Les Déchargeurs de charbon

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Artiste
Date
1875
Technique
Les Déchargeurs de charbon
Artiste
Date
1875
Type
Technique
Dimensions (H × L)
54 × 65,5 cm
Propriétaire
No d’inventaire
RF 1993 21Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

Les Déchargeurs de charbon est un tableau de Claude Monet peint vers 1875. Il est exposé au musée d’Orsay.

Monet habite Argenteuil depuis fin 1871[1]. Il représente dans ses œuvres le monde qui l’entoure, urbain, campagnard, ou plus intime dans la maison où il loge en famille[2]. Avec Les Déchargeurs de charbon, il se rapproche de Paris en évoquant une scène de déchargement de péniches sur les rives industrielles qui se trouvent à proximité du pont d’Asnières. La vue est en direction de l’aval, on aperçoit le pont de Clichy au loin[2]. Le pont de chemin de fer est derrière l'observateur, nous sommes donc sur la commune de Clichy[3].

Grosse consommatrice de charbon notamment pour ses machines à vapeur, l’industrie est importante à cet endroit : les ateliers de Gustave Eiffel, notamment, sont situés tout près[4].

Le pont d’Asnières est très récent. Il remplace un ouvrage détruit pendant la guerre de 1870. Il est composé de sept travées en fonte soutenant une structure en bois, reprises par des piles en maçonnerie. Il sera remplacé au début du XXe siècle[5]. Une seule de ses travées est représentée. La structure est la même que celle du pont d'Argenteuil reconstruit également après 1870, et figurant sur plusieurs autres tableaux[2].

Claude Monet Le Pont d'Argenteuil 1874.

Traitement du sujet

Le sujet est peu représentatif des œuvres de Monet de l’époque : il utilise alors une palette plutôt vive. Ici, sans avoir manifesté au long de sa vie une attention particulière aux questions sociales, Monet exprime, avec des couleurs semblant affectées par la poussière, un sentiment pesant accentué par la masse du pont barrant le haut de l’œuvre, et de déshumanisation par les ombres en contre-jour défilant en sens contraire. L’influence de maîtres de l’estampe japonaise comme Hiroshige ou Hokusai est considérée comme indiscutable par les historiens de l’art[6],[7].

Hiroshige, Le Pont Ōhashi à Atake sous une averse soudaine, extrait de Cent vues d'Edo.

Parcours de l’œuvre

Notes et références

Liens externes

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