivernage ou au repos en phase migratoire. Il compte, à différentes périodes de l’année, un grand nombre d’espèces remarquables à l’échelle européenne[18].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 4] est recensée sur la commune[19] : le « bois de la Tessonne » (507 ha), couvrant 5 communes du département[20] et deux ZNIEFF de type 2[Note 5],[19] :

  • le « causse de Blandas » (9 113 ha), couvrant 12 communes dont 11 dans le Gard et 1 dans l'Hérault[21] ;
  • les « vallées amont de l'Hérault » (21 533 ha), couvrant 23 communes dont 22 dans le Gard et 1 dans l'Hérault[22].

Urbanisme

Typologie

Au , Arre est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Vigan, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 20 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (78 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (73,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,5 %), zones agricoles hétérogènes (14,4 %), prairies (7,5 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune d'Arre est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[24]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[25].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Arre. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994 et 2003[26],[24].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Arre.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 67,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 148 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 146 sont en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[27],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[28].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune d'Arre est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[29].

Toponymie

Histoire

Préhistoire

Sur le rebord nord du Causse de Blandas se trouve deux monuments mégalithiques bâtis à la période néolithique (environ 3000 ans avent J.-C.) :

  • le menhir du Serre de la Tune long de 4 mètres de long mais couché et brisé en quatre morceaux. Il aurait été abattu vers 1920 par des bergers qui croyaient trouver un trésor à sa base ;
  • le dolmen de la Peyre Cabucelade (la pierre au couvercle) surnommé en occitan l'Ostalet de las Fadas (soit en français : la petite maison des fées), beau tombeau mégalithique recouvert par une grande dalle de dolomie.

Cette grande dalle dut être traînée sur plusieurs centaines de mètres pour pouvoir couvrir ce monument.

Moyen Âge

  • Ecclesia d’Arri 1225, Arre 1244) : ce lieu tire son nom de celui de la rivière, l’Arre. La forme Vicus Arisitensis de 653 est peut-être l’ancien nom du Vigan, Arisitum « le lieu situé sur l’Arre »
  • Arisitum ou Arisdium (ou encore Arisidium) est un évêché mérovingien qui a existé du VIe au VIIe siècle. La localisation de la capitale est discutée, notamment entre les villes suivantes du Gard : Aulas, Alès, Le Vigan, Arre, Arrigas, Vissec ou Les Plantiers (la Hierle). Mundéric en aurait été un des évêques autour de 600. Il est cité dans l'Histoire des Francs de Grégoire de Tours. Pour ce dernier ce lieu serait l'esprit d'une source.
  • Le quartier du Cap d'Arre sur le point le plus haut du village devait être une importante voie pour les troupeaux d'ovins qui descendaient du Causse de Blandas. Les maisons tout autour et plus bas sur le Quartier de l'Orphelinat constituent la partie ancienne de la commune.C'est là que se trouvait une chapelle dite de Sainte-Anne ou de Notre-Dame (vestige de porte du XIII-XVe siècle), elle a été détruite lors de la construction de l'Orphelinat en 1902.
  • Un château-fort (ou sinon une maison-forte surnommée "le Castellas") est connue dès le Moyen Âge et était la propriété de la famille de Bastié de Bez; Il avait été restauré au XVIIIe siècle et ses murs percés de larges fenêtres. Mais il a été pillé et brulé à la Révolution. Seules subsistent quelques voutes. Le château stylisé apparait sur les armoiries de la commune[30].
  • Une abbaye bénédictine médiévale aurait existé mais son emplacement et sa datation restent sans réponse.
  • Le Vieux Pont n'est pas romain comme certains le disent mais doit dater du XII-XIIIe siècle. Il est connu dès 1605, il est repris au XVIIIe siècle. Il est toujours en parfait état de conservation et enjambe la rivière Arre. Il relie le nouveau village d'Arre à la partie ancienne dit Quartier de l'Orphelinat.
  • Chapelle rurale de Saint-Christophe datant du XVe siècle, près de la ferme de Trestaulières convertie en grange au XIXe siècle (propriété privée). Église ruinée pendant les guerres de religion, où, curieusement dans ce secteur ses habitants restent tous catholiques.
  • L’église paroissiale actuelle Saint-Blaise date de 1901. Elle remplace une autre église ruinée qui menacait de s'effondrer (1724).

Époque moderne

  • L’église paroissiale actuelle Saint-Blaise date de 1901, patron des tisserands et des cardeurs, à la demande de habitants. Elle remplace une autre église ruinée dédiée à la Vierge qui menacait de s'effondrer dès le début du XVIIe siècle. En 1724, elle est interdite d'accès.
  • Ancien orphelinat de jeunes filles, bâti en 1899 à l'emplacement de l'ancienne chapelle Sainte-Anne, première église de la commune. Il abritait des jeunes filles de 14 à 21 ans, pauvres et sans famille venant principalement de l'Aveyron. Elles travaillaient à l'usine du village pour défiler la soie sur les bobines. Après l'usine, elles devaient s'occuper de l'entretien de l'orphelinat, de la chapelle mais aussi de cochons et des volailles. . L'encadrement était assuré par des religieuses sécularisées.
  • Château des Usines Brun d'Arre construit en 1899. C'était le logement patronal de la famille Brun d'Arre, propriétaire de l'usine. Ses grilles sont classées MH et viennent du château des Tuileries à Paris détruit en 1870 pendant la Commune de Paris. Elle avaient été acquises auprès d'un entrepreneur de matériaux.
Vierge d'Arre sur le chemin du Causse
  • Statue de la Vierge, située sur le chemin qui unit le quartier haut du village (le Cap d'Arre) au Causse de Blandas.

Révolution française et Empire

Époque contemporaine

  • Influencées par le catholicisme social de René de La Tour du Pin et de son disciple Albert de Mun, les différentes générations de la famille Brun vont pouvoir assurer dès 1740 le bien-être de la population locale en développant et en créant à Arre (mais aussi au Vigan), les infrastructures d’une cité harmonieuse, sorte de phalanstère cévenol à l’échelle d’un village avec des dizaines d’appartements à loyer gratuit, des centaines de parcelles de jardins ouvriers, des cantines, une bibliothèque, des sociétés musicales…
  • la famille Brun, bonneterie
    La famille Brun vivant elle-même dans une demeure intégrée à la manufacture. Le Bas Lys est créé en 1908. Il s’agit alors de la première marque déposée pour un objet de fantaisie. La fleur de lys est stylisée par Augustine Louvier, ouvrière d’Aumessas. Elle symbolise à la fois l’absence de couture (bas lisse), l’excellence et le raffinement (le lys emblème de la France). Ce que résume parfaitement le slogan d’alors : «Il n’est jambe de princesse que le bas Lys ne caresse».
  • L'entreprise familiale fondée par les Brun d'Arre occupait vers 1890 près de 1 300 personnes et fabriquait les bas de marque «Lys», première marque créée pour un article de fantaisie.
  • L'usine de bonneterie de soie et de coton Brun, puis Brun d'Arre: «Une première usine de bonneterie est mise en service en 1867 par Louis Brun (roue hydraulique).
  • 1878: agrandissement des ateliers et mécanisation[30],
  • Construction du château en 1899 puis une dizaine de maisons pour le personnel, création de la marque "le Bas Lys[30]".
  • En 1912, bonneterie de soie, de fil d' Écosse et coton, teinture et blanchissage, impression.En 1936, est créée la S.A.R.L. des établissements Brun d’Arre, qui devient ensuite la S.A. Le Bas Lys.
  • Dans l’entre-deux guerres, ce sont encore plus de 600 personnes qui y travaillent. L’activité bonnetière ralentissant, les établissements s’orientent vers la teinturerie jusqu’en 2005.
  • Reprise, l’usine ferme peu après. Elle fait aujourd’hui l’objet d’une mise en sécurité et d’une valorisation de son patrimoine architectural.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1903 Louis Brun   Manufacturier
1904 1907 Antoine Brun   Industriel
1912 1962 Marcel Brun   Industriel
2001 2008 Claude Reboul DVG  
2008 2026 Stéphane Malet sans étiquette Commerçant
2026 en cours Nicolas Bourdier sans étiquette Entrepreneur

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2023, la commune comptait 252 habitants[Note 7], en évolution de −12,2 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
424394506499502529542580542
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
579648578571560582589667682
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
548560560429410409439408417
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
420388315320296283287290284
2021 2023 - - - - - - -
268252-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 130 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 262 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 16 930 [I 5] (20 020  dans le département[I 6]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 7]9 %8,7 %11,6 %
Département[I 8]10,6 %12 %12 %
France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 165 personnes, parmi lesquelles on compte 78,5 % d'actifs (66,8 % ayant un emploi et 11,6 % de chômeurs) et 21,5 % d'inactifs[Note 9],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction du Vigan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 10]. Elle compte 27 emplois en 2018, contre 43 en 2013 et 35 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 110, soit un indicateur de concentration d'emploi de 24,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 55,7 %[I 11].

Sur ces 110 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 17 travaillent dans la commune, soit 16 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 90,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,9 % les transports en commun, 5,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture

24 établissements[Note 10] sont implantés à Arre au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 14]. Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 29,2 % du nombre total d'établissements de la commune (7 sur les 24 entreprises implantées à Arre), contre 15,5 % au niveau départemental[I 15].

Agriculture

1988200020102020
Exploitations9123
SAU[Note 12] (ha)28526410150

La commune est dans les Cévennes, une petite région agricole occupant l'ouest du département du Gard[35]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4]. Trois exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 14] (neuf en 1988). La superficie agricole utilisée est de 150 ha[37],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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